États-Unis : Un moment sans précédent dans l’histoire d’une nation en grand péril

Il y a au moment où j’écris, 2,95 millions de cas déclarés de Covid-19 aux États-Unis, c’est-à-dire 25,7% du total mondial. Et 132,39 mille décès attribués au Covid-19, soit 24,7% du total mondial.

Or la population des États-Unis ne représente que 4,25% de la population mondiale. Ce qui signifie que la pandémie affecte 5,9 fois plus les États-Unis que s’ils n’étaient qu’un « cas moyen » de la population mondiale. Un fait qui révèle une fragilité toute particulière de cette nation dans la crise présente. Fragilité dont chacun a deviné la source, mais se refuse encore à la nommer.

Pourquoi le mécanisme présidant au déroulement des événements présents demeure-t-il en effet invisible ? Du fait sans aucun doute de l’énormité de la chose : qu’une grande puissance soit parvenue à faire accéder au faîte du pouvoir de sa rivale, un homme à elle. Et que cette nation là, ayant même découvert le pot aux roses, soit dans l’incapacité de le dévoiler au grand jour en raison du déshonneur qui en résulterait pour elle, et qui la rétrograderait instantanément au rang d’acteur subalterne sur la scène géopolitique internationale, décrédibilisée sinon une fois pour toutes, en tout cas pour très très longtemps.

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21 réflexions sur « États-Unis : Un moment sans précédent dans l’histoire d’une nation en grand péril »

  1. P.J. écrit : …  » Et que cette nation là, ayant même découvert le pot aux roses, soit dans l’incapacité de le dévoiler au grand jour en raison du déshonneur qui en résulterait pour elle, et qui la rétrograderait instantanément au rang d’acteur subalterne sur la scène géopolitique internationale, décrédibilisé sinon une fois pour toutes, en tout cas pour très très longtemps.  »
    ** incapacité de le dévoiler
    ** en raison du déshonneur
    ** la rétrograderait instantanément au rang d’ acteur subalterne sur la scène géopolitique internationale

    Je n’ai aucune espèce de qualité pour parler « en expert » des US… seulement un bon lecteur à sources variées…en particulier le blog d’un certain Paul JORION…
    Mais je suis vraiment interloqué par les termes utilisés … dans le cadre du monde sans foi ni loi contemporain où , à la fin de la comédie journalière hypocrite des relations internationales , seuls ne comptent que les rapports de force , en particulier et quasi exclusivement : DOLLAR et potentiel d’agression militaire..
    Curieux d’attendre d’autres avis.

    1. « dans l’incapacité de le dévoiler au grand jour »
      Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. C’est pourquoi je suis sceptique, je mets 20% de risque que ce soit vrai. De plus, et comme l’ont écrit d’autres commentateurs, les Russes, ces derniers temps inspirés en politique internationale, auraient misé sur une drôle de buse, ce qui est méchant pour les buses !

      1. Pour ce qui est d’affaiblir  » l’ouest  » , dans la diplomatie mondiale, le terrain , l’économie, Trump en fait de buse, a été un véritable champion.
        Personne n’aurait pu aller plus vite, pour faire autant de dégâts et les États-Unis n’ont aucune chance de s’en relever rapidement.

  2. Pour les élections, je vois bien le camp démocrate faire campagne en ignorant (ne rentrant pas dans le jeu de) Trump et les républicains ne soutenant pas leur président.
    Quelles que soient leurs stratégies, la cicatrice est béantes, elle divise le pays et l’isole du reste du monde.

  3. C’est quand même à ce stade insensé, au début ça pouvait être comprehensible d’attendre la fin du mandat pour eviter à la population de voir cette trahison mais vu les degats que fait Trump au pays ,au peuple,pourquoi attendre la destruction totale de l’Amerique pour mettre au grand jour le veritable visage de Trump ? où les preuves ne sont elles pas encore assez importantes ? ou certains dans le pays trouvent bien des interêts (financiers) qu’il soit encore là .je reste un peu sceptique de tout ça.

  4. Si quelques hackers dans un sous-terrain du Kremlin on pu changer le résultat des élections présidentielles américaines, alors 1) la démocratie est définitivement morte. Car la démocratie ne fonctionne que si c’est le pouvoir de l’argent et ses médias aux ordres qui décident de l’élection. Et 2) alors nous sommes tous manipulés tout le temps pour tout, quel marque de yaourt acheter? , qu’est-ce qui est admissible ou pas? Faut-il envahir l’Irak? Et ça, ce serait vraiment trop insupportable.

  5. Trump est tellement la  » perfect storm  » pour les États-Unis, que même ceux là qui l’ont téléguidé, doivent être impressionnés par le résultat.

    1. Je comprends bien la remarque.
      Mais certaines faiblesses et superficialités des USA affleuraient dès qu’on grattait un peu :
      Les élections foireuses de 2000 par exemple (Bush 1) avec le recomptage en Floride.
      L’incapacité d’avoir certaines infrastructures (train !) du moment que les lobbies le veulent .
      Certes, c’est aussi, et c’est un grand paradoxe, Le pays des « checks and balances » les plus développés.
      C’est un peu la pomme d’Adam et Eve revue en mode « et l’énergie là-dedans » :
      un pays qui goûte « très vite et assez mal » au mix énergie et savoir,
      une partie excelle dans le savoir, l’autre dans l’énergie et son « gâchis » (pétrole, atome).
      Il n’a pas eu le long apprentissage « hydraulique » de l’administration chinoise,
      ni le long apprentissage « les nations se tapent dessus sauf en Suisse » de l’Europe;
      Il capte la puissance atomique dès qu’elle existe, il avait capté le pétrole malgré Bakou et Nobel aux portes de l’Europe (années 1890), entre autres grâce aux stratégies des Rockefeller (mettre la main sur les raffineries) et de FDR (le Quincy, les Saoud).
      Côté savoir, il avait capté les intellectuels de tous ordres fuyant l’Europe, dans les émigrations de la Belle Epoque puis dans celles des années 30.
      La Chine s’est certes à moitié désintégrée au XIXème siècle sous l’effet des puissances colonisatrices (anglaises d’abord)
      et il y eut la révolte interne des Taiping.
      Si quelque chose vient accélérer le déclin, ce serait une guerre civile, peut-être une d’un nouveau genre, qui serait allumée par des affaires de vaccins de Covid et l’Alt-Right? mais ce ne serait que la mèche. Ce serait terrible si le combustible restait le même que la guerre de Sécession : les afro-américains et le racisme.
      Quelque part, ce sont les « hispaniques » qui ont des clés en plus. Et qui ont une « offre sociétale » assez stablisante, si on en juge par des marqueurs tout à fait
      latéraux comme la mortalité lors des pics de chaleurs à Chicago dans les années 90: les hispaniques furent moins touchés parce qu’ils surent faire jouer solidarité familiales, abriter les fragiles chez l’oncle qui a une clim’.
      Comme quoi la chute des météorites fait voir qui sont les plus « dinosaures » .

  6. Ouaip – Trump dégagé, ce qui semble le plus probable, lors des prochaines élections – le monde retrouvera son état normal – régulier et prompte à relever les défis de notre siècle ?
    Arf, cette focale sur un homme, certes comme un chien dans un jeu de quille, mais qui ne joue que sa carte personnelle, ne fonde aucun parti sur son nom, ne déploie aucun programme qui lui survivrait – bref – un arriviste, et finalement qui ne fera même pas système comme un acteur de seconde zone dénommé Reagan ( le fameux néolibéralisme ).
    L’homme est dangereux, mais ce n’est qu’un homme et la bête ne s’érige que comme telle – point de comparaison avec les dictateurs sanguinaires qui ont émaillé le XX ème – Staline – Hilter – Mao – Pol pot – qui s’habillaient d’idéologies.
    Si le mal doit être débusqué, ce n’est pas sur un homme que notre indignation doit pointer, mais sur le naturalisme des rapports hiérarchiques ancré dans l’esprit d’une humanité trop nombreuse à servir pour ne pas crever.

    1. Ah bon… pas d’idéologie ? Mais les US au fil des siècles se sont construits sur la base d’une suprématie blanche, chrétienne, capitaliste, violente, génocidaire, conquérante et impérialiste, dont Trump est l’expression la plus odieuse mais aussi la plus pure.

  7. Nous ne sommes visiblement pas encore au bout de nos peines car aux dernières nouvelles, le rappeur Kanye West, ancien soutien de Donald Trump, vient d’annoncer être candidat à la Maison-Blanche aux prochaines élections présidentielles de novembre prochain. Voyez sa hauteur de vue : « Je sais qu’Obama était un envoyé de Dieu, mais depuis que Trump a gagné, il a prouvé que je pouvais être président ». Conclusion : n’importe qui – à condition que l’on soit multimillionnaire – peut devenir POTUS ( Président Of The United States). Si Dieu le veut, la ploutocratie le fera.

  8. Coïncidence?
    Quelle main?

    USA = ~4,25 de la population mondiale
    = ~25% de la polution mondiale
    = ~25% de l’énergie primaire transformée
    = ~25% des décès du au CoVid

  9. France 443 morts par millions d’habitants
    USA 372 morts par millions d’habitants.
    Au 25 juin.
    Macron gagne pour le moment.

      1. Jouer au plus con avec Trump on est sur de perdre.
        Seul espoir , que le virus devienne moins virulant , que les contaminations baissent et la gravité soit moindre. En tout cas des études italiennes semblent le supposer
        Comme je n’ai pas de diplôme de virologie je me limite aux espoirs.

  10. Selon un groupe de scientifiques, l’Organisation mondiale de la santé sous-estime la possibilité que le Covid-19 se propage par transmission aérienne en s’attardant dans l’air.
    Dans une lettre ouverte qui doit être publiée cette semaine, 239 scientifiques de 32 pays appellent à une plus grande reconnaissance du rôle de la propagation aérienne de Covid-19 et de la nécessité pour les gouvernements de mettre en œuvre des mesures de contrôle.

    Les orientations de l’OMS indiquent que le virus se transmet principalement entre les personnes par les gouttelettes respiratoires et par contact. La transmission par aérosol implique des particules beaucoup plus petites qui peuvent rester dans l’air pendant de longues périodes et peuvent être transmises à d’autres personnes sur des distances supérieures à un mètre.

    Les membres du comité de prévention des infections de l’OMS ont déclaré que si la transmission par aérosol peut jouer un certain rôle, il existe des preuves accablantes que les principales voies de transmission sont le contact direct et les gouttelettes respiratoires expulsées lors de la toux, de l’éternuement ou de la parole. Ils ont déclaré que l’introduction de nouvelles mesures pour se prémunir contre la transmission par aérosol était irréalisable et qu’il était peu probable qu’elle fasse une grande différence dans la propagation de l’infection.

    La lettre qui doit être publiée dans la revue Clinical Infectious Diseases est rédigée par Lidia Morawska, de l’Université de technologie du Queensland à Brisbane, et Donald Milton, de l’Université du Maryland, et a été approuvée par plus de 200 scientifiques, dont certains ont participé à l’élaboration des conseils de l’OMS.

    Selon eux, les preuves émergentes, y compris dans des environnements tels que les usines de transformation de la viande où il y a eu des épidémies, suggèrent que la transmission par voie aérienne pourrait être plus importante que ce que l’OMS a reconnu.

    Linsey Marr, expert en transmission aérienne des virus chez Virginia Tech et cosignataire de la lettre, a déclaré au New York Times que l’OMS s’était appuyée sur des études réalisées dans des hôpitaux qui suggéraient de faibles niveaux de virus dans l’air. Cela sous-estimait le risque, a-t-elle dit, car dans la plupart des bâtiments « le taux de renouvellement de l’air est généralement beaucoup plus faible, ce qui permet au virus de s’accumuler dans l’air ».

    L’OMS affirme que certaines procédures médicales, telles que l’intubation, sont connues pour augmenter le risque de transmission par aérosol, mais qu’en dehors de ce contexte, les preuves sont moins claires. « C’est un domaine de recherche active », déclare l’OMS.

    Paul Hunter, professeur de médecine à l’université d’East Anglia et membre du comité de prévention des infections de l’OMS, a déclaré que l’OMS avait trouvé le bon équilibre dans ses conseils.

    « La transmission par aérosol peut se produire, mais elle n’est probablement pas si importante dans le grand schéma des choses. Tout est une question de gouttelettes », a-t-il déclaré. « Le contrôle de la transmission par voie aérienne ne fera pas beaucoup pour contrôler la propagation du Covid-19. Cela va imposer des charges inutiles, en particulier dans les pays où ils n’ont pas encore assez de personnel qualifié ou de ressources ».

    Si la transmission par voie aérienne s’avérait être un facteur majeur, certains experts ont suggéré qu’il pourrait être utile de porter des masques à l’intérieur, même dans les milieux où la distance sociale est appliquée ; que des réglementations plus strictes pourraient être nécessaires pour la ventilation et la climatisation afin de minimiser la recirculation de l’air ; et qu’il pourrait même être approprié d’installer des lampes UV dans certains bâtiments pour se protéger contre les particules potentiellement infectieuses.

    Source Guardian / Deep L translator

  11. Près de la porte de la Russie (RussiaGate), le père Fouettard a détourné l’attelage du Père Noel pour être à même de glisser lui même personnellement les bons bulletins de vote au bon endroit en un temps record.

    Je lis aussi la presse anglo-saxone, donc je tiens cette info de source sûre et indiscutable.

  12. Que les USA déclinent en tant que puissance mondiale n’est pas vraiment une nouveauté et certains en évaluant le poids en pourcentage de la richesse US rapportée à la richesse du monde font remonter cette perte de prééminence aux années 80 . D’autres , surtout , et pour d’autres marqueurs , au début des années 2000 . L’effet Trump , c’est en fait une accélération dans ce déclin structurel , et que ce soit une marionnette de Poutine ou un effet suicidaire démocratique propre à la société américaine , il est clair que ça ouvre le jeu des  » hégémonies » impérialistes dans d’autres secteurs de la mappemonde .

    La Chine sera -t-elle le nouveau parrain ? Les idées divergent . Pour ma part , que la Chine soit candidate ou pas , je ne souhaite pas ce type de leadership .

    Il n’y a pas , en l’état , selon moi , de candidat « sérieux et crédible » à un vrai leadership mondial , et c’est à la fois un danger ( n’importe quel dingo peut se sentir pousser des ailes ) , et une chance ( des regroupements intelligents ont et auront de plus en plus l’occasion pour construire un monde nouveau et moins soumis à un seul ou deux )

    Le jeu s’ouvre en fait peu à peu ( de ce point de vue , je ne souhaite pas un effondrement trop rapide et cataclysmique des USA ) , au fur et à mesure que le dollar perdra son rang de monnaie unique , que les économies de quatre ou cinq grands secteurs géographiques et humains permettront une relative autonomie à chacun , que le système capitaliste sera concurrencé par d’autres variantes d’économie , que la concertation entre grands secteurs sur les affaires du monde fonctionnera mieux .

    Les tentations hégémoniques risquent de subsister tant que chacun n’aura pas compris que le prix ( au sens trivial ) à payer pour l’assurer ( via l’espace , les outils numériques , les supports d’information et de calcul , la recherche fondamentale et médicale , les « usines à savoir »…) est trop élevé et faramineux pour un seul homme , sauf à asservir tous les autres comme esclaves .

    Dans ce contexte , l’Europe n’a plus d’excuse pour ne pas abandonner ses protecteurs ou refuges devenus désuets et inopérants , et ne pas enfin tenter ce modèle européen fait d’une économie nouvelle , d’un monnaie de type bancor , d’une nouvelle fin humaniste inscrite dans une constitution de niveau géographique enfin respectable , d’une défense autonome , d’une recherche fondamentale et appliquée en phase avec ses fins .

    Les vieux USA déclinent ? Vive la jeune Europe !

    Ou nous ne vaudrons pas mieux que les déchets du capitalisme historique .

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