Étiquette : « Misère de la pensée économique »

  • UN BON UNE-DEUX

    Hier m’est parvenu un exemplaire de La survie de l’espèce (en librairie le 2 novembre) et je n’ai pas pu m’empêcher de le lire encore une fois d’un bout à l’autre, comme il faut le faire trop souvent avec un nouveau livre, à la recherche de la dernière erreur qui aura inexplicablement échappé à tout le monde. Sauf que cette fois, avec le livre imprimé, ce sera trop tard. Et, aaargh ! Enfer et damnation, la voilà : « Grégory ! Des stock-options produisant des dividendes ! » (p. 49). Bon, ce serait passé inaperçu de pratiquement tout le monde, oui mais c’est ce « pratiquement » que je n’aime précisément pas du tout, alors je mentionne la bourde à titre préventif : avant que quelqu’un d’autre ne m’en fasse la remarque.… Lire la suite…

  • Les « forces collectives » proudhoniennes. Un complément à « Misère de la pensée économique », par Jacques Langlois

    Billet invité.

    Le fondement de l’économie chez Proudhon réside dans sa théorie des « forces collectives » résumée par la parabole de l’érection de l’obélisque de Louxor (« Qu’est-ce que la propriété » ou 1er mémoire sur la propriété, 1840). 200 grenadiers employés par l’Etat ont en une heure érigé l’obélisque. Supposons 200 ouvriers, contremaîtres et cadres payés par un capitaliste privé. Celui-ci aurait déboursé 200 heures de travail, pensons à 1 ouvrier payé pendant 200 heures : l’obélisque serait resté par terre. Conclusion : le capitaliste ne paye pas la force collective résultant de la combinaison des efforts, de leur coordination dans la division des fonctions.… Lire la suite…

  • MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE, DEMAIN EN LIBRAIRIE

    Au plus fort de la crise, le silence des économistes est assourdissant, tout comme l’impuissance des élites politiques et des dirigeants financiers. Et pour cause : ils sont bien peu nombreux à avoir su anticiper les événements qui ont eu lieu depuis 2007. Comment la machine a-t-elle pu s’emballer à ce point sans faire réagir ceux qui avaient le pouvoir et les capacités d’éviter les catastrophes en chaîne ? Comment la pensée économique a-t-elle pu se fourvoyer autant ? Pourquoi n’est-elle pas capable d’inventer des solutions audacieuses et enfin efficaces ?

    Après avoir annoncé un Capitalisme à l’agonie, Paul Jorion poursuit sa réflexion sur l’état du monde financier.… Lire la suite…

  • « Savoir financier et vérité : une relation ambiguë »

    Je ferai en février, deux exposés à Lausanne, l’un consacré à la crise, l’autre, dans le cadre de l’université, sur le thème : « Savoir financier et vérité : une relation ambiguë ». L’argumentaire de cette seconde intervention constitue en fait un bon résumé de la partie descriptive (par opposition à « programmatique ») de Misère de la pensée économique, à paraître la semaine prochaine.

    L’économie politique, qui prévaut jusqu’au troisième quart du XIXe siècle, est un discours de type scientifique, même si son recours aux mathématiques est éclectique parce que ad hoc, selon les nécessités de l’objet à modéliser.… Lire la suite…

  • LÀ OÙ JE ME SITUE AUJOURD’HUI

    Vers la crise du capitalisme américain ? a paru en janvier 2007. La crise des subprimes s’est déclenchée à la mi-février. J’ai voulu tenir au courant mes amis des nouveaux développements. Je l’ai fait d’abord par mails. Au bout de quinze jours la formule m’a paru inadéquate. Je suis passé au blog.

    Mes billets en 2007 et 2008 constituaient une chronique au jour le jour de la crise. J’ai regroupé leur substance dans les deux livres que j’ai publiés en 2008 : L’implosion et La crise.

    Une vive discussion était née sur le blog sur les causes de la crise.… Lire la suite…

  • « LE PRIX DES INÉGALITÉS » ET POURQUOI NOS DIRIGEANTS SONT DÉTERMINÉS À CONTINUER DE NOUS LE FAIRE PAYER

    Ceux d’entre vous qui lisent aujourd’hui Le prix des inégalités de Joseph Stiglitz et qui ont eu l’occasion de lire mon livre La crise du capitalisme américain (2007), auront été frappés par la quasi-identité des thèmes évoqués et par la parfaite identité des thèses centrales à ces deux ouvrages : la crise des subprimes a été causée par la concentration de la richesse et ses deux facettes : pouvoir d’achat insuffisant pour la majorité de la population américaine, fortunes démesurées pour une petite minorité, argent en excès allant se placer dans la spéculation, faute de débouchés dans la production, et dérèglant là le mécanisme de la formation des prix, et en particulier, celui des matières premières.… Lire la suite…