Étiquette : régulateurs

  • Wirecard : Les limitations [rires !] de l’autosurveillance

    Quand je vous ai résumé avant-hier ce qui s’était passé chez Wirecard, expliquant la faillite de ce gestionnaire d’opérations de cartes de crédit et l’embarras du gouvernement allemand devant une escroquerie de près de 2 milliards d’euros, pas même subtile mais du type le plus élémentaire, je vous ai dit que la réputation de la BaFin, le régulateur des marchés financiers allemands, était compromise.

    Eh bien, pas du tout ! Pourquoi ? Parce qu’en réalité la BaFin sous-traitait la surveillance comptable des entreprises à un organisme privé (Financial Reporting Enforcement Panel – FREP, créé en 2004) constitué des firmes d’audit elles-mêmes.… Lire la suite…

  • Vidéo – Wirecard : Que s’est-il passé ?

  • LA MESSE EST DITE ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Moins d’un an après avoir engagé une enquête afin de déterminer si oui ou non les banques britanniques « avaient un comportement approprié » en matière de rémunérations, d’appréciation du travail et de promotion de leurs cadres intermédiaires, la Financial Conduct Authority (FCA) a décidé d’y mettre fin sans tambours ni trompettes. Cela mérite explication. … Lire la suite…

  • L’intérêt général est en de bonnes mains ! Enfin…

    Elizabeth Warren, chouchou comme vous ne l’ignorez pas du Blog de PJ, a manifesté hier sa déception quant à la manière dont Mary Jo White dirige depuis deux ans la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain des marchés financiers.

    Warren a écrit : « Je suis désappointée que vous n’ayez pas été le chef de file fort que beaucoup avaient espéré – et que vous aviez promis d’être ».… Lire la suite…

  • VUB, Stewardship of Finance, 5ème leçon, Le monde financier et ses régulateurs, le 4 novembre 2013

    Le monde financier et ses régulateurs

    Je vous rappelle que l’accès est libre : amphithéâtre QB, tous les lundis ouvrables de 16 à 18h, 2 boulevard de la Plaine, 1050 Bruxelles.

    Info complète ici.… Lire la suite…

  • Jean-Michel Naulot, ce matin, 7 octobre, sur France Culture

    Voilà, si, pour changer, vous avez envie d’entendre dire ce que je dis ici depuis six ans, par quelqu’un d’autre, le voici (la coïncidence entre nos propos est, selon mon évaluation, de 100%).

    Et en bonus : Brice Couturier, égal à lui-même (si je ne m’abuse, dire ça n’est pas juridiquement parlant, diffamatoire).

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  • L’actualité de la crise : UNE PETITE MUSIQUE QUI VA CONTINUER, par François Leclerc

    Billet invité.

    Dans une période où les propos hétérodoxes ne fleurissent (encore ?) qu’avec parcimonie, les propos d’Andy Haldane de la Banque d’Angleterre, que Paul Jorion signale, ne peuvent pas être ignorés : ils prennent la suite de ceux d’Adair Turner (du FSA) et de sa désormais fameuse réflexion sur l’absence d’utilité sociale d’une bonne partie de l’activité financière. Les Britanniques, placés au cœur de l’activité financière la plus débridée avec La City – car même les financiers américains vont y trouver des aises qu’ils n’ont pas à Wall Street – seraient-ils voués à dire tout haut ce que beaucoup de financiers savent et disent tout bas ?… Lire la suite…

  • LE MONDE ÉCONOMIE, Les civilisations ne meurent pas assassinées : elles se suicident, lundi 8 – mardi 9 octobre 2012

    Le comportement suicidaire de la finance

    Un tribunal à Washington invalidait le 29 septembre des mesures prises par la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), le régulateur américain du marché des produits dérivés, règles qui auraient plafonné le volume des positions qu’un intervenant peut prendre sur le marché à terme des matières premières, afin qu’il ne puisse à lui seul le déséquilibrer. Le secteur s’était opposé à de telles mesures, noyant la commission sous un flot d’avis défavorables, s’assurant ensuite – grâce au parti républicain – que le budget de l’organe de contrôle prévu ne soit pas voté, assignant enfin la CFTC devant les tribunaux.… Lire la suite…

  • LE RÉGULATEUR (S’ADRESSANT À NOUS) : « Si c’est comme ça, qu’est-ce qu’vous voulez que j’fasse ? »

    Vous vous souvenez de l’affaire du LIBOR ? Un ensemble de banques se voient demander quels sont les taux qu’exigent leurs consœurs pour leur prêter à diverses échéances, et au lieu de communiquer les vrais chiffres, elles transmettaient ceux qui les arrangeaient. Parfois même, des autorités leur suggéraient de le faire pour « aider la conjoncture », c’est-à-dire pour soutenir le moral des troupes.

    Elles ont fini par être pincées. On ne leur a pas interdit de continuer de le faire – elles sont trop systémiques, trop susceptibles d’entraîner le système tout entier dans leur chute, et donc parfaitement invulnérables – on leur a infligé de très fortes amendes (et ce n’est pas fini).… Lire la suite…

  • LE MONDE-ÉCONOMIE, Le retour de l’opinion publique, lundi 27 – mardi 28 août 2012

    Finance : Le retour de l’opinion publique

    Le 6 août, Standard Chartered, cinquième banque britannique, se voit accusée par l’État de New York d’opérations illicites avec l’Iran pour un montant de 250 milliards de dollars. Elle réagit alors brutalement : l’accusation est selon elle sans fondement et pour porter un coup d’arrêt à des pratiques attentatoires à la bonne réputation des banques, elle envisage une réplique inédite : poursuivre le régulateur américain devant les tribunaux.

    Quelques jours plus tard, la banque reconnaît que des opérations proscrites ont bien eu lieu mais à hauteur de 14 millions de dollars seulement, une fraction négligeable de la somme évoquée dans l’accusation.… Lire la suite…

  • AUDITION DE JERRY DEL MISSIER, EX-COO DE LA BARCLAYS, DEVANT UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE BRITANNIQUE

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

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    Jusqu’ici, dans les dépositions de témoins devant une commission parlementaire britannique dans l’affaire du LIBOR, chacun mentait dans son propre intérêt essentiellement. Le résultat : une cacophonie bien entendu, amplifiée par les changements de stratégie à mi-parcours, comme ce fut le cas en particulier de Bob Diamond, ex-P-DG de la Barclays, qui un jour cherchait à entraîner dans sa chute Paul Tucker, vice-gouverneur de la Banque d’Angleterre, pour tenter le lendemain-même d’exonérer celui-ci de toute responsabilité, avec le résultat catastrophique que l’on imagine facilement.… Lire la suite…

  • LIBOR : ON N’A SANS DOUTE ENCORE RIEN VU

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

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    Dans la « Final Notice » de la décision par la FSA (Financial Services Authority), le régulateur britannique, d’infliger le 27 juin une amende de 85 millions de livres (moins un rabais de 30% pour coopération exemplaire à l’enquête) à la banque Barclays pour manipulation des taux interbancaires LIBOR, deux périodes doivent être distinguées. Dans la première période, qui s’étend à peu près de 2005 à 2007, les taux sont manipulés au niveau des salles de marché par des opérateurs de niveau subalterne, dans la seconde période, qui va de 2007 à 2009 et qui correspond au plus fort de la crise, les taux sont manipulés par ces subalternes sur instructions venant d’en-haut.… Lire la suite…

  • POUR QUI ROULENT LES RÉGULATEURS ?

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Lorsque le système financier s’effondra à l’automne 2008, à la suite de la faillite de la banque d’affaires Lehmann Brothers, on attribua une part de responsabilité à la dérégulation qui était intervenue – et ceci, à l’échelle globale – à partir des années 1970, mais on constata également que des régulateurs avaient été assoupis aux manettes, alors qu’une législation existait, qui aurait pu être appliquée.

    J’ai expliqué cet assoupissement de manière générale par le rapport de force défavorable aux régulateurs dans leurs relations aux milieux d’affaires. J’ai rapporté ici en particulier un épisode auquel j’avais participé : quand un dirigeant de banque m’avait affirmé – sans pouvoir cacher sa fureur contenue – que le régulateur ferait ce qu’il lui enjoindrait de faire, parce que c’est de cette manière-là que marche le monde.… Lire la suite…