Archives par mot-clé : le sens de la vie

Quinzaines, Ishiguro : Le sens de la vie ne vient pas tout cuit tout rôti, le 31 décembre 2019

Le film à partir du roman

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Ishiguro : Le sens de la vie ne vient pas tout cuit tout rôti

Contrairement à Woody Allen décrétant que « la vie n’a aucun sens », Ishiguro répète inlassablement que le sens de notre vie, c’est à chacun de nous de la lui donner : une vie s’y prête, car elle nous parvient tout équipée pour le meilleur des usages.

Quel exploit que récolter en 2017 un prix Nobel de littérature en ayant écrit plusieurs romans maladroitement d’intention délibérée, afin de mettre en scène des innocents racontant leur propre histoire, des personnages à qui a échappé entièrement ce qu’il aurait fallu faire d’une vie. Dans The Remains of the Day, c’est Stevens, le head butler, s’identifiant jusqu’au bout des ongles avec le rôle qui est le sien à l’un des bas échelons d’un système à castes de Maîtres et de domestiques, et qui s’y étiole. Dans Never Let Me Go, ce sont les adolescents Kathy H., Ruth et Tommy, ayant préféré ne pas se rebeller contre un système où ils ne sont que les doubles jetables de citoyens à part entière, grandissant dans l’acceptation de la cruelle et inhumaine prédation dont ils seront les victimes, du premier don d’organe jusqu’au dernier, quand le corps à bout de force « complète » habituellement. Kathy H. aide-soignante, rapporte : « Mes donneurs ont toujours eu tendance à répondre bien mieux qu’espéré. Leur temps de récupération était impressionnant, et il n’y en a pratiquement pas eu qui aient été classés ‘agité’, même avant le quatrième don ».

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« Qui étions-nous ? » – Nos efforts méritoires pour trouver du sens dans le monde qui nous entoure

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Nous nous trouvons jetés à la naissance au sein du chaos de la comédie humaine, dont nous découvrons sans tarder qu’elle s’apparente plutôt à une très mauvaise farce. Nos efforts ensuite pour lui trouver du sens alors qu’elle se révèle, au fil des années, n’avoir en réalité ni queue ni tête, sont à proprement parler héroïques.

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VIVRE OU SE CONTENTER D’EXISTER, par AncestraL

Billet invité.

« On devrait vivre sa vie à l’envers…
On commence par mourir, ça élimine ce traumatisme qui nous suit toute la vie.
Après on se réveille dans une maison de retraite, en allant mieux de jour en jour.
Alors, on est mis dehors sous prétexte de bonne santé et on commence par toucher sa retraite.
Ensuite pour son premier jour de travail, on nous fait cadeau d’une montre en or et d’un beau salaire.
On travaille quarante ans jusqu’à ce que l’on soit suffisamment jeune pour profiter de la fin de sa vie active.
On va de fête en fête, on boit, on vit plein d’histoires d’amour ! Aucun problème grave.
On se prépare à faire des études universitaires.
Puis c’est le collège, on s’éclate avec ses copains, sans aucune obligation, jusqu’à devenir bébé.
Les neuf derniers mois on les passe tranquille à se baigner, avec chauffage central, « room service », etc.
Et au final, on quitte ce monde dans un orgasme ! »

Woody Allen

Auparavant, j’étais pris d’une certaine frénésie. J’avais peur de la mort. J’avais saisi qu’à tout moment, sans crier gare, je pouvais passer l’arme à gauche et cela de n’importe laquelle des manières, de la plus idiote à la plus horrible – l’impermanence m’imprégnait déjà sans que j’en aie conscience. Je vivais donc dans l’urgence : je devais à tout prix réaliser chacun de mes rêves, et vite, et m’exprimer le plus possible, et vite. Je n’avais pas demandé à naître et désormais, il fallait que je fasse de cela quelque chose. J’étais coincé. Merci les parents.

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À PROPOS DU SENS DE LA VIE, par Jean-Luce Morlie

Billet invité, suite à la vidéo du temps qu’il fait le 9 août

L’expérience mentale de la vie éternelle n’est-elle pas un anti-paradoxe ? Assurément, nul ne fera « le con » pour l’éternité, car il en assumerait seul les conséquences… et pour l’éternité.

En fonction de Principes des systèmes intelligents, le sens n’est-il pas un ensemble de liens ? Aussi, le sens de soi-même pour l’éternité ne devrait être qu’un lien entre son propre réseau sémantique global et un autre réseau sémantique global : le solipsisme éternel n’a pas de sens (1) .

Pour qu’il y ait « sens de la vie », il est donc nécessaire de mettre en place les générations futures, car ce n’est que par elles que nous pouvons savoir aujourd’hui que notre vie aura un sens demain.

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