Archives par mot-clé : gestion du risque

La Bourse, pourquoi c’est plus important quand ça baisse… comme aujourd’hui

© Dow Jones

L’un d’entre vous me pose la question : « Monsieur Jorion, je ne vous comprends pas : vous parlez de la Bourse quand elle est à la baisse mais vous ne dites rien quand elle grimpe ! Est-ce que vous ne pousseriez pas le pessimisme systématique un peu loin ? »

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Le Monde / L’Écho : Gérons-nous mieux le risque financier qu’au temps des subprimes ? le mardi 19 septembre 2017

Le Monde : Pourquoi nous ne savons pas gérer le risque financier

L’Écho : Comment gérer le risque financier ?

Le risque financier n’est pas maîtrisable ; la science économique qui affirme que oui se leurre et nous trompe ; Non, aucun cadre réglementaire ne permettra jamais de maîtriser entièrement le risque financier.

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LE SABLE SUR LEQUEL LA RÉGULATION FINANCIÈRE EST BÂTIE, par François Leclerc

Billet invité.

Mesurer la probabilité de défaut des actifs financiers est-il encore possible ? Devenue de plus en plus nébuleuse au fur et à mesure que le monde financier se complexifie, la mesure du risque est un véritable serpent de mer, rejaillissant sur celle des banques.

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Le risque d’un nucléaire vieillissant, par Jean-Baptiste Auxiètre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les risques pour les centrales nucléaires sont un peu comme pour les voitures : les quatre premières années la voiture n’a quasiment aucun souci, au bout de 10 ans, elle en a tous les 5000 km et quand elle devient une voiture de collection, à chaque fois qu’on la sort il faut la renvoyer au garage. Tout le monde comprend que le risque est exponentiel au cours de la vie d’une voiture.

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LE MIRACLE DE LA GESTION DIGITALE DU RISQUE, par François Leclerc

Billet invité. C’est reparti, à un rythme moins soutenu ! Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont manifestés.

Pour un peu, on donnerait le Bon Dieu sans confession  à Frank Walter, managing director d’Optimind Winter (*), qui jargonne avec conviction dans les colonnes de l’AGEFI, « l’hebdo des métiers de la finance ».

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LE RISQUE DANS TOUS SES ÉTATS BANCAIRES, par François Leclerc

Billet invité.

Dans un sursaut qui pourrait être l’ultime, le contexte aidant, les régulateurs du Comité de Bâle auront-ils encore la force de marquer un dernier point ? Ils ont en effet dans leurs cartons une réforme du calcul du risque des actifs inscrits aux bilans bancaires, afin de dissiper son opacité. Destinée à être appliquée le 1er janvier 2019, son cadre a été publié en janvier dernier, et fait depuis l’objet d’intenses tractations. Trois ans ont été prévus pour en définir les modalités détaillées et la transposer en droit national, seront-ils suffisants ?

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Trends – Tendances, La gestion du risque, toujours sacrifiée en premier !, le 28 juillet 2016

« Les fédérations bancaires allemande et françaises ont fait part le 6 juillet de leurs inquiétudes devant les nouvelles règles prudentielles prévues par le Comité de Bâle. Elles craignent que la mise en œuvre des règles de Bâle IV entraîne une augmentation de plus de 50 %, dans certains cas des exigences de fonds propres des banques (leurs réserves en capital). Elles estiment que les propositions donneraient un avantage aux banques américaines compte tenu du poids important des marchés financiers dans le financement des entreprises aux États-Unis. »

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LE MONDE, Le trou noir du risque financier, mardi 27 mai 2014

Le trou noir du risque financier

À l’exception de l’impossible qui n’arrivera jamais, et du nécessaire qui aura lieu inévitablement, l’avenir est imprévisible. Faut-il pour autant s’abstenir d’évaluer le risque futur ? Non car entre l’impossible et le nécessaire se trouve le contingent, qui aura lieu ou n’aura pas lieu, et une part de celui-ci relève d’un hasard apprivoisé permettant des prévisions globales relativement fiables. Mais nous étendons le domaine de ce hasard « gaussien » ou « normal » – et sa fameuse « courbe en cloche » – bien au-delà de son aire légitime. Ainsi, la Banque des règlements internationaux impose aux banques dites « systémiques » des réserves supplémentaires en capital de 1 à 2,5%. Ces chiffres sont-ils fondés ? Non, car le risque que l’on cherche à évaluer déborde de manière désordonnée les frontières du hasard apprivoisé. Un faux sentiment de sécurité s’installe alors que le risque réel reste mal estimé.

J’ai appartenu au département de gestion du risque de la banque Countrywide, acteur de premier plan de la crise des subprimes. Alors que nous savions depuis plusieurs mois que l’effondrement du secteur était inéluctable et peut-être imminent, tous les voyants, sonneries, sirènes, restaient noirs ou muets. Il fallut attendre le jour de l’effondrement pour que les alarmes se déclenchent enfin. L’inertie de notre système de gestion du risque était excessive : il pouvait signaler un risque qui s’était matérialisé mais était incapable de l’anticiper. La situation était la même partout dans le secteur du crédit.

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La plus grande arnaque juridico-mathématique de tous les temps, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Le film « Margin call » de J. C. Chandor (2011) a déjà inspiré ici des billets de François Leclerc et de moi-même Paul Jorion.

Le film « Margin call » dit tout ce qu’il faut comprendre de la faillite de Lehman Brothers. On devine tout de suite que l’intrigue se noue un jour avant le 15 septembre 2008. La firme est déjà en train de congédier ses traders à cause de l’effondrement de ses positions de marché ; lesquelles sont de pures anticipations, à travers des modèles mathématiques de risque, de la variation de la variation des prix futurs de ce qui n’est pas concrètement visible au présent.

Dans la première scène, des zombies vont on ne sait où. On comprendra par les premiers dialogues que les hommes sont éliminés pour que les pertes ne soient pas visibles sur le marché. Le paiement des appels de marge se fait uniquement en chair humaine. Margin call est une interpellation sur la marge de la finance : travaille-t-elle dans la vie réelle des êtres humains ou est-ce un jeu de l’imaginaire numérique sur
l’inhumain ?

Tout le « business » de Lehman alias la firme se fait sur la volatilité des prix dans un marché qu’elle « contrôle » par l’énormité de ses positions. Dans Margin call, les traders qui découvrent que leur poule aux oeufs d’or est en faillite nous expliquent comment ils travaillent. Il y a d’abord une différence entre les jeunes et les vieux. Les vieux ont fait leur droit et ne connaissent rien aux mathématiques.

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TU N’AS RIEN COMPRIS À FUKUSHIMA, par Cédric Chevalier

Billet invité.

Le récent billet publié par Paul Jorion sur son blog, intitulé Tu n’as rien vu à Fukushima, aborde de manière concomitante d’intéressantes questions mathématiques, économiques et philosophiques. Jorion examine cette réalité complexe et à échelle multiple qu’est la gestion du risque par les individus, les sociétés (au sens social du terme) et l’espèce humaine (la réflexion au niveau de l’espèce étant devenue une question éthique pertinente depuis que la technologie permet notre suicide collectif, comme l’a montré Hans Jonas). Contrairement à ce que pourraient laisser penser des modèles désincarnés programmés directement en binaire dans des automates boursiers, la lecture correcte des informations probabilistes, loin d’être neutre, est au contraire un enjeu philosophique et politique fondamental.

C’est d’ailleurs seulement l’apparence du hasard qui a vu publié le même jour dans la revue Nature Geoscience un article relatif au tsunami qui dévasta les rives du lac Léman en 563, article largement repris par la presse ce jour-là.

Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience de ces risques, avec lesquels nous sommes désormais condamnés à vivre, pour le meilleur et pour le pire.

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« UN CERTAIN TEMPS ! »

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Didier Cavart écrit :

« On y remarque p.ex. de nombreux incidents de bas niveau qui concernent l’indisponibilité temporaire de dispositifs de secours : comme ils sont sans conséquence tant que les systèmes normaux sont OK, le classement INES reste à 0 ou 1 en général (cette échelle est ainsi faite), mais en cas de problème sur les systèmes à secourir, ça pourrait avoir des conséquences gênantes ; je trouve l’ASN trop indulgente pour ce type d’incident. »

Je commence par rappeler que l’ASN, c’est l’Autorité de Sûreté Nucléaire française. Le classement INES (International Nuclear Event Scale), c’est l’Échelle internationale des événements nucléaires.

Didier, l’ASN n’est pas « trop indulgente » : l’exemple que vous offrez là, constitue une condamnation sans appel de sa manière de faire. Si les autres autorités nationales procèdent de la même manière, ce qui n’est pas exclu, j’ai le sentiment que vous avez mis le doigt sur le talon d’Achille du nucléaire civil tout entier.

Car que révèle cette « indulgence » ? Rien d’autre qu’une incompréhension absolue de la notion de risque. Le risque y est en effet défini A POSTERIORI : « Rien de grave n’a résulté de l’indisponibilité de l’appareil de secours ». Le risque doit bien entendu être au contraire évalué A PRIORI : « Quelle est la gravité de l’incident qui pourrait résulter du fait que l’appareil de secours est indisponible ? » Ce qui est mis entre parenthèses, c’est le fait que l’utilisation de l’appareil est conditionnelle : l’appareil de secours est nécessaire « en cas d’urgence » et non pas « en général ». La conséquence de cette ignorance, c’est que la mesure de la gravité de l’incident est celle de l’observation : « Rien de grave n’a résulté de l’indisponibilité de l’appareil de secours alors qu’il n’était pas nécessaire », ce qui est un truisme, alors que la gravité de l’incident devrait être la mesure de « ce qui résulterait-il de l’indisponibilité de l’appareil de secours en situation où il est nécessaire. » On rejoint ici les sommets atteints autrefois par le fût du canon qui prend pour refroidir « un certain temps » !

Par cet exemple, vous attirez l’attention sur une faiblesse intrinsèque du nucléaire civil, et vous avez peut-être du coup – je dis bien « peut-être » – trouvé le moyen de le sauver sur le long terme, si l’on prenait la peine de corriger cette invraisemblable erreur dans le calcul du risque. Quoi qu’il en soit, entretemps, vous nous avez inquiété encore bien davantage. L’autre jour, par un calcul combinatoire élémentaire, nous avons mis en évidence le risque global résultant de l’existence de 443 réacteurs à la surface du globe, alors même que le risque d’accident par réacteur est très faible. Le fait que ce calcul est aujourd’hui diffusé sur la toile, suggère qu’il n’était pas familier. Aujourd’hui, c’est une erreur de logique élémentaire que vous nous faites relever. Je vous pose alors la question : « Ces constatations lamentables sont-elles la conséquence du fait que tous nos ‘bons’ ingénieurs sont employés par de grosses banques à la tâche autrement plus utile de faire des paris sur des fluctuations de prix ? »

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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