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« Je serai triste comme un saule… »

Je rédige ma prochaine chronique pour Trends-Tendances et je vérifie consciencieusement : Joseph Schumpeter ? 1883 – 1950, bien sûr !, Adam Smith ? 1723 – 1790, pardi !

… quand une petite musique envahit en commentaire impromptu les coulisses de ma conscience :

Est-il encore debout le chêne ou le sapin de mon cercueil ?

Et en effet : Paul Jorion ? 1946 – … Eh bien, que faut-il donc écrire ?

Bonne question ! qui sera – heureusement, comme le dit Lacan – résolue un jour !

Commentaire à mon billet d’un lecteur doué pour le dessin :
Aux dernières nouvelles il est encore debout 🙂

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LES ORDRES QUI VIENNENT DE BRUXELLES…

… ça ne vous fout pas en boule, vous aussi ? Et M. Hollande est bien excusable d’avoir dit : « La Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire ! » (le point d’exclamation n’était pas dans la dépêche d’agence, c’est moi qui l’ai ajouté). Moi de mon côté, j’ai la chance que vendredi matin – au lieu de faire ma vidéo, je sais ! – je serai à Bruxelles, et que non seulement cela, mais que l’on m’a demandé de répondre à la question suivante, à l’Académie royale, je cite : « La démocratie est-elle enchaînée face à la finance ? »

Vais-je répondre « Non ! », vais-je répondre « Oui ! » ? Ah ! le suspens est à son comble ! Allez, un indice : ma phrase de conclusion commence comme ceci : « La machine à donner des ordres fondés sur des dogmes depuis longtemps démentis par les faits est basée ici à Bruxelles : ce n’est donc pas comme si… »

Bon, pour que vous n’alliez pas vous coucher en rogne quand même, une petite mélodie qui remet toujours tout le monde de bonne humeur.

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Les amis qu’on se fait quand on voyage

Quand on voyage, on a l’occasion de se faire des amis. Lui et moi, on s’est mis à parler à la table du petit déjeuner et quand l’un disait quelque chose, l’autre renchérissait aussitôt. Je n’ai pas été surpris. D’abord, j’aime ce qu’il fait depuis très longtemps, depuis que je l’ai entendu pour la première fois avec le Cuarteto Cedron. Et puis, j’ai beaucoup aimé son concert hier soir : ses chansons castillanes, espagnoles, basques, de toutes les époques. Son substitut français à « happy birthday to you », ses anecdotes : que les Chinois préfèrent les chansons basques parce que « c’est comme ça qu’on chante à Ceylan ». Il nous a fait chanter dans la cour de l’abbaye de Lagrasse « Le parapluie » de Georges Brassens et j’ai été épaté du nombre de gens dans une foule qui savent encore que « même en orage, les routes vont vers des pays ». On a terminé par « Le temps des cerises », tous ensemble, et il y avait dans les voix, une fermeté rassurante.

Mon nouvel ami Paco Ibáñez.

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