24 réflexions sur « Veille effondrement #33 – Vidéo : Les États-Unis et l’effondrement »

  1. Nous sommes sorti de la guerre froide nous sommes entré dans la « Guerre chaude » voilà le mot…

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  2. Bonjour Paul,
    Je profite de votre vidéo pour envoyer le lien vers une émission/vidéo récente du journaliste d’investigation William Reymond dont l’analyse sur le coup d’état de Trump rejoint la vôtre.
    https://www.youtube.com/watch?v=HxkYA-IEXd8
    Il précise que Trump va retenter la même chose en 2024 et qu’il a davantage de chances d’y parvenir car il va (très probablement) réussir à placer des candidats pro-Trump dans les commissions électorales dans certains Etat clés…
    Les enquêtes contre Trump pourraient néanmoins sauver la démocratie américaine.
    Je ne veux pas vous donner davantage de travail mais je pense que vous allez devoir nous reparler de Trump dans les prochains mois…

  3. ce matin l’éditorial du Canard Enchainé résume très bien la situation, parle de naïveté du gouvernement américain, de la sacro sainte puissance de l’argent .
    En cela Jean Marie Thénard vous rejoins M.Jorion

  4. « Il est vain de nous croire à l’abri derrière nos murs et nos mers. L’Histoire nous enseigne que ceux que nous abandonnons ce soir nous le ferons regretter demain. Car quand l’obscurantisme étend sa pénombre glacée, c’est le phare de la civilisation tout entier qui s’éteint. »
    (Regards , Nicolas Duplan Monceau et Théo, étudiants en science politique à Grenoble et Toulouse)

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  5. Le défaut américain est lié à l’impunité de la quasi extermination des autochtones qui peuplaient le nouveau territoire de conquêtes de l’envahisseur. La méthode étant de mettre la main sur les ressources territoriales et priver l’autochtone du nécessaire, ce qui fait plus de dégâts que l’usage des armes.
    En débarquant au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, l’Américain réplique, justifie et signe sa marque de fabrique tout en assurant la mise à jour de son logiciel de fonctionnement.
    Pour que ça marche, comme ça a marché sur le nouveau continent, il faudrait qu’il peuple « d’un sang neuf » ces nouveaux territoires de conquête tout en repoussant tous les autochtones dans les zones pauvres en les étranglant sur leurs espaces de survie. Et là c’est mission impossible.
    L’Américain a bien essayé deux bombes nucléaires sur le Japon… sans « convaincre ».
    De plus il est n’est pas judicieux de faire la comparaison avec l’intervention des USA en Europe en 1945, le nombre d’alliés à une juste cause ne permet pas ce type de réflexion.

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  6. L’évolution des républicain / démocrate au cours du temps fait irrésistiblement penser à une cellule en mitose.
    Serait-ce les prémices une nouvelle « civil war » cette fois ci est – ouest et non nord – sud ?
    Ou la scission « pacifique » des USA en 2 nations au destin désormais différent ?

  7. Rire : je n’ai pas le son (je dois chercher pourquoi,, peut-être souci de browser) et j’ai donc suivi cette vidéo par les sous-titres.
    Soudain vous déclarez : « Et il veut découpe et découper les circoncis… » (reprise : … « les circonscriptions électorales » ) !
    Lapsus révélateur des affects du robot traducteur ?

  8. Je ne sais pas si c’est tout à fait le sujet (c’est le graphique que Paul a affiché montrant le « séparatisme » progressif entre Républicains et Démocrates aux USA (plus qu’une polarisation), mais j’ai de plus le plus sentiment que l’on peut de plus en plus classer les positionnements des politiques en deux catégories : ceux qui seraient du côté du problème (d’un effondrement), et ceux qui seraient du côté des solutions (pour tenter de l’empêcher et /ou de le retarder)…. Malheureusement, j’ai l’impression que cette approche binaire fonctionne assez bien en cette période actuelle d’aggravation de la crise….En tout cas, cela sera ma grille de lecture pour faire un choix à l’occasion de la campagne présidentielle qui se présente.

    1. @ Emmanuel

      Ah c’est bien prétentieux d’avoir des solutions…

      Moi je dirais plutôt d’un coté,

      – Ceux qui continuent à chercher des solutions en tentant de s’adapter au présent

      De l’autre,

      – Ceux qui ont renoncé (à chercher, à vivre ensemble) et qui sont dans une fuite en avant (en suivant des modèles du passé)

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    2. Ici en Belgique, on a deux dirigeants de parti qui cherchent une posture clivante (BDW en Flandre et GLB en Wallonie-Bruxelles) et cela m’a fait penser au film Shining avec l’image souriante de Jack Nicholson qui vient de fracasser une porte avec une hache. Voilà, il y a deux sortes de gens, ceux qui présentent la situation à la hache et ceux qui sont dans la complexité. Les arrivistes qui veulent saisir la caisse et les autres qui disent « nous ».

  9. Bonsoir,

    Allez !

    US vs. France !
    1 point partout !

    Concernant le découpage des circonscriptions à la française :

    « […] l’un des aspects les plus prégnants des découpages électoraux en France correspond à la réalisation de délimitations en fonction de l’intérêt des parlementaires pour augmenter leur chance d’être élu, ou réélu. »

    Extrait du Cahier du Cevipol > Des élections disputées ? Découpage électoral et compétition électorale dans les circonscriptions législatives, en France, entre 1997 et 2012, par THOMAS ERHARD, Université Paris II Panthéon-Assas, N°2/2015, p 9 :

    https://cevipol.centresphisoc.ulb.be/sites/default/files/centre_cevipol/uploads/thomas_ehrhard_cahier_2015_2.pdf

    Et pour rappel, c’était le 16 janvier 2015 :

    https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000030109622/

    Fort heureusement pour l’ensemble de nos démocraties à l’agonie, les strates de la crise systémique globale en cours (pandémie, climat, extinctions, etc.) ne connaissent aucune délimitation sur Terre, et ce sont elles qui s’emploient activement, soit à nous unifier, soit à nous éteindre…

    C’est en cours et c’est à méditer…

    Bonne nuit.

    Philippe

    1. L’armement débarqué par les américains sur les théâtres d’opérations en Irak et en Afghanistan ne sera pas rapatrié mais laissé sur place en majorité.
      Au prix exorbitant des manières premières, c’est un pactole pour les ferrailleurs de tout poil.
      Les composants en terre rare qui équipent l’électronique de bord de l’armement sont comme de l’or en barre pour ceux qui savent déjà négocier la poudre.
      Pas triste !

  10. Concernant la polarisation politique croissante – et maintenant extrême – aux Etats-Unis, il me semble que la légende du schéma devrait être amendée. Il ne s’agit pas des électeurs s’affirmant démocrates ou républicains, mais des parlementaires, plus précisément de leur tendance à voter au moins une partie du temps dans le même sens que le parti d’en face (à traverser les lignes idéologiques), ou à n’en rien faire. La source est cette étude de 2015 (1)

    Pour la polarisation dans la population elle-même, plutôt qu’au parlement, cette étude par Pew Research est instructive (2) Le mouvement est mesuré de plusieurs manières, qui toutes concordent : davantage de séparation entre les positions des uns et des autres, moins de sources d’information et de débats en commun, davantage de gens qui considèrent que ceux d’en face non seulement se trompent mais sont même une menace pour le pays.

    Le tout dessine à l’évidence un tableau très inquiétant.

    Une raison d’optimisme toutefois, ou du moins une interprétation tendant à l’optimisme, c’est de remarquer que même si la polarisation au parlement américain a tendance à croître dans les années 1980, le tournant est au début des années 1990, cela se voit assez clairement sur le schéma. Ce qui pose la question de quel pourrait être l’événement déclencheur de cette divergence et polarisation croissante tendant vers l’extrême.

    Et si c’était la chute de l’Union soviétique ? Jusqu’à la fin de l’URSS, les Etats-Unis se savaient l’une parmi deux superpuissances, ils se connaissaient un concurrent extérieur sérieux. Après 1991 commence le « moment unipolaire », lorsque les Etats-Unis dépassent de tellement loin même les plus puissantes des autres nations que l’on a pu parler à leur sujet d’ « hyperpuissance ».

    Or les Américains ne sont après tout… que des êtres humains. Ils ont « besoin » de lutte et d’opposition. Et s’ils ne peuvent la trouver à l’extérieur, que reste t il à faire sinon… se « battre » entre eux ? Du moins se battre idéologiquement, et durement. Avant peut-être d’en venir carrément à la violence physique.

    Si cette interprétation de la raison profonde de la dérive accélérée des Etats-Unis vers polarisation idéologique et diabolisation réciproque est juste, alors il y a peut-être de l’espoir au bout du tunnel. Qui ignore en effet que le moment unipolaire est passé, et bien passé ? C’est déjà évident depuis plusieurs années, et le ratage critique du retrait d’Afghanistan rend l’évidence encore plus criante.

    Ce que De Gaulle disait de la France, qu’elle « doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit » (3) s’applique à mon sens à tous les pays et toutes les communautés humaines en général. Si les Américains continuent sur leur lancée actuelle, ils ne seront plus l’une des deux superpuissances comme aujourd’hui. Ils chuteront bien plus bas.

    Mais le fait même de constater leur déclin, et la rivalité de la Chine, peut être occasion et motivation d’un sursaut.

    (1) https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0123507
    (2) https://www.pewresearch.org/politics/2014/06/12/political-polarization-in-the-american-public/
    (3) https://www.lettresvolees.fr/degaulle/incipit.html

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    1. @ Toulet Alexis
      Effectivement, depuis le début des U.S.A., les dirigeants ont déterminés la nécessité de mener des guerres, aussi bien des guerres internes contre les populations d’origine que des guerres externes pour l’extension territoriale, ou la mise en place de régimes ‘démocratiques’ plus favorables à leurs intérêts du moment…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pertes_humaines_am%C3%A9ricaines_lors_des_guerres_impliquant_les_%C3%89tats-Unis

    2. Remarques utiles. Il me semble qu’il faut aussi prendre en compte les défaites, suite auxquelles l’opinion se déchire sur les responsabilités et sur l’interprétation historique. Il y eut 2001, il y a 2021 à Kaboul… La domination étasunienne s’effondre peu à peu. Pas seulement à cause de la Chine. A cause de ce sursaut islamiste « de régression » (comment dire : c’est pas une indépendance ni un progrès). Et à cause de la crise du capitalisme aussi.
      Ensuite les clivages sont en progression dans notre Europe aussi. Réflexion à poursuivre.
      Nous pouvons prévoir que l’effrondrement va accentuer des clivages, des rivalités, de la désunion. Ainsi votre réflexion sur l’hyperpuissance est contre-intuitive…
      J’en profite pour mettre un lien sur une analyse critique de la 3e dose, avec des statistiques d’efficacité….) : https://www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-une-3e-dose-de-vaccin-pour-tous-lobbying-pharmaceutique-ou-necessite-scientifique?id=10826343

  11. Puisque tout est lié et qu’il est aussi question d’effondrement, le Colorado -le fleuve- est-il démocrate ou républicain?
    « Les autorités fédérales aux US ont décidé du premier rationnement de l’eau du fleuve Colorado, alimentant 40 millions d’Américains. Une mesure « historique » mais guère surprenante, qui couvait depuis quelques années. Une revue de presse non-exhaustive mais illustrative indique que le coupable serait tout désigné : le « changement climatique ». Cela peut laisser perplexe pour 2 raisons :
    * On n’est qu’à +1°C et certes ça commence à devenir « visible », mais en matière de gestion de l’eau, à vouloir à tout prix attribuer les problèmes au changement climatique (ex. pour sensibiliser à l’urgence d’agir), on en oublie parfois les autres facteurs. Certes le changement climatique est très probablement amené à avoir de plus en plus d’impact, mais en attendant, il y a généralement autre chose en jeu.
    * Le « changement climatique » commence à être employé comme excuse par certains acteurs (dont certains dans des pays pas forcément très démocratiques) pour masquer leurs propres erreurs de gestion, incompétence, et gaspillages, et rejeter la responsabilité sur un problème qui est « la faute à tout le monde ».
    Sur cette histoire de fleuve Colorado, il a été nécessaire de remonter à deux articles un peu plus recherchés datant de 2015 (référence de la NOAA à l’appui), qui confirment ce point. A ce jour, le changement climatique amplifierait légèrement le problème, mais avec une bonne gestion (dans l’ouest américain comme ailleurs), il n’y aurait guère de problème d’eau. Les éléments suivants sont notamment en cause :
    1) Dès 1922, une allocation de quotas entre les sept Etats concernés qui surestimait largement la quantité d’eau que le fleuve pouvait fournir. Et cela n’a pas cessé depuis 100 ans.
    2) Des cultures très consommatrices d’eau et lourdement subventionnées, comme le coton en Arizona (le blé serait par exemple beaucoup plus adapté aux niveaux d’eau disponibles)
    3) Des lois archaïques favorisant l’usage de l’eau par les premiers acteurs venus criant le plus fort, et les incitant à utiliser leurs quotas même s’ils n’en ont pas besoin.
    4) Des cultures d’alfalfa en Californie du Sud (dont certaines sous la propriété des Émirats Arabes Unies) également très consommatrices d’eau, reflétant à nouveau une déconnexion entre l’économie et la réalité physique du terrain
    5) Un détournement massif de l’eau du fleuve vers des terres arides de l’Ouest sur un dénivelé de plus de 900m (nécessitant au passage une quantité colossale d’énergie, fournie par l’une des plus grosses centrales à charbon du pays… on marche sur la tête)
    6) Une urbanisation complètement délirante et hors-sol (ex. Las Vegas) et des gaspillages en tous genres par les villes, comme si elles avaient le luxe de se le permettre. »
    (commenté par Cyrus Farhangi)
    https://www.npr.org/…/how-a-historical-blunder-helped…
    https://www.propublica.org/…/california-drought…

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    1. Michel, une conversation récente avec un parent dont la fille réside à Sacramento confirme vos dires quant aux effets dévastateurs de ces quotas.
      Concernant la monoculture intensive, Il m’a parlé également des ruches qui devaient être ‘importées ‘ en nombre d’autres régions pour la pollinisation des amandiers, ce qui fragilise d’ailleurs les abeilles.

      https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sciences-et-ethique/En-Californie-grande-migration-abeilles-2019-04-30-1201018748

      https://www.courrierinternational.com/article/2007/02/22/on-acheve-bien-les-abeilles

      1. Monoculture plus biocides égal plus (pas davantage: plus du tout) d’abeilles. On importe donc des abeilles pour continuer à faire le travail de pollinisation difficile à réaliser autrement (que voulez-vous, quelques millions d’années de co-évolution…). Abeilles qui meurent à cause des biocides. La boucle est bouclée. Vous avez dit infernal? Dire qu’on importe des (milliers de) tonnes d’amandes -je ne parle pas de l’infime minorité en bio- de Californie, alors que des terroirs -dont le nôtre, aux confins des Cévennes et du couloir rhôdanien- voient encore aujourd’hui les vestiges de vergers -souvent simples plantations en bordure des champs- aux variétés patiemment sélectionnées, douces ou amères, adaptées aux conditions locales. Arbres vénérables, résistants, généreux en dépit de l’absence de traitements. Et quelle beauté dans le paysage que l’éclat de leur floraison si précoce, première annonciatrice du printemps. Mais on est loin évidemment de la monoculture intensive.

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  12. Vous avez vu que trump trouve les talibans vachement « smart » ??!
    Rien de nouveau mais c’est bon de le rappeler…

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