Archives par mot-clé : hyper-surveillance

LA GRANDE MUTATION SOUTERRAINE DE NOS SOCIÉTÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Nos sociétés mettent progressivement en place les instruments d’un contrôle social sophistiqué. Alimentée par les révélations sur la NSA américaine, cette alarme a ensuite pris corps. Puis elle a été confortée en Chine, où ce contrôle s’installe dans une version accomplie, sous les auspices d’un comité ad hoc que préside Xi-Jinping, son nouvel empereur.

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LA SOCIÉTÉ NUMÉRIQUE À LA CHINOISE, UN MODÈLE DE DYSTOPIE, par François Leclerc

Billet invité.

La Chine est aux prises avec un profond changement de son modèle économique dont l’issue est incertaine tant sa mutation est radicale. Un changement du moteur de son développement est en cours, son marché intérieur prenant le pas sur ses exportations. Que cherche-t-elle à accomplir ? Continuer la lecture de LA SOCIÉTÉ NUMÉRIQUE À LA CHINOISE, UN MODÈLE DE DYSTOPIE, par François Leclerc

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LA CROISÉE DES CHEMINS, par François Leclerc

Billet invité.

À force d’éclairages successifs, le plus souvent furtifs, la description de nos sociétés en gestation se précise. À une échelle qui est devenue mondiale, car les écarts entre pays n’ont rien à envier à ceux qui grandissent dans chacun d’entre eux, où la tiers-mondisation est flagrante, participant du même phénomène.

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La blockchain, un ‘machin techno’ de plus ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

Avec l’aimable participation de Timiota

Petit rappel pour les non-geeks qui représentent encore la majorité de l’humanité. Une blockchain est la garantie de pouvoir sécuriser une transaction entre deux inconnus sur un réseau n’appartenant pas à des intérêts privés et n’étant pas contrôlé par des états (même si des blockchains privées existent, elles sont par construction infiniment moins étendues qu’une blockchain publique). Par extension, c’est également la plus gigantesque des banques de données, qui conserve la totalité des transactions effectuées et des informations déposées depuis son origine. Une base présentant comme caractéristiques d’être à la fois ineffaçable et indestructible (du moins tant que nos sociétés ne s’effondrent pas). Continuer la lecture de La blockchain, un ‘machin techno’ de plus ?, par Roberto Boulant

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Que mille fleurs s’épanouissent aux pieds de la République Scientiste, par Roberto Boulant

Billet invité

Vous en étiez resté à Miss France et à ces demoiselles défilant devant un parterre de vieux messieurs libidineux ? Désolé, mais tout cela est horriblement daté 20ème siècle : place au défilé devant … une intelligence artificielle ! ou plus précisément, devant des algorithmes de reconnaissance faciale.

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« Gagner les cœurs et les esprits ! », par Roberto Boulant

Billet invité.

La contre-insurrection, aussi appelée guerre contre-subversive, guerre contre-révolutionnaire, guerre contre-insurrectionnelle ou COIN (de l’anglais Counter-Insurgency), est une doctrine militaire qui vise à obtenir le soutien de la population dans le cadre d’un conflit opposant un mouvement insurgé à une force gouvernementale de contre-insurrection. Elle se base sur des actions civilo-militaires, des activités de renseignement, de guerre psychologique et sur le quadrillage par des patrouilles mobiles afin de mailler le territoire. (Wikipédia).

C’est dans le contexte militaire des opérations psychologiques (psyops), qu’est apparu le slogan « gagner les cœurs et les esprits ». Avec le succès que l’on connait sur les théâtres irakien ou afghan, où l’irréalisme de la politique de l’administration Bush Jr, transforma immédiatement l’armée de libération américaine en armée d’occupation. Le résultat fut sans appel : le chaos s’installa et les soldats américains traduisirent le slogan d’origine, par « une dans la tête, deux dans la poitrine ». L’Irak, d’État constitué, se transforma en un Erasmus mondial du terrorisme, avant de devenir un simple terrain de bataille entre clans, communautés religieuses et États étrangers. La population des campagnes afghanes, elle, en est toujours au moyen-âge. Mais les talibans sont devenus des interlocuteurs présentables et grâce aux dollars US, les chefs de guerre roulent désormais en Toyota Hi-Lux climatisées.

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Edward Snowden : le monde dit NON à la Surveillance

Tribune libre parue le 4 juin dans le New York Times ; merci à Guy Weets pour son aide dans la traduction.

MOSCOU – Il y a aujourd’hui exactement deux ans, trois journalistes et moi-même travaillions nerveusement dans une chambre d’hôtel à Hong Kong, attendant de voir comment le monde réagirait à la révélation que la National Security Agency enregistrait pratiquement chaque appel téléphonique aux États-Unis. Dans les jours qui suivirent, ces journalistes ainsi que d’autres publièrent des documents qui révélèrent que les gouvernements démocratiques surveillaient les activités privées de citoyens lambda n’ayant rien à se reprocher.

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Projet de loi sur le renseignement, ou le retour de Fouché, par Roberto Boulant

Billet invité.

La question s’impose d’elle-même. Pourquoi faire un Patriot Act  à la française, alors que nous avons maintenant suffisamment de recul pour analyser les résultats donnés par le modèle originel américain ? À sa nocivité envers les libertés individuelles – selon la formule connue depuis les Césars, qui veut que la loi d’exception devienne la norme -, s’ajoute un coût financier exorbitant pour une efficacité dérisoire dans la lutte anti-terroriste. Sans oublier le b.a.-ba du renseignement, qui enseigne qu’il ne sert à rien de collecter des milliards d’informations à chaque instant… si vous n’avez pas des millions d’analystes pour les interpréter. En d’autres termes, la quantité nuit ici gravement à la qualité et au travail d’enquête.

Inutile bien entendu, d’espérer une réponse étayée et circonstanciée de la part du gouvernement. Face à l’ensemble de tous les acteurs de la société civile, qu’ils appartiennent à la sphère juridique, à celle de l’internet, ou tout simplement aux associations de défense des droits de l’homme, et qui s’inquiètent et protestent contre ce projet de loi liberticide, Manuel Valls répond dédaigneusement : phantasmes et faux procès que tout cela. Autrement dit, circulez braves gens ! La chambre d’enregistrement, pardon l’Assemblée Nationale, validera. Aucun débat sincère, juste la (énième) confirmation que sous la cinquième République, le Législatif est de fait aux ordres de l’Exécutif.

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La prise de pouvoir des données et la mort de la politique, par Evgeny Morozov

Publié dans The Observer, le 20 juillet 2014. Merci à Guy Weets pour la traduction. © The Guardian

Les pionniers de la technologie aux États-Unis préconisent une nouvelle approche de la gouvernance basée sur les données – « La réglementation algorithmique ». Mais si la technologie apporte des réponses aux problèmes de société, quel impact pour les gouvernements ?

Le 24 août 1965 Gloria Placente, une résidente de 34 ans du Queens, New York, roulait vers Orchard Beach dans le Bronx. Vêtue d’un short et de lunettes de soleil, cette maîtresse de maison était impatiente de passer quelques heures tranquilles à la plage. Mais au moment où elle a traversé le pont Willis Avenue dans sa Chevrolet Corvair, Placente a été entourée par une douzaine de patrouilleurs. Il y avait aussi 125 journalistes, avides d’assister au lancement de l’opération CORRAL de la police de New York – un acronyme signifiant Computer Oriented Retrieval of Auto Larcenists, soit recherche assistée par ordinateurs de voleurs de voitures.

Quinze mois plus tôt, Placente avait brûlé un feu rouge et négligé de répondre à la citation à comparaître, une infraction que CORRAL allait punir avec une forte dose techno-kafkaïenne. CORRAL travaille comme suit : une voiture de police stationnée à une extrémité du pont communique par radio les plaques des voitures venant en sens inverse à un opérateur à distance, qui les introduit dans un ordinateur Univac 490, un jouet cher $ 500,000 (3,5 millions $ en dollars d’aujourd’hui) prêté par la Sperry Rand Corporation. L’ordinateur compare les numéros avec ceux d’une base de données de 110 000 voitures qui ont été soit volées soit ayant appartenu à des délinquants connus. Dans le cas d’identification, l’opérateur alerte une seconde voiture de patrouille à l’autre sortie du pont. L’opération prend, en moyenne, seulement sept secondes.

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Plus rien à perdre !, par Subotai

Billet invité. À propos de La choquante évolution vers le criminalisation de la protestation non-violente par Will Potter.

La surprise des « Occidentaux » s’accompagne-t-elle d’une prise de conscience de l’asservissement intellectuel au bisounoursisme qu’ils ont subi ? L’homo socialicus occcidentalis est forcé de se conformer à un ensemble de règles de vie en société parfaitement totalitaires, au nom de sa propre sécurité. Un bonheur insoutenable !

La cerise sur le gateau de la criminalisation de l’action non-violente va-t-elle le réveiller ? Va-t-il enfin comprendre que si être non-violent dans sa revendication est déjà être un « terroriste », rien ne devrait plus l’arrêter pour obtenir gain de cause ?

Vers quel joli monde nos dirigeants nous mènent ! Espèrent-ils vraiment éradiquer toute contestation ? Hubris quand tu nous tiens ! Pendant ce temps, les Restes du Monde vont leur petit bonhomme de chemin vers le gouffre commun, mais sans l’angoisse et la peur qui étreignent « l’Occidental » de base. Dieu* reconnaîtra sûrement les siens !

*Sans garantie de ma part quant à ce qui se cache là exactement…

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Dans notre rubrique « jeux vidéos » : Watch_Dogs (le jeu dans le réel), par Sapristi

Ubisoft vient de sortir un nouveau jeu, c’est Watch_Dogs. Dans le jeu, vous incarnez un redoutable hacker qui évolue dans des villes « ultra-connectées ». Le principe de Watch_Dogs est la réalité à peine augmentée : ce sont les rues de Chicago en 2014 que vous arpentez, à quelques détails près la fiction est proche de la vraie vie. Toutes les technologies de l’information que vous piratez sont contemporaines. Dans Watch_Dogs, vos seuls pouvoirs « Marvel » sont de pénétrer en quelques secondes les systèmes les plus sécurisés, ce qui prendrait plusieurs semaines à une équipe aguerrie. Le jeu distille cette ambiance « pesante » propre aux fictions qui se confondent avec le réel.

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UNE SOCIÉTÉ DE SURVEILLANCE TRÈS AVANCÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Qu’ils s’appellent Google, Facebook, Vodafone, Cisco ou Microsoft, les grands acteurs américains d’Internet cherchent tous à convaincre leurs clients qu’ils ne sont pour rien dans les agissements de la NSA. Mais ils rencontrent une même difficulté pour le prouver, ce qui les conduit à passer à l’offensive pour se défendre. Le ver reste toutefois dans le fruit.

Robert Litt, le principal conseiller du Directeur du Renseignement National (ODNI) – qui coordonne les dix-sept agences de renseignement américaines – a déclaré « que c’est sans aucun doute une perte pour notre nation d’enregistrer que des compagnies abandonnent leur disposition à coopérer légalement et volontairement [avec ces agences] ». En d’autres termes, que cela réduit l’importante zone grise qui permettait beaucoup d’arrangements sans qu’un mandat ne soit nécessaire, comme A.T.&T. et Verizon l’ont confirmé en déclarant ne plus vouloir s’y prêter.

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Big Brother saura-t-il encore reconnaître les siens, par Thomas

Billet invité. À propos de « EXTRÉMISTE »… COMME VOUS ET MOI.

La nouvelle expression de l’hubris du complexe militaro-industriel états-unien que vous reportez dans votre dernière chronique du vendredi m’a remémoré le point suivant. C’est le même journal, le Guardian qui avait dévoilé, il y a quelques années, l’histoire de Mark Kennedy, « undercover cop » parmi les « domestic extremists », comprendre les militants environnementalistes. Pour l’édification de chacun, cela lève toute ambiguïté au sujet de qui les « élites » se représentent comme des « extrémistes »…

Le plus attristant est que l’affaire avait montré que, de tous ceux qu’il espionnait, c’était Kennedy lui-même le plus pousse-au-crime. Au moins, avait-il alors fait montre de ses regrets. L’humanité ne réside-t-elle pas dans les failles ?

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