Archives par mot-clé : Google

Pourquoi les machines deviennent très rapidement beaucoup plus intelligentes que nous

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Pourquoi les machines deviennent-elles très rapidement beaucoup plus intelligentes que nous ? C’est une question de culture. Une machine qui apprend toute seule n’est pas contrainte par la nôtre, celle des humains.

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Les géants de la technologie s’activent à privatiser nos données, par Evgeny Morozov

Traduction par Timiota de l’article de  paru dans le Guardian le 24 avril.

Quand Google et Facebook en auront terminé de détruire leurs concurrents, un nouvel âge du féodalisme adviendra.

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LA VIE PRIVÉE EN VOIE DE DISPARITION, par François Leclerc

Billet invité.

Edward Snowden va-t-il remporter une première victoire ? Ce sera le cas dimanche, si le Sénat ne vote pas in extremis la prolongation de la section 215 du Patriot Act. Celle-ci autorise la NSA a collecter et stocker les métadonnées des appels téléphoniques passés depuis les États-Unis, et il ne restera plus alors à l’agence de renseignement qu’à interrompre cette partie de son activité, qui est distincte de son principal outil d’espionnage légalisé, le programme mondial PRISM. Un moindre mal selon les experts, mais un acte symbolique fort.

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Télescopages, par Michel Leis

Billet invité.

Au hasard de l’actualité, le télescopage de nouvelles apporte parfois un éclairage général à des faits qui auraient pu passer pour de simples évènements isolés.

Aux États-Unis, Général Motors va être exempté de toute responsabilité pour la série d’accidents survenus pendant près d’une décennie (84 décès quand même). Principale raison : une clause dans le plan de sortie de l’article 11 (la loi sur les faillites aux États-Unis) qui exonère la Général Motors « nouvelle » de toute responsabilité issue de l’ancienne société Général Motors. Exit donc les économies de bout de chandelle sur une pièce de l’allumage, les défauts connus pendant 10 ans et non corrigés, tout est de la faute des anciens dirigeants (grassement payés) de la GM qui n’auront sûrement pas à répondre de leurs décisions à titre personnel.  Aux États-Unis, pays où le recours aux avocats est quasiment inscrit dans les gènes, les « class actions » tant vantées de ce côté-ci de l’Atlantique vont se heurter à une clause introduite par quelques cabinets dont le métier est de barder les entreprises qui les engagent contre tout risque juridique.

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ON N’EN A PAS FINI AVEC LES LUXLEAKS, par François Leclerc

Billet invité

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) cultive le sens de l’opportunité : l’équipe a choisi la veille de la prestation de serment de la Commission Juncker devant la Cour de justice européenne comme date pour la publication de ses nouvelles révélations dans une sélection de grands titres de la presse européenne !

Trente-cinq nouvelles entreprises figurent à ce palmarès d’un nouveau genre – parmi lesquelles Skype (Microsoft), Invista des frères Koch, Bombardier ou encore Walt Disney – pour avoir bénéficié d’une même complaisance fiscale de la part du Luxembourg, via le mécanisme du « tax ruling » (rescrit fiscal). Selon le quotidien belge Le Soir, on trouverait à la manœuvre le gratin des cabinets d’audit et de conseil : PricewaterhouseCoopers (PwC), KPMG, Deloitte et Ernst & Young. Leur rôle central serait enfin mis à jour. Au total, selon les précédentes révélations, quelques 340 transnationales auraient bénéficié de cette optimisation fiscale pratiquée à l’échelle industrielle, représentant des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées en fumée.

Quatre enquêtes avaient été lancées par la Commission, en juin dernier, impliquant non seulement le Luxembourg, mais également l’Irlande et les Pays-Bas pour des pratiques similaires favorisant Apple, Starbucks, Fiat et Amazon. Sur la défensive, Jean-Claude Juncker fait valoir qu’il n’a « rien de plus à {se} reprocher que ce que d’autres auraient à se reprocher » et promet de ne pas interférer avec les enquêtes en cours, qui sont menées par Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence. « Je ne suis pas l’architecte du système (…) mais objectivement parlant je suis affaibli.», avait-il déjà reconnu, après avoir fait face à une motion de censure au Parlement européen, rejetée grâce au soutien réitéré manifesté par le groupe des socialistes et démocrates.

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UNE SOCIÉTÉ DE SURVEILLANCE TRÈS AVANCÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Qu’ils s’appellent Google, Facebook, Vodafone, Cisco ou Microsoft, les grands acteurs américains d’Internet cherchent tous à convaincre leurs clients qu’ils ne sont pour rien dans les agissements de la NSA. Mais ils rencontrent une même difficulté pour le prouver, ce qui les conduit à passer à l’offensive pour se défendre. Le ver reste toutefois dans le fruit.

Robert Litt, le principal conseiller du Directeur du Renseignement National (ODNI) – qui coordonne les dix-sept agences de renseignement américaines – a déclaré « que c’est sans aucun doute une perte pour notre nation d’enregistrer que des compagnies abandonnent leur disposition à coopérer légalement et volontairement [avec ces agences] ». En d’autres termes, que cela réduit l’importante zone grise qui permettait beaucoup d’arrangements sans qu’un mandat ne soit nécessaire, comme A.T.&T. et Verizon l’ont confirmé en déclarant ne plus vouloir s’y prêter.

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LES MYSTÈRES DE BRUXELLES

Vous vous souvenez de mon billet Les mystères de Paris où j’expliquais que Google maps s’ouvrait chez moi sur une partie du plan de Paris mystérieusement centrée sur le boulevard Mortier ?

Le mystère s’était dissipé quand, découvrant dans un article sur la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), son adresse, je reconnus celle qui se trouvait bien au centre de ma recherche par défaut.

Ce soir, ô surprise : une autre carte par défaut, cette fois dans un quartier périphérique de Bruxelles où je sais n’avoir jamais mis les pieds. Mais le nom de ce quartier m’a été prononcé récemment : Julien, qui partage avec moi la publication des billets sur le blog, m’a indiqué qu’il allait bientôt s’y installer.

J’ai pris un cliché de ma nouvelle carte par défaut, et viens de le lui envoyer, accompagné de la question suivante : « Est-ce que ceci te dit quelque chose ? »

Sa réponse ne m’a pas surpris, et vous-même, chère lectrice ou cher lecteur, vous l’avez aisément devinée, n’est-ce pas ? « Oui, c’est l’adresse de ma future maison 🙂  »

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NSA : NOUVEAUX ÉCLAIRAGES ET TENTATIVE DE RIDEAU DE FUMÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Les dernières révélations concernant la NSA apportent un nouvel éclairage sur ses activités et ses méthodes. Afin de mieux s’immiscer dans les réseaux de télécommunication de toute nature, l’agence pirate les ordinateurs de leurs administrateurs, comme le démontre un document interne intitulé « I hunt sys admins » (je chasse les administrateurs système) analysé par The Intercept. « Qu’y a-t-il de mieux que d’utiliser les clés du royaume de ceux qui les possèdent » s’interroge non sans raison son auteur ? La NSA aurait ainsi à sa disposition une base de données d’administrateurs système, créant autant de portes qu’elle peut ouvrir à sa discrétion. Celle-ci est probablement étendue à des administrateurs de réseaux d’entreprise et d’administrations.

Le géant des télécommunications chinois Huawai aurait été pendant des années une cible privilégiée de la NSA, comme l’a révélé le New York Times et Der Spiegel, afin d’avoir accès aux mails et documents internes de ses dirigeants. Poursuivant également comme objectif de disposer des codes secrets des produits et équipements de l’entreprise, qui permettent d’avoir accès à des « back doors » (portes dérobées) de ceux-ci. En assurant hier à son homologue Xi Jinping que « les États-Unis n’espionnent pas pour s’assurer un avantage économique », Barack Obama a nié l’évidence, après que cela a été déjà démontré au Brésil, avec notamment la surveillance de Petrobras, le géant pétrolier du pays.

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PROJET D’ARTICLE POUR « L’ENCYCLOPÉDIE AU XXIème SIÈCLE » : Google, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité.

Moteur de recherche en situation de quasi monopole qui quête des liens simultanément pour vous et sur vous, dans l’hypothèse où l’on aurait un jour besoin de vous étrangler avec. N’a pas grand-chose à voir avec le système de surveillance imaginé par Orwell dans 1984, dont des exemples se rencontrent ailleurs (téléréalité, vidéosurveillance, police civique, etc.), mais peut lui prêter son concours à l’occasion. Un petit détour par la fiche Wikipédia du roman (tapez 1984 dans le cartouche « Rechercher » de Google) vous en convaincra. Est plutôt apparenté au panoptique du philosophe Bentham (tapez panoptique dans le cartouche « Rechercher » de Google). Au vu des monstruosités qui circulent sur Google, on se dit un peu vite que son crible, si crible il y a, possède des trous fort larges. C’est plus subtil que cela. Google, comme les boîtes à sel, possède plusieurs cribles, qu’il fait tourner au gré des intérêts qu’il sert (sous la contrainte ou de bon coeur), en plus des siens. Les utilisateurs/-trices de Google, dans leurs cellules individuelles, sont libres, en principe, mais avec les restrictions susmentionnées, d’accéder par cette autoroute virtuelle à l’ensemble des productions humaines et d’y faire circuler les leurs. Toutefois, cette liberté est susceptible, à tout instant, d’être retenue contre eux. Google tient son nom du babillage d’un enfant à qui son oncle mathématicien demanda de baptiser le nombre astronomique 10 à la puissance 100 (tapez gogoldans le cartouche « Rechercher » de Google). Faut-il en inférer que la brasserie informationnelle Google sert à la pinte des milliards de données pour enivrer une humanité captive des langes de l’enfance ? – Comme vous y allez, mon bon monsieur. – J’irai même encore plus loin, car l’entreprise est vertigineuse et vaut tous les shoots. Quand Google aura stocké l’équivalent du nombre gogol, Google sera Dieu, Go(d)ogle. En attendant sa divinisation, Google squatte les paradis fiscaux. Les théologiens d’autrefois, en mal d’étourdissements, s’interrogeaient sur la capacité de Dieu de se contenir lui-même. Go(d)ogle pourra-t-il s’indexer avec toutes ses références dans sa propre base de données ? Posez la question à l’amateur de casse-tête Borges (tapez borges dans le cartouche « Rechercher » de Google). Quelques utilisateurs sortis de leur minorité et appelés cyberactivistes (ce qui fait des autres des cybermollassons) luttent à travers le réseau Tor ou le logiciel Scroogle contre l’hégémonie intrusive de Google. Mais Google les connaît, car Google est l’ami de tout le monde, même si, comme un chacun, il a ses préférences. Je remercie Google de m’avoir permis de parler de Google en toute objectivité et sous son contrôle.

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L’actualité de demain : LA ROUE TOURNE, LA MAIN PASSE… par François Leclerc

Billet invité

La bête résiste ! Face aux timides tentatives de réglementer son fonctionnement, le système fait front et marque des points. Les gouvernements, qui reculent, tentent pour leur part d’élargir leurs marges de manœuvre budgétaires. Encore lointaine, la prochaine réunion du G20 sous la présidence russe va leur en donner une occasion (sans garantie qu’ils ne la saisissent), l’OCDE devant présenter à cette occasion un rapport sur la fiscalité des entreprises multinationales, pour lesquelles l’optimisation fiscale n’a plus de secret. Car, dans ce monde plein de contradictions s’exacerbant, les États sont réduits à des extrémités qu’ils pensaient ne pas connaître pour faire face aux obligations qu’ils se sont données sans parvenir à les assumer : il faut faire rentrer des sous pour ne pas trop être dans l’obligation de couper dans les budgets !

La très bonne fortune de Google et d’Amazon a symboliquement mis en évidence comment les entreprises transnationales se jouaient des réglementations fiscales nationales, au détriment d’États mal abrités derrière leurs frontières. Faisant contraste avec les temps de rigueur budgétaire et fiscale du commun des mortels, et contredisant une vision réductrice de paradis fiscaux abritant les seules grandes fortunes évadées, soulignant enfin combien le monde des affaires s’était à son tour affranchi des règles – en s’insinuant dans leurs failles – suivant en cela l’exemple donné par les financiers. Non sans le consentement des gouvernements, lorsque les temps étaient encore cléments.

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L’actualité de la crise : MIRACLES UN PEU SOLLICITÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Nous en étions restés à l’épisode précédent : comment Goldman Sachs avait distribué une émission hors marché d’actions de 2,1 milliards de dollars de Facebook afin de se remplir les poches, d’en faire bénéficier au passage des clients privilégiés, et de faire grimper à 50 milliards de dollars la valorisation de son gros client. Donnant-donnant. Il n’avait pas fallu plus de cinq mois pour que celle-ci double de valeur, laissant un peu pantois les observateurs.

En un temps à nouveau record, moins d’un mois, un nouveau bond de la valorisation a depuis été enregistré et Facebook est valorisé à 60 milliards de dollars. Plusieurs grands investisseurs institutionnels non identifiés ont en effet manifesté l’intention d’investir dans la société et le management de Facebook envisage d’autoriser ses employés à vendre pour un milliard de dollars d’actions – ce qu’ils n’avaient pas le droit de faire – afin de répondre positivement à leur attente. L’opération représente un coup triple : accroître la valorisation de la société et récompenser les employés méritants sans bourse délier, mais aussi réduire le nombre des actionnaires.

En effet, la réglementation de la SEC – l’autorité de régulation boursière – impose aux sociétés dépassant le nombre de 500 actionnaires d’enregistrer leurs comptes financiers, même si elles ne sont pas cotées en bourse. C’est d’ailleurs la seconde fois que Facebook réalise une telle opération de réduction du nombre de ses actionnaires, ce qui lui permet de reculer l’échéance fixée par la SEC et de garder toute la confidentialité à ses données financières. Ce qui a pour but de dissimuler le désastreux rapport entre son chiffre d’affaires et la valorisation de son capital, un ratio qui crève tous les plafonds et met en évidence le caractère artificiel et spéculatif de cette dernière. Et de poursuivre sa marche triomphale de la création de valeur à la réalité économique artificiellement gonflée.

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