Archives par mot-clé : « Misère de la pensée économique »

LE SOLITON VU D’EN-HAUT

Dans Misère de la pensée économique (Fayard 2012), j’utilise comme image de la crise qui engage notre espèce dans un Grand Tournant qu’elle parviendra ou non à négocier victorieusement, le soliton, une lame de fond d’une hauteur inhabituelle constituée de la superposition accidentelle de plusieurs vagues de taille ordinaire : 1) l’aboutissement destructeur pour son environnement de la stratégie colonisatrice de notre espèce, 2) la complexité dont nous avons perdu la maîtrise, 3) la crise économique et financière due à la « machine à concentrer la richesse » inscrite au sein du capitalisme.

Voici une vue par satellite de quatre solitons clairement visibles à la surface de l’océan au Sud de la Thaïlande (les lignes quasi verticales à gauche du cliché).

Solitons

 

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LE REPAS DE PAYSANS, par Pierre Chavant

Billet invité

Merci Paul Jorion pour votre travail remarquable, qui a modifié ma lecture du « Repas de paysans » de Louis Le Nain.

Repas de Paysans

La manière dont Louis Le Nain figurait au XVIIème siècle la réalité sociale du microcosme d’une exploitation viticole dans le tableau « Repas de paysans » me parait intéressante à considérer dans le contexte des critiques proposées ici concernant votre livre « Misère de la pensée économique ». Qu’il s’agisse du texte d’Humbert ou surtout de celui de Saule, qui donne un lien vers une présentation de la « théologie de la libération ».

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE, sur Critiques Libres

Un compte rendu par Saule sur le site Critiques Libres.

[…] Certains passages sont tout à fait surprenants : on voit que des modèles mathématiques dont l’inexactitude est avérée sont malgré tout utilisés car (1) Aussi longtemps que tout le monde dispose de la même information, ce n’est pas grave, la sacro-sainte concurrence et la symétrie de l’information est respectée (2) Pire, parfois les erreurs sont incorporées dans le modèle pour « corriger » le biais et tenir compte du marché : en gros, ce que dit le marché est alors dogmatiquement affirmé comme vrai et la formule adaptée. Ça peut paraître bizarre, mais c’est très bien illustré avec la célèbre formule de Black and Scholes qui est utilisée pour valoriser les options (produit dérivé), et à titre personnel ça m’a choqué car j’avais fait ma thèse d’université sur ce modèle mathématique (fin de la parenthèse). En outre, et on l’a bien compris avec les scandales bancaires et l’affaire Fortis en Belgique, les modèles mathématiques utilisés échappent au contrôle du « management » (en fait bien peu de personnes sont capables de les comprendre, et d’une manière générale dans une entreprise bien peu de personnes comprennent ce qu’on attend d’elles exactement). […]

Mais l’analyse de la pensée économique ne se limite pas à la dénonciation de ces modèles mathématiques ou scientifiques appliqués de manière indue à un système humain. Il y a des passages très intéressants sur la formation des prix aussi (l’auteur n’est pas toujours d’accord avec Marx d’ailleurs), sur la doctrine néo-libérale dont le chantre fût Hayek (un auteur largement critiqué par les théologiens de la libération à l’époque de la guerre entre les néo-libéraux purs et durs et les partisans d’une économie sociale).

En résumé, c’est un bon ouvrage de vulgarisation, pas trop compliqué et qui tient une bonne place dans l’arsenal des outils de la pensée contre le capitalisme, au côté de la critique philosophique de Arnsperger (mon maître à penser dans ce domaine) et la critique théologique (plus marxiste) des théologiens de la libération. Pour ce qui est de la critique de la pensée économique, l’analyse de Jorion est totalement pertinente quoique « vulgarisatrice » et pas novatrice. L’absurdité du concept d’homo oeconomicus avait été magistralement analysé par des théologiens de la libération (Idolâtrie du marché). L’auteur propose des solutions concrètes, qui s’apparentent à du bon sens. Vous pouvez les trouver sur son blog.

 

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POUR LES GENS PRESSÉS : TOUT JORION EN 3 PAGES, par La Glue

Billet invité.

« L’économie, quelle que soit son importance pour le bien général, ne peut prétendre étouffer les autres valeurs, la vie étant le plus grand de tous les biens et devant être protégée jusqu’aux limites les plus extrêmes » (attendus du procès en responsabilité du Bois du Cazier – cités dans La Survie de l’Espèce).

L’ambiance est pesante.

Mais on a LA méthode scientifique. A quoi sert-elle ? Voir ou ne plus voir ?

Pas de constance chez l’Homo erectus (l’economicus étant une fable d’économistes faisant allégeance au capitalisme) pour faire évoluer les choses en mieux, surtout si son sort est encore supportable.

Le capitalisme : comment ça marche ?

Rapidement dans nos sociétés dites modernes, civilisées et surtout capitalistes, le pouvoir de la force est remplacé par le pouvoir de la terre, qui est remplacé par le pouvoir de l’argent. Plus t’en as, mieux c’est et plus tu risques d’en avoir.

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CHAMPS CONTRE CHAMPS : « Crise du capitalisme et de la science économique », à Rennes, le samedi 1er décembre 2012 à 15h30

Je parlerai de Misère de la pensée économique (Fayard 2012) aux Champs Libres à Rennes, samedi à 15h30.

Après avoir constaté que le capitalisme était à l’agonie, après avoir averti qu’une crise gravissime allait éclater, Paul Jorion envisage les alternatives à ce système. Mais avant de pouvoir dire ce qu’il faudra mettre à la place du capitalisme, il pose bien des questions : Pourquoi sommes-nous satisfaits d’une « science » économique incapable de voir venir une crise de cette ampleur et de prôner ensuite les mesures nécessaires pour nous permettre d’en sortir ? Comment distribuer équitablement la richesse créée ?

Les Champs Libres, ça se situe 10 cours des Alliés
35000 Rennes, France
02 23 40 66 00
Métro : Charles de Gaulle

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE : « THERE IS ALWAYS AN ALTERNATIVE », par Jean-Paul Fourmont

« THERE IS ALWAYS AN ALTERNATIVE », par Jean-Paul Fourmont est en ligne sur Parutions.com, L’actualité du livre et du DVD.

Anthropologue, sociologue et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion s’interroge depuis des années sur les mécanismes du marché. Ce faisant, il jette depuis plusieurs années un autre regard sur l’économie. Il est l’une des plus éminentes figures de proue de la pensée alternative. Pour preuve, à partir de 2005, l’économiste prophétisait déjà la crise des subprimes. L’an passé, il avait écrit un ouvrage intitulé Le Capitalisme à l’agonie. Cette fois-ci, non content de dénoncer la « Misère de la pensée économique », il propose des pistes de réflexion à la fois alternatives et stimulantes pour une sortie de crise par le haut.

Jusqu’au présent ouvrage, récemment paru chez Fayard, Paul Jorion s’était de son propre aveu principalement livré à l’analyse des ressorts de la crise économique, qu’il estimait inévitable parce que liée aux schémas de la pensée économique dominante. Cette crise en combine trois de façon singulièrement toxique : une crise découlant du fait que « notre espèce se conduit comme une malpropre à la surface de la planète » ; « une autre due au fait que la maîtrise de la complexité nous a désormais totalement échappé » ; enfin, « la crise économique et financière actuelle », laquelle résulte de l’excessive concentration de la richesse, pourtant constitutive de l’économie de marché.

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« Misère de la pensée économique » : les dix mesures urgentes de Jorion, par le Yéti

Pas tout d’annoncer à l’avance, comme le fit Paul Jorion, « l’agonie du capitalisme ». Encore fallait-il, une fois acquis le prochain dernier soupir du crevard, préparer le terrain à ce qu’il faudrait « mettre à la place ». Ce à quoi s’emploie Jorion dans son dernier opus, « Misère de la pensée économique » (Fayard, 20 euros).

Le moribond est certes en train de se ratatiner, mais les Diafoirus du système continuent d’essayer de faire croire à sa résurrection… en nous perfusant nous-mêmes de leur prétendue « science » à longueur de médias. Jorion met une jubilation certaine à zigouiller une à une leurs doctes prétentions.

[…]

La suite sur son blog ou sur Rue89.

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UN COUP DE POMPE ? PRENEZ UN PEU DE JORION, par Zéphyr Armaguédon

Billet invité. L’auteur de la recension me reproche des positions que je ne défends pas. Mais comme il me félicite pour des positions que je ne défends pas non plus… Je ne suis pas marxiste, dit-il : c’est vrai. J’aurais écrit à Nicolas Sarkozy ? non, jamais.

À propos de MISERE DE LA PENSEE ECONOMIQUE de Paul Jorion. Fayard, octobre 2012.

En 378 à Andrinople l’armée impériale romaine, conduite par Valens en personne, est défaite par une coalition de Goths et d’autres supplétifs en révolte. Cette bataille perdue est emblématique d’un déclin. Elle est ressentie comme telle par la société romaine et ses élites même si les discours officiels ne peuvent que la nier. Signe de la prise en compte du danger, toute déclaration publique devra dès lors se terminer par un éloge de la Rome éternelle et invincible. Cependant, comme aujourd’hui, la condamnation de ceux qui osent dire la vérité et qui dénoncent  la logomachie impuissante, n’y pourra rien.

En faisant du christianisme la religion de l’Empire, le dernier grand empereur, Théodose, ne hâte t-il pas ainsi  la chute de la « Rome éternelle » ?

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE, le 13 septembre 2012 à Perpignan

C’était le 13 septembre, dans la galerie d’art Àcentmètresducentredumonde, à Perpignan, à l’initiative de la librairie Torcatis, j’ai parlé de Misère de la pensée économique. Je suis présenté par Nicolas Caudeville.


Paul Jorion – Misère de la pensée économique -… par Loeildupharynx


Paul Jorion – Misère de la pensée économique… par Loeildupharynx

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PHILIA & CABERDOUCHE – À PROPOS DE « MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE », par Un Belge

Billet invité. Rencontre entre un fidèle du blog – « Un Belge » – et Paul Jorion, le 22 octobre, au café Le Vicomte à Bruxelles, à propos de Misère de la pensée économique.

Je mentionne le magazine International Times parmi les publications britanniques importantes dans les années 1966-68, ainsi que le magazine Oz.

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UN BON UNE-DEUX

Hier m’est parvenu un exemplaire de La survie de l’espèce (en librairie le 2 novembre) et je n’ai pas pu m’empêcher de le lire encore une fois d’un bout à l’autre, comme il faut le faire trop souvent avec un nouveau livre, à la recherche de la dernière erreur qui aura inexplicablement échappé à tout le monde. Sauf que cette fois, avec le livre imprimé, ce sera trop tard. Et, aaargh ! Enfer et damnation, la voilà : « Grégory ! Des stock-options produisant des dividendes ! » (p. 49). Bon, ce serait passé inaperçu de pratiquement tout le monde, oui mais c’est ce « pratiquement » que je n’aime précisément pas du tout, alors je mentionne la bourde à titre préventif : avant que quelqu’un d’autre ne m’en fasse la remarque.

Je suis quand même très content du livre : j’ai le sentiment que ça plaira beaucoup ! Et surtout, La survie de l’espèce me semble constituer avec Misère de la pensée économique qui a paru il y a quinze jours, une excellente combinaison : il y a une bonne complémentarité, un bon une-deux comme on dit en boxe. D’autant qu’ils sont, du point de vue de l’approche, sur la même longueur d’ondes.

Ce que je veux dire par « sur la même longueur d’ondes », c’est que dans La survie de l’espèce, Grégory m’a fait intervenir à plusieurs reprises comme personnage, et du coup comme personne : il me fait par exemple apparaître en psychanalyste, citant La transmission des savoirs (1984), écrit avec Geneviève Delbos, il met en scène qui je suis, reprenant la substance de certains de mes billets plus ou moins autobiographiques. Et cela, c’est un élément qui est commun avec Misère de la pensée économique, non pas que j’y introduise des éléments autobiographiques, mais parce que je m’y échappe davantage que dans les quatre livres précédemment parus chez Fayard, de la pure chronique des événements, pour situer le destin de notre espèce dans un vrai cadre anthropologique, cadre que je définis à partir de mes travaux précédents, travaux qu’on peut appeler – n’ayons pas peur des très grands mots – « scientifiques », en anthropologie, en sciences cognitives ou en épistémologie.

Une des conséquences de cela, c’est qu’un critique de Misère de la pensée économique, ne peut pas, comme ce fut le cas avec mes livres précédents sur la crise, se contenter de dire : « c’est bon » ou « c’est mauvais », parce qu’en écrivant cela, cette fois, c’est automatiquement une opinion sur l’ensemble de – de nouveau un très grand mot – mon « œuvre », qu’il ou elle émet.

On me rapporte que les critiques temporisent, ils sont en attente. Une hypothèse possible, c’est qu’ils attendent la sortie de La survie de l’espèce pour parler des deux dans la foulée. Une autre hypothèse, c’est qu’ils attendent de voir ce qu’écrivent leurs confrères. Dans la profession de critique, comme dans la plupart des autres, on n’est sans doute jamais trop prudent !

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Les « forces collectives » proudhoniennes. Un complément à « Misère de la pensée économique », par Jacques Langlois

Billet invité.

Le fondement de l’économie chez Proudhon réside dans sa théorie des « forces collectives » résumée par la parabole de l’érection de l’obélisque de Louxor (« Qu’est-ce que la propriété » ou 1er mémoire sur la propriété, 1840). 200 grenadiers employés par l’Etat ont en une heure érigé l’obélisque. Supposons 200 ouvriers, contremaîtres et cadres payés par un capitaliste privé. Celui-ci aurait déboursé 200 heures de travail, pensons à 1 ouvrier payé pendant 200 heures : l’obélisque serait resté par terre. Conclusion : le capitaliste ne paye pas la force collective résultant de la combinaison des efforts, de leur coordination dans la division des fonctions. Ce n’est pas seulement un « effort collectif » et une coordination. C’est en fait une « composition » de 2 éléments inséparables et associés quoique distincts : la division du travail qui rend en même temps les fonctions interdépendantes et solidaires, d’un côté, et la formation des coûts qui résulte de la coopération et de la productivité de l’association des deux aspects dans la production, de l’autre. C’est avec les effets de la force collective (que Marx reprendra sous forme de « forces productives ») que l’on comprend « l’aubaine » du capitaliste qui empoche le surplus dégagé par les forces collectives tout en ne payant ses salariés que un par un.

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MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE, DEMAIN EN LIBRAIRIE

Au plus fort de la crise, le silence des économistes est assourdissant, tout comme l’impuissance des élites politiques et des dirigeants financiers. Et pour cause : ils sont bien peu nombreux à avoir su anticiper les événements qui ont eu lieu depuis 2007. Comment la machine a-t-elle pu s’emballer à ce point sans faire réagir ceux qui avaient le pouvoir et les capacités d’éviter les catastrophes en chaîne ? Comment la pensée économique a-t-elle pu se fourvoyer autant ? Pourquoi n’est-elle pas capable d’inventer des solutions audacieuses et enfin efficaces ?

Après avoir annoncé un Capitalisme à l’agonie, Paul Jorion poursuit sa réflexion sur l’état du monde financier. Ce qu’il révèle est édifiant : la « science » économique n’en est pas une, mais nous trompe en s’en donnant les apparences. Constatant les errements d’une doctrine qui n’a fait qu’encenser la « machine à concentrer la richesse », laquelle déraille tragiquement aujourd’hui, Paul Jorion bouscule les dogmes établis et propose des voies inédites pour l’avenir : le temps de la solidarité est venu.

Anthropologue, sociologue et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion jette depuis plusieurs années un autre regard sur l’économie ; il annonçait ainsi dès 2005 ce qui allait devenir la crise des subprimes. Il est notamment l’auteur, chez Fayard, de L’Implosion, La Crise et L’Argent.

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