« LE PRIX DES INÉGALITÉS » ET POURQUOI NOS DIRIGEANTS SONT DÉTERMINÉS À CONTINUER DE NOUS LE FAIRE PAYER

Ceux d’entre vous qui lisent aujourd’hui Le prix des inégalités de Joseph Stiglitz et qui ont eu l’occasion de lire mon livre La crise du capitalisme américain (2007), auront été frappés par la quasi-identité des thèmes évoqués et par la parfaite identité des thèses centrales à ces deux ouvrages : la crise des subprimes a été causée par la concentration de la richesse et ses deux facettes : pouvoir d’achat insuffisant pour la majorité de la population américaine, fortunes démesurées pour une petite minorité, argent en excès allant se placer dans la spéculation, faute de débouchés dans la production, et dérèglant là le mécanisme de la formation des prix, et en particulier, celui des matières premières.

J’ai développé depuis le thème de « la machine à concentrer la richesse » et le rôle que joue celle-ci dans les phases ultérieures de la crise, dans L’argent, mode d’emploi (2009) et Le capitalisme à l’agonie (2011), et j’y reviens de manière plus systématique encore dans Misère de la pensée économique, qui sera en librairie le 3 octobre.

Le fait que, si je suis lu et bien lu, le message que j’ai délivré en 2007 et que je martèle depuis dans mes ouvrages, n’a lui aucun impact sur les politiques économiques telles qu’elles sont pratiquées (la Troïka – BCE, UE, FMI – sera aujourd’hui à Nicosie et continuera d’ânonner et d’imposer des mesures qui sont le contraire exact de ce que je préconise), s’explique aisément : je ne suis pas même économiste et, à l’exception de la chronique mensuelle que je rédige depuis 2008 pour Le Monde-Économie, j’ai été jusqu’à très récemment privé de toute la visibilité que procure une affiliation institutionnelle,

Or, toute vraisemblable qu’elle soit, cette explication s’avère inadéquate si l’on pense au fait que Joseph Stiglitz défend depuis de nombreuses années des thèses semblables aux miennes, et n’a pas davantage d’impact que moi sur les politiques mises en vigueur.

« Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, Professeur à Columbia, ex-directeur de la Banque mondiale et conseiller de Clinton, est sans conteste l’économiste le plus respecté et le plus lu au monde », constate la jaquette de son plus récent livre. « Le plus respecté » et « le plus lu au monde », sans que cela ait la moindre conséquence dans le monde réel, et ceci prouve que la reconnaissance et les affiliations prestigieuses ne font en réalité rien à l’affaire : c’est le message lui-même que nous délivrons lui et moi qui est irrecevable par ceux, « de gauche » tout aussi bien que « de droite », qui décident de notre sort, et nous enfoncent aujourd’hui toujours davantage dans la crise, alors que la teneur des mesures qu’il faudrait prendre est connue, et qu’en plus, toute la ville en parle.

 

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339 réflexions sur « « LE PRIX DES INÉGALITÉS » ET POURQUOI NOS DIRIGEANTS SONT DÉTERMINÉS À CONTINUER DE NOUS LE FAIRE PAYER »

  1. Ca a peut-être déjà été signalé.
    Mais ce qui caractérise le monde libéral d’aujourd’hui, c’est la prime à l’échec et à la médiocrité. On doit se dire : « on ne sait jamais, à force de se planter, il va peut-être finir par réussir quelque chose.. »
    En attendant, c’est toujours de l’argent public qui le fait vivre.

    http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/09/14/comme-sarkozy-hollande-va-chercher-ses-idees-neuves-chez-attali-235331

  2. On sait tous bien qu’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre…L’on dirait bien que ce bel aphorisme s’applique parfaitement a nos chers dirigeants.

    Qu’ils continuent d’ignorer, cela leur retombera dessus un jour.

  3. c’est le message lui-même que nous délivrons lui et moi qui est irrecevable par ceux, « de gauche » tout aussi bien que « de droite », qui décident de notre sort, et nous enfoncent aujourd’hui toujours davantage dans la crise, alors que la teneur des mesures qu’il faudrait prendre est connue, et qu’en plus, toute la ville en parle.

    Irrecevable parce que cela remettrait en cause tout l’édifice « intellectuel » qui structure leur « pensée ».
    Et puis aussi les avantages qu’ils tirent du système tel qu’il est…

  4. Oserait-on un parallèle avec le rapport Meadows, il y a 40 ans ?
    Le voici réédité en France, sous la présidence d’un Monsieur qui n’a que la croissance à la bouche…
    Paradoxe…

    Hypothèse : la difficulté d’une civilisation à modifier son mode de fonctionnement est proportionnelle à l’ancienneté de ses modèles défectueux : le rapport au monde de l’Occident, rapace et paranoïaque, est hélas très ancien.

    Illustration : c’est un peu comme dans les films de Chaplin : avant de pouvoir tourner au coin de la rue, Charlot continue quelques mètres tout droit à cloche-pied, au risque de se casser la figure.

  5. La précarisation de la société a atteint des seuils qui ne permettent plus à un citoyen de pouvoir survivre de son travail, l’exemple en question est révélateur d’un malaise sur la planète :

    « C’est l’histoire d’un monde où près de 850 millions de personnes – soit plus d’un huitième de sa population totale – souffrent de la faim. Ironie du sort, plus de la moitié d’entre elles sont des agriculteurs ou des travailleurs agricoles. »

    Source
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3468_agroecologie_definition.php

    Ce que l’on produit ou ce que l’on distribue, n’est plus vecteur d’une garantie de capacité de vie en société. Les très nombreux stages à salaires gratuits, temps partiels ou production d’alimentation qui ne permettent pas de faire face à ses obligations financières pour notamment avoir un toir, sont une dérive du capitalisme qui influence le niveau de vie des citoyens.

    Ses contrats gratuits ou très faiblement rémunérés peuvent être viable pour des populations qui ont des richesses suffisantes pour permettre à un ou des membres de leurs familles ou proches de réaliser ce choix professionel.

    Mais à l’échelle d’une société et autorisés par les pouvoirs publics, celà contribue à concentrer les richesses et dans le même temps à précariser une part importante de la société, dont certains ne peuvent pas effectuer ce type de financement. Le problème est que ses procédés appauvrissent des citoyens qui sont confrontés à une hausse des prix généralisée et à un salaire qu’ils ne peuvent se permettre d’accepter pour survivre financièrement, et sont en même temps dans la difficulté de présenter un cv vide sur quelques mois. Le paradoxe est que les prochains emplois proposés seront dans le même type de contrat (gratuit ou à faible rémunération).

    Il est loin le temps, où on disait « travailler sur ceci, procure tel avantage », les classes moyennes et populaires se précarisent parce que les richesses créées sont de moins en moins répartis.

    1. Amsterdam, le 19 septembre 2012

      Chère Cassiopée,

      Oui, et c’est exactément pour cette raison qu’un des peu ‘devoirs’ (je n’aime pas tellement le mot) dans la vie est l’auto-organisation:

      1. des salarié(e)s, notamment ceux et celles appartenant aux revenus faibles et moyens, sans prétention (« humildes » en Espagnol.. monsieur Attali..);

      2. des consommateurs et consommatrices aux revenus faibles et moyens, sans prétention.

      La voie la plus large vers le succès sont les formes d’organisations en Scandinavie: leurs syndicats de salarié(e)s et leurs coopératives de CONSOMMATEURS/TRICES…

      Je vous prie de bien vouloir lire ce que j’écris ici: les coopératives de CONSOMMATEURS/TRICES et alors je n’ai PAS ecrit les coopératives de producteurs.

      Seulement l’auto-organisation forte, permanente, innovatrice et auto-renouvellante des citoyens aux revenus faibles et moyens, des citoyens sans prétention, va nous libérer des pouvoirs des oligo- et monopoles de la production, de la distribution, du commerce et, très important dans la période de spéculation, du finance.

      Contre tous ceux et celles qui me crient ou bien ici au BLOG ou ailleurs que toutes ces initiatives finissent et aboutissent et s’ensablent toujours et partout dans la bureaucratie étouffante et dans la prise du pouvoir par les gérant(e)s de telles organisations, je les invite de venir avec des PREUVES de leurs protestes basées sur des vérités prouvées en Suède, en Finlande, au Danemark, en Norvège.

      Est-ce qu’il y a des raisons pour l’espérance?

      1. Oui, à voir les organisations fortes et capables en Scandinavie.

      2. Non, à voir la (haute…) trahison de ces racines par les social-démocrates de la France, de l’Espagne, des Pays-Bas, de l’Angleterre et de l’Allemagne.

      A lire et à relire Pierre Bourdieu sur cette trahison.
      (Par exemple: http://pubs.socialistreviewindex.org.uk/isj94/wolfreys.htm mais surtout:
      http://www.amazon.com/Acts-Resistance-Against-Tyranny-Market/dp/1565845234, son livre mince mais explosif: « Actes de résistance contre la Tyrannie du Marché », 1999.)

      Qu’ils et elles en prennent note.. on les vise, malgré leurs efforts Blairistes/Kokkistes/Hollandistes de nous tromper avec des techniques traditionnelles d’illusionisme, organisées dès leurs forteresses de KPMG, Ernst & Young, Touche Ross et PWC, pour pouvoir maintenir leurs positions DSK’istes de revenus scandaleusement élevés et leurs activités dégoutantes vis-à-vis les femmes et les jeunes filles.

      La seule réponse à chaque forme de la haute trahison des intérêts des gens sans prétention (en espagnol: « la gente humilde » est toujours et partout: la transparence TOTALE, contre toute attaque de l’autre coté.

      Bien entendu, surtout la transparence totale sur a. les patrimoines et b. les revenus, mais, oui, mais aussi c. sur leurs comportements moraux.

      Bien entendu: des exigences TOUJOURS exigées de la part des gens sans prétention (« la gente humilde ») au moment où ils ou elles se trouvent devant les bureaucrates des services sociaux aux moments du chomage, ou aux moments de demander des prêts, ou aux autres moments de demander l’accès à des services..).

      Les protestes populistes proviennent partiellement mais bien sûr des obscurantismes, des camouflages, des mensonges et des trahisons autour des patrimoines, des revenus et des comportements moraux des « élites » (?), ou de ceux/celles que le prof. Jorion qualifie de « dirigeants ».

      (A relire: Erich Fromm, Etudes sur la sociologie des veuves de la guerre de Frankfurt après la paix de Versailles, [source: via Erich Fromm Archiv, Tübingen, Allemagne] et John Maynard Keynes, The economic consequences of the Peace, 1919).

      Une transparence totalement tabou partout où la social-démocratie de trahison est au volant en Europe, (au gouvernement et aussi à l’oppostion), c’est à dire sauf en Scandinavie.

      Probablement le prof. Paul Jorion, Vrije Universiteit Brussel, pourrait nous donner une analyse de la situation particulièrement intéressante en Belgique, avec le chimiste monsieur Di Rupo au pouvoir.

      Bien à vous tous,

      JL

  6. même the plus lu et respecté au monde ne sera pas écouté si la logique de son discours finit par remettre en cause l’ordre économique. son rôle est de justifier cet ordre, non de dire des vérités qui dérangent… malheur à celui par qui le scandale arrive.

  7. L’égalité a sa meilleure place dans notre devise , et sa meilleure définition dans la Constitution :

    Egalité de droits ET de devoirs .

    Quand certains ont tous les droits et d’autres tous les devoirs , au nom d’une liberté réduite au libre arbitre et d’une fraternité réduite aux fondations charitables ( on dit Care pour faire futuriste ) , il y a forcément crise , inscrite dans les faits visibles par l’inégalité des  » richesses  » , mais aussi devant l’accès au savoir , aux soins , à l’expression , à la réalisation possible des talents .

  8. Quand le coefficient de Gini tend vers 1 l’avenir de l’humanité tend vers zéro !

    Bien qu’absurde, comme tous les passages à la limite, le cas où un seul individu dispose de toutes les richesses rend la chose évidente puisque la mort de tous les autres s’en suit… Avant d’en arriver à de telles extrémités il y a cependant beaucoup d’autres situations envisageables dont tout le monde conviendra qu’elles sont peu acceptables. Le problème est donc de savoir où se situe la limite jusqu’à laquelle ceux qui sont disposés à « accepter d’inévitables inégalités » envisagent d’aller (je pense bien sur à Gu Si Fang!)

    Pour ma part j’ai tendance à penser que le Fordisme (compromis économique et social vertueux dans le style «payons nos ouvriers suffisamment bien pour qu’ils nous achètent eux aussi des automobiles, des maisons individuelles avec piscine et se nourrissent de biftecks» ) apparaît désormais comme dépassé aux yeux de ceux qui nous gouvernent. Une autre manière de dire la chose serait que les très fortes différences de coefficient de Gini qu’on observait au XXe siècle entre les différentes régions du globe tendent à disparaître et que par conséquent une large importante de la population des pays occidentaux est vouée à un appauvrissement considérable en compensation d’une lente amélioration dans un grand nombre de pays très peuplés (à cause de la mondialisation les classes moyennes tendraient à se développer en Chine et tendraient à disparaître aux USA.)

    Je rappelle à tout hasard qu’à cause du coefficient de Gini très élevé à l’époque et pour éviter les solutions du genre catastrophes naturelles, épidémies et guerre, un dénommé Malthus préconisait que seuls les pauvres en situation de nourrir eux-même leurs famille sans dépendre de l’aide de la paroisse aient des enfants.

    1. comme je le notais un peu plus haut, un bon théoricien économique doit justifier l’ordre en place. s’il doit le remettre en cause il ne peut pas incriminer l’inégale redistribution de la richesse, il doit trouver autre chose sous peine d’excommunication. pour malthus c’est le contrôle de la croissance démographique des moins aisés. d’une manière générale les pauvres sont la variables d’ajustement conseillée aux économistes (et autres) pour ne pas devenir infréquentable, du moins jusqu’à présent.

  9. HS ? pas si sûr,

    http://www.humanite.fr/monde/marikana-fin-de-la-greve-apres-la-signature-d%E2%80%99un-accord-salarial-504345

    rapport au titre du billet, « LE PRIX DES INÉGALITÉS » ET POURQUOI NOS DIRIGEANTS SONT DÉTERMINÉS À CONTINUER DE NOUS LE FAIRE PAYER.

    pasque nous ne sommes pas prêts à en découdre ?
    notez que les mineurs sud-africains, comme les américains, comme beaucoup d’autres, sont des gens armés.
    le droit de posséder une arme fait-elle la différence entre un sujet et un citoyen ?
    a-t-on au moins le droit de s’interroger…(?)

    1. l’argent mode d’emploi, paul jorion :

      (…) il est impossible d’analyser la vitesse de circulation de la monnaie sans situer la dynamique monétaire dans le cadre qui est le sien, celui d’une société divisée en classes aux intérêts antagoniques et où la richesse est concentrée au sein de celle des investisseurs-capitalistes qui avancent, en échange d’intérêts, l’argent, à ceux qui en ont besoin. alors que si l’on remplace la vitesse de circulation qu’il s’agirait d’expliquer par une , il sera possible de remplacer le modèle objectif requis par un autre modèle, subjectif celui-là, centré sur un argent économique – l’homo œconomicus – indifférencié, isolé de tout contexte sociologique, et mû par des principes décisionnels de nature purement psychologique. p154

      (…) ce sont ces exigences de sens opposées des acheteurs (ne pas payer davantage que nécessaire) et des vendeurs (recevoir tout ce qui lui est dû), mises en application par le législateur, soutenues par les décisions de justice et dont la police fait en sorte qu’elles soient respectées, qui assurent qu’un se maintient, bon gré, mal gré, partout dans le système monétaire. p155

      en somme qui tire la couverture à soit, mais encore, par ex en europe, qui se contente de ce qu’il a.

  10. Le libéralisme : on peut dire que l’état est une entreprise et que l’entreprise est un état (dans l’état) ! Comment définir nos droits ?

  11. Des fois vous me faites bien rire quand même :
    « la parfaite identité des thèses centrales à ces deux ouvrages : la crise des subprimes a été causée par la concentration de la richesse et ses deux facettes : pouvoir d’achat insuffisant pour la majorité de la population américaine, fortunes démesurées pour une petite minorité, argent en excès allant se placer dans la spéculation »

    euh… je vais devenir célèbre moi aussi, ça fait 20 ans que je dis la même chose… avant Stiglitz et Jorion, mais je dois le reconnaitre, après Marx…
    je crois d’ailleurs que mes collègues à l’usine se le pensent également très fort, depuis qu’à 16 ans ils endossèrent le bleu de travail… et eux non plus, personne ne les écoute.

    bon, sans rancune hein, juste pour dire que des fois des fois, les idées sont comme de vieux chewing gum. Et que les choses, si elles sont économiquement complexe, sont humainement simples.

    1. Personne n’a dit que le bon sens n’était pas une qualité répandue, simplement qu’elle ne l’était pas dans les cercles de pouvoir actuellement. Quant à prévoir la crise, écrivez en 2005 un bouquin de 300 pages qui explique par le menu et au détail près la crise et on en reparle.

      1. @ JA
        « Personne n’a dit que le bon sens n’était pas une qualité répandue, simplement qu’elle ne l’était pas dans les cercles de pouvoir actuellement. »

        Que voilà une remarque de bon sens! 🙂

      2. Je ne remets pas en cause la qualité du travail de Jorion, ni le fait qu’il ait effectivement annoncé la crise des subprimes… sa compétence et son immersion dans le milieu des traders lui ont sans doute permis de sentir tourner le vent mauvais du capitalisme… mais les détails que son analyse apporte s’inscrivent dans un cadre plus large, celui de la politique, et la façon dont s’organisent capital et travail sur terre, en 2012. Or il n’est pas nécessaire de maitriser les finesses de l’économie mondialisée pour en deviner les objectifs et les effets désastreux. C’est sans doute la promo de Stieglitz qui m’a inspiré ce commentaire… acide. Stieglitz, le prix Nobel… De la même façon je trouve lassant d’entendre partout que l’on présente Jorion comme le « prophète » qui avait annoncé la crise. C’est me semble-t-il céder facilement aux sirènes de la société du spectacle… je me demande si lui-meme ne commence pas à se lasser de cette étiquette… il a d’autres choses intéressantes à dire, sans qu’il faille à chaque fois l’affubler de cette rosette inutile.

      3. Homere, le terme de prophète est récusé par Paul, et il explique très bien que s’il a pu sentir tourner le vent, c’est précisément parce qu’il était au coeur de l’industrie qui allait provoquer l’étincelle.

        Ecouter donc de nouveau l’interview sur France Culture avec Couturier, et vous verrez à quel point Paul aime qu’on l’appelle « prophète » !

        Bref, nous sommes en réalité bien d’accord.

    2. homere, paul fournit le jargon et le consensus légal en cours, c’est appréciable. quoi vous en pensiez, avec des idées humainement simples on ne fabrique ni réfrigérateur, ni laser pour corriger la myopie… instruisez-vous, ça ne vous fera pas de mal.

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