BOUTS DE FICELLE EUROPÉENS, par François Leclerc

Billet invité.

Emmanuel Macron essaye de se faufiler dans les négociations allemandes portant sur la formation d’une coalition « jamaïcaine », dont la première étape préliminaire a été franchie. Envoyé en ambassade à Berlin, le ministre français des finances Bruno Le Maire a été sans attendre exposer ses propositions.

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LA BELLE EUROPE QUI SE PROFILE ! par François Leclerc

Billlet invité.

Il fallait une annonce pour le dernier conseil des ministres franco-allemand, et le projet d’un avion de combat commun a fait l’affaire. Mais si le symbole est fort, l’entreprise est de très longue haleine et se limite à un geste politique à court terme. Pour le reste, c’est à dire les propositions de budget et d’un ministre de l’économie européen – la grande affaire d’Emmanuel Macron – Angela Merkel s’est contentée de laisser la porte ouverte en prononçant un laconique « on peut en parler » en sortie du conseil.

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EUROPE, LES GRANDES MANŒUVRES ONT COMMENCÉ, par François Leclerc

Billet invité.

En dépit des incertitudes qui pèsent sur le résultat des élections de cette année, les grandes manœuvres post-électorales ont commencé. Le sort qui va être réservé à la Grèce ne peut pas attendre, tandis que d’autres projets prennent tournure.

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VEILLÉE D’ARMES, par François Leclerc

Billet invité.

Une nouvelle prise de position favorable au gouvernement grec est apparue hier, là où on ne l’attendait pas. Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol, a déclaré en conférence de presse : « la musique est différente, ce n’est pas celle que l’on a écoutée jusqu’à maintenant et c’est positif », en référence à la demande d’aide grecque adressée au Mécanisme européen de stabilité (MES). Sans doute a-t-il pris le pouls de l’opinion publique espagnole, au moment où les sondages électoraux donnent au coude à coude son parti, le PSOE, ainsi que Podemos. Pablo Iglesias s’est de son côté engagé à fond en faveur des Grecs.

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Les grandes banques devraient-elles contribuer moins que les petites banques au fonds de résolution de 70 milliards ?, par Pierre Lalo

Billet invité.

Monsieur Barnier,

L’historique de la crise de 2008 a eu pour effet de poser la question essentielle par le plus grand nombre : Comment se fait-il que quand une banque commet des erreurs, ce soit le contribuable qui paye ?

Du fait de cette question maintes fois posée par les citoyens européens, la Commission Européenne aurait enfin pris conscience de l’inanité de ce processus de participation du contribuable et serait en train de régler en partie le problème en faisant enfin contribuer les banques à payer pour leurs propres erreurs.

C’est une avancée indéniable et attendue, mais un progrès qui apparait limité car la question posée est désormais la suivante : comment se fait-il qu’une petite banque de dépôt, essentielle au fonctionnement de l’économie soit plus mise à contribution à un fonds de secours de 70 milliards mis en place par la Commission Européenne que les grandes banques spéculatives ?

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Taux d’intérêt et situation de la zone euro (II) Le cadre restreint des alternatives

Le cadre théorique ayant été posé, nous disposons des éléments qui nous permettent de faire un exposé à la fois cohérent et suffisamment complet de la situation présente de la zone euro pour évoquer ensuite la dynamique des cas de figure envisageables.

L’originalité de la zone euro réside dans le fait qu’à la zone économique dont l’euro est la devise ne correspond pas une zone unifiée d’un point de vue fiscal et que du coup, les dettes souveraines libellées en euro des différents pays de la zone se voient associer des primes de crédit et de convertibilité propres, reflétant la santé économique et financière spécifique de chacun des pays. Cet aspect de la question, qui est aujourd’hui la source de tensions susceptibles de faire exploser la zone, a été ignoré par les architectes de l’euro qui ont imaginé que l’unité fiscale se ferait d’elle-même et que l’on tendrait pour les pays de la zone à un taux d’intérêt unique par maturité, les primes de crédit et de convertibilité étant de facto de valeur zéro pour l’ensemble des pays constitutifs de l’union. À l’origine d’une telle candeur se trouvait l’optimisme qui a présidé à la création de la monnaie commune.

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L’actualité de demain : LA MASCARADE CONTINUE ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est fait, soixante pauvres petits milliards d’euros du Mécanisme européen de stabilité (MES) seront dans environ un an disponibles pour renflouer le système bancaire, une fois le mécanisme de sa supervision en place ! A comparer avec les 1.000 milliards d’actifs douteux que, d’après « Les Échos », les banques possèdent dans leurs livres (selon KPMG, c’est 1.500 milliards d’euros) ! Cela ne permettra pas d’éponger une grosse dépréciation, pour le moins, même s’il est prévu que les États devront accompagner l’effort du MES (20% des besoins jusqu’à ce que le ratio de 4,5% de fonds propres soit atteint).

Au détour d’une phrase, le commissaire européen Olli Rehn a reconnu qu’il est dorénavant question de « diluer » et non plus de supprimer les risques résultant du croisement de l’endettement des banques et des États. Ce sera en l’occurrence un transfert dans l’immédiat, une fois de plus, et ce n’est que lors de l’étape suivante des « bails-in » que la dilution interviendra, quand un accord sera intervenu sur la manière d’y procéder. Il n’est donc toujours pas question de protéger les contribuables, le MES étant financé par les États. Sur la question délicate de la rétroactivité de l’aide du MES, un accord favorable de principe a été arraché pour être affiché, mais les décisions devront être prises au cas par cas, ce qui signifie que tout pratiquement reste à faire…

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L’actualité de demain : L’UNITÉ DE LA TROÏKA FAIT QUESTION, par François Leclerc

Billet invité.

A la lecture des innombrables commentaires auquel l’autocritique du FMI à propos de la Grèce a donné lieu, comment ne pas être frappé qu’ils vont rarement à l’essentiel ? Une entorse a été faite à ses principes à l’occasion du sauvetage qui fait l’objet de cet examen critique, reconnaît son rapport, qu’il n’entend pas renouveler. La règle du jeu est connue : le fonds ne s’engage financièrement que lorsque les conditions de son remboursement sont réunies, c’est-à-dire lorsque la dette du pays en question est considérée comme soutenable. Or, en Grèce, elle ne l’était pas (et ne l’est toujours pas) !

Mais pourquoi donc le FMI a-t-il consenti à déroger à ses principes ? À la demande des autorités européennes révèle-t-il, auxquelles il a eu rétrospectivement tort de céder. Quelles étaient donc les raisons de celles-ci ? Elles arguent aujourd’hui que le danger systémique était trop important et que le Mécanisme européen de stabilité (MES) n’était pas en place. Est-ce bien la vraie raison ? Faut-il rappeler que les banques allemandes étaient à l’époque du sauvetage en question exposées à la dette publique grecque à hauteur de 15,5 milliards d’euros et les françaises 10,3 milliards ? L’exposition de l’ensemble des banques européennes s’élevait à 52,3 milliards d’euros. Ce sont elles qu’il fallait protéger, ni plus ni moins ! C’était cela, « le danger systémique » qui n’est pas identifié !

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L’AGENCE DE NOTATION FITCH FERAIT-ELLE PREUVE DE – COMMENT DIRE ? – MAUVAISE VOLONTÉ ?

J’ai écrit autrefois dans l’un de mes billets qu’il viendrait un moment où les gouvernements qui sont jusqu’ici passés en sifflotant sous les fourches caudines de la finance, se rebelleraient. J’espère que ce moment est enfin venu, l’agence de notation Fitch ayant poussé le bouchon un peu loin avec un enthousiasme qui doit faire fulminer en ce moment-même un certain nombre de ministres des finances européens.

J’ai rédigé, c’était avant-hier, un billet où je dénonçais la politique qui s’est instaurée depuis 2007, selon laquelle la prime de risque comprise dans un taux d’intérêt n’est plus considérée comme étant là pour amortir le risque du prêteur mais est devenue un simple bonus que le prêteur s’accorde – avec, il faut bien le dire, la caution enthousiaste des autorités, et en particulier de le Commission européenne, qui s’apprête à inscrire ce principe dans le fonctionnement du Mécanisme européen de stabilité (MES).

La Commission européenne a reçu hier le renfort de l’agence de notation Fitch. Par le truchement de l’une de ses représentantes dont le nom mérite de passer à la postérité : Mme Bridget Gandy, qui a en effet fait savoir que la notation que l’agence accorde aux banques des pays européens dans leur ensemble, repose sur une supposition « au niveau 99,5% » que dans le sauvetage d’une banque par un État, ses créanciers seront remboursés intégralement : « Si un pays européen important devait léser les créanciers d’une banque en difficulté, ceci modifierait fondamentalement la manière dont nous évaluons les banques [européennes]. »

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L’actualité de demain : CASSE-TÊTE A CHYPRE, par François Leclerc

Billet invité.

Chypre est en passe de remporter le prix du sauvetage le plus problématique de la zone euro, après avoir déjà donné lieu à une passe d’arme inaccoutumée entre Wolfgang Schäuble et Mario Draghi, en attendant les prochains épisodes.

Les données de base sont simples : l’État a besoin de 17,5 milliards d’euros, dont 10 milliards pour les banques, qui ont subi de plein fouet la restructuration de la dette grecque. La somme n’a rien d’inabordable pour le Mécanisme européen de stabilité (MES), à ceci près qu’elle ne pourra jamais être remboursée. Ce qui a pu être dissimulé un temps pour la Grèce ne peut pas l’être pour Chypre, car le ratio d’endettement actuel de 80% du PIB pourrait grimper jusqu’à 150%. C’est d’ailleurs pour cette raison que le FMI avait préconisé dès décembre dernier de restructurer la dette chypriote, faute de quoi il ne pourra participer au sauvetage.

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