Étiquette : personnes morales

  • La démocratie est-elle enchaînée face à la finance ?

    Ma communication au Colloque international LA DÉMOCRATIE ENRAYÉE ? à l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, le 31 mai 2013.

    L’anthropologie sociale britannique dont j’ai eu l’honneur à une époque d’être l’un des représentants, et dont je défends toujours les valeurs méthodologiques faites d’une combinaison équilibrée de rigueur et de bon sens aristotélicien, demande que quand il est question des phénomènes relevant de l’humain, une explication, pour mériter ce nom, doit pouvoir rendre compte des faits observés aussi bien en termes de personnes, d’acteurs humains composant les sociétés auxquelles nous appartenons, qu’en termes d’institutions procurant à ces sociétés humaines le cadre au sein duquel elles peuvent fonctionner, en assurant autant que faire se peut le bonheur de leurs membres.Lire la suite…

  • LA NEF, « Misère de la pensée économique », N° 242, novembre 2012

    Dans la revue La Nef du mois de novembre : « Misère de la pensée économique ».

    Paul Jorion, anthropologue et économiste, poursuit une œuvre puissante et novatrice, largement anticonformiste, passionnante, sur la crise du capitalisme. Nous l’avons rencontré après la toute récente publication de Misère de la pensée économique (Fayard). Entretien.
     
    1)             Pourriez-vous d’abord succinctement présenter votre parcours professionnel ?

    J’ai étudié la sociologie et l’anthropologie sociale à l’Université Libre de Bruxelles. Je me suis ensuite rendu à Paris où j’ai assisté aux cours de Claude Lévi-Strauss au Collège de France. Celui-ci m’a permis de participer une année à son séminaire.… Lire la suite…

  • DES RÉFORMES À METTRE EN OEUVRE IMMÉDIATEMENT

    Le capitalisme à l’agonie (2011) était de l’ordre du constat. Vous vous souvenez peut-être que dans les entretiens que j’accordais à l’occasion de sa parution, la question m’était souvent posée (parfois même avec une certaine vivacité) : « Mais que mettriez-vous à la place ? ». Du coup, Misère de la pensée économique se veut plus programmatique, et apporte des réponses.

    Le quotidien financier belge L’Écho va consacrer un long article à mes « réformes à mettre en œuvre immédiatement » (pp. 325 à 344). Le moment est peut-être bien choisi de rappeler ce qu’elles sont.

    Des réformes à mettre en œuvre immédiatement

    On l’a vu, dans notre système capitaliste, les « avances » qui sont consenties par certains, les détenteurs de capital ou « capitalistes », pour rendre possible un processus de production ou pour permettre à un consommateur de consommer, sont rémunérées par des versements d’intérêts.… Lire la suite…

  • PIQÛRE DE RAPPEL : LES 100 JOURS DU NOUVEAU PRÉSIDENT

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    Le Monde, le 27 août : La cote de Hollande chute de 11 points, selon Ipsos

    Mon billet du 29 mars dernier.

    Dans le cadre du LELAB2012 de la TNS Sofres, page d’entretiens relatifs aux enjeux des présidentielles et législatives en France, la question m’a été posée hier de mes « 100 jours de rêve ». Les voici :

    1. Restauration de la prohibition de la spéculation

    Restauration de l’article 421 du Code pénal : « Les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l’art.… Lire la suite…

  • ATTENTION, RÉVOLUTION !, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité. Souvent les billets invités apportent des perspectives différentes par rapport à la mienne, encore que dans le même esprit. D’autres billets invités synthétisent la réflexion collective qui s’est développée ici. Le billet « Attention, révolution ! » de Pierre Sarton du Jonchay appartient à cette deuxième catégorie.

    Le subprime perfide

    Le système monétaire et financier mondial est dans le coma depuis la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Les banques centrales ne sont jamais parvenues à restaurer le crédit interbancaire par leurs injections de liquidité. La relance monétaire du système a impliqué un déséquilibre supplémentaire des comptes publics sans que les banques ne puissent reconstituer leurs fonds propres ni leur solvabilité nominale.… Lire la suite…

  • LE MONDE-ÉCONOMIE, Candidats, encore un effort…, lundi 23 – mardi 24 avril 2012

    Le format de mes chroniques dans Le Monde est passé de 3.500 à 4.600 signes, ceci permet de développer davantage une véritable argumentation.

    Candidats, encore un effort pour refonder le capitalisme !

    Il y a trois ans et demi, dans son discours de Toulon, M. Sarkozy, Président de la République Française, et aujourd’hui candidat à sa réélection, expliquait ce qu’il convenait de faire pour sauver nos systèmes économique et financier : refonder le capitalisme.

    Le plan proposé était cohérent mais, dans le contexte d’effondrement généralisé d’alors, loin d’être véritablement radical : il y avait encore dans cette proposition de « refondation » du capitalisme, un relent d’optimisme.… Lire la suite…

  • LES 100 JOURS DU NOUVEAU PRÉSIDENT

    Dans le cadre du LELAB2012 de la TNS Sofres, page d’entretiens relatifs aux enjeux des présidentielles et législatives en France, la question m’a été posée hier de mes « 100 jours de rêve ». Les voici :

    1. Restauration de la prohibition de la spéculation

    Restauration de l’article 421 du Code pénal : « Les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l’art. 419 », de l’article 422 : « Sera réputé pari de ce genre toute convention de vendre ou de livrer des effets publics qui ne seront pas prouvés par le vendeur avoir existé à sa disposition au temps de la convention, ou avoir dû s’y trouver au moment de la livraison.… Lire la suite…

  • LES TYRANS INAPERÇUS

    Je viens de relire les deux billets que Cédric Mas a consacrés à la notion d’abusus, ainsi que les commentaires qu’ils ont suscité chez vous. Logique d’un blog, ils se trouvent rapidement enfouis dans les profondeurs de la base de données, mais on les trouve encore ici et ici.

    Première remarque : la réflexion sur l’abusus, le droit pour le propriétaire de disposer de la chose possédée comme il l’entend, ronronne jusqu’à ce qu’on tombe sur l’entreprise, forme particulière de la « personne morale », et là, ô surprise, on découvre d’un coup en celle-ci un tyran inaperçu, et dans son actionnaire, le tireur de ficelle inaperçu de ce tyran inaperçu.… Lire la suite…