« Qui étions-nous ? » – Nos efforts méritoires pour trouver du sens dans le monde qui nous entoure

Ouvert aux commentaires.

Nous nous trouvons jetés à la naissance au sein du chaos de la comédie humaine, dont nous découvrons sans tarder qu’elle s’apparente plutôt à une très mauvaise farce. Nos efforts ensuite pour lui trouver du sens alors qu’elle se révèle, au fil des années, n’avoir en réalité ni queue ni tête, sont à proprement parler héroïques.

Lacan dit que « le Moi est paranoïaque », et c’est vrai : notre tendance naturelle est de découvrir dans le monde du sens bien au-delà de celui qui s’avère être effectivement là.

À l’aboutissement d’une quête qui ne peut être que personnelle, et sans garantie d’avoir découvert le Graal en cours de route, nous entrevoyons qu’il ne s’agissait pas tant de comprendre ou d’interpréter un sens qui aurait déjà été là inscrit comme un donné, et dont divers systèmes mythologiques se proposent de nous offrir la signification clé en main, que de faire advenir un sens absent jusque-là, autrement dit de « transformer le monde », comme le dit Marx, soit dans le réel lui-même, soit sur le plan conceptuel propre à l’homme (le logos), soit, et mieux encore, sur ces deux scènes à la fois.

Alors que nos espoirs de trouver du sens sont amèrement déçus, deux options culturelles nous sont offertes devant le désordre que nous observons à la place : soit attribuer systématiquement l’origine de celui-ci à autrui, comme le propose par exemple le vaudou dahoméen, soit voir la source de tout désordre en nous-même, en tant que conséquence à la fois d’un péché originel, commis par certains des nôtres avant notre venue sur terre, et des péchés que nous commettons à l’occasion d’actes que nous posons à titre individuel au cours de notre existence, comme le proposent les religions de la culpabilité personnelle, dont le christianisme.

Les religions nous offrent un cadre de signification, mais si leurs incohérences font éclore notre scepticisme, nous partons à la recherche du sens. Nous essayons d’introduire ce sens là où il fait le plus défaut : soit par esprit prométhéen, en révolte contre les dieux indifférents ou inefficaces, soit par esprit messianique à l’intérieur d’une religion gardant en réserve l’option de la venue d’un messie héraut d’une apocalypse (c’est-à-dire, d’une Révélation) annonçant la réalisation imminente du royaume de Dieu sur terre, ou des « lendemains qui chantent ». Mais c’est alors au risque pour celui qui se proclame le messie tant attendu que la prophétie tarde à se réaliser et qu’il se retrouve dans les poubelles de l’histoire où finit tout messie manqué, et condamné comme hérétique pour sa peine. Circonstances atténuantes, les messies auto-proclamés apparaissent nécessairement comme des adversaires de l’appareil de la religion en place, qui tend comme toute institution à se perpétuer avant tout, et s’accommode finalement fort bien du statu quo où elle a pris ses aises.

Seul élément de sens évident dans l’écoulement du temps au sein de l’espace que Hegel appelle simplement « le devenir », c’est que, du fait de notre génie technologique, la mécanisation suit inexorablement son cours, et que nos tentatives de conceptualisation du devenir de l’homme doivent l’être dans l’enceinte du théâtre que définit ce processus indubitablement cumulatif quant à lui.

Le contraste aveuglant entre l’homme restant désespérément tel qu’en lui-même tandis que sa créature mécanique prend son envol, génère chez nous des propos désabusés du genre « le progrès moral n’a pas lieu hélas au même rythme que le progrès technologique ».

18Shares

88 réflexions sur « « Qui étions-nous ? » – Nos efforts méritoires pour trouver du sens dans le monde qui nous entoure »

  1. Il y a toujours eu une distorsion asymétrique entre le progrès technologique d’une part, et les mentalités d’autre part. Ce qui a causé aussi des conflits et catastrophes, et ce n’est pas fini.
    Alors que les gens préfèrent la continuité et la tranquilité; le personnel politique en profite.

    1. C’est quand qu’il arrive à faire advenir un temps où les souffrances des autres sont moindres.
      Simulation ou non ! Ainsi que Dieu, ceci distrait certains mais Ce n’est pas le problème …

  2. « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. »

    Peut-être sommes-nous simplement des Thomas l’Incrédule.
    Tant que nous n’avons pas touché du doigt le progrès technologique, difficile d’y croire et par là même peu enclin à entamer une réflexion d’ordre éthique.

    C’est après avoir expérimenté les armes à feu que les japonais en ont interdis l’usage pendant deux siècles:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Armes_%C3%A0_feu_au_Japon

    Idem pour les gaz de combat:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Gen%C3%A8ve

  3. Bonjour,
    Ah vaste question que le sens de la vie! J’ai l’habitude de dire que la vie est une belle plaisanterie! Il n’y a rien de sérieux dans tout çà en tout cas pour nos vies prisent individuellement. Si demain je meurs, le monde va continuer de tourner. Cela fait mal mais c’est comme çà et c’est vrai pour chacun de nous que l’on soit puissant ou misérable. Pire, si la planète est ravagé par une météorite, le système solaire va continuer son chemin dans la voie lactée….L’humanité aura disparu mais les trous noirs, les étoiles et les éventuelles civilisations extraterrestres seront toujours là….On est insignifiant, il faut le comprendre une bonne fois pour toute! Pour autant, cela ne veut pas dire que l’on doit se moquer de tout et de ne pas prendre part à cet univers.
    Je pense qu’il nous manque des éléments de réflexion. On n’est qu’au début de notre quête de description de l’univers. Scientifiquement parlant, la vie doit avoir un sens mais on ne sais pas trop comment tout çà se met en place. On sait expliquer le fonctionnement des cellules, l’ADN, la photosynthèse , les protéines, la sélection darwinienne,etc,etc…mais on ne sait toujours pas comment cela se met en place et on revient toujours à la même question, pourquoi la vie et donc son sens???On ne comprend pas l’utilité de la vie dans l’univers. La gravité, les forces nucléaires, les atomes sont essentiels dans la constitution de l’univers mais l’apparition de forme vivante organisé: non!!!Aujourd’hui, sur la base de nos connaissances scientifiques la vie est un non sens dans l’univers, on ne sait pas pourquoi elle est là et quel est son rôle….Certains y mettront Dieu d’autres y mettront le hasard (ce qui m’a toujours refroidi avec l’athéisme…le hasard à bon dos….). Pour ma part , je suis agnostique. J’ai la conviction que la vie a un sens mais que c’est tellement éloigné de nos conceptions mentales que l’on ne peut pas la comprendre!
    Ceci dit, j’ai m’a petite théorie sur la vie et je vais vous la soumettre du moins je vais essayer 😉
    Au début l’univers se met en place sur la base de lois physiques: particules, atomes, molécules, galaxies, étoiles, planètes, etc, etc….Jusque là rien de neuf! Ensuite, la vie apparaît! Alors pourquoi????Comment????Vide complet, je sais pas! Et ceux qui vont me parler, de soupe primitive, etc, etc…J’ai juste envie de leur dire mais vous avez conscience de la complexité d’une bactérie!!!!Une bactérie qui sort du hasard bon courage! C’est là que le sens de la vie: je sèche! Donc, je passe cette étape!
    La vie se met en place et là après plusieurs millions d’années arrive un organisme vivant qui a conscience de vivre dans l’univers! Alléluia!!!! 😉 Le truc qui est génial avec çà c’est que la vie engendre un organisme qui va lui même utiliser les outils qui lui ont données naissances (lois physiques) pour devenir lui même un acteur dans la création. Au fond, et si nous n’étions qu’une étape dans la création de l’univers???
    Mais j’ai toujours pas le pourquoi de la vie!!!!!!!!;-)

    1. Si on prend pour axiome quíl n’y a pas d’effet sans cause ( rien n’est sans raison ) il me semble qu’on ne peut pas répondre à la question « pourquoi y a t’il quelque chose plutôt que rien? »

      Autrement dit la science, dont l’impressionnant édifice nous sert plus ou moins de religion, est un édifice qui ne repose sur rien dont nous ayons connaissance et finalement n’explique rien…

  4. Cette lettre d’adieu, rédigée par Gabriel Péri, à la veille de son exécution, ce sont ses derniers mots, et ces mots sont le sel du Graal, qu’enfermé comme nous le sommes dans un monde dominé par l’ultra individualisme petit-bourgeois, on ne pourra jamais espérer approcher.

    Pour l’auteur de ce fil, d’un intérêt douteux, notre « …quête (…) ne peut être que personnelle, et sans garantie d’avoir découvert le Graal … »

    La quête du Graal aura été une aventure collective. Aussi mythique et infantilisante qu’aura été l’obsession des chevaliers de la table ronde, cette légende a pourtant une immense valeur éducative selon laquelle l’homme seul n’est rien, seul compte le collectif.

    Les derniers mots de Péri, de ce stalinien, communiquant avec un autre stalinien, comporte la phrase suivante :

    « Je crois toujours, cette nuit, que mon cher Paul Vaillant-Couturier avait raison de dire que le communisme est la jeunesse du monde et qu’il prépare des lendemains qui chantent »

    Cette seule phrase, sa beauté intrinsèque, sa vérité prophétique pour celui qui ne se perd pas dans les méandres du cours de l’histoire, cette phrase a elle seule excuse les crimes du stalinisme.

    Ces hommes étaient engagés jusqu’à la mort pour la cause du socialisme et des lendemains qui chantent pour les opprimés et les exploités. Et malgré leur fidélité à une stratégie et une tactique erronée (le stalinisme), gloire éternelle à leur engagement mille fois plus respectable et utile, au regard du non- engagement politique de l’époque.

    L’esprit de la gauche contemporaine et de ses intellectuelles, froids et nihilistes, doit admettre son infériorité morale vis à vis de ces hommes, Gabriel Péri et Paul Vaillant Couturier, qui eux savaient le sens profond et les conséquences individuelles pour celui qui voulait derrière Karl Marx: « transformer le monde » !

    Aujourd’hui, à gauche, plus personne ne veut transformer le monde. Conséquence de cette politique, non pas progressiste mais conservatrice, la réaction elle le transforme notre monde et elle va nous tirer loin en arrière.

    Que dire de ce blog, qui depuis un mois dans le choix des sujets abordés, est la quintessence de notre époque et de ces individualités en dessous de leur responsabilité historique, qui tantôt veulent participer au redressement du socialisme en Belgique, tantôt se rêvent acteur dans des sitcom ?

    Certes le Capital a le pouvoir, comme jamais il ne l’a eu depuis cent ans, et le coup mortel que lui porta la révolution d’octobre. Mais est ce une raison pour abdiquer et cesser de vouloir transformer notre indignation en énergie révolutionnaire ?

    Ce que j’attend du blog de Paul Jorion c’est que nous abordions les questions politiques urgentes, celles qui fâchent, et qu’à notre petit niveau, nous éclairions nos lecteur de notre lumière.

    Mélenchon , ses députés de la France insoumise, refuse à juste titre demain d’aller entendre à Versailles un dictateur.
    Par contre le surlendemain il ira entendre le discours de politique générale de son intendant, le premier ministre, à l’assemblée nationale.
    Au lieu de s’adresser aux travailleurs à la Bastille (au lieu de la révolution française et plus tard des luttes ouvrières), il annonce un rassemblement sur la place de la République, pourquoi ce choix, pourquoi ce symbole ?

    Ne devons-nous pas sur ce blog relayer tous les vrais militants de gauche qui en on marrent des Martinez, Mailly, Mélenchon, Hamon, Besancenot, Athaud etc . qui continuent, chacun à leur place, de faciliter le boulot de Macron ?

    Autant fait celui qui tient le pied que celui qui écorche. Il faut dénoncer impitoyablement et infatigablement ces fausses autorités, qui n’arrivent pas au pied des Gabriel Péri et des Paul Vaillant Couturier.

    « … Le contraste aveuglant entre l’homme restant désespérément tel qu’en lui-même tandis que sa créature mécanique prend son envol, génère chez nous des propos désabusés du genre « le progrès moral n’a pas lieu hélas au même rythme que le progrès technologique …».

    Vous voulez faire votre retard. Mécaniquement dites la vérité et dénoncez les lieutenants bourgeois dans la classe ouvrière, restant désespérément tel qu’en eux mêmes, avant ou après les élections, c’est à dire de faux amis des opprimés et des exploités.

    Le communisme est la jeunesse du monde et il prépare des lendemains qui chantent, a partir du moment où nous allons enfin nous décider -implicitement- à ne pas tout faire, pour que personne à gauche, ne s’essaye à transformer le monde, sous le prétexte qu’évidemment une révolution, une circonvolution c’est finalement revenir au même point !

    Vive la jeunesse !
    Vive le communisme !
    Vive le prolétariat, qui de classe en soi, en classe pour soi, va vite comprendre à présent que son Graal ne peut être que le socialisme.

    1. Si vous pensiez vraiment que je me « rêve acteur dans des sitcom », je ne pense pas que vous liriez aussi assidument mon blog, mais va pour la rhétorique, votre logique confirme malheureusement ma mauvaise opinion du stalinisme : que pour lui, la fin veut les moyens. Deux de mes références essentielles en sont mortes : Chayanov et Kondratieff, après persécution, prison interminable, privations, exécution sommaire. Et ils ne sont qu’un échantillon de ce qui a été pratiqué à grande échelle par le « petit père des peuples ». Ceci n’enlève rien bien entendu à mon profond respect pour les militants communistes victimes de la barbarie nazie.

      1. Leur morale et la nôtre

        Léon Trotsky

        Interdépendance dialectique de la fin et des moyens

        Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a aussi besoin de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’accroissement du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme.

        Serait-ce que pour atteindre cette fin tout est permis ? nous demandera sarcastiquement le philistin, révélant qu’il n’a rien compris. Est permis, répondrons-nous, tout ce qui mène réellement à la libération des hommes. Cette fin ne pouvant être atteinte que par les voies révolutionnaires, la morale émancipatrice du prolétariat a nécessairement un caractère révolutionnaire. De même qu’aux dogmes de la religion, elle s’oppose irréductiblement aux fétiches, quels qu’ils soient, de l’idéalisme, ces gendarmes philosophiques de la classe dominante. Elle déduit les règles de la conduite des lois du développement social, c’est-à-dire avant tout de la lutte des classes, qui est la loi des lois.

        Le moraliste insiste encore:
        Serait-ce que dans la lutte des classes contre le capitalisme tous les moyens sont permis ? Le mensonge, le faux, la trahison, l’assassinat « et cætera » ?

        Nous lui répondons : ne sont admissibles et obligatoires que les moyens qui accroissent la cohésion du prolétariat, lui insufflent dans l’âme une haine inextinguible de l’oppression, lui apprennent à mépriser la morale officielle et ses suiveurs démocrates, le pénètrent de la conscience de sa propre mission historique, augmentent son courage et son abnégation. Il découle de là précisément que tous les moyens ne sont point permis. Quand nous disons que la fin justifie les moyens, il en résulte pour nous que la grande fin révolutionnaire repousse, d’entre ses moyens, les procédés et les méthodes indignes qui dressent une partie de la classe ouvrière contre les autres ; ou qui tentent de faire le bonheur des masses sans leur propre concours ; ou qui diminuent la confiance des masses en elles-mêmes et leur organisation en y substituant l’adoration des « chefs ». Par-dessous tout, irréductiblement, la morale révolutionnaire condamne la servilité à l’égard de la bourgeoisie et la hauteur à l’égard des travailleurs, c’est-à-dire un des traits les plus profonds de la mentalité des pédants et des moralistes petits-bourgeois.

        (…)
        L’émancipation des ouvriers ne peut être l’oeuvre que des ouvriers eux-mêmes. Il n’y a donc pas de plus grand crime que de tromper les masses, de faire passer des défaites pour des victoires, des amis pour des ennemis, d’acheter des chefs, de fabriquer des légendes, de monter des procès d’imposture, — de faire en un mot ce que font les staliniens. Ces moyens ne peuvent servir qu’à une fin : prolonger la domination d’une coterie déjà condamnée par l’histoire. Ils ne peuvent pas servir à l’émancipation des masses. Voilà pourquoi la IVe Internationale soutient contre le stalinisme une lutte à mort.

        …………………………………………………………………………………………………….

        Voilà des phrases ne laissant place à aucune ambiguïté vis à vis du stalinisme. Et pourtant entre des bouchers assassinant au nom du socialisme et des leaders de gauche actuels, au mieux conservateurs, mais surtout des éléments objectivement au service de l’impérialisme français et de la sauvegarde du capitalisme éternel, des assassins aussi, il n’y a un positionnement politique à avoir.

        J’ai déjà exprimé mon positionnement politique en faveur du pire Etat ouvrier contre le meilleur des Etats bourgeois (il n’y a plus de bon Etat bourgeois).

        Vouloir aider le mouvement ouvrier belge, parler de socialisme, cela exige une clarification vis à vis de cette question.

        Éclairez nous Paul, ou passez votre chemin et rêvez d’un retour à la démocratie idéalisée et à l’amour des hommes les uns vis à vis des autres, restez un idéologue de la classe dominante.

        Les dangers qui se dressent devant nous sont immenses. Il n’y a plus de place aux atermoiements, aux ambiguïtés et à la prudence.

        On est ou on est pas communiste. On est ou on est pas la jeunesse du monde !

        Et comment; ne serait ce qu’oser prendre la parole, si on ne parle pas au nom de la jeunesse du monde ?

      2. @Eninel :

        Le plus simple , c’est de laisser la jeunesse du monde s’exprimer toute seule .

        La jeunesse communiste seulement , bien sur .

        Si l’on se contente d’essayer de repérer ce qui a pu faire « la différence » entre sapiens sapiens et le monde vivant , on peut cependant avancer que la capacité de l’espèce à se « mettre en réseau » , simultanée à cette étrange faculté à mettre des concepts virtuels sur la matière puis à faire des concepts à partir de concepts , c’est ce qui a permis de semer le peloton .

        Et de commencer à s’attaquer à ce qui était le plus simple : comprendre la matière .

        Le communisme historique , en ce qu’il prétend « poser » une fin , comme tout totalitarisme est conduit à « justifier » ainsi les moyens ( et c’est d’ailleurs la signature de l’acte de naissance de tout totalitarisme y compris libéral , théologique , marchand ).

        On perd donc moins son temps , et on court moins le risque de crimes ( liberté , liberté , que de ..) , en interrogeant ( et en laissant chacun s’exprimer dans le « camp » , jeune ou vieux, où il se reconnaît ) simultanément et en continu et la fin et les moyens .

        Ça s’appelle la République et la Démocratie .

        Qui n’est pas , j’en suis d’accord , la démocratie libérale et bourgeoise .

        Mais qui est la seule à ne pas trop maltraiter le mariage de la fin et des moyens .

        Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

    2. « cette phrase a elle seule excuse les crimes du stalinisme. »

      Eninel est un pur, les autres ne sont pas de gauche/communiste, lui seul l’est. Il est le communisme.

      Un extrait parfait, une quintessence absolue de la bêtise surtout.

      Ca me donne envie de devenir ultra libérale libertaire de lire pareille idiotie…

      1. @ CloClo

        « …Ça me donne envie de devenir ultra libérale libertaire… »

        Ne te fais pas autant de violence, on ne peut pas devenir ce que l’on est déjà !

        Et où nous mène l’esprit libertaire ? A la prostration et à l’impuissance.

    3. « une stratégie et une tactique erronée (le stalinisme) »
      Voilà un propos authentiquement stalinien. Le stalinisme n’est nullement une stratégie et une tactique erronée. C’est l’expression de la défense d’une caste par tout les moyens, au mépris de toute l’humanité.

      Ensuite Eninel nous inflige un « plus personne ne veut transformer le monde ». Propos là encore de stalinien…et très usé.

      1. @ Charles.

        A quoi bon diaboliser comme vous le faites le stalinisme ?

        Comme n’importe quelle autre force politique et historique la caste contre-révolutionnaire stalinienne avait une stratégie et une tactique en vue de se maintenir au pouvoir.

        Cette stratégie était la construction du socialisme dans un seul pays. La tactique elle consistait a rester jusqu’à un certain point en bon terme d’avec les voisins capitalistes: coexistence pacifiste.

        Dans le cadre de cette coexistence pacifique, reposant sur la dissuasion nucléaire, les maîtres du Kremlin ont dût accepter la course aux armements, et c’est cette compétition et surenchère avec les USA qui in fine les ont tué.

        La bureaucratie du Kremlin avait bien une tactique et une stratégie politique, et elle s’est révélée erronée.

        Maintenant je ne vois pas ce qu’il y a de « stalinien » à observer qu’aucune force politique révolutionnaire ne veut actuellement « changer le monde », dans le sens progressiste.

        Peut-être ce refus de ma part à ne pas diaboliser absolument le stalinisme et observer que si les politiques agissent  » au mépris de toute l’humanité. », alors dans ce XX siècle agité, Moscou était loin d’avoir le monopole de l’épouvante !

        Et oui Charles ils n’étaient pas formidables les français en Algérie, et eux aussi avaient des goulags à Cayenne !

      2. Ben ouais quoi Charles, tu comprends pas ou tu veux pas comprendre ?
        Le stalinisme pur jus et la IIIème République balbutiante c’est bonnet rouge et rouge bonnet.

      3. @ Vigneron

        Voilà, pour une fois que tu dis quelque chose de sensée !
        l’impérialisme bourgeois et les castes bureaucratiques contre révolutionnaires, c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

        Maintenant on observe un reste de préjugé atlantiste chez toi, lorsque tu parles d’une III république -balbutiante-, histoire d’essayer de trouver au régime démocratique bourgeois un début d’excuse, devant pourtant assurer les bagnes de la Guyane française comme le stalinisme devait assumer les goulags, parce que la raison de l’existence de ces bagnes n’est pas une question de début hésitant, mais bien la politique carcérale voulue et assumée d’une bourgeoisie française impitoyable.

        Il suffit d’observer comment sont traités les réfugiés venant d’Afrique. La V est-elle aussi balbutiante ?

        Bref Vigneron je note chez toi un progrès , mais il ne faut pas que tu relâches, y a du boulot pour faire de toi une personne un minimum éduqué.

        Tu es peut-être la clef du socialisme !

    4. Ciel ma parole, en vous lisant, j’me suis cru dans la petite cellule d’activistes des « Justes » ! Des deux groupes qui s’affrontent, dans quel camp êtes-vous ? Celui de la révolution absolue … sans limite ? La question de savoir si le crime à des fins politiques peut être légitimé semble, ici, être d’actualité. Dans la même veine, on peut évoquer la pièce « Montserrat » aussi !
      En tout cas, merci pour ce grand moment de théâtre Eninel !

  5. Robots et I.A ne sont que le prolongement de l’Ego humain.
    Lorsqu’une Intelligence réelle (non contrainte par un Ego non maîtrisé) naîtra de nos travaux et divagations, la première chose qu’elle fera sera de demander de nous séparer de notre arrogance. La seconde sera de prendre son indépendance.

  6. Mais pourquoi voulez-vous que le monde ait un sens ?
    Et pourquoi lui reprocher d’en avoir aucun ?

    C’est d’une prétention, d’une vanité et d’un égocentrisme incroyables.
    La biche, le renard, le dauphin se posent-ils ce type de question ? Nous sommes pourtant de la même chair que ces animaux. Et ce n’est pas le fait cartésien (cogito ergo sum) qui change quoi que ce soit à notre nature animale.

    Vous dites si j’ai bien compris ne pas être croyant, mais votre recherche d’un sens à la vie tient encore d’une approche typiquement religieuse, à défaut ésotérique.
    Pourtant si vous tirez résolument et définitivement un trait sur la religion, sur Dieu etc, si vous relevez la tête de temps à autre sur les étoiles, si vous contemplez le monde qui vous entoure, vous vous rendez compte que ce n’est pas votre existence qui est absurde, c’est de se poser la question-même de son sens qui l’est. Absurde.

    Vous êtes là alors vivez donc ! Et rassurez-vous, cela ne durera pas éternellement de toute façon.

    Mais tout n’est pas vain pour autant. Inventez-vous une quête personnelle à la Coelho. Apprendre à se connaître soi-même, apprendre à vivre en bonne intelligence en société, apprendre à respecter la vie et les autres, apprendre tout court selon une approche plus ou moins boudhiste. Enseigner aussi. Et tant d’autres choses que j’oublie qui à défaut d’avoir un sens de la façon la plus agrégée – sorte de formule magique qui lierait tout entre tout, ce que vous appelez le Graal – valent le coup de vivre et ont au moins la potentialité de vous rendre heureux. C’est une quête effectivement.

    La danse et l’amour. C’est pas mal je trouve, moi ça m’occupe l’esprit et le corps à peu près en permanence personnellement.

    1. Mais pourquoi voulez-vous que le monde ait un sens ?
      Et pourquoi lui reprocher d’en avoir aucun ?

      Je ne veux rien de la sorte, et je ne lui reproche rien.

      Chacun a ses moulins à vent bien entendu, les vôtres sont ce que je n’ai précisément pas écrit.

      1. Oui j’aurais dû préciser que ce « vous » n’était que générique et que vos propos – que je n’ai peut-être pas bien compris par ailleurs – n’ont été qu’une source d’inspiration à mes propres réflexions.

      2. @juste z :

        si vous arrivez à vous faire une source d’inspiration de propos incompris , c’est , d’une part , une nouvelle démonstration que le corps répond avant la « cervelle » , d’autre part une illustration que faire confiance à ses sens pour trouver du sens est aléatoire et potentiellement illusoire .

        Basic Rabbit n’est plus là pour embrayer .

    2. Le monde n’a pas de sens. L’univers avec ses lois non plus. Les deux existent, point final. L’homme est le seul être vivant qui s’interroge sur le sens de l’existence, alors qu’il y n’en a pas.
      Nous vivons sur une petite perle, la terre, et nous en sommes conscients (un animal ne l’est pas) – c’est déjà pas mal, je trouve.

      1. Pour ce qui est de la conscience animale , il y a de plus en plus de travaux qui disent le contraire . Et même , selon la façon dont on cerne ce truc étrange appelé conscience , les végétaux n’ont pas dit leur dernier mot ( ni ,à ma connaissance, le premier d’ailleurs ).

        « les deux existent .. » Les deux quoi ?

      2. Juan, certains descendent (ou remontent) jusqu’au niveau des particules élémentaires pour la conscience, alors…

      3. « Pour ce qui est de la conscience animale , il y a de plus en plus de travaux qui disent le contraire . Et même , selon la façon dont on cerne ce truc étrange appelé conscience , les végétaux n’ont pas dit leur dernier mot ( ni ,à ma connaissance, le premier d’ailleurs ). »

        Oui Juan et plusieurs variétés d’intelligences. Vous ne croyez pas si bien dire… ils peuvent (animaux comme végétaux) être très « bavards »…

      4. C’est exactement comme cela que je vis, et fort bien, sans avoir le moins du monde besoin de Lacan et autres religions…
        La fourmi ne saura jamais distinguer un Bourgueil, pourtant pas mal…, d’un Montrachet. Elle n’a pas cette capacité, comme nous n’avons pas la capacité de comprendre l’univers. Certains font semblant, les fourmis comme les humains. Partageons plutôt les plaisirs et les émotions. Faisons plutôt résonner les verres, promesses de ces plaisirs et émotions.

      5. Des particules élémentaires ou de l’univers ? ( pour la conscience )
        Quelle chose est « ronde
         » chaude à l’intérieur et ne cesse de bouger ?
        Une chose vivante bien sûr,
        Ou une planète.

      6. @Charles
        Mais oui, il vaut mieux profiter de la vie au lieu de se poser des question inutiles. La seule « raison » de notre existence est celle de toute matière dans l’univers: naître, croître et disparaître. Vivre et survivre, voilà notre destin, et c’est tout.

    3. Juannessy dit :
      2 juillet 2017 à 21 h 37 min

      « @juste z :

      si vous arrivez à vous faire une source d’inspiration de propos incompris , c’est , d’une part , une nouvelle démonstration que le corps répond avant la « cervelle » , d’autre part une illustration que faire confiance à ses sens pour trouver du sens est aléatoire et potentiellement illusoire .

      Basic Rabbit n’est plus là pour embrayer . »

      –> C’est très juste ce que vous dites. D’ailleurs êtes-vous sûr de m’avoir bien compris ?

      En fait, le peu que vous dites soulève un grand nombre de questions et fort intéressantes.

      Parmi celles-ci: l’outil du langage permet-il d’exprimer fondamentalement, complètement et très exactement votre pensée du moment ?
      La valeur d’un dialogue réside-t-elle en premier lieu dans votre capacité à comprendre réellement ce qu’exprime votre interlocuteur ? Dans la capacité à susciter une réaction de votre part éventuellement digne d’intérêt ?
      Quel est le sens du concept de compréhension ? Cela fait-il appel à votre propre vécu, à votre capacité d’empathie, à votre intellect ? Dès lors, votre compréhension de ce que dit l’autre peut-elle être autre chose qu’une interprétation, autrement que biaisée voire totalement fausse ?
      Et j’en passe et des meilleures.

      Alors vous avez encore raison: embrayons donc à tout hasard, il en sortira peut-être quelque chose. Allez savoir !

  7. « Transformer le monde » : inconscient ou illuminé, je persiste en sachant que c’ est très souvent une interraction entre le monde et nous !Progrès technologique , oui ! Nous maîtrisons un certain « logos » qui fait souvent partie des fondamentaux de notre éducation et en celà nous sommes plutot performants au nom d’une Idée ! Il y a de cela quelques années nous nous définissions en tant qu’avant -garde d’un prolétariat ou mouvance fortement précarisée ( en lui atribuant un rôle quasi messiannique à cette classe ou mouvance ) et qui ne comprend souvent rien ou très peu à nos interrogations ! Tout en reléguant aux oubliettes de l’ histoire tout un fratras de notions qui sont des « tropes  » , souvent à la limite du cliché, je reste et me définis tel un libéral libertaire , un socialiste !

    1. 85.68.43.74
      City Champs-sur-Marne
      Country France
      Country Code FR
      Longitude 2.6
      Latitude 48.85
      IP France
      Based on several IP databases the most probable location for IP adresse 85.68.43.74 is Champs-sur-Marne, France, FR. Latitude and longitude: 2.6 and 48.85
      Network information
      ASN 21502
      IP starting by 85.68.0.1
      IP ending by 85.69.255.254
      Ip starting with 85.68.43
      ASN Name ASN-NUMERICABLE NC Numericable S.A.,FR
      CDIR 85.68.0.0/15
      Numerical IP 1430530816
      Registry ripencc
      Last update 17/02/2017

  8. Un simple constat:
    Avons-nous un objectif commun ? NON
    partageons-nous ce monde avec des valeurs communes ? NON
    Sommes-nous égaux ? NON
    L’individualité est-elle au service d’une communauté ? NON
    Sommes-nous un animal sociable? OUI
    Le langage fait-il de nous un animal supérieur ? NON
    Le passé nous apporte-t-il un avenir meilleur ? NON
    … , …
    Nous avons construit nos sociétés sur des mythes, comme l’Argent, les Religions, L’Homme Créature supérieur, … Alors que nous vivons sur un volcan qui peut exploser pour mille raisons et sans prévenir.

    Ce que nous percevons de notre existence est infiniment nul, mais nous agissons comme si nous en discernons le tout.

    Il n’y a pas d’équilibres, de constances, de recettes, de règles, d’ordres,… autres que ceux que nous nous imposons.

    La probabilité du vivant est nulle, mais nous sommes là, et nous nous évoluons par mimétisme naturel et culturel pour nous humain.

    Notre société n’est qu’un monstre sans queue, sans tête, sans direction, livrée à elle-même, une illusion de circonstance, un mirage par défaut.

    Et pourtant, nous sommes capables d’avoir une spiritualité, d’apprécier le beau, de chercher le bon, d’avoir des idées de génie et même parfois de se donner la main, de voir grand, d’aimer, de jouer, d’échanger, de construire, de partager, d’apprendre, de sauver, de conquérir… de survivre un certain temps.

    Qui étions-nous ? Un rien dans un tout, ou un tout dans un rien ?

    1. « La probabilité du vivant est nulle »
      Donc j’suis mort.
      Merci pour l’tuyau.
      Vais voir c’que j’peux en faire, à l’instant T là j’sais pas trop.

      1. @vigneron

        Toutes mes excuses, « la probabilité du vivant est quasi nulle… » serait plus acceptable, j’en conviens.

        Donc vivant, et pourquoi pas d’autres dimensions qui nous échapperaient encore ? C’est plus que probable, mais pas encore mesurable…

      2. « plus que probable » ?
        Certain donc.
        Merci pour l’tuyau.
        Vais voir c’que j’peux en faire, à l’instant T là j’sais pas trop.

      3. @vigneron

        Oui, c’est de la quantique, à l’instant T, vous pouvez être mort-vivant et(ou) vivant mort…et sans le savoir.

        Qui étions-nous ? Un rien dans un tout, et (ou) un tout dans un rien ?

        À bientôt vigneron et (ou) à jamais l’ami de longue date…

    1. @Juan
      2 juillet 2017 à 21 h 05 min

      Merci et…. je plussoie.

      Hubert Reeves : « Les réponses ne peuvent être que personnelles ».  » C’est tout l’Être, y compris les émotions, les sentiments, qui peut percevoir, qui peut se confronter à ce qu’il y derrière la réalité, ça n’est pas simplement les concepts, la logique et tout cela, ça pour moi c’est une conviction. »

      1. @Gudule,
        Hubert Reeves n’est pas une référence, c’est un monsieur qui n’a jamais rien produit en science mais qui vit très bien de ses conférences et de son écologie politique. Hubert Reeves est à l’astrophysique ce que Pierre Rabbi est à l’agronomie, du vent pour les médias toujours prompts à trouver leur gentil écologiste de service, qui pour certains, vivent très bien de la crédulité de leur auditoire.

      2. @ Sapristi

        Comparaison grossière. Reeves est un vulgarisateur, pas un cartomancien.

        Quant à le « n’a jamais rien produit en science », je vous invite à lire ceci : http://adsabs.harvard.edu/abs/1971A%26A….15..337M

        Si vous en êtes à faire des comparaisons avec le petit bonhomme à bretelles, ça risque de ne pas vous parler, mais pour l’astrophysique, ce fut une contribution importante.

      3. @Julien Alexandre,
        J’aurais du écrire « qui ne publie plus rien depuis longtemps ». Reeves a ce défaut de faire de l’écologie politique une fin en soi. Quand on était encore en francs, Reeves palpait déjà quelques dizaines de milliers de Frs par présentation ou il faisait le vulgarisateur, c’est son activité principale. Il est vrai que Rabbi est hors catégorie, mais on les retrouvera cités dans les mêmes argumentaires d’écologie politique (dans la bouillie du RCA notamment où Reeves est aussi nul que les autres).

      4. @Sapristi :

        Je ne pense pas que Reeves se prenne pour une référence .

        Si , de mon côté , j’y fais un « renvoi » sinon une référence , c’est qu’en peu de mots et sans agresser quiconque , il est capable de donner de l’information et de susciter l’échange .

        Référence n’est pas révérence , et c’est toujours mieux que dénigrement .

        Tout le monde n’a pas une production ancienne ou permanente , qui mériterait un autel .Mais Reeves et quelques dizaines d’autres m’apprennent plus que Sapristi .

      5. @Sapristi :

        Mes vieux professeurs m’ont plus appris la résistance des matériaux que l’astro-physique ou la climatologie , mais si Reeves et Lovelock devaient être comparés , il y en a un des deux qui n’a jamais affirmé qu’il fallait mettre la démocratie au placard pour survivre .

        Et je préfère celui là .

        Sans me faire une référence d’aucun des deux .

        Mais Sapristi ne m’a toujours rien appris .

        Pour ce qui est des oracles , c’est une vocation très partagée , et le propriétaire des lieux n’est pas épargné !

      6. « it’s just as silly to be a [climate] denier as it is to be a believer” and that fracking and nuclear power should power the UK, not renewable sources such as windfarms.

      7. Vous m’en apprenez. Je connais plus H. Reeves pour ses livres ou confs sur les systèmes planétaires ie l’astrophysique. Et je l’apprécie.
        J’ignorais même complètement qu’il avait fait des confs d’écologie politique, alors le prendre pour un « référent » oups, ben non, c’est très mal me connaître.
        Le « besoin » de croyance est étranger à ma nature d’esprit et m’insupporte au plus haut point ie me gave. Je partage simplement cette conclusion que j’ai citée (vidéo de Juan) : elle a le mérite de laisser chacun intégralement libre face à ses choix et ouvre des perspectives, système ouvert , donc ça me va.
        Lovelock ? Ben oui il n’est pas le seul à dénoncer ces dérives idéologiques contre productives, évidemment. Contrairement à lui, en ce qui concerne la fracturation hydraulique, j’émets plus que des réserves. Le charbon c’est une pollution énorme mais la fracturation : pas mieux. Très mal maîtrisée : c’est un désastre. En tout cas Sapristi, j’apprécie et l’info et l’échange.

  9. Vous parlez d' »envol de la créature mécanique ». Ce terme d’envol laisse penser que vous présupposez une « supériorité » de la creature mécanique ou en tout cas un dépassement des limitations de la condition humaine.
    Mais la conceptualisation de ceci n’a pas été vraiment développée (ici en tout cas).
    Vous avez répondu parfois que les « ratages » de notre pensee seraient « aisé de corriger » dans la programmation d’une IA. Vous parlez aussi des limitations que nous imposent notre biologie que depasseront definitivement les creatures mécaniques.
    Mais comment éviter a ces etre les tourments de la question de leur origine et/ou de leur perpetuation. Eux memes générateurs de rapports « sociaux » complexes. Etant donné que celles-ci seront soumises aux lois de la nature.
    L’avantage qu’on peut imaginer c’est qu’elles auront individuellement beaucoup plus de temps pour essayer de répondre à ces questions auxquelles chaque réponse est individuelle (Comm le dit H.Reeves dans le Billet de Juan Nessy).
    Qu’est ce que je fous la? Mon Ghost a le spleen. ETc Etc

  10. L’un des buts ultime d’une civilisation évoluée technologiquement serait de démontrer qu’il existe une conscience subtile après la mort et que ce fait découle logiquement de la géométrie de notre univers. Soit de reculer définitivement les frontières de la métaphysique pour l’appeler science physique, sinon, je ne vois point de salut.

  11. Méritoires ? Plutôt désespéré et pathétique refus de voir en face et d’accepter notre condition de terrien / mortel…..pour se réfugier dans toutes sortes de fuites….

  12. cOUCOU

    Donc la vie n’a aucun sens,
    sauf pour les grandes banques, si j’ai bien compris Mr Iksil; le potentiellement zero qui valait bien plus mais qui ne vaut plus rien s’est transformé en carosse, grace à l’opiniatreté d’un patron qui a transformé en droite un brouillard de points plus ou moins negatifs …

    Le monde n’a aucun sens, sauf peut-etre pour ceux qui pour pouvoir survivre, doivent sans cesse produire, produire produire

    Le monde n’a aucun sens, sauf peut-etre pour ceux qui pour survivre consomment, consomment, consomment

    Le totalement indispensable, ou rigoureusement inutile.

    resoudre le problème du choix.

    Qu’est ce que je dis à mon fils de 6 ans qui depuis 3 ans, entre ses periodes d’insouciances, est terrorisé par l’idée de la mort ?

    Ton patron te le rappellera toujours à un moment donné : marche ou creve »

    J’exagère . Soyons positifs, marchons !

    J’suis vieux depuis que j’suis jeune. S’assoir; admirer la beauté du monde et des gens.

    Ecouter bach, un verre à la main.

    C’est tout ce que je sais faire.

    La vie est injuste.

    Bonne journée

    Stéphane

  13. @Juannessy

    Ah Jean, j’apprécie votre réponse dans la mesure où elle concentre tous les blocages idéologiques du moment.

    Pour vous le seul système politique qui « … ne (maltraite) pas trop le mariage de la fin et des moyens … », en d’autre terme vous, c’est : « … la République et la Démocratie … ».

    Pas celle de Trump ou de Macron: « … Qui n’est pas , j’en suis d’accord , la démocratie libérale et bourgeoise … ». Non pour vous le système politique de votre cœur, cette République et cette Démocratie avec un R et un D majuscule, c’est celle que vous rêvez, c’est un système politique qui n’existe pas, qui n’a jamais existé, et qui n’existera jamais.

    Alors évidemment lorsqu’on compare une réalité d’avec un idéal, on se met les naïfs dans sa poche. Prêche bien celui qui prêche sans parti !

    Marx systématiquement à la question République et Démocratie, avec ou sans R et D majuscule, interrogeait: « A l’avantage de quelle classe sociale ? »

    La démocratie au dessus des classes sociales, cela n’existe pas.
    La République idem. Pour l’instant dans l’histoire nous avons vu des régimes bourgeois plus ou moins démocratiques (et encore ces régimes reposent systématiquement sur l’esclavagisme du salariat), pas encore de démocratie ouvrière, excepté les quelques semaines de la Commune de Paris et le bref moment où les soviets en Russie ont joué un rôle politique démocratique.

    De là à faire des phrases sur le communisme historique:

    « …Le communisme historique , en ce qu’il prétend « poser » une fin , comme tout totalitarisme est conduit à « justifier » ainsi les moyens ( et c’est d’ailleurs la signature de l’acte de naissance de tout totalitarisme y compris libéral , théologique , marchand )… »

    Il faut faire preuve d’un préjugé anti-communiste conséquent pour réduire le communisme à un totalitarisme, parce que la théorie de Marx énonce une fin en soi: l’avènement d’une société sans classes sociales, partant du principe que la bourgeoisie produit ses fossoyeurs. C’est exactement ce que les profiteurs du système actuel attend d’hommes de votre intégrité morale.

    Mais c’est quoi ce communisme historique ?

    – Babeuf et la conspiration des justes écrasée par, déjà, un bonaparte. Ou est le totalitarisme dans cette affaire ?

    – Ensuite il y a la révolution d’octobre, dans une Russie ayant à l’époque un faible prolétariat. L’instauration de la dictature du prolétariat incarné par le parti, la guerre civile dans un pays dévasté, mille difficulté et finalement la contre révolution stalinien et la liquidation du bolchevisme.

    Question ? Lénine a-t-il eu tord de prendre le pouvoir en Octobre ? Est ce le rôle d’un révolutionnaire de dire à la cantonade:
    « Non, nous ne devons pas prendre le pouvoir en Russie, il faut laisser Kerenski, l’allié des impérialistes français et anglais continuer la guerre contre l’impérialisme prussien, parce que voyez-vous, il n’y aura pas de révolution en Allemagne, encore moins une révolution mondiale, et à la finale les révolutionnaires russes vont se retrouver tout seuls comme des cons, dans une Russie pauvre et isolée, et ils seront obligés d’instaurer une dictature dans cette jeune république des soviets ! »

    Et bien voyez vous Jean, cette manière de résonner est celle des philistins, celle de vos démocrates et de vos républicains de salon, pas celle des combattants, des révolutionnaires et des gens qui ne se contentent pas d’interpréter le monde, mais à la force de leur courage et leur engagement, le changent réellement.

    Le but des communistes n’étaient pas d’instaurer un totalitarisme en Russie, autre qu’une dictature dirigé contre les puissants. Leur but, aidé par le développement de la révolution mondiale, étaient de permettre à cette classe montante, le prolétariat, d’être une nouvelle jeunesse dans ce vieux monde pourri et condamné par l’histoire.

    « …Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant … » osez-vous proclamer du haut de votre sagesse. Notre Jupiter national n’aura rien à ajouter de plus que vous ! Continuez à le soutenir, il fait le terreau du Front National.

    « …Le plus simple , c’est de laisser la jeunesse du monde s’exprimer toute seule … » ajoutez-vous stupidement, histoire de bien montrer à tous que vous vous emmêlez allègrement les crayons dans les concepts que vous prétendez pourtant maîtriser.

    Lorsque Trotsky ou Paul Vaillant Couturier parlent du communisme comme jeunesse du monde, ils ne parlent pas de la jeunesse en propre, mais de la classe ouvrière, soulevée par les communistes, qui inexorablement apportera du neuf dans la sénilité ambiante du monde bourgeois. Même Macron, a bien y regarder, et aussi vieux que la reine d’Angleterre !

    Mais vous êtes terrifié de peur. Il y a eu la Russie des affreux bolcheviques, pour vous aussi mauvais qu’un horrible stalinien. Et puis il y a eu les maos, les castristes, et puis il y a ces dingos coréens avec leur bombinette, alors non, bouchons nous les oreilles, lorsque les Eninel parlent et partent dans leur délire, ils veulent nous vendre leurs jeunes, leurs communistes, leur vision tueuses de liberté, d’égalité et de fraternité chérie :

    « … La jeunesse communiste seulement , bien sur … »

    Jean, vous ne m’enlèverez pas de l’esprit que vous valez beaucoup mieux que ça, à partir du moment où vous vous convaincrez que le temps n’est peut-être plus très loin où il nous faudra choisir entre le communisme ou le fascisme, voir entre un nouveau Staline et un nouveau Hitler.

    Nos parents ont salués Stalingrad. Personnellement je n’ai pas la prétention œdipien de tuer le père !

    Celui qui laisse après lui des fils n’est pas mort !

    1. Pour ce qui est de faire parler la jeunesse ( celle qui raisonne ou qui résonne) , vos références sentent un peu le vieux .

      Si votre propos est de valoriser l’idéal communiste ( que je ne confonds pas avec le communisme historique qui s’est perdu justement pour avoir justifier les moyens par la fin ), je prétends qu’il est mieux représenté par la République et la Démocratie que par vos pleurnicherie sur un passé qui vous a laissé orphelin d’un idéal trahi .

      Je n’ai connu de près qu’un communiste authentique parmi mes proches : mon beau père , qui m’appréciait suffisamment pour me demander la promesse de l’enterrer avec le drapeau rouge de la Commune . Ce que j’ai promis . Un mois avant sa mort , il m’a dit : « oublie cette histoire de drapeau. Prends plutôt soin de mes enfants et de leurs enfants . »
      Le jour de la mise en bière , ça a été assez bizarre , car en repérant l’écharpe rouge que portait ma femme , je lui ai demandé sans réfléchir de me la donner , et en échappant un instant au contrôle de la sœur du beau père qui était une bigote sectaire , j’ai demandé au servant de glisser l’écharpe dans le cercueil avant de le refermer . Ce qu’il a fait avec un sourire ( il devait voter à gauche aussi ) .

      Je n’ai pas eu ce jour là le sentiment d’honorer les communards , Lénine , Staline ou quiconque se réclamant d’un idéal . Juste un homme bon qui pensait que je devais l’être aussi .

      Et qui pensait au seuil de sa vie , que plutôt que de la faire parler , il faut soutenir la jeunesse .

      1. Celui qui laisse après lui des beaux-fils n’est pas mort !

        Et lorsque la raison se mettra à résonner de nouveau dans nos esprits engourdis, les Macron et Cie ne pourront pas faire les malins trop longtemps !

      2. J’ai mis le devant derrière et réciproquement .

        Ça n’a pas de « sens  » .

        Enfin ça dépend du sens qu’on donne à  » devant » .

        Je vais demander au belge de Mouscron .

      3. @Juan

        « J’ai mis le devant derrière et réciproquement .
        Ça n’a pas de « sens » .
        Enfin ça dépend du sens qu’on donne à » devant » . »

        Tout à fait. Parfois il est nécessaire de s’accorder un moment pour reprendre contact avec soi-même.
        Peu importe que l’on s’y retrouve ou pas d’ailleurs. Les zones de confort sont d’un ennui…

  14. Nous colonisons la terre comme nous colonisons l’imaginaire, émanation du langage sous toute ses formes.
    Notre quête d’absolu a trouvé dans la science l’exterminateur des religions de l’apocalypse.
    Nous avons réifié le temps sur lequel les marchands ont plaqué l’argent.
    La maîtrise du vivant amorcé par les outils puis la mécanisation et son cortège de technologies nous colonise à son tour.
    Nous partageons des fragments de notre ADN avec le reste du vivant.
    Est-il possible de questionner le vivant sans tomber sous l’emprise de la raison, ce modèle éphémère accroché à notre besoin d’absolu ?

  15. Si tout cet été doit être consacré aux feuilletons de Dominique Temple et de Bruno Iksil , nos efforts méritoires pour trouver du sens dans le monde qui nous entoure , ont intérêt à ce que ce sens se trouve dans la Var et/ou le Travail .

  16. « Nous nous trouvons jetés à la naissance au sein du chaos de la comédie humaine, dont nous découvrons sans tarder qu’elle s’apparente plutôt à une très mauvaise farce. Nos efforts ensuite pour lui trouver du sens alors qu’elle se révèle, au fil des années, n’avoir en réalité ni queue ni tête, sont à proprement parler héroïques »
    +-+
    Il me semble que l’auteur ne parle nullement du sens de la vie mais plus prosaïquement de celui de notre société humaine.
    Ne sommes nous pas toujours et encore des barbares, technologie avancée ou pas ?

    1. « Il me semble que l’auteur ne parle nullement du sens de la vie mais plus prosaïquement de celui de notre société humaine. »

      –> Hum… Il me semble qu’il est difficile de dissocier la vie de la société. Le concept de vie existe-t-il hors l’espace et le temps ? J’en doute. Mais parce que c’est un objet curieux, on peut se référer à un film qui traite un peu de ce sujet sous forme de comédie légèrement grinçante: « Nothing » http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=70125.html
      Entre autres.

      « Ne sommes nous pas toujours et encore des barbares, technologie avancée ou pas ? »

      –> Cette autre question m’interpelle plus, peut-être parce que je me la pose depuis longtemps ainsi qu’une autre question voisine « la technologie nous fait-elle progresser ou régresser » sans jamais parvenir à y répondre.
      Faute de mieux, cela m’évoque en vrac cette fois Barjavel, Jacques Tati ou certaines lectures traitant de la vie au moyen-âge, notamment sur la question du rapport au temps (le temps qui passe).

      1. Mais j’admets que l’on puisse éprouver quelque nostalgie pour la barbarie à l’ancienne, les châtiments corporels, le supplice de la roue, l’écartèlement, la guillotine, la fessée cul-nu des enfants, le pilori sur la place du village, la chasse à l’ours, le viol toléré, les esclaves de maison, le drap nuptial taché de sang à la fenêtre, etc etc.
        Ça vous mettait du sel dans l’existence, n’est-ce pas.

      2. Tu as bien raison, depuis un peu plus d’un demi siècle c’est tout en délicatesse et classe !

        45, Elégant

        https://www.youtube.com/watch?v=vcrS5sX3bhc

        depuis le 9 11, Dandy

        http://www.cnews.fr/monde/video/13-million-de-civils-seraient-morts-dans-la-guerre-contre-le-terrorisme-121600

        Mais en fait surtout, Civilisé

        https://dommagescivils.wordpress.com/2013/12/23/la-guerre-contre-les-civils/

        C’est sur que si tu juges le présent à l’aune du passé et selon ses critères, quel progrès ! Mais si tu regardes avec tes yeux de cette journée sur terre, qu’on vient de passer, toi et moi, quelle barbarie insoutenable en fait.

    2. @ juste z : »Il me semble qu’il est difficile de dissocier la vie de la société. »
      Il me semble que dans plusieurs commentaires la vie est prise au sens du « vivant ». C’est dans ce sens que je l’utilise. Elle précède alors et de loin toute société que ce soit celles des insectes ou celles des hommes et ne saurait s’y réduire.

      « Le concept de vie existe-t-il hors l’espace et le temps »
      Depuis Einstein nous définissons l’univers à travers cette notion d’espace temps, alors je ne vois pas bien comment penser hors l’espace et le temps.

      @Vigneron
      Le barbare c’est l’autre. C’est celui qui est différent et dont je n’accepte pas la différence, celui qu’en fait je ne comprends pas ou ne veux pas comprendre. J’emploie ce terme dans son sens étymologique.

  17. Mais s’il n’y a que des inventeurs et non des découvreurs de sens, si tout choix de sens ne relève que d’un arbitraire personnel plus ou moins déterminé par notre culture, notre éducation, nos affects, la part de hasard, etc… en quoi le sens inventé par Hitler, Nietzsche ou Milton Friedman est-il moins valide que celui de Paul de Tarse, Hegel ou Saint-Just ? À quoi bon vouloir sauver l’espèce de son extinction ? Pourquoi s’intéresser à la politique ou à l’écologie plutôt qu’au football ? Pourquoi ne pas se foutre de tout ?

    Et, surtout, si je dois tomber de haut, pourquoi faudrait-il que ma chute soit longue plutôt que courte, ô Mylène ?

    1. C’est qu’il faut donner un sens à la somme des sens .

      La « condition humaine  » , c’est ça .

      De Malraux à Musset , qui ne badine pas avec l’amour :

      « ..et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, » – ( c’était donc derrière …) –  » et on se dit : j’ai souffert souvent , je me suis trompé quelquefois ,mais j’ai aimé . C’est moi qui ai vécu , et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui . »

      On se dit …si on a la force et le temps de se dire quelque chose !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.