Archives par mot-clé : Jacques Lacan

L’OXYMORE DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, par Frédéric Pellion * 

L’oxymore de la propriété privée a paru initialement dans Champ lacanien2012 ; 11 : 213-218

Ce texte s’inspire de : Jorion, Paul. Le capitalisme à l’agonie. Paris : Fayard : 2011.

Il s’en inspire — et je m’en excuse d’avance auprès de ceux qui préféreraient trouver ici un compte-rendu en bonne et due forme du livre — assez librement ; c’est-à-dire que, partant du texte — plus précisément, prenant au sérieux deux thèmes abordés comme en passant par son auteur —, il cherche à donner à ces deux thèmes quelques prolongements, qui, pour être de mon cru, ne sont, me semble-t-il, qu’autant de conséquences nécessaires.

On aura compris que j’assume les paris de la liberté de ma lecture, et, dans le même temps, de ma supposition que l’auteur ne renierait probablement pas ces prolongements — le trait d’union entre ces deux paris étant aussi, j’y reviendrai, un usage un peu différent (moins oblique, dirai-je) de la référence à Jacques Lacan.
Continuer la lecture de L’OXYMORE DE LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, par Frédéric Pellion * 

Partager :

VOYAGE AU CENTRE DE LA PHILOSOPHIE, par Frédéric Pellion *

Voyage au centre de la philosophie a paru initialement dans Champ lacanien2011 ; 9 : 181-184

Ces notes de lecture, qui se veulent surtout une recommandation de lecture, portent sur : Jorion, Paul. Comment la vérité et la réalité furent inventées. Paris : Gallimard, bibliothèque des sciences humaines ; 2009.

C’est une thèse maintes fois soutenue et mise en pratique par Jacques Lacan que ce qu’il appelle le symbolique — c’est-à-dire la somme des arrangements concrets du langage avec ce qui y répond et en répond au plan individuel (soit le « sujet ») —, manifeste ses effets non seulement dans la réalité psychique freudienne, mais aussi dans la réalité tout court, dans le « monde ».

Je crois qu’on peut dire que ce livre explore la portée de cette thèse en la poussant, d’une certaine manière, jusqu’à ses limites, jusqu’à ses derniers retranchements. En effet, « la » vérité et « la » réalité sont bien les concepts limites de la pensée occidentale : ils contribuent indéniablement à la fonder, en même temps que le « monde » qu’elle pense, tout en étant presque impossible à sérieusement questionner de son point de vue. D’où sans doute la résistance très particulière que ce livre offre à son lecteur…

Continuer la lecture de VOYAGE AU CENTRE DE LA PHILOSOPHIE, par Frédéric Pellion *

Partager :

Notes préparatoires à « Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud » (1986)

J’ai reproduit ici il y a un an, une chronique publiée dans l’Âne. Le magazine freudien intitulée « Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud » (N°31, 1987 : 43-44).

Il s’agissait d’une publication dans une revue sinon « grand public », s’adressant en tout cas à des non-spécialistes de l’Intelligence Artificielle. J’ai retrouvé les notes beaucoup plus techniques qui m’avaient servi de matériau préparatoire. Ce sont celles-ci que je vous livre aujourd’hui.

« Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud », pas ce qu’elle lui devra sans le savoir, ce qu’elle aura réinventé : les éléments de freudisme qu’on pourra retrouver en elle en l’analysant dans 10/15 ans. Non, ce qu’elle lui devra en connaissance de cause.

Et pour cela, il faut produire une prédiction créatrice : lui dire ce qu’elle lui devra pour qu’elle en tire profit à partir de maintenant.
Continuer la lecture de Notes préparatoires à « Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud » (1986)

Partager :

Pour une lecture non-« biblique » de Freud, Lacan, &c.

Une personne se plaignait à moi du caractère « biblique », dogmatique et sectaire des groupes de lecture psychanalytiques. Alors qu’elle s’interrogeait un jour quant à la pertinence d’une formule proposée par un père fondateur, quelqu’un s’était retourné vers elle, irrité : « Mais enfin, c’est comme ça ! ».

Si l’idée vous intéresse d’un groupe de lecture hebdomadaire critique de quelques textes psychanalytiques clé, en fin d’après-midi ou début de soirée et sur Zoom, discutons-en ici.

Mise à jour le 21 octobre : Nous nous réunissons pour la première fois demain 22 octobre, il est encore temps de s’inscrire.

Je propose comme première lecture, les réponses que Jacques Lacan offrit à des questions qui lui étaient posées le 14 octobre 1972 à Louvain. L’avantage de ce texte de mon point de vue, c’est que c’est moi qui lui posai la plupart de ces questions, et que je peux expliquer en tout cas ce que j’entendais dire.

N’hésitez pas non plus à m’écrire directement.

Partager :

Réhabiliter la psychanalyse, le 4 septembre 2021 – Retranscription

Retranscription de Réhabiliter la psychanalyse.

Bonjour, nous sommes le samedi 4 septembre 2021 et si je suis de bonne humeur, c’est essentiellement parce qu’il fait beau et, en Bretagne, où il fait toujours beau d’habitude, il y a de très beaux étés mais là, cette année-ci, ça n’a pas été terrible et là, ça fait trois jours durant que je vais me baigner. Je ne vais pas jusqu’à l’océan, ce qui me prendrait 25 minutes, mais je vais me baigner à 10 minutes de chez moi dans le Golfe du Morbihan et ça fait plaisir, ça fait plaisir. La dernière fois que j’ai pu faire ça, ça devait être les derniers jours du mois de [juillet] donc j’étais en manque et ça fait plaisir. Et aujourd’hui, il va faire beau aussi apparemment et je vais continuer d’en profiter. 
Continuer la lecture de Réhabiliter la psychanalyse, le 4 septembre 2021 – Retranscription

Partager :

La psychanalyse, est-ce que ça marche ? le 20 août 2021 – Retranscription

Retranscription de La psychanalyse, est-ce que ça marche ? le 20 août 2021.

Bonjour, nous sommes le vendredi 20 août 2021 et je vais appeler cette vidéo : « La psychanalyse, est-ce que ça marche ? ». 

J’ai une expérience de psychanalyste. J’ai été formé à ça. Pendant très longtemps, je n’ai pas exercé le métier bien que je m’y sois formé. J’ai en particulier fait une psychanalyse de plusieurs années, 4 ans, peut-être un peu plus, essentiellement parce que je voulais apprendre là un métier. Je m’étais convaincu que c’était quelque chose d’intéressant. J’avais fait une première psychanalyse qui m’avait convaincu qu’il n’y avait absolument rien à tirer de cette méthode : c’était sympathique et les idées étaient intéressantes, c’était intéressant de lire Freud et d’autres auteurs comme Lacan mais le fait de faire une analyse avec ce psychanalyste m’avait convaincu que ça ne donnait absolument rien et c’est une amie devenue psychanalyste par la suite qui m’a convaincu de donner une seconde chance à la psychanalyse. Eh bien, c’était une excellente décision. J’ai fait quelque chose qui m’a convaincu au-delà de mes espérances, de mes représentations, qu’il y avait là une méthode extrêmement intéressante, extrêmement efficace, efficace bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer non pas seulement à partir de la première psychanalyse mais même d’avoir lu la littérature de ce que les psychanalystes avaient pu dire sur ce que c’était. 

Continuer la lecture de La psychanalyse, est-ce que ça marche ? le 20 août 2021 – Retranscription

Partager :

Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud (1987)

Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud a paru dans L’Âne Le magazine freudien, 31, 1987 : 43-44.

Le texte qui suit a paru, comme plusieurs que je republie en ce moment ici, dans L’Âne Le magazine freudien, mais alors que j’ai écrit les autres en tant que chroniqueur de la rubrique anthropologie, c’est en tant que psychanalyste que j’ai rédigé celui-ci, qui serait ma contribution à un numéro spécial de la revue consacré à l’Intelligence Artificielle dont notre comité de rédaction venait de concevoir le projet (pour la petite histoire, étaient présents dans mon souvenir ce soir là, Judith Miller, directrice et par ailleurs fille de Lacan, Gérard Miller, Slavoj Žižek et moi-même).

Ce n’est que plusieurs mois plus tard que Robert Linggard m’aborderait dans les couloirs d’un colloque d’IA à Bordeaux pour m’offrir de participer aux travaux du Connex Project qu’il mettait sur pied chez British Telecom, sur la seule base d’un « J’aime beaucoup les questions que vous posez de la salle ». J’expliquerais dans Principes des systèmes intelligents (1989) la philosophie du logiciel ANELLA (Associative Network with Emergent Logical and Learning Abilities = réseau associatif aux propriétés émergentes de logique et d’apprentissage) que je mettrais au point pour BT. Au moment où paraît « Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud », au tout début de 1987, il s’agit donc d’un texte purement programmatique : je n’ai non seulement pas encore écrit à ce moment là une seule ligne de programmation en IA mais j’ignore que l’occasion me serait bientôt donnée de devenir chercheur dans ce domaine. 

Continuer la lecture de Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud (1987)
Partager :

« Les nervures du chaos » ou une physique sociale de Durkheim à Lacan (1988)

« Les nervures du chaos » ou une physique sociale de Durkheim à Lacan a paru dans Synapse, mai 1988, n°44 :…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :