L’actualité de la crise : AH DIEU ! QUE LA CRISE EST JOLIE ! par François Leclerc

Billet invité

Les excellentes nouvelles s’enchaînent à une cadence accélérée, saluées de tous côtés par des déclarations de circonstance. Après le lancement par la BCE d’un programme d’achat sous condition des obligations d’État sur le marché secondaire, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe vient de valider le MES, le Mécanisme européen de stabilité, qui va pouvoir sans tarder entrer en fonction. Enfin, à l’initiative de la Commission européenne, un dispositif de supervision des banques, investissant la BCE d’une nouvelle mission, est proposé, qui sera suivi par la création d’un fonds destiné à les renflouer si nécessaire.

À la suite de l’adoption du traité de rigueur budgétaire, un dispositif complet se met progressivement en place, qui est présenté comme un pas en avant vers une intégration européenne destinée à solutionner une fois pour toutes la crise.

José Luis Manuel Barroso, le président de la Commission, a profité de ces heureuses dispositions pour tracer devant le parlement européen la perspective d’une « refondation de l’Union européenne » : « nous devons progresser vers une fédération d’États-nations, c’est notre horizon politique ». Car, a-t-il expliqué, « en ces temps d’anxiété, ce serait une erreur que de laisser les nations en proie au nationalisme et au populisme ». Nous sommes dans de bonnes mains.

Une bonne nouvelle en amenant une autre, on a également appris qu’une année de plus avait été accordée au Portugal pour atteindre ses objectifs de réduction de déficit, le premier ministre s’en félicitant tout en décidant une augmentation des cotisations sociales pour les salariés, contrebalancée par une diminution côté patronal afin d’éviter un excédent. Pas question, en effet, de créer une deuxième Grèce, alors que les compliments pleuvent sur Antonis Samaras après qu’Angela Merkel ait chargé la Troïka, qui peine à la tâche, de bricoler vite fait un accord présentable. D’Espagne parvient la énième déclaration de Mariano Rajoy qui annonce toujours poursuivre sa réflexion à propos d’une aide financière, qu’il se refuse toujours à envisager sous la forme d’un plan de sauvetage assorti de mesures affectant les retraites et son électorat de rentiers. Si ce n’est que cela, un deuxième bricolage y pourvoira.

Certes, les esprits chagrins – il n’en manque pas – trouveront toujours à pinailler. Ils remarqueront que l’union bancaire en question soulève, tant du côté britannique qu’allemand, de véritables levées de portes blindées, destinées à protéger de toute malsaine curiosité la City ou le système bancaire allemand. Ils railleront aussi la déclaration de la présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Elisabeth Guigou, qui voit confirmation dans la décision de la Cour de Karlsruhe « que le processus d’intégration européenne est compatible avec la souveraineté des États… » – alors que seule la constitution du MES a été jugée – ce qui lui permet de poursuivre : « Après cette bonne nouvelle venue d’Allemagne, il est important de ne pas compromettre les efforts pour sortir de la crise. C’est au parlement français qu’il revient désormais de ratifier le traité budgétaire européen et de soutenir l’action du président de la République et du gouvernement pour réorienter l’Europe dans le sens de la croissance et de la solidarité ». C’est parler d’or et pas de bois.

Les mêmes se demanderont combien de temps les bricolages en cours tiendront cette fois-ci, et quand il sera nécessaire de faire appel à la BCE pour financer le MES, ou bien le fonds de soutien aux banques qui doit encore être constitué et dont il est aujourd’hui prétendu qu’il reposera sur les cotisations des banques. Sans la BCE, faut-il leur répondre, que pourrions-nous bien faire ?

Enfin, car ils sont tenaces, ils ne manqueront pas de relever que Michel Barnier, le commissaire européen en charge du marché intérieur et des services, n’a pas manqué dans sa présentation du projet de supervision bancaire de rassurer les gouvernements allemand et britannique. À l’usage du premier, il a insisté sur le fait que la BCE « pourra s’appuyer sur les superviseurs nationaux » dans l’accomplissement de sa mission, à celui du second, que les tâches de régulation resteront du ressort de l’Autorité bancaire européenne (EBA), dont on connait la clairvoyance éprouvée en matière d’analyse des bilans bancaires et de stress tests. La BCE ne sera chargée que de l’application des règles. Ouf,on avait craint le pire !

Allons ! ces prophètes de mauvais augure finiront bien par avoir tort ! C’était une « belle journée pour l’Europe » a déclaré Angela Merkel, ne boudons pas son plaisir !

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161 réflexions sur « L’actualité de la crise : AH DIEU ! QUE LA CRISE EST JOLIE ! par François Leclerc »

  1. Quitter les bras de Charybde pour le baiser de Scylla. Il n’y avait que l’ironie, en effet, pour marquer le chemin d’un butoir à l’autre de l’alternative. Pour une fois, je me sens de la sympathie pour l’âne de Buridan. Entre le picotin avarié et le bouillon saumâtre, je préfère encore la famine. Elle a l’air plus honnête. Billet délicieusement abrasif, François.

    1. @ BRL

      J’adore vos commentaires à la fois frais et surannés. ça me rappelle les bonbons à la menthe de mon enfance (c’était il y a longtemps).

      Ceci dit nous avons le même problème d’éthique que l’âne de Buridan: que veux-je? que puis-je? que dois-je?

      Perso je prendrai le picotin avarié ET le bouillon saumâtre pour le faire passer. Le mélange est peut-être délicieux. 🙂

      1. Hé, hé. Un être viable naissant du croisement de deux chimères hideuses… Idée intéressante pour réparer le mal : plutôt que de tuer les monstres dont il accouche, les faire copuler. J’avais envisagé une autre attitude pour l’âne : montrer la croupe et ruer. Que ne me faites-vous pas écrire, BasicRabbit !

      2. @ BRL

        « montrer la croupe »

        JA vient de me rappeler qu’il ne faut pas se fier aux pseudos. Je me permets donc de vous rêver en Vénus callipyge…

  2. Problème: l’Europe, l’Europe, l’Europe!

    Combien d’années, sont-elles nécessaires pour industrialiser ou réindustrialiser, les pays où les régions qui doivent l’être pour qu’ils parviennent:
    – à l’équilibre budgétaire*,
    – à une productivité égale à celle de l’Allemagne,
    – à un taux de chômage compris entre 5 et 6 %,
    – à un niveau de vie homogène à la zone Euro, soit; +/- 0,5 % d’écart maximum.
    Il ne sera pas tenu compte dans la réponse des contraintes environnementales, ni du coût des matières premières, ni du coût des interventions militaires sous commandement US indispensables au maintient des approvisionnements en pétrole et en gaz entre autre.
    Le système bancaire sera totalement « consolidé » sur la période et même bien avant.
    La monnaie reste la même pour tous les pays, Allemagne comprise.
    L’inflation ne doit pas être supérieure à 0,5%.
    Les insurrections et autres manifestations dures survenant à la suites de problèmes d’alimentation, de santé ou d’éducation, seront considérés comme résolus dans le cadre du maintient de l’ordre propre à chaque entités considérées.

    *- Il est conseillé de calculer en premier, le montant maximum des prêts illimités susceptibles d’être accordés par l’Allemagne sur le très long terme (1 à 3 ans maxi).
    – On considérera que l’Allemagne est indifférente à la chute des marchés dans les autres pays européens.

    Toute réponse dépassant le millénaire (1.000 ans) sera considérée (voir le problème 39-45 posé antérieurement) comme une insulte aux correcteurs et sera donc sanctionné par un zéro au minimum.

    Duré de l’épreuve: 2 ans, les téléphones et les calculettes sont autorisés, la réponse se fera exclusivement en anglais UK ou US, indifférant.

  3. Je ne voudrais pas casser cette belle ambiance provoquée par l’autocélébration de la bureaucratie européenne mais je viens de découvrir que Balladur existe encore. Il bouge, parle et donne même son avis. Voila une source d’inspiration supplémentaire non négligeable pour les intégrateurs fédérateurs à marche forcée au pas de l’oie qui sont antinationalistes et antipopulistes.

  4. http://www.marxists.org/archive/marx/works/1857/grundrisse/ch05.htm#p272

    1) Sur le capital, la valeur :

    « The only utility whatsoever which an object can have for capital can be to preserve or increase it. »

    « ..money… is capable of no other motion than a quantitative one; to increase itself. »

    « …value which insists on itself as value preserves itself through increase; and it preserves itself precisely only by constantly driving beyond its quantitative barrier, which contradicts its character as form, its inner generality. »

    « The goal-determining activity of capital can only be that of growing wealthier, i.e. of magnification, of increasing itself. »

    « Fixed as wealth (Money), as the general form of wealth, as value which counts as value, it is therefore the constant drive to go beyond its quantitative limit: an endless process. Its own animation consists exclusively in that; it preserves itself as a self-validated exchange value distinct from a use value only by constantly multiplying itself. »

    2) Sur l’économie de services. L’économie de services évoque l’illusion d’une productivité illimité de biens immatériels et donc d’une possibilité d’économie infinie, d’un travail multiplié. Pourtant là encore, pour une entreprise de services, tout ce qui est afférant à l’épargne manquera à la demande, même de services : Que l’entreprise vendent des services ou des biens, peu importe : Say, à propos de la monnaie : « it is irrational to hoard it », et pourtant.

    Marx, fin de son paragraphe, sur la distinction entre services et production : « All this nonsense. Digression. »

    Oui, car la distinction est oiseuse. Ce qu’il faut voir est qu’une entreprise quel qu’elle soit, se finance par la vente, et de ce bénéfice d’exploitation, une partie est épargnée à plus ou moins long terme, d’autant plus que le contexte économique est atone. Cette épargne crée le déséquilibre entre l’offre et la demande que l’entreprise met sur le marché.

    Finalement la façon ultime pour la capital de dépasser ses propres limites quantitatives est de provoquer l’impression d’argent par les banques centrales….

  5. Z’êtes caustique, cette fois-ci, Monsieur Leclerc.
    Pourtant, à force de rustines et de bricolages, le plan A commence à ressembler à une véritable consolidation.
    Solution pour les États. MES renforcé par une intervention de la BCE sur les marchés secondaires à court terme. De quoi les aider à parvenir à un équilibre budgétaire à moindre coût et dans des délais rapprochés. Avec au passage paupérisation de leur peuple et spoliation partielle de leurs rentiers, mais on ne fait pas d’omelette …
    Solution pour les banques avec acceptation de nouveaux collatéraux (coté carotte) et institution d’une union bancaire (coté bâton). On ne parle plus de recul sur Bâle III, et le débat se porte sur le nombre et la taille des banques contrôlées, probables postures de négociation pour infléchir la date de début d’entrée dans le dispositif de certaines d’entre elles et sur la nature du contrôleur. Ceci correspond en outre à un Q.E. centré sur les États les plus en difficulté et par nature (dettes à court et moyen terme) limité dans le temps.
    Solutions pour la Grèce, l’Italie, l’Irlande à qui on va accorder un court délai pour la résorption de leur déficit et, concernant la Grèce, pour la mise en œuvre des mesures annoncées. De toute façon, qu’elle reste ou qu’elle parte n’est plus un problème (pare-feux).
    Reste à mettre en place un contrôle vaguement démocratique des contrôleurs et l’affaire est bouclée. Le choix des électeurs des Pays-Bas, un des pays qui ont refusé le traité constitutionnel, en faveur de partis pro-européens va dans ce sens.
    Planning idéal : deux ans de remise à jour des compteurs, puis trois ans pour échanger des eurobonds ou europrojects contre un renforcement institutionnel.
    L’idéal ne survient que rarement et chaque dirigeant, chaque matin doit faire brûler un cierge à Saint Marx pour que son peuple accepte encore quelques temps de serrer les fesses (chose difficile vu ce qu’on est en train de lui faire subir); il fait également brûler trois bâtons d’encens au kami de la cloche de Wall Street dans l’espoir que le dollar, dont la stabilité est comparable à celle de la piscine du réacteur numéro 4, tienne le temps qu’il faudra.

    1. Votre intervention est assez comique, car il n’y aucune chance que le projet Marx Brothers que vous décrivez résussisse. Il est encombré de la foi délirante que l’économie réelle est subalterne à la finance, et va bien sur réagir de concert…
      Pitoyable illusion du néolibéralisme en fin de de course, qui de fait est totalement ruiné, à un point inimaginable, quand on pense que l

      1. @ izarn

        le début de votre remarque est compatible avec mon dernier paragraphe.
        En revanche, je ne crois pas que les politiques européens soient des idéologues délirants.
        Ils ont un projet de rééquilibrage entre production et finance qui suppose une rerèglementation progressive de celle-ci et une dérèglementation du marché du travail. L’échec du libéralisme anglo-saxon est acté, retour -très- progressif au capitalisme rhénan.
        Croire qu’ils ne sont que les fous délirants du dieu libéralisme auquel ils sont prêts à tout sacrifier, c’est non seulement sous estimer l’adversaire, mais aussi commettre une erreur d’analyse de ses objectifs et des stratégies qu’il met en place.

  6. Des paris, des expédients, des tentatives de sauvetage, des expériences de torsion extrême pour vérifier la « résistance des matériaux juridiques », de l’opacité, de la complexité paroxystique, de tout ! Pour quoi ? Pour faire refonctionner un truc qui est cassé, foutu, kaputt. Qu’est-ce qu’on s’en tape de l’éructation (sans surprise) de vieux sages teutons en toge, déguisés façon « eyes wide shut », alors que les travailleurs de maintenant et de demain (pas les autres, ie ceux qui ont eu la bonne idée de gagner et parquer du fric avant) vont se retrouver saignés comme jamais ? On fait quoi face au chômage des jeunes ? les emplois, ils viendront d’où ? De la dette publique ? Et on la rembourse comment, la dette ? Aaaah mais oui, j’oubliais, on la « roule », la dette ! Et le terme est indiqué : les créanciers sont bel et bien roulés. Sur ce, bravo, les vieux de Karlsruhe mais vous devriez savoir que le droit ne permet pas de décreter qu’il fait jour quand il fait nuit.

    1. @eza
      C’est aussi chanté dans les maternelles en Espagne, les bilingues en tout cas…!
      Rien à voir avec la choucroute, la page d’accueil du site http://www.la-bas.org/ de Mermet,
      un joli ticket de caisse, nous sommes rassurés, les ‘riches’ consomment encore…!
      Mais ont-ils laissé un ‘pourboire’ ?

  7. Il faut distinguer entre discours politique et réalité politique. Les marchés financiers demandent à Merkel « plus d’Europe », des actions susceptibles de rassurer les marchés, et Merkel obéit. Elle répercute ses angoisses sur les autres pays d’Europe, in concreto: plus de discipline budgetaire, restructuration du social…….bref, plus de « compétivité », son mot préféré.

  8. Grèce: le chômage s’accroît, à 23,6% au 2e trimestre 2012.

    L’accroissement du chômage en Grèce a continué au deuxième trimestre 2012 avec un taux de 23,6% contre 22,6% au trimestre précédent, a annoncé jeudi l’Autorité des statistiques grecques (Ase).
    Le chômage frappe également fortement les jeunes entre 25 et 29 ans, à 36,8%.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_grece-le-chomage-s-accroit-a-23-6-au-2e-trimestre-2012?id=7838063

  9. Une formation pour délocaliser son entreprise financée par les régions.

    Les régions subsidient une formation pour délocaliser son entreprise, ce qui est plutôt surprenant. Cette formation sera donnée à La Hulpe le 18 septembre prochain. Elle est destinée aux patrons qui voudraient transférer leur entreprise dans un pays plus accueillant.

    http://www.rtbf.be/info/regions/detail_une-formation-pour-delocaliser-son-entreprise-financee-par-les-regions?id=7837984

  10. La course a la competitivite voulue par les gouvernements n’est que l’habillage de la course a la liquidite de la force de travail voulue par les financiers. Bientot le HFWM (Hich Frequency Worker Move) ?

    1. A partir du moment où le fameux délai de trois jours n’indique RIEN de concret, cela ressemble plus à du cernage d’opposant par leur adresse IP.
      Si dans 4 jours une forcément fuite apparaît, il sera toujours temps de s’équiper de machette et faire confiance à l’armée d’éviter trop de dérives.

      N.B. : j’ai un neveu militaire qui préférera me filer une arme plutôt que de tuer des civils.
      Voir les exactions policières qui, malgré tout, interdissent les morts.
      Mais autorisent les policiers blessés au poignet par les manipulations de bombes lacrimo et « gomme-cogne ».

      1. Bonjour Yvan,
        je ne voyais pas dans cette annonce la dénonciation d’un conflit frontal dans trois jours ! Mais plutôt un genre d’accord passé à un niveau décisionnaire entre multinationales, et qui concernerait le secteur économique et législatif… Enfin c’est ce que je comprend quand je lis l’article-pétition…

        Maintenant je connais très mal cette organisation, Avaaz.org. Ses combats me paraissent honnêtes et remplis de bon sens, peut être naïfs de temps en temps, mais bon, les bouquins d’histoires sont remplis d’opérations ‘false flag’… Et comme vous dites, rien de tel que ce genre de campagne pour récupérer en peu de temps et d’argent un beau bouquet d’IP !

  11. Espagne: Fitch menace de placer la Catalogne en catégorie spéculative

    MADRID – L’agence d’évaluation financière Fitch a menacé jeudi de placer la note de la Catalogne (BBB-) en catégorie spéculative, s’inquiétant des graves problèmes de liquidité dont souffre cette grande région du nord-est de l’Espagne.

    La décision reflète l’incertitude sur la mise à disposition, dans les temps, du financement via le fonds de liquidité régionale, créé par l’Etat central et auquel la Catalogne a demandé fin août 5,023 milliards d’euros, explique l’agence dans un communiqué, alors que Standard & Poor’s a déjà placé la région en catégorie spéculative.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Espagne_Fitch_menace_de_placer_la_Catalogne_en_categorie_speculative59130920121424.asp

  12. Oui, Más, président de la région, demande, ce jour, un référendum sur l’indépendance totale de la Catalogne…
    Il faut bien faire voir à la région que sortie d’Espagne, elle est perdue…

    1. @Pedro

      La Catalogne a toujours été le moteur économique de l’Espagne (même si les banques étaient en Euskadi), n’oubliez pas que Madrid a été désignée comme capitale parce qu’au centre géographique. Néanmoins je ne vois pas ce qu’apporterait l’indépendance étant donné que le statut d’autonomie élargie donne déjà beaucoup de marge de manoeuvre.

    2. Vous avez tous deux raison, dissy et Pignouf 1er :
      La catalogne représente 16 milliards annuels de rentrées fiscales mais exporte plus de 50% de sa production au reste du pays…
      La volonté de séparation est loin d’être économique, elle est surtout historique, depuis la guerre civile, durant laquelle la catalogne a été le berceau de la résistance, et une partie de la population de cette région reste profondément anti-monarchique.

  13. En attendant la guerre civile en Grèce suite au dépeçage du peuple grec sans aucun sens des réalités de la part des barons eurocrates, je viens d’apprendre que M.Hollande est apparu en direct lors du grand raout de M.Attali sur l’économie…dite  » positive « , un nouveau concept new age pour amuser la galerie au pays des Troïkans.

    Le président Hollande est soudain apparu en odeur de sainteté et a déchiré littéralement l’écran lors de ce colloque où se rencontrait et se concentrait pauvrement toute la misère économique et fissa fissa, comme par « enchantement  » M. Attali a remporté un nouveau contrat de travail à la suite de celui qu’il avait décroché autrefois du temps de la sarkozie vitupérante.

    M. Attali -généreusement adoubé par le président « sarkollande » – a un an pour rendre sa copie en bonne et due forme, dixit les infos … où comment se faire payer royalement deux fois une coquette somme pour accomplir le même boulot et faire un copié -collé.

    Franchement ? N’y a t-il que M.Attali dans ce pays comme  » lumière spirituelle  » ? Pourquoi M. Hollande n’a t-il pas proposé cette nouvelle tache de réflexion performative à M. Jorion ou M. Leclerc ?

    Attali sous Sarkozy
    Attali sous Hollande … ?

    Le changement c’est pour quand ?

    Comme foutage de gueule tout de même, ils y vont fort non ? Le réseau d’affidés est si étroit et le pays si fragile se concentre si dangereusement sur une tête d’épingle appelée « Paris » qu’un seul a visiblement droit de cité : l’ inénarrable Monsieur Attali. A moins que ce ne soit un homonyme ou que tous les français s’appellent « Attali », il apparait fortement que la concentration du capital n’a de réciproque que la concentration de la fatuité.

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    1. « Attali sous Sarkozy
      Attali sous Hollande … ? »

      Vous oubliez volontairement « Attali sous Mitterrand » ou bien vous n’étiez pas au courant ?

      1. @ Pignouf 1er dit :

        « Vous oubliez volontairement « Attali sous Mitterrand » ou bien vous n’étiez pas au courant ?  »

        Pourquoi croire que je l’avais oublié  » volontairement  » ? Où verriez-vous une quelconque malignité de ma part à cet oubli fâcheux ? Disons que j’ai fait au plus court et au plus récent, cela suffisait bien !

        Non, je ne l’avais pas oublié « volontairement » ni « involontairement ». Oui, le type est insubmersible depuis un bon demi -siècle et sa cour est visiblement d’une superficie certaine . Le « BHL de l’économie » en quelque sorte…

  14. Je signale un billet très intéressant de Jean Zin sur « la societe de consommation avant le capitalisme« . Il en ressort que la consommation serait le moteur, et qu’il faut changer les institutions actuelles pour les adapter à l’ère du numérique : « (…) le capitalisme salarial n’est pas adapté à l’économie immatérielle qui aura bien besoin pour assurer sa reproduction d’un revenu garanti donnant accès pour tous à un travail choisi et cassant la dépendance entre emploi et consommation (…)« .

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