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États-Unis : sale temps pour les patriotes… immigrés !

Dépose aujourd’hui devant la commission du Congrès traitant de l’impeachment, un certain Lt. Col. Alexander Vindman, membre du National Security Council. Lequel explique dans un document de 6 pages qu’il est arrivé aux États-Unis à l’âge de 3 ans, ses parents fuyant l’Union soviétique. Il ne dit pas que la famille a crevé la dalle pas mal d’années mais ça se lit facilement entre les lignes.

Il est devenu militaire. Je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi c’est souvent la seule stratégie pour s’en sortir quand les éléments sont vraiment ligués contre vous (je vous raconterai peut-être l’histoire de cet officier recruteur qui me convainc un jour à Milwaukee [Wisconsin] d’entrer dans sa boutique pour essayer de me tirer d’affaire parce que j’ai vraiment l’air d’un clodo).

Il explique aussi, dans sa profession de foi de 6 pages, qu’il faisait partie des quelques personnes écoutant en direct le 25 juillet la conversation de Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky durant laquelle le président US conditionnait le versement d’une aide militaire à son pays à l’obtention non seulement d’informations compromettantes sur Joe Biden, son rival à la présidentielle, mais aussi sur un supposé complot ukrainien qui l’aurait visé lui durant l’élection présidentielle de 2016.

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Mes prophéties US : le point

I. Ce seront les Républicains qui auront la peau de Donald Trump

Mme Fiona Hill, ex-conseillère de M. Trump sur les affaires russes, a révélé lors de sa déposition avant-hier devant la Commission du Congrès sur les questions de renseignement, que l’archi-conservateur John Bolton, lui aussi ex-conseiller de Trump (avril 2018 – septembre 2019), lui avait demandé de contacter le conseiller juridique du National Security Council pour lui dire « Je n’ai rien à voir avec le trafic de dealers que Rudy et Mulvaney concoctent ».

« Rudy » est Rudolph Giuliani, ancien maire de New York et avocat de Trump, à qui Trump avait confié une mission en Ukraine parallèle à celle officielle du corps diplomatique, visant essentiellement à obtenir des informations compromettantes sur Joe Biden, Vice-président d’Obama et candidat à la primaire présidentielle Démocrate, et son fils Hunter Biden, « homme d’affaires » en Ukraine, et à étayer l’hypothèse (jusqu’ici sans fondement) que c’est l’Ukraine et non la Russie qui avait interféré avec la présidentielle de 2016.

Bolton aurait également confié à Hill que « Giuliani est une grenade à main qui fera sauter tout le monde ».

Mick Mulvaney est Chef de cabinet de Trump à la Maison-Blanche. Il a remplacé le général John Kelly en janvier 2019.

II. « Elizabeth Warren, Présidente ! »

Lors du débat télévisé hier entre l’ensemble des candidats à la primaire Démocrate, c’est Mme Warren qui a pris tous les coups, confirmant que ce n’est plus M. Joe Biden, plombé par les « affaires » ukrainiennes de son fils Hunter, qui est considéré comme le vainqueur probable, mais elle.

J’ai parlé de Mme Warren ici pour la première fois il y a dix ans, le 15 août 2009. J’écrivais alors :

… cela me fait très plaisir de découvrir que quelqu’un ayant l’autorité de parler avec un grand drapeau derrière elle, Mme Elizabeth Warren, la présidente du TARP Congressional Oversight Panel, dit exactement la même chose que moi.

Mme Warren n’était pas une étrangère pour moi : le livre qu’elle avait co-écrit avec Teresa Sullivan et Jay Lawrence Westbrook, The Fragile Middle Class. Americans in Debt (Yale University Press 2000) était l’une de mes sources pour La crise du capitalisme américain (décembre 2006) où j’annonçais la crise des subprimes.

Mon premier billet intitulé « Elizabeth Warren For President » date du 12 novembre 2013 (il y en aurait d’autres). J’y écrivais entre autres :

Si Elizabeth Warren devait naviguer avec succès entre les balles et devenir en 2016 présidente, elle rejoindrait dans l’histoire son éminente prédécesseur : Eleanor Roosevelt (1884 – 1962), symbole des États-Unis à visage humain tels que nous les aimons beaucoup (les autres, honnêtement, nous les exécrons !).
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La Maison-Blanche se rebiffe, le 9 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La Maison-Blanche se rebiffe, le 9 octobre 2019

Bonjour, nous sommes le mercredi 9 octobre 2019. Il faut que j’aille très vite : je suis dans une chambre d’hôtel. Ça va prendre des heures à télécharger mais il faut que je vous parle quand même de ce qui s’est passé pour nous dans la soirée, c’est-à-dire une lettre de la Maison-Blanche disant qu’elle refusait dorénavant de coopérer d’aucune manière avec la procédure d’impeachment qui est lancée donc par le Congrès. 

Tout ça est relativement logique. Il y a quelques journaux qui parlent de « crise constitutionnelle ». Non, l’impeachment, c’est effectivement quelque chose que le Congrès, c’est-à-dire le législatif, peut lancer contre l’exécutif. C’est un contre-pouvoir. Des choses du même ordre se sont passées durant le Watergate. Donc, une lettre de 8 pages disant que la « pseudo-procédure d’impeachment » est simplement une manière de remettre en question la légitimité de l’élection de M. Trump. Donc, voilà l’argument authentiquement populiste que l’élection présidentielle a décidé d’un président, que « le peuple a choisi » et les représentants… du peuple seraient, eux, illégitimes. C’est un argument classique. C’est ce que l’on trouve aussi en ce moment en Angleterre, au Royaume-Uni, avec M. Johnson. 

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La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de La démocratie en petite forme, le 5 octobre 2019

Bonjour, on est le samedi 5 octobre 2019 et ma vidéo s’intitulera « La démocratie en petite forme ».

Je vais parler essentiellement de 3 pays. Je vais parler de la France. Je vais parler de la Grande-Bretagne et je vais parler des États-Unis. Ça ne veut pas dire qu’il ne faudrait pas parler des autres. Je pourrais parler de la Belgique où on a encore essayé de constituer des gouvernements, en tous cas un gouvernement fédéral. Les autres, on a trouvé la solution. Je veux dire les régionaux.

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Le Grand retournement : quelques chiffres

La réaction du public n’avait pas été immédiate à la révélation par un lanceur d’alerte du chantage exercé par Trump sur l’Ukraine, l’aide militaire US étant subordonnée par lui à l’obtention de données compromettantes sur son rival Démocrate à la présidentielle de 2020, Joe Biden et sur Hunter Biden son fils. Mon sentiment – que je vous avais communiqué – est qu’il était encore possible d’émettre des doutes sur la véracité des informations, même si Trump s’était empressé de faire circuler une retranscription de sa conversation avec le président ukrainien, convaincu que tout s’était passé « le mieux du monde ». Mon sentiment est aussi que tout doute avait été dissipé quand Trump – en remettant une couche comme à son habitude – avait déclaré, dans une vidéo rapidement devenue virale, qu’il demandait également à la Chine de découvrir des informations compromettantes sur Biden.

Pas plus que la carte n’est le pays, un sondage comme celui-ci ne montre que l’opinion de 1.007 adultes « représentatifs ». Il révèle en tout cas des tendances puisqu’il peut être comparé aux sondages précédents du même institut.

Donc 58% des Américains approuvent désormais la procédure d’impeachment, contre 38% qui la désapprouvent. 49% sur ces 58% approuvent l’éventualité d’une destitution effective de Trump.

L’évolution entre juillet – quand une majorité s’opposait à l’impeachment – et aujourd’hui est due à un glissement de 20% à 25% parmi l’ensemble des électeurs, y compris ceux se disant Républicains et ceux s’affirmant indépendants : 3 Républicains sur 10 sont maintenant en faveur de l’impeachment, alors qu’ils n’étaient qu’1 sur 10 en juillet. Les indépendants, avec 57% en faveur de l’impeachment sont dans la moyenne nationale, un gain de 21% pour eux par rapport à juillet.

Sur la question de savoir si Trump respecte les principes éthiques qui conviennent à l’exercice du pouvoir, 60% des Américains disent Non (contre 35% affirmant Oui). La même question posée à propos de son rival Démocrate Joe Biden révèle que 38% considèrent que Biden ne respecterait pas les principes éthiques qui conviennent à l’exercice du pouvoir (contre 47% qui considèrent que Oui). Soit une marge de 22% en faveur de Biden sur cette question d’une incapacité éventuelle à respecter les principes éthiques en matière de gouvernement,

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L’homme qui n’avait jamais tort, le 3 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de L’homme qui n’avait jamais tort, le 3 octobre 2019.

Bonjour, nous sommes le jeudi 3 octobre 2019.

J’ai commencé à parler de Donald Trump sur mon blog au tout début de la campagne des primaires du parti Républicain, qui conduiraient aux élections qui ont vu la nomination de M. Trump et ce qui attirait l’attention, à ce moment-là, c’est qu’un outsider, quelqu’un qui n’avait absolument pas sa place dans la course, se présentait et commençait à caracoler en tête de manière tout à fait remarquable. C’est M. Michael Moore qui, hier ou avant-hier, dans une interview, a mis le doigt sur ce qui se passa à ce moment-là, à partir de la connaissance qu’il a de la région de Flint (Michigan), qui est son pays natal, qui est le grand pays de l’industrie automobile à l’époque où ça se passait aux États-Unis et qui a dit qu’il apparaissait comme un sauveur. Voilà quelqu’un qui parlait à ces ouvriers sans emploi, à toute une région dévastée du Michigan où jamais il n’y a eu de réindustrialisation ou même de retour de services en quantités suffisantes. Et il apparaissait comme un sauveur. Voilà quelqu’un qui allait donner un coup de pied dans la fourmilière. Voilà quelqu’un qui allait changer les choses et c’est ça que ces personnes voulaient entendre.

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Bernie Sanders interrompt sa campagne sine die

En raison d’un incident cardiaque, Bernie Sanders (78 ans) a dû subir d’urgence une intervention durant laquelle il lui a été placé deux extenseurs vasculaires (stent). Le comité de sa campagne à la primaire présidentielle de l’année prochaine a annoncé qu’elle était suspendue sine die.

Bien que différentes commissions d’enquête aient exonéré Joe Biden, lui aussi candidat, et son fils Hunter Biden, de leurs actions en Ukraine, il est évident que l’ancien Vice-Président n’en sortira pas indemne dans l’opinion. Ce qui signifie que Si Sanders devait se retirer, sa concurrente, Elizabeth Warren, dont la plate-forme est très proche de celle de Sanders, en bénéficierait certainement. De même qu’elle bénéficie déjà des réticences de l’opinion devant l’affairisme du fiston Biden.

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Paul Jorion vend la mèche, le 25 septembre 2019 – Retranscription

Retranscription de Paul Jorion vend la mèche, le 25 septembre 2019

Bonjour,  nous sommes le mercredi 25 septembre 2019 et, aujourd’hui, ma vidéo s’appellera « Paul Jorion vend la mèche ». Voilà.

Pourquoi est-ce que je vends la mèche ? C’est parce que j’ai la grippe et je vous avais écrit hier matin que je ne devais pas faire de vidéo parce que, quand on a la grippe, on peut facilement avoir l’air déprimé ou être déprimé mais, au lendemain d’un jour où M. Johnson, Boris Johnson, Premier Ministre du Royaume-Uni, a été déclaré coupable d’abus de pouvoir et où M. Donald Trump, Président des États-Unis, a vu une procédure d’impeachment, c’est-à-dire de destitution, lancée contre lui, et sachant l’intérêt que je porte à ces diverses choses, je ne peux pas ne pas vous faire une vidéo où je mettrais tout ça ensemble, bien que j’aie fait des billets ces jours derniers, entre deux siestes, pour vous parler de l’actualité.

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25/9/19 : Impeachment live

En diffusant il y a quelques minutes une retranscription de la conversation entre Trump et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, la Maison-Blanche tente probablement d’allumer un contre-feu. Malheureusement pour Trump, le texte confirme ce que la rumeur colportait depuis plusieurs jours, à savoir qu’il essayait d’enrôler le président ukrainien dans sa campagne présidentielle de 2020 en lui réclamant des informations compromettantes sur la famille Biden, père et fils.

Info très gênante dans la retranscription pour William Barr, le ministre de la Justice, déjà sur la sellette pour avoir jusqu’ici refusé de transmettre au Congrès le rapport du lanceur d’alertes – ce que la loi l’oblige à faire, Trump dit explicitement au président ukrainien de se mettre en rapport avec Barr. Pas très rassuré pour son patron, le ministère a immédiatement fait savoir, aussitôt la retranscription diffusée, que le ministre n’était pas au courant.

Les langues se délient depuis le lancement de la procédure de destitution de Trump par Nancy Pelosi hier soir. On a appris en particulier que le Président était parvenu ces mois récents à circonvenir entièrement le State Department, le ministère des Affaires étrangères, pour ce qui touche à l’Ukraine, ne passant plus pour ses relations avec ce pays que par son avocat Rudy Giuliani, au point que les fonctionnaires du ministère consultaient la presse pour découvrir quelle était la politique étrangère des États-Unis envers l’Ukraine.

Les esprits chagrins affirmaient hier que la procédure de destitution n’avait aucune chance d’aboutir en raison de la majorité Républicaine au Sénat. Mais dans la soirée d’hier encore, le Sénat, dans un vote unanime, Républicains et Démocrates confondus, a réclamé la communication du rapport du lanceur d’alertes. La procédure de destitution de Richard Nixon n’avait pu aboutir qu’en raison de tels revirements. Nixon choisit de démissionner lorsque l’aboutissement probable de l’impeachment ne faisait plus aucun doute.

20h15Un article à l’instant dans le New York Times, par

L’article suggère que Pelosi prend ses décisions en fonction de ce qu’elle apprend en provenance des professionnels du renseignement plutôt que de ce que vous et moi pouvons savoir de ce qui se passe sur la scène politique. Le fait qu’elle ait avancé hier soir sa reine au beau milieu de l’échiquier s’expliquerait donc par certaines informations auxquelles elle a eu accès, et que vous et moi, simples mortels, en sommes réduits à supputer…  

21h20 :  Les politiciens Républicains s’arrachent les cheveux ce soir : pourquoi Trump a-t-il voulu publier dans la précipitation la retranscription de sa conversation du 25 juillet avec le président ukrainien, alors qu’elle est à ce point accablante pour lui ? Parler de comportement suicidaire, d’auto-punition, ou quoi que ce soit d’autre du même genre, serait à mon avis surestimer ses capacités intellectuelles. Ses motivations sont celles que j’ai mentionnées tout au long : 1° pressurer l’adversaire en fonction du rapport de force est ce que fait l’homme d’affaire avisé – qu’il soit le dirigeant d’une puissance étrangère n’a aucune importance : le principe est d’application générale, 2° « Ce n’est pas moi qui ai commencé ! » : c’est Joe Biden qui le premier s’est mêlé de politique ukrainienne, moi je ne fais que me défendre ! La victime c’est moi. c.q.f.d. : il se croit dans son bon droit et n’a du coup rien à cacher. 

Comme je vous l’expliquais le mois dernier dans mon billet Trump, champion de l’« auto-destitution », Pelosi était convaincue qu’il provoquerait sa propre chute. La confirmation ne tardera pas.

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Paul Jorion vend la mèche

Ouvert aux commentaires.

Populisme, cynisme : promettre l’impossible à des blasés

P.S. Je dis que le montant de l’aide militaire à l’Ukraine bloqué par Trump était de 250 millions de dollars, c’est en réalité 391 millions.

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Trump et la légitime défense

Trump a donc été pris la main dans le sac par les services secrets qui l’avaient mis sur écoute (il faut bien que quelqu’un s’occupe de la sécurité de la nation 😉 ), proposant à 8 reprises sur une seule conversation téléphonique au nouveau président ukrainien de débloquer des fonds d’aide militaire pour son pays, à condition qu’il offre en échange des informations compromettantes sur Joe Biden, candidat à la présidence US du côté Démocrate, et son fils Hunter Biden, récoltant les jetons de présence en Ukraine (un autre génie à l’intégrité manifestement irréprochable ).

Trump est-il sur la défensive ? Vous le connaissez mal : il est à l’attaque sur le mode « légitime défense » : « Je ne fais que me défendre : ils m’ont fait bien pire à moi ! »

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Pas bon pour Trump, mauvais pour Biden

À chaque minute qui passait hier, on en apprenait davantage sur le coup de téléphone qui avait conduit un lanceur d’alerte de haut rang à révéler l’existence d’une conversation du Président Trump avec « un dirigeant étranger » appelant « une réponse urgente ». De « haut rang » parce qu’il devait faire partie des destinataires des retranscriptions des écoutes du Président Trump.

On a rapidement su – grâce à une offensive défensive sur CNN de Rudy Giuliani, ancien maire de New York devenu avocat de Trump – de quoi il s’agissait vraiment : d’une conversation le 25 juillet entre Trump et Volodymyr Zelensky, président nouvellement élu de l’Ukraine, au cours de laquelle Trump lui aurait demandé à 8 reprises d’enquêter sur de supposées malversations qu’aurait commises en Ukraine Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat à la présidentielle 2020 du côté Démocrate, et sur les pressions que le père aurait exercées, à l’époque où il était Vice-Président d’Obama, pour que soit limogé un procureur qui risquait d’inculper son fils.

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Trois choses qu’on ne sait pas : ce que Trump a promis en secret à Poutine, si Boris Johnson a menti à la reine et ce qui se passe vraiment sur les Money markets américains

Une première pour moi : un billet dont le titre est plus long que le billet lui-même.

Je vous en parle dès que j’y comprends quelque chose (Trump/Poutine ; money markets) ou qu’on connaît la réponse (verdict de la Cour suprême UK la semaine prochaine).

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20 septembre 12h38 – J’avance : ce n’est peut-être pas Poutine ; les secousses sur les money markets ont peut-être à voir avec des appels de marge sur d’autres marchés.

20 septembre 14h07 – Rappel : Le premier tome de mon ouvrage La chute de la météorite Trump (à paraître le mois prochain), s’intitule « Un objet populiste mal identifié (septembre 2015 – avril 2018) » ; en septembre 2018, lorsque j’ai clos le second tome , je l’avais intitulé « Haute trahison (mai 2018 – septembre 2018) ».

20 septembre 15h54 – D’après ce que l’on apprend ce matin, dans une conversation téléphonique avec le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, Trump aurait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à l’obtention d’informations compromettantes sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat Démocrate aux présidentielles de 2020 – et ex-Vice-Président américain. Dans un entretien sur CNN tôt ce matin, Rudy Giuliani, avocat du Président, avait dit dans ce qui apparaît maintenant comme une défense anticipée, que si Trump avait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à une enquête sur Clinton et Biden, « ç’aurait été parfaitement approprié ». Il apparaît rétrospectivement que Trump préparait lui aussi l’opinion à la révélation, puisqu’il écrivait dans un tweet jeudi matin : « J’ai maintenant compris que pratiquement chaque fois que je suis au téléphone avec un dirigeant étranger, il y a beaucoup de gens qui écoutent appartenant à diverses agences U.S., sans compter celles de l’autre pays. Sachant tout ça, quelqu’un serait-il assez stupide pour croire que je dirais quelque chose d’inapproprié à un chef d’état alors que je serais sur un appel aussi potentiellement ‘densément peuplé’ ? » On saura sans aucun doute bientôt si Trump était au courant de ce ‘densément peuplé’ avant le 25 juillet ou simplement après.

(… à suivre).

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