Archives par mot-clé : « Misère de la pensée économique »

LE CONCEPT DU « BON TEMPS », par Jean-Luce Morlie

Billet invité.

Le pivot de la pensée d’Attali dans La voie humaine (2004) est de donner de l’épaisseur au temps, aussi son projet me paraît-il offrir des mesures très concrètes pour la résolution de l’hubris moderne. Attali écrit : « La seule façon d’en sortir, pour le salarié » est de … « trouver assez de plaisir dans un travail pour qu’il constitue en soi sa propre rémunération ». Comme le souligne par ailleurs Jeanne Favret-Saada, l’éducation aux limites est inhérente à l’élevage des petits d’hommes dans toutes les formes de société, mais la forme moderne du « désir illimité » diffère, je le crois, de ce qu’il fut dans d’autres sociétés, cela parce que notre désir de repousser toujours plus les limites est engendré par l’insatisfaction générée par nos modes de vie au présent. Ce sera mieux, plus beau et plus fort encore demain, puisque malgré tous nos efforts, chaque aujourd’hui alors même que toujours plus remplis, ne laisse qu’un goût de cendre.

Parallèlement, le thème de l’homme dépassé par l’hubris machinique (l’effet skynet de Paul Jorion) peut être abordé de façon dynamique, semblable à la décroissance, soit, décroître lorsque cela paraît nécessaire et croître, lorsque cette possibilité est utile : « battre en retraite », fixer des limites à l’invention de l’espèce humaine scellerait son destin de cloporte. – La question n’est pas tant la limite de la complexité, mais la maîtrise de la complexité et dont la limitation de la complexité, la simplification, n’est qu’une voie d’approche –

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ÉTHIQUE ET MATHÉMATIQUES FINANCIÈRES, « Les mathématiques financières en débat », le 14 novembre 2012

Ma participation à la Table ronde “Ethique et mathématiques financières” organisée par la Chaire Ethique et finance de l’Institut Catholique de Paris (ICP) et la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH). Cela se passait à Paris le mercredi 14 novembre 2012.

Un type d’approche qui ne m’est pas habituel : envisager la modélisation financière dans une perspective de philosophie des sciences.

On a un peu l’impression au début, que je parle au milieu d’une place de foire, mais ça s’arrange ensuite.

Merci à « uncaillou » pour sa vidéo.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 28 DÉCEMBRE 2012

Le Blog en 2013

Le Blog est né le 28 février 2007 (il y a près de six ans)
Le temps qu’il fait est né le 12 décembre 2008 (il y a quatre ans)

Le capitalisme à l’agonie (2011)
Misère de la pensée économique (2012)
La survie de l’espèce, avec Grégory Maklès (2012)

Sur YouTube, c’est ici.

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LE SOLITON VU D’EN-HAUT

Dans Misère de la pensée économique (Fayard 2012), j’utilise comme image de la crise qui engage notre espèce dans un Grand Tournant qu’elle parviendra ou non à négocier victorieusement, le soliton, une lame de fond d’une hauteur inhabituelle constituée de la superposition accidentelle de plusieurs vagues de taille ordinaire : 1) l’aboutissement destructeur pour son environnement de la stratégie colonisatrice de notre espèce, 2) la complexité dont nous avons perdu la maîtrise, 3) la crise économique et financière due à la « machine à concentrer la richesse » inscrite au sein du capitalisme.

Voici une vue par satellite de quatre solitons clairement visibles à la surface de l’océan au Sud de la Thaïlande (les lignes quasi verticales à gauche du cliché).

Solitons

 

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LE REPAS DE PAYSANS, par Pierre Chavant

Billet invité

Merci Paul Jorion pour votre travail remarquable, qui a modifié ma lecture du « Repas de paysans » de Louis Le Nain.

Repas de Paysans

La manière dont Louis Le Nain figurait au XVIIème siècle la réalité sociale du microcosme d’une exploitation viticole dans le tableau « Repas de paysans » me parait intéressante à considérer dans le contexte des critiques proposées ici concernant votre livre « Misère de la pensée économique ». Qu’il s’agisse du texte d’Humbert ou surtout de celui de Saule, qui donne un lien vers une présentation de la « théologie de la libération ».

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE, sur Critiques Libres

Un compte rendu par Saule sur le site Critiques Libres.

[…] Certains passages sont tout à fait surprenants : on voit que des modèles mathématiques dont l’inexactitude est avérée sont malgré tout utilisés car (1) Aussi longtemps que tout le monde dispose de la même information, ce n’est pas grave, la sacro-sainte concurrence et la symétrie de l’information est respectée (2) Pire, parfois les erreurs sont incorporées dans le modèle pour « corriger » le biais et tenir compte du marché : en gros, ce que dit le marché est alors dogmatiquement affirmé comme vrai et la formule adaptée. Ça peut paraître bizarre, mais c’est très bien illustré avec la célèbre formule de Black and Scholes qui est utilisée pour valoriser les options (produit dérivé), et à titre personnel ça m’a choqué car j’avais fait ma thèse d’université sur ce modèle mathématique (fin de la parenthèse). En outre, et on l’a bien compris avec les scandales bancaires et l’affaire Fortis en Belgique, les modèles mathématiques utilisés échappent au contrôle du « management » (en fait bien peu de personnes sont capables de les comprendre, et d’une manière générale dans une entreprise bien peu de personnes comprennent ce qu’on attend d’elles exactement). […]

Mais l’analyse de la pensée économique ne se limite pas à la dénonciation de ces modèles mathématiques ou scientifiques appliqués de manière indue à un système humain. Il y a des passages très intéressants sur la formation des prix aussi (l’auteur n’est pas toujours d’accord avec Marx d’ailleurs), sur la doctrine néo-libérale dont le chantre fût Hayek (un auteur largement critiqué par les théologiens de la libération à l’époque de la guerre entre les néo-libéraux purs et durs et les partisans d’une économie sociale).

En résumé, c’est un bon ouvrage de vulgarisation, pas trop compliqué et qui tient une bonne place dans l’arsenal des outils de la pensée contre le capitalisme, au côté de la critique philosophique de Arnsperger (mon maître à penser dans ce domaine) et la critique théologique (plus marxiste) des théologiens de la libération. Pour ce qui est de la critique de la pensée économique, l’analyse de Jorion est totalement pertinente quoique « vulgarisatrice » et pas novatrice. L’absurdité du concept d’homo oeconomicus avait été magistralement analysé par des théologiens de la libération (Idolâtrie du marché). L’auteur propose des solutions concrètes, qui s’apparentent à du bon sens. Vous pouvez les trouver sur son blog.

 

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POUR LES GENS PRESSÉS : TOUT JORION EN 3 PAGES, par La Glue

Billet invité.

« L’économie, quelle que soit son importance pour le bien général, ne peut prétendre étouffer les autres valeurs, la vie étant le plus grand de tous les biens et devant être protégée jusqu’aux limites les plus extrêmes » (attendus du procès en responsabilité du Bois du Cazier – cités dans La Survie de l’Espèce).

L’ambiance est pesante.

Mais on a LA méthode scientifique. A quoi sert-elle ? Voir ou ne plus voir ?

Pas de constance chez l’Homo erectus (l’economicus étant une fable d’économistes faisant allégeance au capitalisme) pour faire évoluer les choses en mieux, surtout si son sort est encore supportable.

Le capitalisme : comment ça marche ?

Rapidement dans nos sociétés dites modernes, civilisées et surtout capitalistes, le pouvoir de la force est remplacé par le pouvoir de la terre, qui est remplacé par le pouvoir de l’argent. Plus t’en as, mieux c’est et plus tu risques d’en avoir.

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CHAMPS CONTRE CHAMPS : « Crise du capitalisme et de la science économique », à Rennes, le samedi 1er décembre 2012 à 15h30

Je parlerai de Misère de la pensée économique (Fayard 2012) aux Champs Libres à Rennes, samedi à 15h30.

Après avoir constaté que le capitalisme était à l’agonie, après avoir averti qu’une crise gravissime allait éclater, Paul Jorion envisage les alternatives à ce système. Mais avant de pouvoir dire ce qu’il faudra mettre à la place du capitalisme, il pose bien des questions : Pourquoi sommes-nous satisfaits d’une « science » économique incapable de voir venir une crise de cette ampleur et de prôner ensuite les mesures nécessaires pour nous permettre d’en sortir ? Comment distribuer équitablement la richesse créée ?

Les Champs Libres, ça se situe 10 cours des Alliés
35000 Rennes, France
02 23 40 66 00
Métro : Charles de Gaulle

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE : « THERE IS ALWAYS AN ALTERNATIVE », par Jean-Paul Fourmont

« THERE IS ALWAYS AN ALTERNATIVE », par Jean-Paul Fourmont est en ligne sur Parutions.com, L’actualité du livre et du DVD.

Anthropologue, sociologue et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion s’interroge depuis des années sur les mécanismes du marché. Ce faisant, il jette depuis plusieurs années un autre regard sur l’économie. Il est l’une des plus éminentes figures de proue de la pensée alternative. Pour preuve, à partir de 2005, l’économiste prophétisait déjà la crise des subprimes. L’an passé, il avait écrit un ouvrage intitulé Le Capitalisme à l’agonie. Cette fois-ci, non content de dénoncer la « Misère de la pensée économique », il propose des pistes de réflexion à la fois alternatives et stimulantes pour une sortie de crise par le haut.

Jusqu’au présent ouvrage, récemment paru chez Fayard, Paul Jorion s’était de son propre aveu principalement livré à l’analyse des ressorts de la crise économique, qu’il estimait inévitable parce que liée aux schémas de la pensée économique dominante. Cette crise en combine trois de façon singulièrement toxique : une crise découlant du fait que « notre espèce se conduit comme une malpropre à la surface de la planète » ; « une autre due au fait que la maîtrise de la complexité nous a désormais totalement échappé » ; enfin, « la crise économique et financière actuelle », laquelle résulte de l’excessive concentration de la richesse, pourtant constitutive de l’économie de marché.

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« Misère de la pensée économique » : les dix mesures urgentes de Jorion, par le Yéti

Pas tout d’annoncer à l’avance, comme le fit Paul Jorion, « l’agonie du capitalisme ». Encore fallait-il, une fois acquis le prochain dernier soupir du crevard, préparer le terrain à ce qu’il faudrait « mettre à la place ». Ce à quoi s’emploie Jorion dans son dernier opus, « Misère de la pensée économique » (Fayard, 20 euros).

Le moribond est certes en train de se ratatiner, mais les Diafoirus du système continuent d’essayer de faire croire à sa résurrection… en nous perfusant nous-mêmes de leur prétendue « science » à longueur de médias. Jorion met une jubilation certaine à zigouiller une à une leurs doctes prétentions.

[…]

La suite sur son blog ou sur Rue89.

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UN COUP DE POMPE ? PRENEZ UN PEU DE JORION, par Zéphyr Armaguédon

Billet invité. L’auteur de la recension me reproche des positions que je ne défends pas. Mais comme il me félicite pour des positions que je ne défends pas non plus… Je ne suis pas marxiste, dit-il : c’est vrai. J’aurais écrit à Nicolas Sarkozy ? non, jamais.

À propos de MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE de Paul Jorion. Fayard, octobre 2012.

En 378 à Andrinople l’armée impériale romaine, conduite par Valens en personne, est défaite par une coalition de Goths et d’autres supplétifs en révolte. Cette bataille perdue est emblématique d’un déclin. Elle est ressentie comme telle par la société romaine et ses élites même si les discours officiels ne peuvent que la nier. Signe de la prise en compte du danger, toute déclaration publique devra dès lors se terminer par un éloge de la Rome éternelle et invincible. Cependant, comme aujourd’hui, la condamnation de ceux qui osent dire la vérité et qui dénoncent  la logomachie impuissante, n’y pourra rien.

En faisant du christianisme la religion de l’Empire, le dernier grand empereur, Théodose, ne hâte t-il pas ainsi  la chute de la « Rome éternelle » ?

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE, le 13 septembre 2012 à Perpignan

C’était le 13 septembre, dans la galerie d’art Àcentmètresducentredumonde, à Perpignan, à l’initiative de la librairie Torcatis, j’ai parlé de Misère de la pensée économique. Je suis présenté par Nicolas Caudeville.


Paul Jorion – Misère de la pensée économique -… par Loeildupharynx


Paul Jorion – Misère de la pensée économique… par Loeildupharynx

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PHILIA & CABERDOUCHE – À PROPOS DE « MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE », par Un Belge

Billet invité. Rencontre entre un fidèle du blog – « Un Belge » – et Paul Jorion, le 22 octobre, au café Le Vicomte à Bruxelles, à propos de Misère de la pensée économique.

Je mentionne le magazine International Times parmi les publications britanniques importantes dans les années 1966-68, ainsi que le magazine Oz.

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