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« Dix sept portraits de femmes » : le making of – Retranscription, le 2 août 2021

Retranscription de « Dix sept portraits de femmes » : le making of.

Bonjour, nous sommes le lundi 2 août 2021 et je vous avais promis une série de quatre vidéos dont j’ai déjà produit les deux premières : la première, le point sur le Covid-19, la seconde sur ce que j’appelais « les deux deuils », c’est-à-dire le deuil qu’une personne qui a atteint comme moi l’âge de 75 ans doit faire dans sa représentation de la personne qu’elle est par rapport au monde parce que le sentiment s’installe que le nombre de jours devient limité même si on est en bonne santé – touchons du bois ! – et le second deuil étant celui malheureusement que nous devons faire de l’humanité – j’y repensais encore ce matin en cherchant un coton-tige, en me disant : « Mais non, ils sont bannis » [rires] alors que les magasins qui vendaient les cotons-tiges, je ne sais pas, dans chacun de ces magasins, il y a des tonnes de plastique par ailleurs. C’est un bon échantillon de ce que nous arrivons à faire ! Nous bannissons les chalumeaux pour les enfants et les cotons-tiges pour les bébés [rires] et pour le reste, voilà… c’est-à-dire que nous nous attaquons à un milliardième du problème en disant que nous faisons un effort, et les gens font ça individuellement aussi. Bon, mais je ne vais pas revenir sur celle-là. La quatrième à venir, c’est le point de ce qu’on sait maintenant sur le coup d’État manqué de M. Trump mais il me manque encore, j’attends encore au courrier des livres qui viennent de paraître et où il y a des révélations. Ces révélations, on les connaît déjà un petit peu par les résumés qu’a fait la presse mais j’aimerais bien voir le texte moi-même. 
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Lawrence Ferlinghetti (1919-2021)


Le début de Le sanctuaire, mon billet ici, en date du 26 avril 2007.

Ma mère est morte en janvier 2003. Deux semaines plus tôt je l’avais vue pour la dernière fois, impuissante, dans sa chambre de réanimation à l’hôpital de Vannes. Et donc ce matin-là où j’ai appris la nouvelle, j’escaladais et je dégringolais les rues de San Francisco avec l’envie de prier, cette envie qui transcende dans ces moments-là le fait que l’on croie ou non en Dieu, que l’on aie une religion ou que l’on n’en aie point. Et je suis passé dans Columbus Street, devant la librairie City Lights.

Quand on connaît la boutique, on finit par s’y retrouver dans sa configuration labyrinthique. Au sous-sol, il y a la collection la plus complète que je connaisse d’ouvrages en anglais sur le bouddhisme et le taoïsme. Au premier étage, il y a une petite pièce, et cette petite pièce est deux choses à la fois : c’est la partie d’une librairie et c’est aussi un joli sanctuaire. Les livres sont disposés avec dévotion sur des présentoirs, comme des offrandes. Ce qui se comprend quand on sait que c’est Lawrence Ferlinghetti, le poète « beat », qui la fonda, il y a bien longtemps. Il y a des photographies, certaines de très grand format. Une en particulier, de Jack Kerouac et de Neal Cassady. Est-il dieu possible d’avoir l’air plus breton que Ti Jean Duluoz ? Et c’est là que j’ai pu prier, à ma manière.

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Quinzaines, Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l’ouvre ?, le 15 juillet 2019

Que trouve-t-on dans Kerouac quand on l’ouvre ?

Carolyn Robinson – « Camille » dans Sur la route de Jack Kerouac

Jack Kerouac, que rendrait célèbre la publication en 1957 de On the Road (Sur la route), un récit qu’il avait terminé d’écrire six ans auparavant, était déjà depuis une dizaine d’années un excellent écrivain, s’étant essayé avec brio, dès son adolescence, à différents styles d’écriture. Seul handicap dans son jeune âge, qu’il ait pris pour modèles qu’il entendait égaler, des auteurs dont le talent de romancier s’identifiait au récit autobiographique.

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