PIQÛRE DE RAPPEL : LES 100 JOURS DU NOUVEAU PRÉSIDENT

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Le Monde, le 27 août : La cote de Hollande chute de 11 points, selon Ipsos

Mon billet du 29 mars dernier.

Dans le cadre du LELAB2012 de la TNS Sofres, page d’entretiens relatifs aux enjeux des présidentielles et législatives en France, la question m’a été posée hier de mes « 100 jours de rêve ». Les voici :

1. Restauration de la prohibition de la spéculation

Restauration de l’article 421 du Code pénal : « Les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l’art. 419 », de l’article 422 : « Sera réputé pari de ce genre toute convention de vendre ou de livrer des effets publics qui ne seront pas prouvés par le vendeur avoir existé à sa disposition au temps de la convention, ou avoir dû s’y trouver au moment de la livraison. »

Restauration de l’article 1965 du Code civil : « La loi n’accorde aucune action pour une dette de jeu ou pour le paiement d’un pari »

2. Interdiction des transferts d’information (dans les deux sens) entre chambres de compensation et paradis fiscaux (tous les paradis fiscaux : y compris ceux tolérés par des États dans des enclaves sur leur propre territoire)

3. Redéfinition de l’actionnaire d’une société comme contributeur d’avances (prêteur) et non comme propriétaire

4. Détermination des cours à la Bourse par fixing journalier

5. Abolition des privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques

6. Prohibition de l’optimisation fiscale des sociétés par le biais de transactions entre la maison-mère et ses filiales ou entre ses filiales

N.B. : Oui, je sais la Liberté-tagada-tsoin-tsoin-des-marchés aura été assassinée, trucidée, etc. etc. mais le reste du monde se portera lui TELLEMENT mieux !

 

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126 réflexions sur « PIQÛRE DE RAPPEL : LES 100 JOURS DU NOUVEAU PRÉSIDENT »

  1. Quand je vois le premier sinistre à la télé, j’ai juste envie de m’énerver.

    L’état n’est rien d’autre qu’une royauté entre copains mafieux.

    Blablablaaaablablablibloblublabalabalababababaaaabababababaaaaa t paf je zap.

    1. Le doute des « tagada-tsoin-tsoin » et le silence de beaucoup d’intervenant sur ces questions (combinés à la fréquence du site, qui n’est pas un site facile et qui ne fait rien pour, aucune femme nu, aucun complot, rien pour aider), font que le rapport de force ne ce résume pas entre des humains opposés, mais ce qui s’oppose à l’intérieur des cerveaux des humains bien placés.
      Cela combiné à une BD, qui est une approche plus populaire, ça peut, être suffisant (le pessimisme, j’y adhère, mais pas tout les jours).
      C’est un point de vue, mais vous accepterez peut-être que du mien et cela sans développer, le brutal, la confrontation intellectuelle, la complaise ou la magnificence dans la littérature de la misère, c’est une forme de « confort » pour riche (ok c’est salaud, à votre place je serais surement pas mieux, mais accepter l’impression de la mienne)

      1. Opposition à l’intérieur des cerveaux, BD… tout ça me rappelle La galere d’Obelix quand l’anglais dit:(page 7) :

        Ce serait une joyeuse idée de faire une tempête dans nos cerveaux, n’est-il pas ?

        (« Il feut parler d’une réunion de dravail ! » répond le belge)

    2. Toute honte bue, l’économiste en charge de l’Islande au FMI admet que les insulaires ont fait le bon choix en refusant d’appliquer les cures d’austérité habituellement prescrites par les équipes de Christine Lagarde…
      http://blogs.mediapart.fr/blog/kafur-goldenberg/270812/le-fmi-felicite-l-islande-pour-son-bras-d-honneur-aux-banquiers

      Québec solidaire fait juste chialer – vidéo 1′
      http://www.pressegauche.org/spip.php?article11313

      des chants montent aussi des collines enneigées

      1. Attac propose une «campagne-éclair» unitaire contre la ratification du Pacte budgétaire…pire que le couteau entre les dents !!
        Dans un courrier envoyé hier à ses partenaires1 – 30 associations, syndicats et partis politiques qui composent le collectif pour un audit citoyen de la dette publique2 -, Attac a proposé hier le lancement d’une campagne commune contre la ratification du Pacte budgétaire, qui devrait intervenir fin septembre selon le calendrier annoncé par le gouvernement….
        http://www.france.attac.org/articles/attac-propose-une-campagne-eclair-unitaire-contre-la-ratification-du-pacte-budgetaire

      2. Présenter l’Islande comme modèle parce que la croissance redémarre , c’est oublier de présenter la note dans son entier .
        Ce raisonnement ne satisfait que l’envie de « punir les banques ».
        L’économiste qui prétend que le choix de l’Islande est le meilleur de choix est toujours aussi stupide , ne serait ce que pour tirer de telles conclusions au bout de si peu de temps.

  2. 1. Je passe, pas le courage de pinailler.
    2. Interdiction des transferts d’information (…) entre chambres de compensation et paradis fiscaux : les lignes Maginot, ça se contourne.
    3. Redéfinition de l’actionnaire d’une société comme contributeur d’avances : je m’étais posé la question, donc j’accepte la réponse sans faire la fine bouche. Mais que deviennent les proprios ?
    4. Détermination des cours à la Bourse par fixing journalier : trop timide, faut ralentir le rythme de façon radicale.
    5. Abolition des privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques : là, je donne un 20 sur 20.
    6. Prohibition de l’optimisation fiscale des sociétés par le biais de transactions entre la maison-mère et ses filiales ou entre ses filiales : RAS.

    Très heureux de voir que M. Jorion a plein d’idées pour retarder l’agonie du capitalisme !

    1. 4. Détermination des cours à la Bourse par fixing journalier : trop timide, faut ralentir le rythme de façon radicale.

      Le rythme est cadencé à la nanoseconde en ce moment, tout de même…

    2. « pour retarder l’agonie du capitalisme ! »

      Crapaud, c’est pas plutôt « prolonger l’agonie »? (et retarder la mort)

      1. Retarder/prolonger, je ne sais pas trop. C’est en tout cas amusant et curieux de voir notre héraut prescrire tant de soins palliatifs à l’agonisant. Sans vouloir être mauvaise langue, je soupçonne sa théorie de le dispenser d’imaginer un système de remplacement.

      2. Crapaud, je constate la même chose que toi. Mais le médecin croit que les soins prodigués non seulement sauveront mais transformeront aussi complètement le patient. En mieux évidemment.

        Je sais, je sais, moi aussi ça me laisse dubitatif…

      3. Le médecin peut aussi, cyniquement mais lucidement, penser, d’une part que les soins seront inopérants, d’autre part que personne ne pourra les administrer.

    3. « (…)les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette proposition unique : abolition de la propriété privée. »
      Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti Communiste, 1848

      1. Lisez pas Lordon, lisez l’original, plus court et mieux écrit :

        Il n’est pas étonnant que la plèbe n’ait ni vérité ni jugement, puisque les affaires de l’Etat sont traitées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à partir du peu qu’il est impossible de lui dissimuler. La suspension du jugement est en effet une vertu rare. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’ à partir de là ils ne portent pas de jugement, c’est le comble de la stupidité.
        Si la plèbe en effet pouvait se tempérer, suspendre son jugement sur ce qu’elle connaît mal, et juger correctement à partir du peu d’éléments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d’être gouvernée

        Traité politique (VII, 27), Spinoza.
        Après ça, évidemment, si on s’obstine à ne lire aucune presse et à rester suspendu aux hoax foisonnants de ses boites mails, comme celui cité par Joffrin – et tant d’autres relayés allegretto jusqu’ici par les zinzinformés du BJ, alors là…

      2. Je remercie et F. Lordon et Vigneron (réagissant au premier), sans qui je n’aurais pas découvert et Spinoza et que la contrainte paradoxale appliquée au social avait déja été expliquée au XVIIè.

        Encore plus court, et plébéien : « ils voudraient qu’on soit intelligent mais ils nous prennent pour des cons… ben comment on ferait alors » (Coluche)

        Delphin

        Wikipedia : « Ses (F. Lordon) travaux comportent notamment un programme de recherche spinoziste en sciences sociales3 et en sociologie économique4. Il vise à rapprocher étroitement la science économique de la sociologie ».

      3. @vigneron

        Encore des sornettes spinozistes sur ce blog ?

        C’est parce qu’il est mal traduit ou qu’il raconte n’importe quoi, ou que je suis allergique ?

        Balivernes !

        La plèbe serait plus en état de gouverner si, si, si elle était aussi sage qu’un philosophe ?

      4. Mais non mais non Lisztfr, n’en fais pas une affaire personnelle avec l’opticien, ça signifie juste que la plèbe du XVIIe aurait été en état de gouverner si elle l’avait été de lire Spinoza et que celle du XXIe le serait tout autant si elle l’était de lire Lordon (au moins dans le Diplodo… euh non matique).
        On est passé en trois siècles et demi de l’alternative hégélienne « Spinoza ou pas de philosophie » à la diplomatique « Lordon ou pas de gouvernement populaire ». Comme quoi, on arrête pas le progrès.

      5. Heckel et Jeckle, arrêtez un peu de jacasser. Quand on dit « gouverner », tout le monde veut dire « gouverner la plèbe ». Lordon dit que la plèbe EST en état de se gouverner (ce qui le différencie de Spinoza). C’est pas une question de compétence, justement, puisqu’il s’agit d’elle et d’uniquement elle. On s’en fout qu’elle sache lire Spinoza, Lordon ou même soit complotiste. La plèbe doit gouverner la plèbe. Qu’elle lise Libé ou pas. Capiche?

    1. Je ne m’exprime pas sur le fond mais plutôt sur le fait qu’il faille tout un Joffrin pour rédiger des demi-entrefilets de seconde importance. Alors pour qui roule Joffrin?

      Déjà on sait pour qui il ne roule pas.

      La défiance du public a en fait une autre origine : cette partie des critiques des médias qui ne cherchent pas à les améliorer, mais, pour des raisons idéologiques complexes, à les discréditer. A l’extrême-gauche parce qu’ils les tiennent pour des agents du grand capital (pour faire court), à l’extrême-droite parce qu’ils les accusent d’être tenus par les partisans de la « pensée unique mondialiste et droit-de-l’hommiste ».

      J’aimerais comprendre ce que signifie « des raisons idéologiques complexes »

      Ah et on sait qu’il roule avec le Figaro, pour improbable que cela semble:

      Plusieurs journaux ont rétabli la vérité, à commencer par « le Figaro »

      Perspective (prospective?) impertienente: http://lespoir.jimdo.com/2012/08/25/fran%C3%A7ois-hollande-sera-le-dernier-pr%C3%A9sident-socialiste/

      L’information est aujourd’hui, plus que jamais, le nerf de la guerre. Sans elle rien n’existe, avec elle on peut convaincre de tout, Assange en est l’exemple. Le secteur du lobbying y a de beaux jours et une véritable option de diversification avec la finance qui s’effondre.

      Quelques perles d’actualité illustrant le phénomène:

      Buffet s’implique: http://www.huffingtonpost.com/2012/05/17/warren-buffett-newspapers-media-general-berkshire-hathaway_n_1523803.html
      Murdoch et Joffrin même combat: http://www.zerohedge.com/news/guest-post-good-riddance
      Pigasse fait dans la philanthropie: http://www.rue89.com/2012/07/13/audrey-pulvar-prend-la-direction-de-la-redaction-des-inrockuptibles-233821

      Et pendant ce temps Paul Jorion se voit interdit de colonne dans le vif pour raisons de « place »… C’est donc çà, le problème des grande idées c’est qu’elles prennent trop de place.

      1. C’est l’occasion de ramasser encore plus sa propre pensée pour lui donner plus de force.
        J’ai entendu sur les ondes Michel Onfray relater son premier contact avec les médias audio où il lui a été signifié qu’il aurait droit à quatre minutes pour sa première intervention. Il en a sur le coup suffoqué… pour reconnaître ensuite que cela avait été un exercice salutaire.

        Une analogie (j’adore…). Thom: « Songez à la notion de photon mou… Quand nu est très grand, dans la haute fréquence, le photon à beaucoup d’énergie, et il a alors tendance à être particularité; on peut le localiser; on peut voir sa trajectoire, parce que, à ce moment là, on dit qu’il y a superposition des ébranlements; on peut donc avoir un grain d’énergie qui se localise quelque part. Si, au contraire, on fait tendre nu vers zéro, alors, par l’effet du principe de Heisenberg, le photon ne peut plus être localisé: il s’étend en quelque sorte dans tout l’espace, et en même temps, ses manifestations physiques deviennent de plus en plus difficiles à saisir, parce qu’il y a très peu d’énergie dans chaque point. Théoriquement, lorsque nu est égal à zéro, il s’étend dans tout l’espace et son énergie locale est nulle. Un photon mou, donc, c’est au fond un objet qui a très peu d’énergie, et on devrait pouvoir dire qu’il ne signifie pas grand-chose,puisqu’il à très peu d’énergie:on doit pouvoir le négliger. En fait, il s’étend sur tout l’espace. C’est paradoxal: un objet énorme du point de vue spatial qui peut en même temps avoir une énergie quasi-nulle; c’est scandaleux pour l’esprit! »
        Peut-être cela donnera-t-il des idées à PSDJ? 🙂

      2. @Lazarillo de Tormes
        « J’aimerais comprendre ce que signifie « des raisons idéologiques complexes » »

        C’est une autre façon de dire que le public en général complote contre la presse en général. C’est cocasse, n’est-ce-pas ? Comme quoi L. Joffrin devrait lire ce blog et ses rappels.

        « Pigasse fait dans la philanthropie »

        Les Inrocks en tant qu’émission radio, c’était plutôt pas mal il y a longtemps. Pigasse et son « OPA » ont complètement perverti le sujet. Heureusement pour les auditeurs il reste Serge Lang sur RTL (plutôt rockabilly mais certains apprécient) et Francis Zégut sur RTL2, qui lui est vraiment un incorruptible.

  3. Trop de déceptions et cerise sous le gâteau on continue à contaminer, polluer les autres nations avec le nucléaire mortifère. J’espère au moins que Arnaud Montebourg est abonné au Nouvel Obs. afin d’être au courant du risque de la piscine du R4 japonais qui n’est pas un scoop pour nous. La suite sans doute, les gaz de schiste moyennant grosses rémunérations des collectivités et des propriétaires.
    Je vais me calmer et me ressourcer en continuant la lecture édifiante du dernier livre de Patrick Viveret « La cause humaine ». Excellent rappel de l’essentiel, rattrapage et synthèse pour les novices de sujets majeurs traités par Paul en prime.
    Rien que la préface d’Edgar Morin nous éclaire et nous interroge.
    C’est mieux que de causer, un livre qui devrait être au chever de tous.

    1. Le paradoxe du nucléaire est d’être une filière d’avenir même si on l’arrête, vu le boulot de nettoyage final qui prendra des siècles.

      1. Quand j’ai vu le titre concernant le point de vue de Montebourg sur le nucléaire, j’ai cru qu’il s’agissait de la fusion froide (ou LENR). Loupé.

  4. et puis
    a) fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu avec restauration d’une vraie progressivité
    b) loi de séparation des banques de détail et d’investissement
    c) blocage du processus de ratification du MES eu autres joyeusetés du genre dans sa forme actuelle
    d) instauration de nouvelles échelles d’infractions pour les délits financiers, en prévoyant des incriminations au pénal pour les personnes physiques responsables des dits délits…
    etc, etc..

  5. N.B. : Oui, je sais la Liberté-tagada-tsoin-tsoin-des-marchés aura été assassinée, trucidée, etc. etc. mais le reste du monde se portera lui TELLEMENT mieux !

    Je croyais qu’il était initialement question de la liberté des citoyens (laquelle devait être pondérée par l’égalité et la fraternité, selon la devise française).

    Vous mettez ainsi en lumière un trait d’ironie remarquable: Quand les circonstances s’y prêtent, les parasites de l’économie savent faire preuve d’un étonnant collectivisme, à l’encontre de toutes leurs doctrines, puisqu’il est bien évident que les marchés ne sont pas des citoyens à proprement parlé. Ils s’érigent donc en super-citoyens (par le biais du lobbying et du trafic d’influences probablement) pour jouir de droits qui ne leurs sont pas destinés.

  6. Excellent. Mais pour appliquer un tel programme, il faudra une grève générale illimitée et des combats violents.

    1. Il est donc temps de créer, en secret, une nouvelle Ligue des communistes qui sera chargée de rédiger un manifeste modernisé.

      1. Non, Marlowe – en secret– ça, c’est de l’hypocrisie! Tandis que pour Jorion, si ça peut paraître un peu con de « sauver le capitalisme », tout le monde voit bien qu’il le fait exprès !

        Je pense que nous devrions demander à Crapaud de mettre ses ébauches sur papier, avec un peu d’imagination sociologique, nous pourrons discuter des conditions sociotechniques dans lesquelles se construiront de nouveaux rapports sociaux à partir des groupes sociaux réels d’aujourd’hui. Par exemple, foin d’hypocrisie, nous verrons comment passer des « AMAP bobo » aux coopératives agricoles générales dans lesquelles le fermier se dessaisira des emmerdes générées par sa propriété agricole et pour lesquelles le salaire des ouvriers agricoles et sera équivalent à la moyenne de ceux du fermier et des membres, avec en plus l’équivalence d’un homme une voix, pour tous.

        La crise n’est-elle pasest un processus de changement qui se nourrit du travail qui s’effectue sous la crise, donc, si je m’y tiens, ne faut-il pas montrer l’hypocrisie à l’œuvre en ce moment ! Faut-il bercer les fermier et les bobos d’illusions, en dissimulant le projet de soutenir la généralisation des AMAPS afin, le moment venu, de dire aux ouvriers agricoles d’y prendre le pouvoir !

        Comment faisons-nous ? (Je suis entièrement preneur sur l’objectif). Mais, qu’est devenue l’autogestion de l’Hôpital de Kilkis, la révolution des patates, pourquoi ça coince ? Pourquoi les printemps démocratiques arabes font reculer l’émancipation des femmes pour une ou deux décennies, pour le moins.

        Bon, préparons, en secret, le plan d’organisation des forces communistes prolétariennes globalisées afin de prendre le contrôle en une semaine et sous la direction des pirates somaliens conscientisés, et du détroit d’Ormuz et du détroit de Malacca, ainsi, pour l’approvisionnement en pétrole des boulangeries du coin ce sera réglé !) La suite ?

        La prise de contrôle sur la mégamachine par les « conseils ouvriers » n’a plus aucun sens; par contre, nous pouvons construire – parallèlement – une civilisation technicienne qui serait à la fois bien plus sophistiquée que la nôtre et, en même temps, basée sur des outils conviviaux. Je pense que les lieux de luttes seront non plus les bureaux et les usines mais les alternatives libertaires en lutte contre les dispositifs municipaux de gestion du care délocalisés dans les municipalités sociales-libérales et reproductrice des hiérachies sociales renouvelées.

        La conscience sociale se crée en éprouvant des rapports de forces. En Belgique, j’imagine bien qu’elles ont mal au dos les chômeuses capturées par les myriades d’ASBL … SPRL qui fleurissent comme des champignons et qui, grâce à l’aide de nos subsides à tous, les rebaptisent « les dépoussiéreuses en folie», ou aure « faut l’fer » et même pas « techniciennes des surface tissées en CDI » .

        Le 1% est un groupe social réel et une classe sociale effective, car ils sont conscients d’eux-mêmes, c’est à dire des rapports sociaux qu’ils établissent en tant que classe avec les 99 autres %. Par contre, je me permets de penser que la prise de conscience des 99% « comme classe sociale antagoniste » au rapport social de domination effectif exercé par le 1%, et bien …. c’est, du verbalisme, que c’est un jeu de mots « un jouet d’inanité sonore ».

        Il me semble que ,raisonnablement, nous pourrions commencer par nous monter à nous-même, les 99%, comment nous nous bouffons le nez entre nous, il n’y pas que les gros qui soient hypocrites, je connais des balayeurs qui y réussissent mieux que moi !

        Préparer la destruction de l’hypocrisie capitaliste, dans le plus grand secret, c’est une stratégie des plus fines, cher Marlowe 😉 .

      2. à Jean-Luce Morlie,

        En secret, comme la Ligue des communistes, renvoient à l’histoire de la rédaction et de la publication du Manifeste du Parti Communiste.
        Par ailleurs ce manifeste modernisé sera assuré d’être promptement connu de quelques personnes, et beaucoup plus s’il est publié sur le blog de Paul. Déjà, il nous faut considérer que quelques personnes, c’est beaucoup dans les jours que nous vivons et quand on traite de questions si graves.
        N’oublions pas, que de cette élite qui va s’y intéresser, la moitié, ou un nombre qui s’en approche de très près, est composée de pseudos, de droite et de gauche, qui s’emploient à maintenir le système de domination marchand, et l’autre moitié de gens qui s’obstineront à faire tout le contraire. Ayant ainsi à tenir compte de lecteurs très attentifs et diversement influents, nous ne pourrons pas parler en toute liberté et nous devons prendre garde à ne pas trop instruire n’importe qui.
        Comme le secret généralisé continue à être le norme de l’époque, je pense que nous ne devons pas déroger à cette règle.
        Une piste peut quand même être signalée : il ne faut pas prendre le contrôle de la mégamachine mais la piller, ainsi il faudra plus des conseils de pirates que d’ouvriers.

        A très bientôt, j’espère.

  7. « Oui, je sais la Liberté-tagada-tsoin-tsoin-des-marchés aura été assassinée, trucidée, etc. etc. mais le reste du monde se portera lui TELLEMENT mieux ! »
    😉

  8. Personnellement, je souhaiterais redevenir Citoyen et avoir accès aux comptes de ma commune puis aux autres échelons administratifs de manière simple et ouverte. Je conçois que les élus choisissent les programmes mais je veux savoir ce que coûtent les feux d’artifice et autres petites fêtes entre amis. Bref je préfère financer l’éducation et l’information de tous!

    1. suffisait de demander, c’est une donnée publique largement ignorée par la presse :

      http://www.data.gouv.fr/donnees/view/PLF2012-Jaune-Donn%C3%A9es-Associations-subventionn%C3%A9es-30381324

      Attention, ce document « le Jaune des Associations » ne mentionne que les subventions données directement par l’Etat, et non pas celles données par les communes, conseils départementaux, régionaux et autres collectivités (communautés de communes etc).
      On arrive quand même à 1,5 milliards/an rien que pour ce qui figure dans le Jaune.

      1. En principe, les subventions versées par les collectivités locales apparaissent dans les délibérations votées lors des conseils par les instances délibératives, et sont visibles sur les sites internet des collectivités en question.
        Dnas le cas des collectivités locales, le problème n’est pas l’accès à l’information, mais son décriptage, noyée qu’elle est dans un flot de langage abscon.

      2. Bien sûr lou, tout ça est absolument public, sans compter les séances publiques des différents conseils locaux ou les questions écrites comme orales auxquelles réponse doit être faite sauf exception parfaitement légale.
        Pas vrai Contempteur ? Gogol’s your friend Bontempi…

      3. @Vigneron
        « Pas vrai Contempteur ? Gogol’s your friend Bontempi… »
        Ton humour me reste, là, secret, Vigneron…
        Va demander la liste complète des associations à la Mairie ou au Conseil Général. Tu ne l’auras que rarement, et encore moins celles qui sont subventionnées. Tout est public, en théorie, suffit juste d’attendre les publications de séances et de fouiller. En plus, y a des conseils généraux qui sortent les minutes de leur réunions en vidéos…Prévoir boissons, barres protéinées et couverture de survie…

      4. T’es un piano Bontempi en mode auto-replay Contempteur. J’te l’ai d’jà dit. Ça continue. Mais bon, tant pis.

    2. @Julio Bea
      Exact. Et moi j’aimerais avoir les comptes des OPHLM, pour voir combien ils touchent nationalement de la Caisse des Dépots et autres, et voir comment localement tout ça est ventilé. Et comment ils arrivent tout de même à facturer tant de prestations que le logement « social » devient aussi cher que le privé.
      Faudrait aussi voir les prestations « communication » de chaque commune. Quant on voit que Huchon et sa bande ont claqué des sommes considérables pour faire la fête sous le chapitre « communication, image de l’organisme », je me demande combien le maire, les adjoints, les services gaspillent en « communication ».
      Ne serait-ce que publier les procès-verbaux du conseil municipal dans le mois qui suit la dernière séance, ce serait déjà un plus citoyen.

      1. La communication est le gouffre financier de la décentralisation, en plus de servir de mauvais desseins (compétition entre territoires institutionnalisée, propagande féodale, etc…)

      2. « Gouffre financier » Proc ? C’est à dire ? J’veux dire combien qu’ça pèse dans les kekchose comme 250 milliards de dépense annuelle des collectivités territoriales le gouffre financier d’la communication territoriale, d’la « propagande féodale » là ?
        Non j’veux dire faut être précis quand on joue les Norbert Casteret. hein ? Pasque sinon ya a des pas zentils qui vont vous mesurer la profondeur de l’Aven Armand des salaires territoriaux ou le volume du Padirac des dépenses sociales, voire le débit des Fontaines du Vaucluse des subventions directes, m’sieur l’Proc hyper-communicant et néanmoins peu communicatif.

      3. @D.L 50

        Un gouffre rapporté à l’utilité sociale. Pour le reste, c’est vous qui avez un service doc à disposition, c’est l’avantage de la VAO (viticulture assistée par ordinateur, plus besoin de sortir), donc si vous voulez des chiffres, vous allez les piocher comme vous le faites à la seconde dès qu’il s’agit de la question financière (ah tiens).

        Il se trouve que je connais un peu de l’intérieur puisque je me suis égaré dans la territoriale à mes débuts, au temps où je croyais qu’il s’agissait d’une fonction publique et que j’ai eu l’occasion hors de mon domaine professionnel (qui n’est pas le renseignement ni la justice, n’étant accusateur public qu’en amateur avec des sous Danton pour cobayes), de participer à l’activité d’un service comm’. Ambiance très sympathique, pas tout à jeter, mais commedia dell’arte dès qu’il faut écrire quelque chose.
        Cela dit, la communication, dans son acception managériale, c’est du management quoi, du vent, donc trop cher pour ce que c’est, quel que soit le domaine non marchand concerné…

        Pour le reste, les budgets comm’ sont souvent assez opaques. A ma connaissance, la cour des comptes n’a pas produit de rapport sur ce thème mais en maître de la recherche web, vous pourrez ptet trouver votre bonheur. Les finances pour la communication, en dehors du service dédié, sont très souvent ventilées sur plusieurs postes. Les partis se renvoient les accusations de propagande ou de contre-propagande pour proposer des lois de régulation budgétaire dans le domaine. Il n’est donc pas étonnant de voir que la droite a été en pointe sur la question vu la prépondérance du Ps dans les collectivités. Le pire c’est que pour de mauvaises raisons, leur démarche est tout de même pertinente vus les dérapages en cours (y compris au niveau de l’Etat même, bien entendu, mais la droite se tait)

        Pour finir, il ne faut pas confondre information citoyenne et communication, dans son usage actuel, qui rime avec affichage, propagande, branding, marketing, compétitivité etc.

    3. Bonjour,
      c’est très simple : vous montez une liste en vue des prochaines élections municipales, vous bâtissez un programme solide sur les idées que nous défendons, vous battez le pavé pendant un an pour vous faire connaître et gagner au moins 12,5 % des votes des inscrits et vous êtes (quasiment) assuré d’avoir un siège au conseil municipal.
      Vous aurez ainsi accès à tous les « secrets » du financement de votre commune.
      Les prochaines sont dans 2 ans, c’est le moment de se lancer !

    4. je souhaiterais redevenir Citoyen et avoir accès aux comptes de ma commune puis aux autres échelons administratifs de manière simple et ouverte

      Et bien pas moi ! J’ai une sainte horreur de la gestion et de tous ses trucs et bidules ! Là où il y a de la gestion l’herbe ne repousse plus…

  9. La cote de Hollande chute de 11 points, selon Ipsos

    Cela nous fait à peu prés du 3 points par mois…
    Faudra dire à Montebourg qu’à ce rythme là ils vont avoir un peu moins de cinq ans pour réussir
    le « changement »…

  10. http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202232974324-hollande-pour-un-renforcement-des-institutions-de-la-zone-euro-356028.php

    « Je propose que le rôle de l’eurogroupe (qui réunit les ministres des Finances de la zone euro) et de son président soit renforcé », a déclaré le chef de l’Etat français devant quelque 200 ambassadeurs français réunis à Paris pour une conférence annuelle.

    … « C’est le sens de l’intégration solidaire » désormais défendue par Paris et qui doit conduire à une « union politique », a-t-il enchaîné.

    Je suppose que cela ne doit pas faire grand plaisir à certains franchouillards…

  11. C’est terrible ce que les gens sont impatients. En cinq ans Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à aller chercher la croissance avec les dents. François Hollande devrait lui y arriver en 100 jours.
    Un peu de patience, que diable! Il s’y emploie avec son gouvernement:
    – relance de l’industrie d’avenir qu’est le nucléaire

    -bientôt autorisation de l’exploitation des gaz de schiste

    -autorisation des forages au large de la Guyane

    – puis un petit coup de « règle d’or » pour nous rendre plus compétitifs par rapport aux chinois et aux indiens.

    Ca va le faire, ça va le faire…

    Enfin, ils croient que ça va le faire. Car les multinationales ,elles, s’adaptent à la paupérisation de leur clientèle européenne. Elles sont moins optimistes, ou plus pragmatiques ?

    Les politiques prennent leurs désirs pour des réalités, les multinationales elles prennent la réalité telle qu’elle est et s’y adaptent.

    Vu la cécité de nos dirigeants, leur obstination à persévérer dans l’erreur pour ne pas reconnaître qu’il se sont trompés en faisant l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui – c’est à dire ouverte à tous les vents et non solidaire , il y a un grand avenir pour le marché des produits pour indigents sur ce continent.

    1. « -autorisation des forages au large de la Guyane »

      Déjà, si la Guyane ne se faisait pas piller son or avec les conséquences écologiques que l’on connait, ce serait bien suffisant.

    1. Pauvres français, alors! Parce qu’ils ont avec la Ve République la royauté ET les élections…

  12. Normal 1er se frotte à la dure réalité.

    De toute façon. Lui ou un autre, ils sont tous complètement déconnectés et dans leur bulle.

  13. Et alors, je ne m’attendais pas du tout à ce que François Hollande fasse des miracles!
    Je m’attends plutôt à ce qu’il fasse des conneries.
    Mais il ne les fera qu’après avoir nommer X commissions, missions d’information, comités de réfexion, etc…
    Pourtant cela m’étonnerait que les membres de ces commissions aux cerveaux stérils viennent chercher des idées ici.

    Quand il va se transformer en Hollandréou, avec la super-rigueur du type plan de rigueur à la Monti, Rajoy ou Papandréou, il va finir par tomber en dessous de 20% très rapidement!

  14. et le conseil constitutionnel qui a voté( on vote encore dans ce pays)
    qu’il ne pouvait être du ressort de la loi de voter une diminution du salaire du président…
    oyé….
    à se demander si de sauver l’essentiel qui serait en l’occurence de ne pas mésuser de la loi ne finit pas par tourner au ridicule
    l’assemblée a parait-il mieux a penser en terme de loi.

    déjà il m’a semblé entendre Mr accoyer dire qu’il avait refusée une part de ses revenus en terme de solidarité avec la dette de l’état ou un prétexte du genre et qu’il avait fallu trouver une solution comptable pour réintégrer le montant qu’il ne désirait pas toucher dans les caisses de la république
    la république ne supporterait pas la vertu?
    trop faux cul…
    dangereux pour les générations suivantes
    mauvais exemple?

    dur dur de trouver quoi faire de significatif durant 100 jours

    ah qu’il serait donc dangereux d’instaurer légalement le droit de diminuer sa rétribution alors que pour l’augmenter pas de problème
    une pure logique de croissance
    reste à Hollande de se convertir à la charité républicaine en refilant ses deniers dans le trou de la sécu juste pour mesurer le temps pour entendre le plouf ! en fin de course
    enfin faut avoir l’ouie superfine.

    que faire donc de cette république qui ne supporte aucun changement pour laisser une trace
    un concept?

  15. Cette piqûre de rappel-là (sans-jours post-hystérie votatoire) devrait être quinquennale. L’arbre, lui, serait annuel et importé tout récemment en France, au XVIe siècle.

  16. Passionnant programme auquel j’ ajouterai, à titre personnel, l’ instauration véritable du référundum d’ initiative populaire et la réduction de moitié du nombre de sénateurs, députés, conseillers régionaux et autres…Mais risque de n’ être réalisable qu’ après que les mitrailleuses aient été sorties dans les rues…

  17. F. Hollande a toujours effectué 2 déclarations d’impôts séparées (c’est légal) pour son mandat de député (mandat national) et son mandat local (président du Conseil Général de Corrèze).
    Ceci lui a permis, comme certainement à d’autres, de rester dans une tranche basse d’imposition car les 2 revenus déclarés séparément ne sont bien entendu pas cumulés.
    source : Le Canard Enchaîné, numéro spécial Les Riches

    1. comment cela peut-il être légal?
      on a fixé un statut fiscal à la schizophrénie politicoreprésentative?
      ou alors on considère la bigamie comme valable en politique
      j’imagine que s’il ya moyen de faire ça cela doit être monnaie courante(lol) chez tous les politiques quelque soit le bord

      et l’entente républicaine ne se conçoit que lorsque on invente des stratégies valable pour tous les camps qui permettent juste de vivre la politique comme une rente

      1. « comment cela peut-il être légal? »
        Ben c’est simple : en qualité de député il a voté les lois qui le permettent !

  18. Ah que c’est beau de rendre les gens heureux en interdisant le MAL, alors que ces brebis égarées ne savent pas le reconnaître ! 🙂 🙂 🙂

    Plus sérieusement, sur le High Frequency Trading :

    Je pense que 4) est intéressante, ou des variantes : avec un fixing horaire, ou toutes les minutes horaires, par exemple, on économiserait peut-être les coûts importants du HFT sans rien perdre. Qu’est-ce qui empêche de l’essayer ? Je ne pense pas que le rendre obligatoire soit une bonne idée, car je ne suis pas aussi sûr que vous du résultat. Mais qu’une société décide d’être cotée une fois par heure, les HFT gagneraient moins d’argent et on verrait si les autres traders ou la société y trouvent leur intérêt. Si c’est un moyen d’économiser le coût technique du HFT sans rien perdre en retour, le gain sera partagé entre la société et ses actionnaires et il n’y aura pas besoin de loi pour que ça marche. Quelles sont aujourd’hui les lois / réglementations qui interdisent d’essayer ?

    Sur le pouvoir de l’actionnaire dans l’entreprise :

    En droit, il est faux de dire que l’actionnaire est « propriétaire » de la société ou de l’entreprise. Lire le juriste Jean-Philippe Robé à ce sujet. Si l’on utilise souvent cette expression, c’est du point de vue de l’organisation et du management, parce que les actionnaires « dirigent » la société dans le sens de leurs intérêts par l’intermédiaire du conseil et du management.

    L’article 1833 du code civil stipule ainsi que « Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés. » On peut comprendre la réaction de certains : où est l’intérêt des salariés et des clients ? Pourquoi le management est-il « aux ordres » des actionnaires ?

    La réponse est qu’il existe d’autres formes juridiques privées qui sont organisées différemment : les associations loi 1901 et les mutuelles sont les meilleurs exemples. Dans une mutuelle, ce sont les sociétaires qui dirigent indirectement la stratégie, dans une association ce sont les membres. Ces formes d’organisation on des avantages par rapport à la SA du point de vue de certaines « parties prenantes », notamment les clients pour les mutuelles, et peut-être les salariés. La raison en est que la valeur ajoutée résiduelle – les profits – n’appartient pas aux actionnaires mais est thésaurisée par l’organisation ou distribuée autrement, selon les cas.

    Mais ces formes ont aussi un inconvénient, que l’on oublie un peu rapidement : lorsqu’elles ont besoin de capitaux pour se développer, recruter, etc. elles ne sont pas très attrayantes pour les investisseurs. Si l’on ne sait pas à l’avance à qui appartient le profit, elles ne peuvent guère se financer qu’auprès des banques ou en autofinancement. Mais on ne peut pas développer des activités nouvelles et risquées sans quelqu’un qui porte les profits et pertes. Si vous voulez que je paie les pertes en cas de « pari raté », je veux que vous me promettiez que les profits seront pour moi en cas de réussite. C’est ce que les mutuelles et les associations ne font pas très bien. Elles sont adaptées à certains marchés, pas à d’autres. Comment savoir lesquels ? Je ne connais pas la réponse a priori. En laissant les gens essayer on voit que les mutuelles sont très présentes dans certains secteurs et absentes dans d’autres.

    Enfin, je serais tout à fait pour que l’on puisse inventer d’autres formes juridiques, d’entreprises, d’associations, etc. (voir p. ex. Blanche Segrestin, « Refonder l’entreprise » à la République des Idées). Mais mon point de vue est que le rôle de la loi est de permettre aux gens d’expérimenter de manière responsable ; elle n’est pas là pour les obliger à s’organiser comme ceci ou comme cela. N’oublions pas que les associations, les mutuelles et les syndicats ont pratiquement été interdits pendant tout le XIXème siècle, ou autorisés à petite échelle et sous étroite surveillance des pouvoirs publics, par une loi : la loi Le Chapelier ! Attention à la « loi Jorion » 😉

    Sur la gouvernance et le profit dans les mutuelles, lire cet article « L’économie de la mutualité » de John Kay :
    http://www.institutcoppet.org/2012/08/13/l'economie-de-la-mutualite-par-john-kay-1991/

    1. « le rôle de la loi est de permettre aux gens d’expérimenter de manière responsable »
      Attention à la « loi Jorion »?
      Un peu gonflé de mettre les deux lois sur le même plan.
      La différence entre la loi Le Chapelier et la « loi Jorion » est que la première interdisait aux faibles de s’unir pour se défendre, alors que la seconde interdirait aux puissants de nuire.

      L’éthique, ça vous dit quelque chose?

    2. A l’époque, la loi Le Chapelier pensait s’attaquer aux forts : les guildes, corporations, monopoles. Elle aboutit à une surveillance jacobine des activités des mutuelles, par exemple, rapports des préfets à l’appui.

      Pourtant, pour des raisons financières, on a rapidement rétabli les patentes qui étaient une source de rentrées fiscales. Autrement dit, on n’a pas vraiment aboli les privilèges économiques des corporations, seulement un de leurs symptômes. Et en violant un principe de droit – la liberté d’association – on a fait des victimes collatérales.

      1. De memoire cette loi supprimait un des premiers articles proclamant la liberté d’association….pour la raison (justifiée) qu’elle privilègiait les interets de ses membres au détriment du reste de la population.
        Une autre approche interessante serait de dire qu ‘ une association est un groupe qui se reforme non localement (hors geographie) mais par spécificité ……..ce qui supprime les contraintes liées aux interactions locales et les anciennes régulations d’agressivité multiples et complexes .
        Ce serait une simplification structurelle améliorant la gestion par l’ignorance ou la négligeance d’interactions annexes …..
        Un transfert de l’agressivité inter-groupe localisés , vers une agressivité inter-groupe virtuel (non localisés )
        Si notre espece (comme les autres especes sociales ) a mis si longtemps a inhiber ces agressivité intra et extra-groupes, et a acquérir une stabilité ……peut on esperer qu’en si peu de temps nous puissions gérer cette nouvelle structure …sans dégats a moyen ou long terme resultant de la dividuation des individus ……

  19. Qui peut être surpris par ce démarrage ? Pas les grands stratèges du vote utile je suppose. Bon, c’est vrai qu’on y a gagné, entre l’hyperactivité psychotique de l’ancien et la nullité normale de l’actuel, le bond qualitatif est impressionnant.

  20. Très bien Lordon malgré un style ampoulé.
    « Le monde de la finance a pour propriété que n’importe quelle information est potentiellement porteuse d’effets terriblement déstabilisants, non parce que de machiavéliques émetteurs les ont voulues ainsi mais, en dernière analyse, parce qu’elles sont saisies par les forces immenses de la spéculation qui ont le pouvoir de faire un tsunami d’une queue de cerise. Si Jean Quatremer fantasme une finance dont tous les acteurs observeraient en toutes circonstances le grand calme olympien de la rationalité pure et parfaite, il faut lui dire qu’il fait des rêves en couleur. Encore faudrait-il, pour s’en apercevoir, qu’il daigne faire quelques lectures d’histoire économique, évidemment d’auteurs qui auraient fort le goût de lui déplaire, des gens comme Minsky, Kindleberger, Keynes ou Galbraith, lesquels, instruits des catastrophes passées, n’ont cessé de montrer que la finance de marché est par construction, par essence, le monde du déchaînement des passions cupides, de l’échec de la rationalité et du chaos cognitif. Et qu’en réarmer les structures, comme l’Europe l’a fait avec obstination à partir du milieu des années 1980, était le plus sûr moyen de recréer ces désastres du passé ».(La pompe à phynance Août 2012)

    1. Je ne suis pas sûr que ce serait plus clair en style sms. En ce qui me concerne, l’écriture de Lordon , c’est vraiment ce qui rend ludique la lecture d’un contenu parfois ardu. Chacun ses goûts…

      1. D’accord avec toi, Nicks…Mais c’est vrai que la lecture de son dernier bouquin « Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza » n’est pas facile. Les phrases rallongent, les constructions de sens sont syntaxiquement complexes et ça fourmille de locutions latines, genre « ex ante » « nolens volens », « ab nihilo ». On comprend qu’il s’adresse là à ses pairs. Mais bon, il y a quand une poésie dans le style, à défaut d’humour. La forme ça a quand même de l’importance, sinon qu’est-ce qui explirait le succés – critiques et faveurs mêlées – d’un Melenchon ? La persistance des rappels d’un Debord, alors qu’on a tant dit qu’il jouait dans une case annexe par rapport à Marx. C’est sans doute parce que utiliser le style, c’est conceptualiser avec humanité. A mon humble avis…

      2. Contempteur-Bontempi en accord parfait avec Nicks « Qu’a sa veste »-Duclairon Chanteclerc, tain super, un début de fanfare pour le patronage laïc de Saint Brice les Tympans sur Jorionie.

      3. @Contempteur

        C’est évident, Lordon ne serait pas Lordon sans son style et c’est pour cela que je l’apprécie. Mais il est clair qu’il faut parfois faire des efforts de lecture. On reste encore loin de l’aristotélisme abscons d’un certain ;o)

    2. Le style fait l’homme.. 🙂 Moi aussi, Lordon me fatigue parfois, à la lecture. En interview, je l’adore: c’est une boule d’énergie mentale en action.

      Mais il lui sera beaucoup pardonné, pour nous produire de temps à autre des diamants comme celui-ci:
      « la finance de marché est par construction, par essence, le monde du déchaînement des passions cupides, de l’échec de la rationalité et du chaos cognitif.  »

      Chaos cognitif…

  21. 3. Redéfinition de l’actionnaire d’une société comme contributeur d’avances (prêteur) et non comme propriétaire. Intuitivement je suis pour mais sur quelle base forme-t-on le conseil d’administration? Formuler autrement, quelle place et quelle pouvoir pour l’équipe dirigeante, les salariés, au sein du conseil d’administration? S’il faut mettre EUR 100M sur la table pour lancer une entreprise, n’est-ce pas un peu normal que les actionnaires aient le dernier mot?

    1. Le CA (conseil d’administration) est constitué par les associés, personnes physiques qui ont créé l’entreprise ou l’ont rejointe. Ils y sont engagés à titre personnel et sont déclarés dans les statuts de l’entreprise.
      On peut être actionnaire sans être associé, en revanche si on est associé on est généralement actionnaire.
      Quant à la définition de propriétaire, le mieux est de l’éradiquer, le terme n’a rien à faire dans le milieu entrepreneurial, sauf dans le cas d’entreprises individuelles et uninominales.

      1. Et quelle place pour les employés? On pourrait aussi considérer que les employés sont apporteurs ce capital humain (l’expression n’est peut être pas heureuse mais on comprendra le sens). Le problème sur lequel je bute c’est comment « valoriser » cet apport vis-à-vis de l’apport en capital financier?

    1. Impossible pour lui de rebondir…
      Depuis son élection il ne touche plus terre…
      Et ses sbires ont la suffisance d’être dans le même délire mystique !

  22. @Julien

    Je clique régulièrement sur  » Me prévenir des réponses.. », mais je ne reçois jamais de notifications, même si j’ai eu un commentaire…

  23. proposition jorion
    mon pur avis de blondinette
    point 2 faut pas rêver, techniquement improbable
    le point 3 très finement réfléchi et ouvrant une perspective de dynamique
    point 4 cela empêcherait-il la création de microboucles de cotation en soustraitance?
    point 5 d’une nature proche du point 3 ouvrirait une toute autre gestion de la notion de responsabilité et assainirait les problèmes de transparence

    le point 6 n’inventerait-ils pas d’autres système d’allégeance?
    la clarté de la définition des entités entreprenariale s’impose pour remettre de l’ordre et rétablir une lisibilité relationnelles des transactions.

    bien qu’il existe d’jà une section spéciale de brigade financière alors faudrait-il aussi réfléchir sur les moyens qu’on lui donne pour agir et faire respecter ne serait- ce que le pacte existant, ce qui n’est pas le cas et méditer sur les collusions qui existent entre pouvoir de définition des règles et gestion des gardiens de la règle.

    1. le point 2 n’est pas techniquement si improbable.
      On peut en effet nationaliser intégralement le secteur bancaire national [ou Européen, pour faire plaisir à ceux qui y croient encore…], et interdire de licence bancaire sur le territoire les banques étrangères disposant de filiales dans les paradis fiscaux, par exemple.
      Le gouvernement US a su faire plier UBS, pourquoi pas nous autres Européens?

  24. Spéculation ,quand tu nous tiens !!!!!!
    Prix de l’essence
    forage 0.20€ /litre
    Marché papier 0.39€/litre
    Raffinage 0.01€/litre
    Transport 0.10€/litre
    Station service 0.05€/litre
    Total avant taxe 0.75€/litre
    Après taxe 1.63€/litre
    Le marché papier est de loin le plus juteux avec l’état , les autres marges étant liées au travail humain , la conclusion s’impose comme un nez au milieu de la figure
    « Rien ne sert de travailler il faut spéculer à point  » nous ne sommes n’y la tortue , n’y le lièvre juste les dindons !!!!! (milles excuses Monsieur Jean de La Fontaine )
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/28/20002-20120828ARTFIG00325-du-puits-de-forage-a-la-pompe-le-prix-d-un-litre-d-essence.php

    1. Conclusion : l’État français se fait pas loin de 8 cents de Tva sur chaque litre d’essence vendu en France (plus de 8 cents pour le gazole ou le fuel qui nécessitent plus de pétrole au litre) grâce au « marché papier » (i.e la spéculation).
      Pour 50 milliards de litres consommés annuellement (juste en carburant) ça fait guère que 4 milliards €… Cqfd.

    2. « marché papier » pour bonne vieille spéculation.
      C’est une mode, une tentative de camouflage ? Un essai poétique ?
      Pour cacher le poste le plus couteux des opérations, avant le forage.
      0.39 Euro par litre, plus de la moitié avant taxes et taxe sur taxes.
      Les lecteurs du Figaro doivent apprécier… et taper sur la goinfrerie de l’Etat.
      C’est plus facile que de s’en prendre au « papier ».

      1. Si la spéculation pouvait rendre l’essence encore bien plus chère, elle rendrait in fine un grand service à l’humanité (et à la planète), en contraignant celle-ci à (essayer de) sortir de sa dépendance aux hydrocarbures…

  25. Pour dire simple=
    Les « marchés » fonctionnent par mimétisme (autoréalisation) sans rationalité
    Cf=l’Empire de la valeur (A Orléan)
    NB:Le style de Lordon ne me gêne aucunement
    2ème NB:Toutes les mesures prises dans ce qu’il est convenu de nommer le cadre néo libéral=
    -Libre échange,mondialisation
    -Pouvoir actionnarial
    -dépossession des pouvoirs politiques
    et ce ,dans un bipartisme (alternance sans alternative),ne sont que cosmétiques,à la marge,je ne suis pas déçu par les cent jours,
    une politique de gauche serpillière normativiste,dogmatique(Capitalisme et shizophrénie Deleuze)

    1. Il faudra un jour qu’on m’explique ce qu’on veut dire par « les marchés fonctionnent par mimétisme ».

      Tout intervenant s’efforce d’acheter bon marché et de vendre cher. C’est une stratégie, et cette stratégie impose globalement une contrainte sur le fonctionnement du marché, contrainte qui fera par exemple que des tendances se développeront. Il y a d’autre part au niveau de chaque intervenant rétroaction négative (il s’efforce de corriger les erreurs qu’il s’aperçoit être en train de faire). Jusqu’ici on ne sort pas du cadre de la physique, où le mimétisme intervient-il ?

      1. Curieuse question, à laquelle j’imagine très bien, que Paul a déjà une réponse.

        Quand Bernard Louis Marie parle de « sans rationalité », il me semble qu’il utilise une forme de raccourci, car de fait, le désir mimétique est « rationnel, » en effet : « je veux ce que les autres veulent … ce que je veux » est un calcul en boucle. Une réaction en chaine thermonucléaire est mimétique (sans intentionnalité), les neutrons libérés cassent les noyaux qui libèrent des neutrons qui cassent les noyaux; une fois établie, la structure explosive tend à se maintenir comme structure explosive. Une structure qui n’a d’autre but que de durer peut pourtant être structurée de façon à s’autodétruire et pourtant l’explication en est rationnelle, alors même que dans un contexte élargi, toute l’affaire n’est pas raisonnable, comme par exemple , dans n’importe quel schéma de Ponzi. Les marchés fonctionnement, non pas seulement en mettant en jeu des processus de correction par rétroaction négative, mais également par phases, dans lesquelles dominent des rétroactions positives en run-away vers l’infini ou inversement, vers zéro.

        Mais alors, il est vrai que l’économie doit englober un niveau d’analyse incluant les niveaux de structures concernant « la physique des passions mimétiques », c’est-à-dire les niveaux neurophysiologiques de l’explication de comportements déraisonnables. Cette position, aurait pour conséquence d’intégrer , à l’économie, une volonté d’agir (cybernétiquement) sur les mécanismes mimétiques propres à l’instauration des schémas sociaux de la dominance, et sur cette voie, de construire les dispositifs permettant de remplacer progressivement « la propriété » comme mode de satisfaction du circuit de la récompense.

        « (…)les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette proposition unique : abolition de la propriété privée. »
        Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti Communiste, 1848 –cité par Marlowe il y a quelques minutes .

        Au départ du succès de Girard, il y avait le geste – hégélien – de deux bébés , qui « en miroir », et à ce stade sans intentionnalité, tendent la main vers le même objet, quel que soit l’intérêt intrinsèque de l’objet perdu dans un tas d’objets identiques également disponibles (Girard démarrait de cette façon dans ses premiers bouquins, et à cette époque, les neurones miroir n’avaient pas été découverts). Après, ce stade, quand le circuit de la récompense a appris que « la propriété » procure une forme plaisir, je présume qu’il faut entrer dans les subtilités des formes de rivalité chez Girard

        D’un autre côté, la Philia me semble avoir d’emblée une dimension mimétique. Peut-on considérer que la Philia (l’instrumentale ou la vraie, selon Rouzies-Leonardi ?), soit un « deus ex machina » suffisant que pour construire une organisation économique rationnelle, et qui serait « en définitive » rationnelle car soumise au principe selon lequel pour continuer de jouer « à celui qui en aura le plus », il faut préserver le terrain de jeu, qu’il faut au moins être deux et qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soi.

        Ajoutons au décalogue les six mesures énoncées dans le billet et, espérons qu’elles calmeront le jeu un temps suffisamment long que pour laisser une chance aux jeunes générations de résoudre ces question plus à fond . Présenter la violence économique comme le bouc émissaire de la violence du désir mimétique est au fond exprimer une hypothèse saturante par le couteau suisse Girardien.

        Sur ce blog, les pieds trépignent, l’envie d’en découdre est significative. Contrôler la spéculation en la taxant, c’est encore la reconnaître, et contrôler la violence économique en l’encadrant ?

    2. Le meilleur exemple est le paradoxe de la monnaie. Combien de monnaie dois-je garder dans mon portefeuille ? Ça dépend de son pouvoir d’achat, de ce que je pense que les commerçants, transports etc. me céderont en échange. Donc la demande de monnaie dépend de son pouvoir d’achat. Mais son pouvoir d’achat dépend de la demande : si l’on décide de détenir moins de monnaie, en s’en séparant on fait monter les prix et donc baisser son pouvoir d’achat. C’est ce paradoxe (apparent) qui fait que les économistes ont tant de mal à se mettre d’accord sur une théorie de la demande et du pouvoir d’achat de la monnaie.

      Une autre façon de dire la même chose est que la monnaie est un bien dont le service rendu dépend du prix. Si je veux m’assoir, le service que me rend la chaise ne dépend pas de son prix. Si je veux me désaltérer, le prix de la bière ne change pas son goût. Mais il y a des produits dont le service dépend un peu du prix. Certains préfèrent avoir une voiture plus chère que celle des voisins… Pour la monnaie, son service rendu est son pouvoir d’achat et il dépend entièrement de son prix. C’est spécifique à la monnaie.

      1. La course d’obstacle risque de finir par buter sur la barre des … 5 millions inscrits à Pôle Emploi.
        Soit 18% de la population active sans emploi ou sous-employée.

  26. Je vois et j’entends Hollande – J’ai mal
    J’entends Fabius – J’ai mal et j’ai honte
    Je vois et j’entends Taubira – J’ai peur
    J’entends Moscovici – J’ai mal
    Je vois Duflot – J’ai mal et j’ai honte

    J’arrête là, je me fais du mal pour RIEN.

    1. Pourriez vous préciser ?
      Par exemple, en quoi Monsieur Fabius vous fait-il honte, ou Madame Duflot vous fait-elle mal ?
      Et surtout, en quoi Madame Taubira vous fait-elle peur ?
      Merci d’avance de vos réponses.

  27. @Paul Jorion

    En résumé, ce que vous proposez c’est une grande marche en arrière, un retour au capitalisme tel qu’il fonctionnait au début du 19ième siècle… Il n’ y a rien là dedans pour me séduire : le 19ième siècle ayant été particulièrement horrible pour les classes laborieuses

    De plus les mêmes causes produisent les mêmes effets d’où le retour au 19ième siècle ne me paraît pas être une solution d’avenir…

    D’autre part le retour au 19ième siècle ce n’est pas très original… c’est déjà pratiqué en Afrique du Sud, où la police a récemment tenté de briser une grève en tirant sur les grévistes.

    A mon avis il est illusoire d’espérer humaniser le capitalisme, ou de le sauver. Depuis que vous avez obtenu une chaire pour vous occuper de finance éthique j’ai l’impression que vous vous égarez par rapport à un excellent livre qui s’appelle « le capitalisme à l’agonie« 

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