Archives par mot-clé : Jacques Brel

Brel avant « Quand on n’a que l’amour »

Ouvert aux commentaires.

1953 – Brel avant Brel : à écouter attentivement (quoi d’autre ?)

Qu’en pensez-vous ?

Si c’était vrai

Les enfants du roi

Ballade

L’orage

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Marianne est revenue, par Isabelle Joly

Marianne est revenue

La citoyenne
Mes sœurs voici le temps venu
D’aller la suivre dans la rue
Marianne est revenue
Media tu peux émettre en vain
Ce soir je dirai mon chagrin
Marianne est revenue
Et vous mes frères ne traînez pas
Vaudrait mieux la prendre dans vos bras
Marianne est revenue
Mes amis ne me laissez pas
Ce soir je repars au combat
Maudite Marianne puisque te vlà

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MON WOODY GUTHRIE À MOI

Bon, bien sûr dans mon pays à moi, nous avons aussi notre Woody Guthrie, nous avons même aussi notre hymne national officieux : notre propre « This Land Is Your Land », qui s’appelle « Le plat pays ». Enfin, quand je dis « dans mon pays à moi », je repense aussitôt à l’anecdote suivante : un jour j’étais à Lille, et dans la conversation, il y a un gars du coin qui dit : « Le plat pays, Jacques Brel a écrit ça spécialement pour nous les Lillois : c’est notre chanson à nous ! » Mal m’en prit d’esquisser une moue dubitative : j’ai failli être lynché ! L’amour du pays natal et toute sa symbolique, réelle et imaginaire (surtout imaginaire !), faut faire gaffe : c’est un sujet sensible !

Et ils continuent d’être après moi, ces « Français-flamands-patriotes » ! Reçu au courrier ce matin :

Bonjour,

Effectivement, il faut faire gaffe.

Le plat pays il s’étend jusqu’au pied des collines d’Artois, la limite géographique sud c’est de Béthune à Tournai et en remontant on suit la ligne de crêtes jusqu’au Camp de drap d’or et Bourbourg.

Le plat pays c’est aussi le mien, une partie de ma famille est du dernier village au pied des collines d’Artois et là, jusqu’à Armentières et Halluin, l’on ne se veut pas trop différents des Wallons : mes arrières grands parents venaient de Flandre, sans doute chassés et, dans cette région qui est aussi la Flandre on n’aime pas beaucoup « ché Flamin ». Leur Flandre commence à Hazebrouck.

Lorsqu’il y avait encore un terril sur la première ligne de collines d’Artois, la vue s’étendait sur plus de 50 km, c’est-à-dire bien au délà de la frontière en Belgique.

Alors, de Gand à Hazebrouck, Béthune et Lille, chanter le plat pays c’est chanter aussi le nôtre, c’est la même géographie mais il y a une frontière linguistique qui passe et plutôt passait côté France par La Panne, Bergues, Hazebrouck, Bailleul, Ypres, Courtrai…

Daniel Huchette
P.S. : Essentiellement je crois qu’il ne faut pas enfermer Brel en Flandre. La Flandre est bien plus large que la Région ou la Province Belge. Après Louis XIV, Les Politiques au cours du XIXème siècle ont tracé des frontières au milieu de nulle part. Il est heureux que la Frontière ne soit plus qu’administrative.

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Jacques Brel (1929 – 1978)

C’était l’époque cafardeuse où je ne savais pas quand je reverrais la petite dernière. Elle avait trois ans. Une nuit j’ai rêvé que j’arrivais dans une maison où je savais qu’elle dormait. Un homme est entré dans la pièce où j’attendais et je le reconnais : c’est Jacques Brel et il me dit avec une infinie bonté qui dissipe toute mon inquiétude : « Elle dort ! Tout va bien. Faut pas s’en faire ! ».

Je l’ai vu une fois : en 1968 au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, il était Don Quichotte dans « L’Homme de la Manche ». Dario Moréno était Sancho Pança, et pas moins bête de scène !

Paradoxalement sans doute, de son point de vue, Jacques Brel offrit aux gosses de ma génération, pour qui « être Belge » signifiait « n’être de nulle part », l’hymne national qui leur manquait, des vers sans mièvrerie auxquels s’identifier : « Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu ». J’ai écrit « hymne national » mais il faudrait dire « hymne régional » : je parlais un jour à des Lillois qui s’indignèrent : « Non, il a écrit ça pour nous ! ‘Avec Frida la blonde quand elle devient Margot’, c’est nous ça ! » Il composait en réalité pour la race entière, comme l’ont compris Nina Simone récitant comme une prière « Ne me quitte pas », ou David Bowie interprétant, en vrai Ziggy Stardust, « Dans le port d’Amsterdam ».

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