70 réflexions sur « Vidéo – La vie a-t-elle un sens ? »

  1. J’ai pensé à ” la quête” de Jacques Brel ( mais le lien était trop long !).

    Vos enfants vous visitent ?

  2. Alors intéressons nous à l’essentiel pendant ce moment de répit, Paul: pouvez vous nous parler de l’animal volant suspendu au mur de votre plafond? Ca m’intrigue!

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      1. Pas sur qu’il s’y risque, dans le contexte actuel des choses un vénézuela stable c’est de l’offre en plus sur le marché du pétrole et ça peut signifier la chute des chisteux américains capables d’entrainer le système bancaire. Le Vénézuela sert de régulateur pour le cours du pétrole et de contrepoids au velléités de OPEP si cette dernière ferme trop les vannes et fait monter le prix trop. Si je ne me trompe les “gentillesses” d’Obama c’était avec un baril a 120$…

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  3. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais il ne faut pas négliger la souffrance en tant qu’avertisseur.
    Une douleur physique qui signale un dysfonctionnement, une souffrance psychologique , souvent marqué par un acte manqué d’ailleurs, qui permettra (peut-être ?) de corriger quelque chose dans notre vie…

    Quand à la mort, et sur la souffrance de vivre…
    « Est-ce que ça vaut la peine ? »
    Je conseille à tous (ceux qui ne l’auraient pas vu) ce film iranien qui s’appelle « Le goût de la cerise »
    Une grande leçon de vie, je trouve.
    G.M.

  4. Quelle est la tonalité de ma vie ?
    Je ne peux pas dire que tous les jours chantent
    Pas plus que mes vieux démons ne me hantent.
    Au gré de désespoirs et de joies vives,
    Sablier d’émotions, de sentiments,
    Ce corps soumis aux vents de l’existence
    Parfois veut nager à contre-courant,
    Mais ne sort de l’eau que la tête souvent.
    Les pêcheurs sur les rives veulent attraper
    Pensées, rimes et chimères innombrables
    Pour oublier le fleuve et ses tracés
    Qui mènent à l’embouchure inéluctable.

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    1. @Ruiz
      Sens unique, en tant que « continuation de l’existence », mais quant à la vie elle-même, toujours inachevée entre le souvenir et le devenir, c’est tout une autre histoire…

  5. “Je crânerai encore sous la lune rose

    J’irai puiser au bout les atroces courages
    Je battrai du cerveau dans le vide bruyant des merles
    J’aurai dans ma bouche, bien ouverte aux miracles,
    Les vertus béantes d’une origine qui ne ment
    Je construirai enfin, dans le dernier passage,
    Un océan de merveilles qui n’aura d’importance.
    Et puis un cow-boy achètera une télévision neuve
    (ou d’occasion)”

    Matthieu Messagier Les Grands Poèmes Faux

    1. Merci pour la gravure , elle est magnifique .

      En principe , Paul Jorion doit cependant connaitre et pratiquer .

      Mais il y a toujours à découvrir .

  6. M’ouais… si les non-croyants ne cherchaient pas un sens à la vie ou ne donnaient pas aussi dans les idéaux, ça se saurait. Il me semble que la dernière guerre mondiale l’a bien montré, ainsi que le consumérisme dans lequel nous baignons depuis.
    Vous mettez votre sagesse sur le compte de votre éducation, sans doute cela rentre t-il en ligne de compte, mais votre fratrie – si elle existe – la partage t-elle ?

  7. La vie a-t-elle un sens ?
    Répondre à brûle pourpoint : ‘’ Oui, celui que je lui donne. ‘’

    Puis se raviser et se demander que faire d’un mot polysémique ?
    Notre vie suit-elle une direction imprimée par un grand architecte de l’Univers ?
    A laquelle nul ne peut se dérober et ne peut que constater son aliénation.

    La vie a-t-elle une signification ?
    Répondre après réflexion : ‘’ oui, si l’on a pris soin de la débarrasser des injonctions éducatives et des oripeaux de la domestication. ‘’
    De l’accompagner d’une intention ajouteront les pratiquants des arts martiaux.

    C’est la fin venue que nous saurons si nous avons donné un sens, une signification, à notre vie. Et nous évoquerons alors un parcours que d’autres décriront a posteriori et auquel ils trouveront un sens. Dont ils feront un exemple ou un modèle.

    Ne serions-nous qu’une bille projetée dans l’Univers infini dont nous pouvons affirmer que nous avons choisi ou que nous n’avons pas choisi les trajectoires ? Ou bien que nous nous sommes convaincus de les avoir choisies. Mais au fond que nous ayons été libres ou non, que nous ayons cru l’être, cela a-t-il vraiment de l’importance si nous avons pris quelque plaisir à vivre parmi les autres avec qui nous nous sommes trouvés par hasard sur cette planète ? Si nous avons apprécié la beauté des êtres et des choses ? De la littérature et de la musique ? Et des feux de bois dans les âtres noircis.

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    1. Globalement d’accord.
      Cela m’étonne d’ailleurs que P.Jorion ait choisi cette formulation..
      Car selon moi:
      La question brute : ” La vie a-t-elle un sens ” ….
      n’a pas de sens…
      ou alors plusieurs…
      …à étalonner selon les conditions de l’époque à laquelle l’examinant fait implicitement référence.

      Par contre : ” Ma vie a-t-elle eu un sens ” me semble pertinente…
      …sauf qu’on ne peut se la poser qu’au bout du chemin.
      Si on en a la temps.

    1. Je trouve agaçant d’entendre presque partout “Bacri, comédien ronchon”, à croire qu’il faille absolument classer les artistes en général, c’était ‘juste’ un très bon comédien, scénariste et dramaturge, avec son style inimitable, que ce soit dans “le Goût des autres”, “les Sentiments” ou “Cherchez Hortense”, par exemple… 🙂

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        1. Je connaissais plutôt la question ” dis papa , c’est quoi la différence entre exciter et agacer ?” .

    2. Je pense que c’est plutôt quand la mère fait comprendre au petit , voire très petit , que lui c’est lui et que , elle , c’est elle . Je crois que c’est le premier grand ” pourquoi?” .

      C’est la qualité de cette “transition” qui fait sans doute que le futur “grand” comprendra et admettra qu’on peut être à la fois seul et ensemble . Ce qui , à défaut de donner immédiatement le “sens “, de la vie , donnera ou pas une bonne assise pour commencer à le chercher .

      1. Tout dépend de notre capacité à mémoriser le passé .
        Pour ma part , je me souviens très bien du jour où , spermatozoïde ,entouré d’une sacrée bande de copains , la question du sens de la vie n’avait qu’une seule réponse : «  tout droit ! ».

  8. Quand nous posons la question : la vie a-t-elle un sens ? , ne sommes nous pas en train de nous demander véritablement : ma vie a-t-elle un sens ? En cela, bien immodestement, ne sommes nous pas en train de nous identifier à la vie elle-même ?
    Or, qu’est-ce qu’une vie humaine à l’échelle du cosmos ? Guère plus qu’un pet de fourmi, une microseconde, un pop-up !

    Cette identification nous empêche de voir que nous ne sommes qu’une infime partie du Vivant, que la Vie s’expérimente depuis déjà 4 milliards d’année au travers des amibes, du plancton, des baleines, des virus et de tant d’autres formes dont nous ignorons même souvent jusqu’a l’existence. Et l’humain dans tout cela n’est autre qu’une de ces expérimentations parmi d’autre. Quand parviendrons nous à descendre du piédestal illusoir de notre pensée sur lequel nous croyons être quelqu’un ?

    Si nous avions la sagesse de nous considérer comme une part du Vivant, nous prendrions conscience du danger de ce que l’Homme représente aujourd’hui pour le Vivant. Si nous avions la sagesse de reconnaitre en chaqu’une des cellules de ce que nous appelons notre corps la part de vivant que nous devons consommer chaque jour, nous saurions vivre en harmonie avec le reste du vivant. Si nous avions conscience que nous ne sommes qu’une des branches de l’arbre de l’évolution et que déjà de nombreuses branches se sont éteintes, nous attacherions plus de soin à protéger nos semblables. Si nous avions la sagesse de comprendre que la conscience humaine est une chance extraordinaire pour le Vivant de développer une conscience globale, nous cesserions de vouloir rivaliser avec DIeu, avec la création dans un rêve de pouvoir qui trahit simplement notre peur de disparaitre.

    Ma vie n’a pas de sens en elle même mais le Vivant auquel nous appartenons a bien une direction.

    En orient, il se dit que lorsque nous aurons abandonné l’idée de devenir quelqu’un (Président des US, milliardaire, star, professeur, père, mère, homme, femme…) il nous deviendra possible de voir cette direction. Prenant conscience de cette direction, notre être s’alignera de lui même sur le Vivant laissant derrière lui toutes ces peurs dont celle de mourir.

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    1. “Notre raison d’être c’est d’être” dans Eloge de la fuite – Henri Laborit

      Vous avez raison : faut arrêter de se faire du mal à la tête. Je me suis fais mienne cette maxime depuis plus de 30 ans et cela va très bien, merci!

    1. Je l’ai aussi posé à mon ordinateur quantique , mais il ne dispose pas encore de suffisamment de Qubits pour une réponse sans faille , ou alors il n’y avait pas la bonne porte quantique pour formuler le résultat .

      1. Est ce que vous ne confondez pas investissements publics et investissements privés ?

        Pour ma part , que la puissance publique investisse dans la recherche fondamentale ( surtout celle qui fera l’indépendance sinon la domination d’un pays ) , ça me parait aller de soi . Américains et chinois ne s’y sont pas trompés .

        Mon interrogation sur l’ordinateur quantique ( où l’on annonce dans les deux camps cités , des progrès incroyables tous les deux moins depuis un an ) et l’annonce de Macron , c’est pourquoi y aller tout seul ( qu’en pensent les européens hors les britanniques qui jouent solos comme d’habitude sur le thème , mais petit bras ) , et comment assurer la plus value pour la puissance publique dans un chantier sans doute lancé en PPP .

        Sur le vaccin Sanofi , qui finira bien par arriver ( on n’a pas fini de se faire vacciner dans les années à venir ) , je m’interrogerais plutôt sur la stratégie de Sanofi et du rôle de ses actionnaires .

        https://www.sanofi.com/fr/investisseurs/action-sanofi-et-adrs/structure-actionnariat

        1. Soumis à la critique de Timiota ( ou d’autres ) , ce petit cours de vulgarisation , parmi ceux que je suis à l’UTL ( université du temps libre ) d’Annecy en visio-zoom :

          https://www.youtube.com/watch?v=YJMO3_z9Ah0&feature=emb_logo

          Pour Marc Peltier : le “conférencier” n’est absolument pas un scientifique de formation , et la conciliation de la macro et micro physique n’est pas dans son propos , qui semble avancer comme une évidence qu’il y a la physique quantique et point final .

    1. Nous sommes des êtres infiniment petits qui prétendons avoir une idée de l’infiniment grand , c’est il me semble la raison du sourire qui se cache derrière les moustaches du Guru.
      Ce gars est cool , très cool , mais il me semble que ce qu’il dit ne coule pas de source .
      « No stress «  :c’est le pire gardien de nos buts dans la vie.

      De mon côté de la planète , et pour ce que j’en ai fait le tour , la vie me semble être un dialogue.
      Un dialogue bien plus profond qu’une succession de mots , un dialogue qui peut nous transformer (ou pas) à travers une série d’événements .
      Comme une rencontre qui donne lieu à une évolution , ou au contraire une rencontre qui ne se fait pas( quand on ne fait que se croiser).

      Au moment de notre vie terrestre , il est possible de découvrir l’essentiel sans pour autant le reconnaître , ou , tragédie , galoper sur son cheval d’orgueil sans jamais en tomber .

      1. @ Bernard
        “La vie me semble être un dialogue. Un dialogue bien plus profond qu’une succession de mots , un dialogue qui peut nous transformer (ou pas) à travers une série d’événements .”
        C’est tout a fait ce que prône Sadhguru. Et l’une des premières choses à faire selon lui, c’est de savoir retrouver le silence des mots pour être dans “la libre conscience de faire” comme dirait Scapatria.
        “Il est possible de découvrir l’essentiel sans pour autant le reconnaître”, vous êtes finalement plus proche de la pensée orientale que vous ne le croyez.

        1. @ Pascal

          « Il est possible de découvrir l’essentiel sans pour autant le reconnaître », vous êtes finalement plus proche de la pensée orientale que vous ne le croyez. »
          Ne vous ai je pas dis que j’étais un bonze homme ?
          Sans oublier , que l’été , j’adore bonzé 😉

          Chaque être humain étant capable d’aimer ,une part de vérité dans chaque culture .La pensée d’Orient nous est actuellement d’autant plus nécessaire que
          notre société occidentale se fait bouffer par le stress.Cependant , cette pensée ne se suffit pas à elle même .

          https://www.bouddhisme-france.org/sagesses-bouddhistes/revoir-toutes-les-emissions-tv/Etre-bouddhiste-et-chretien

          1. @ Bernard
            Merci pour ce lien. Il va dans le sens de ce que je découvre depuis quelques années seulement. Pour aller plus loin, il est nécessaire de rencontrer un Maître. Je n’ai pas encore franchi ce pas qui nécessiterait de lacher beaucoup de choses encore. Pour le moment, je me contente de “m’inspirer” et d’expérimenter petitement ce que propose Sadhguru. J’ai déjà évoqué ailleurs les bienfaits que j’en tire.

            Notre société occidentale se fait bouffer par sa logorrhée et son ivresse d’images, le stress n’en est qu’une conséquence ou un symptome . Faire un pas de côté, c’est déjà retrouver une certaine respiration mentale.

            “Aimer”, voilà encore un mot labyrinthe. Combien y a-t-il d’impasses dans ce simple mot ? Sans véritable culture chrétienne (révolté contre), j’ai cru qu’aimer avait un rapport avec la sexualité et j’en ai souffert. J’ai redécouvert ce mot avec Senseï Hueshiba créateur de l’Aïkido qui, dans son parcours spirituel, s’est raproché du christianisme en lui offrant ce mot “amour” qui n’existait pas selon lui dans sa culture d’origine. Ce qui est extraordinaire dans l’aïkido, c’est effectivement d’expérimenter physiquement, de parvenir à un moment donné à accepter l’attaque de l’autre, à l’accueillir avec “amour”, sans résistance. Sans passivité non plus car la sanction arrive vite et est douloureuse. Mais pourtant, il me restait encore un obstacle de taille, mon héritage chrétien m’enjoignait d’aimer ma mère et en cela de m’attacher à elle (ce qui était fort compliqué pour moi). Par ailleurs, je me rendais compte aussi qu’aimer ma femme, mes enfants voulait dire m’attacher à eux. Mais les sachant mortels tout comme moi, il y avait là quelque chose d’insupportable. Ce n’est que récemment à la lecture de Krishnamurti et de Sadhguru que j’ai découvert que “l’amour” pouvait être autre chose de plus vaste. Que c’était quelque chose présent en chacun de nous mais enfouit sous le bric à brac de notre héritage culturel et de notre pensée virvoltante. Je découvrais avec libération, qu’il y a un lien profond entre pleine conscience et amour.

            Tous les chercheurs de vérité empruntent des chemins multiples et variés mais tous ces chemins mènent dans la même direction. Une direction qui échappe au temps, aux mots et au savoir.

            Merci à Paul Jorion de nous offrir cet espace de parole qui permet cette conversation.

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  9. Le secteur social reçoit chaque jour des personnes en déshérence, dont la vie n’a apparemment pas de sens , et que le système contraint à l’instant présent dans une quête qui tient de la survivance ou d’un périple sans fin pour se faire simplement accepter.
    La question n’est pas alors de savoir si la vie a un sens, mais quel sens va-t-on donner à la vie, pour qu’elle soit au minimum porteuse d’avenir . C’est bien là l’enjeu de la pratique sociale, sortir d’un chemin sans direction fait de hasards et de nécessités, de mansuétudes espérées, et de rencontres douces-amères qui vous aident comme on lâche une obole, non comme on donne son droit à une personne reconnue comme étant des siens. L’enjeu c’est donc sortir de ce chemin qui vous cloue dans le présent et ne vous propose comme périple, que des itérations.
    Pas d’avenir sans une façon de tordre le destin pour qu’il ait un sens. Pas d’équilibre à vélo sans un capital initial dont la dynamique vous porte plus loin que le regard bas, de votre pied-à-terre. Vous pouvez dès lors, lever le nez du guidon pour entrevoir vos choix de route.
    Pour faire d’un présent poissard, un avenir serein, il n’y a qu’une seule méthode, donner du sens, et dans certains cas cela nécessite de reconquérir du sens, sans quoi l’avenir ne se fait jour.
    Et c’est bien là que le bât blesse, dans nos sociétés libérales, plus rien ne fait sens et donc vous n’êtes que feuille au vent sans destinée, sinon celle vouée à la première bourrasque qui passe.
    Car c’est bien là, la véritable incurie de nos choix politiques libéraux, ils nous font vivre dans l’absurde. Et l’absurde n’a jamais accouché d’un avenir, mais plus sûrement d’un prix à payer…
    Mais c’est bien là que se trouve le seul but du libéral de base : connaître le prix pour se donner un moyen d’action par le marché. Résultat, il faut exposer nos faiblesses et nos nécessiteux aux affres du marché, pour qu’un prix se décide (par l’opération du Saint-Esprit) et que le libéral décide trois ans après la guerre : subvention, niche fiscale, prime, allocation , exonération …etc. Le tout saupoudré de multiples effets de seuil soigneusement calibrés pour que le pauvre y voie une jungle et le riche (aidé de ses avocats) des opportunités.
    Cela fait-il sens? Penser que l’on ne vit que du marché et par le marché est-il efficient sur l’avenir d’une personne, ou d’un pays ou au contraire sommes-nous figés dans le momentum d’une main de poker?
    Le jeu se déroule de la façon réputée la plus objective, soit par la magie des marchés empêchant tout acteur de maîtriser son destin, ne lui laissant comme choix que de jouer les cartes qu’on lui a distribuées. Pas d’amis autour de la table (concurrence oblige), juste un jeu de dupe où il faut payer pour voir, ou se coucher si l’on n’a pas les moyens. Peu importe la valeur de la donne , la mise reste le maître-mot et permet le bluff en inquiétant celui qui ne peut pas se permettre de tout perdre…(et selon la formule consacrée “the winner takes it all”)
    Quid des problématiques qui ne sont pas dans le champ de ce que peut appréhender le marché ? (ne serait-ce que parce que cela n’a pas de prix ou que cela dépasse les capacités de la banque)
    Le libéral s’affole et il arrose tous azimuts (mais de préférence par en haut) ou, au goutte-à-goutte, si on se rapproche du sol…Comme il est incapable de penser en dehors d’un prix, il n’élabore pas de systèmes capables de faire face à une situation hors du contrôle de marché ; il préfère le coup par coup , il fait des charités plutôt que de donner des droits; du court terme en somme dans un provisoire bricolé, tout en rêvant du jour où la situation de marché se réinstallera pour rebattre les cartes. Autant d’actions empilées qui ne font pas sens par rapport à l’époque, ses enjeux,et notre avenir, mais dont l’horizon demeure celle d’une main au poker, pas plus.
    Alors messieurs les politiques , quel sens allez vous donner à vos politiques pour qu’elles soient porteuses d’avenir?

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  10. La vie est un héritage, une transmission génétique et culturelle de nos parents et ancêtres. Que faisons-nous de l’héritage? Au delà des situations de confort-inconfort, nous avons le privilège de la conscience et même si comme il a été dit elle est postérieure au début d’un acte, nous savons ce que nous faisons.
    Le sens de la vie peut être la liberté consciente de faire.

    1. “Le sens de la vie peut être la liberté consciente de faire.” Oui, a condition de se libérer de tout l’héritage qui nous détermine.

      1. “J’ai redécouvert ce mot avec Senseï Hueshiba créateur de l’Aïkido qui, dans son parcours spirituel, s’est raproché du christianisme en lui offrant ce mot « amour » qui n’existait pas selon lui dans sa culture d’origine. ”

        Je ne sais pas si Morihei Ueshiba le fondateur de l’Aïkido, s’est rapproché du christianisme ou intéressé au christianisme, mais ce que je sais c’est qu’il était un prêtre shinto et pratiquant shintoïste avant tout. Pratique qui a plus à voir, dans son essence et ses rituels, avec le chamanisme que le christianisme. Le christianisme est apparu plus tardivement au Japon, et il n’est pas impossible que toutes ces croyances, avec le bouddhisme et le taoïsme, voire d’ autres, se soient fécondées. Je pense même qu’il envisageait la pratique de l’Aïkido, et son esprit, à un niveau plus universel qu’ethnocentré, et c’est ce qui fait de sa vision et du développement de cet Art martial, une des grandes richesses. Entre autres.

        1. @ Dundee
          “Shintoïsme, Bouddhisme et Christianisme”

          “Il n’y a pas de dogme dans la religion Shinto, ses rites ne sont pas codifiés. Elle n’est d’ailleurs pas exclusive et s’est ainsi adaptée à l’implantation du bouddhisme.
          Un autel Shinto peut cohabiter parfaitement avec un autel bouddhiste ; ce n’est pas une religion exclusive. Qu’ils le reconnaissent ou non, les japonais ont toujours su intégrer à leur culture et à leur mode de vie des écoles et enseignements venus de l’étranger. Ce fut le cas dans les secteurs des arts martiaux, des religions… ainsi, le shinto s’est accommodé sans problème du Bouddhisme et même du Christianisme. Le fondateur [Morihei Ueshiba]a d’ailleurs souvent fait référence à Bouddha ou à Jesus.”
          https://aikidoblog.net/fr/news/shinto/

          Voici une interview sympa d’andré Nocquet haut gradé en Aikido qui s’entretient avec le fondateur lui même Morihei Ueshiba, il lui parle de la religion :

          O-Sensei et la religion

          Un jour j’ai dit à Ueshiba Sensei, “Vous priez toujours, Ueshiba Sensei. Alors l’aïkido est une religion.” “non”,me dit il “ceci n’est pas vrai. Aïkido n’est pas une religion, mais si vous êtes un chrétien, vous serez un meilleur chrétien grâce à l’aïkido. Si vous êtes un bouddhiste, vous serez un meilleur bouddhiste.” J’ai trouvé cette réponse étonnante. J’ai vraiment aimé sa réponse. Puisqu’il était Japonais, j’avais peur qu’il dise que le christianisme n’était rien. Ueshiba Sensei avait beaucoup de respect pour le Christ. Je vivais dans une salle de quatre tapis dans le dojo, il frappait à la porte et entrait. Il s’asseyait près de moi, il y avait un portrait du Christ Jésus. Il plaçait ses mains jointes dans un geste de respect. Je lui ai demandé un jour s’il n’y avait pas une similitude entre ses prophéties et celles du Christ. Il me répondit, “oui, parce que Jésus a dit que sa technique était amour et moi, Morihei, je dis également que ma technique est amour. Jésus a créé une religion, mais pas moi. Aïkido est un art plutôt qu’une religion. Mais si vous pratiquez beaucoup mon aïkido, vous serez un meilleur chrétien.” Alors j’ai demandé, “Sensei puis-je rester chrétien?” Il a répondu : “oui, absolument. Vous avez été élevé en tant que chrétien en France. Restez un chrétien.” S’il m’avait dit de cesser d’être un chrétien et de devenir un bouddhiste, j’aurais été perdu. Mon coeur était empli d’Ueshiba Sensei, il a eu une connaissance du monde entier et nous étions tous ses enfants. Il m’appelait son fils
          https://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=7583&start=30

          1. @Pascal.

            On est bien d’accord Pascal. C’est ce que je mentionnais , tout en précisant que cette fécondation l’a peut être amené, certes à dépasser le shintoïsme, sa croyance d’origine, mais que sa pratique personnelle est restée centrée sur le shintoïsme, d’abord et avant tout, par ce qu’il était un prêtre shintoïste. Donc un pratiquant shintoïste. Le shinto n’est pas dogmatique, sa pratique est basée sur des rituels. La pratique de l’aïkido, et vous le savez puisque vous le connaissez, est imprégnée de cette croyance, ne serait ce que par le salut du début et de la fin du cours, entre autres. Sans parler des bases venant des techniques guerrières ancestrales, ie les samouraïs . Le shintoïsme d’Etat était trés codifié et le shinto était étroitement imbriqué à la nation japonaise jusqu’à à la fin de la 2de guerre mondiale. Période où les américains qui avaient interdit toutes les pratiques d’art martiaux au Japon, ont de nouveau autorisé la pratique de l’Aïkido, pour son caractère de recherche de paix. Le shinto est imprégné de taoïsme, de bouddhisme et de confucianisme . Le christianisme est assez minoritaire au Japon. Mais le shintoïsme dans son essence et ses fondements (animisme et polytheisme), se différencie nettement dans sa vision et sa pratique du christianisme (monotheisme), sauf a peut être s’intéresser au christianisme primitif encore teinté de paganisme ? 😉

            Quand à la seconde partie de votre commentaire, relatifs aux propos d’A. Noquet, oui, la vision, l’esprit et la pratique du budo de Morihei Ueshiba ne sont pas pas ethnocentrées, mais bel et bien de portée universelle ie dans le dépassement d’une croyance d’origine. Et ce quelle qu’elle soit.

            En tout cas, je suis d’accord, ces propos sont clairement proches de ceux de François d’Assise. 😉

            “La terre entière est ma maison. Le soleil, la lune et les étoiles m’appartiennent.”

            “Étudier comment l’eau s’écoule dans un ruisseau de la vallée, librement et sans à-coup entre les rochers. Aussi apprendre des livres saints et sages. Tout — même montagnes, rivières, plantes et arbres — devrait être votre professeur.”

            M. Ueshiba

            1. @ Dundee

              Merci pour toutes ces précisions.
              Je suis toujours (et de plus en plus) surpris de découvrir combien ces personnes d’une grande sagesse, d’une grande sensibilité (Ueshiba, Sadhguru, Krishnamurti, Gurdjieff et certainement François d’Assise que je connais peu) d’horizons culturels pourtant si différents se retrouvent autour de certains grands principes qui semblent effectivement universels. Cela me conforte dans l’idée qu’il existe bel et bien un savoir très ancien, un rapport au monde, une conscience du réel qui traverse les siècles presque silencieusement, pendant que nos sociétés dites modernes au combien bruyantes s’enivrent de clinquant et de superficilité parfois mortifère.
              Je ne crois pas être misanthrope pour autant mais j’éprouve une certaine tristesse à l’idée que l’humanité pourrait avoir un tout autre visage si nous étions en mesure d’apprendre de leur enseignement.
              Au plaisir

  11. “Pas d’avenir sans une façon de tordre le destin pour qu’il ait un sens. ”

    Il y a 70 000 ans, il semblerait que la population humaine a failli dispaitre suite à de très durs changements climatiques.
    https://www.lefigaro.fr/sciences/2008/04/29/01008-20080429ARTFIG00013-il-y-a-ans-l-humanitea-bien-failli-disparaitre.php
    Seulement quelques milliers d’hominidés auraient survécus et les bientôt 8 milliards d’individus que compte cette planète en sont issus. Croyez vous que ces hominidés d’il y a 70 000 ans ont eu besoin de donner un sens à leur (sur)vie ?
    Comme la plupart des êtres vivants, c’est la survie qui motive leurs attitudes, leur instinct. La science n’a fait que constater cela jusque dans la théorie de l’évolution. Mais au delà du constat, jamais personne n’à pu établir de raison, de but que ce soit pour l’évolution des espèces ou pour l’expantion de l’univers.

    Hors, il est arrivé qu’une espèce se retrouve sans plus de prédateur. Même le lion a des prédateurs mais pas l’être humain sauf accident. Même une Covid livrée à elle même pourrait faire disparaitre quelques millions de vies humaines mais n’empêcherait pas l’expantion de cette espèce.
    C’est sans doute là notre malheur, la survie n’est plus notre moteur existentiel pour la grande majorité de l’humanité. Seuls ceux qui vivent la famine peuvent encore éprouver ce réel sentiment de survie et paradoxalement nous savons aujourd’hui que les principales famines de ce siècle et du précédent ont avant tout pour cause l’aveuglement de dirigeants dont le but est le pouvoir.

    Puisque la survie n’est plus notre moteur principal et que nous sommes devenus conscients de la finitude de notre existence, alors nous nous sommes mis en quête d’un sens. Et ce sens devrait guider notre existence, tendu comme une boussole entre le nord de notre passé et le sud de notre avenir (ou inersement). C’est ce roman intérieur que nous voulons constuire pour donner de beaux habits à notre être. Mais avec 8 milliards de romans intérieurs, il devient toujours plus complexe de construire un roman national et enfin un roman humain, une destinée humaine.

    Nous sommes en plein effondrement des romans nationaux et des idéologies. Ce que nous vivons aujourd’hui, qui se déploie toujours plus confus dans nos journaux, blogs et réseaux sociaux, c’est la confrontation devenue permanente de tous ces romans individuels qui s’agglomèrent de manière opportuniste pour une cause ou pour une autre.

    Vouloir tordre le destin, c’est la fable du “self-made man” américain pour faire croire que chacun peut devenir milliardaire quand les milliardaires se construisent sur l’écrasement de leurs semblables. Vouloir tordre le destin, c’est la fable des idéologies qui font de l’autre un adversaire qu’on va emprisonner et rééduquer avant qu’il ne se révolte à son tour. Vouloir tordre le destin, c’est s’imaginer plus fort que l’Univers. Nos livres d’Histoire ensanglantés sont plein de ceux qui ont voulu tordre le destin au prix que l’on sait.

    N’y a-t-il pas d’avenir alors ? Si, nous allons tous mourir un jour, c’est notre seule certitude et notre principale peur. “Vivre, c’est apprendre à mourir” disait Albert Dupontel citant Montaigne. C’est parce que nous sommes écartelé entre le passé nourri de notre mémoire et le futur nourri de notre imagianaire que nous ne parvenons pas à vivre pleinement conscient le présent qui est la seule réalité. Tous nos projets, toutes nos décisions sont principalement issus de notre mémoire et de notre imaginaire, et nous empêche de voir dans l’instant la clarté du soir, les mondes qui s’effondrent et la vie qui se renouvelle ailleurs.

    1. Bonjour pascal,
      votre propos est d’un individualisme forcené, qui va jusqu’à ne sanctifier que la survie.
      L’homme est l’animal le plus mal équipé pour survivre , de tous les animaux ; pas de fourrure pour se protéger, pas de force extraordinaire, pas de défense, de cornes , de griffe ou de croc. Il ne s’en est sorti que par la solidarité qui lui a permis d’instrumentaliser son intelligence à son bénéfice.
      Vous n’aimez pas qu’on égratigne les idéologies libérales, mais vous accusez un propos sans idéologie d’en être justement et vous lisez mal ce que j’ai dit puisque le mythe du self-made-man est essentiellement un mythe libéral appelant à l’initiative individuelle et culpabilisant toute velléité de solidarité dans une fausse histoire qui fait abstraction des aides reçues.
      Si vous voulez vivre sans direction, sans pertinence, sans les autres, dans un aveuglement complet qui ne voit pas au-delà de la fin du jour; je ne vous en empêche pas…
      Mais on n’élit pas des politiques, et on ne vit pas dans une société en prônant que les deux ne doivent rien faire à part procrastiner au bénéfice de la survie d’un individu qui va se battre contre tous les autres pour cela, dans une loi de la jungle qui empêcherait toute solidarité ; ça c’est la conception de marché qui veut un état absent, pour un lucre sans entrave peu importe les conséquences.
      Si vous considérez que les choses sont prédestinées et que se battre contre la prédestination est illusoire, vous êtes encore dans l’internalisation des théories de marché qui voudraient que leurs prophéties deviennent autoréalisatrices pour un meilleur lucre si la résignation des gens fait qu’ils ne les combattent pas.
      Quant au roman national, je ne vois pas ce que cela vient faire là dedans, nous avons des problématiques à résoudre, et il est nécessaire pour ce faire de s’y atteler et donc de ne pas accepter le destin tracé d’avance (servons-nous justement de notre intelligence et de l’effet de levier du collectif). Le survivalisme encore une fois , ne me semble pas si différent des idéologies de marchés et de leur darwinisme social, qui consiste à ne pas aller contre la tendance, mais à n’y voir que des opportunités fussent-elles funestes dans un individualisme forcené.
      Ensuite que des idées d’inspiration libérales soient intéressantes, bien sûr, mais ce que nous a appris l’histoire politique récente c’est que nos acteurs publics sont imbibés d’idéologie libérale, ce qui est loin du fait d’avoir des idées.

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      1. “L’homme est l’animal le plus mal équipé pour survivre”, c’est bien vrai. Et s’il n’avait ce cerveau qui lui permette de façonner le monde. La question aurait été réglée depuis longtemps. De ce cerveau sont “sortis” des objets, des machines incroyables qui lui permettent d’explorer jusqu’au confins du système solaire grace notamment à des ordinateurs dont la binarité 1/0 s’adapte parfaitement aux rélisations matérielles. Nous en sommes tous témoins.
        Mais il en est “sortis” aussi un foisonnement de concepts dont la quantité ne cesse d’augmenter chaque jours. Chaque concept se voit opposer le concept inverse qui nourrissent des débats infinis et dont la conflictualité nous a mené aux plus horribles des tragédies humaines et jusqu’à cette 6ème extinction de masse. Nationalisme, internationalisme, libéralisme, communisme, individualisme, collectivisme, mondialisation, circuits courts, freudien, anti-freudien, PSG, OM… ce ne sont là que des mots. Des mots malheureusement dans lesquels certains se drapent pour faire la révolution, la guerre et jusqu’au génocide.
        Il y a une vérité dans les objets, la vérité de notre expérience corporelle lorsque je tape sur le clavier de mon ordinateur, lorsque je conduis ma voiture sur laquelle chacun peut vérifier que “ça marche” (ou pas) mais y a-t-il une vérité des mots et des concepts dont nous puissions faire l’expérience ?
        Certains ont malheureusement pu faire l’expérience des camps de concentrations vécue dans leur chair en lisant ces mots affiché sous leurs yeux : “Arbeit macht frei”. L’expérience récente du trumpisme nous renvoie a cette illusion des mots jusqu’à croire contre ce que leur disaient leurs propres sens. L’aveuglement des mots que l’on prend pour des vérités nous a conduit au bord de l’effondrement. Quel sera le prochain homme politique à nous proposer de le suivre pour “faire un grand pas en avant” ?
        Le roman national n’est que la mise en forme de tous ces mots qui nous donne l’illusion du “sens de l’Histoire”. Il a nourri et nourrit encore les grandes idéologies “Make America Great Again”. Il est en nous sous la forme de la mémoire familiale parfois mais surtout dans les livres d’Histoire qu’on apprend à l’école. Et chacun se persuade de l’universalisme de sa raison.
        Avec les réseaux sociaux, nous vivons dans un bavardage infini où les vérités (les brèves) de comptoir submergent la sobriété des actes. J’ai déouvert combien il est important de retrouver le silence des mots pour de nouveau trouver la conscience d’un réel moins grandiloquent mais peut-être plus proche d’une certaine vérité.

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        1. Bonjour, Pascal,
          j’en suis désolé, mais je ne suis pas très convaincu ; d’abord tous les concepts ne se valent pas ; et entre un concept, une idéologie, une approche interprétative de praticien, et des théories diverses , il me semble qu’il y a là amalgame ou inventaire à la Prévert.
          S’il est question de se plaindre de la complexité, pourquoi pas , mais parler de vérité des choses matérielles par opposition à une esbroufe des idées , c’est vouloir opposer le matériel au conceptuel et cela me semble vain, car pour produire tous ces biens matériels il a fallu beaucoup de conceptuel.
          Encore une fois donner du sens à sa politique, ce n’est pas donner un sens à l’histoire avec un grand H (ce qui reviendrait à une réécriture loin des faits, ou un exercice de style); il y a là encore un amalgame, me semble-t-il.
          Par ailleurs nous sommes sur un blog, et je ne vois pas comment sur un blog on peut exiger des actes, il ne s’échange que des mots. Et les mots ont leur importance s’ils font sens. Inutile de leur exiger une impossible matérialité, sauf à dire qu’on voudrait taire les opinions, pour laisser place à ceux qui font, dans un silence de haie d’honneur…
          Sans doute pensez-vous à l’expression fameuse des “66 millions de procureurs”…
          Pour moi c’est bien parce que les idées n’ont plus leur place dans une société du “business as usual”, que les lieux de décisions restent hermétiques aux débats “de libres intellectuels” tel P. jorion et aux problématiques de notre temps.
          Je ne suis pas convaincu donc, mais j’ai apprécié la controverse, et j’ajouterai que la part d’illusion de mes propos réside sans doute dans ma préférence envers le sauvetage du système et son amélioration, plutôt que dans toute autre alternative type reset, révolution ou abandon démocratique, que je combattrais sans doute. Suis-je prêt à abandonner le capitalisme si les circonstances le nécessitaient, ce n’est pas sûr non plus , je préférais qu’il s’amende;
          Et je pense que l’un des points qui a fait les électeurs de Trump, c’est la perte de toute idée d’avenir dans les règles économiques, telles qu’elles s’exerçaient. Et sans avenir, la vie a-t-elle un sens? Quand il n’y a plus de sens, l’absurde devient banal et le vote Trump possible.

  12. Il n’y a pas que l’homme, il n’y a pas que les animaux qui font des choses étranges lorsqu’ils voient un congénère mort. Les arbres aussi.

    D’un arbre coupé par un forestier ou détruit par la foudre, il ne reste qu’une souche. Cette souche ne peut vivre sans les sucres rapportés par les feuilles ; elle devrait donc être condamnée à mourir.

    Et pourtant, certaines continuent à vivre plusieurs années, parfois même plusieurs dizaines d’années… car elle nourrie par ses congénères, voisins, grâce aux racines qui sont liées les autres aux autres.

    Le même phénomène existe aux premiers âges de la vie, lorsque le jeune arbre n’a pas un système racinaire suffisant pour capter l’eau profonde du sous-sol lors des sécheresses. Alors ses voisins le font pour lui.

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/botanique-exclusivite-nouvel-extrait-documentaire-intelligence-arbres-68428/

      1. Vous m’en voyez un peu plié.
        Ceci dit des bois de châtaigniers recépés la même année vont correctement rejeter sur les souches car celle-ci ont accumulé des réserves nutritives dans leur racines.

  13. Dans l’expression « sens de la vie » , il y a deux interprétations : le pourquoi de la vie , et vers où elle nous emmène . Le POURQUOI se découvre peu à peu sauf si on se dit qu’il n’y a pas de pourquoi ( fatalisme :
    «  c’est comme ça , faut y faire mon p’tit bonhomme « ) , et le « VERS OÙ «  qui n’a de réponse définitive qu’une fois arrivé.

    «  on n’a pas été conçu pour que la souffrance disparaisse « ..( début de vidéo ).
    Ça sent la résignation , non?.Héritage familial ?

    Certes , difficile d’affirmer quoi que ce soit concernant le pourquoi de notre conception ( question de croyance, tout ne relevant pas des certitudes mathématiques) , mais merci à mon dentiste d’être ce qu’il est .
    Et même si on n’a pas été conçu pour être heureux , merci à ceux qui rendent la vie plus joyeuse.
    Certains n’en ont que l’espoir .Et Ben tant mieux si cela leur a évité de baisser les bras.

    J’ai tendance à penser que l’espoir se nourrit .Il n’est pas inné , et du coup , l’instinct de survie ( qui ne se demande pas pourquoi , lui son truc c’est d’agir ) est une bonne chose dans notre processus d’évolution .

  14. Tudieu ! Un nouveau variant dou Brasil a fait son apparition au pays d’Angela.

    Sim, vamos todos ao samba com as penas desfeitas… youpi !
    Pour les plumes frétillantes, on ne nous a pas encore dit à quel endroit, ou envers, il faudrait les porter, guess what ?

    Comme dirait la merveilleuse Zizi, jamais sans mes plumes !
    Vive le Brésil et vive l’Aïkido ! yepa ! 😉

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