À PROPOS DU SENS DE LA VIE, par Jean-Luce Morlie

Billet invité, suite à la vidéo du temps qu’il fait le 9 août

L’expérience mentale de la vie éternelle n’est-elle pas un anti-paradoxe ? Assurément, nul ne fera « le con » pour l’éternité, car il en assumerait seul les conséquences… et pour l’éternité.

En fonction de Principes des systèmes intelligents, le sens n’est-il pas un ensemble de liens ? Aussi, le sens de soi-même pour l’éternité ne devrait être qu’un lien entre son propre réseau sémantique global et un autre réseau sémantique global : le solipsisme éternel n’a pas de sens (1) .

Pour qu’il y ait “sens de la vie”, il est donc nécessaire de mettre en place les générations futures, car ce n’est que par elles que nous pouvons savoir aujourd’hui que notre vie aura un sens demain.

Établir ce lien demande de transmettre. La dichotomie entre politiques et intellectuels ne repose-t-elle pas, en définitive, sur une vision platonicienne de la transmission, car en fait, il n’y a de transmission que de la matérialité des dispositifs concrets. Transmettre des idées, c’est transmettre les conditions de la réception des idées ; la nuit du 4 août semble avoir fini en pâté de lapin.

Virginia Woolf (2) ne supportait pas Ulysse, il y a un « Bloomsday », mais pas de « Bloomsbury day »… Que transmet « le partageux », quel lien concret ?

Vive les coopératives municipales libertaires, car bientôt, les nomenclatures usuelles de proximité (très “classe moyennes”, mais groupe minoritaire) auront consolidé leurs places dans l’économie sociale solidaire ! La police, nous savons… mais que font les intellectuels ?

=================================================================
(1) C’est, il me semble valable dans la « récursion » de soi , au temps t1…tx ; de même pour les groupes de groupes : il faut en définitive une altérité.

(2) “I finished Ulysses, & think it is a mis-fire. Genius it has I think; but of the inferior water.” V. Woolf (pour une appréciation équilibrée de V. Woolf, relativement à Ulysse, voir ici : Woolf’s Reading of Joyce’s Ulysses, 1922-1941)

Partager :