LIBOR : ON N’A SANS DOUTE ENCORE RIEN VU

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

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Dans la « Final Notice » de la décision par la FSA (Financial Services Authority), le régulateur britannique, d’infliger le 27 juin une amende de 85 millions de livres (moins un rabais de 30% pour coopération exemplaire à l’enquête) à la banque Barclays pour manipulation des taux interbancaires LIBOR, deux périodes doivent être distinguées. Dans la première période, qui s’étend à peu près de 2005 à 2007, les taux sont manipulés au niveau des salles de marché par des opérateurs de niveau subalterne, dans la seconde période, qui va de 2007 à 2009 et qui correspond au plus fort de la crise, les taux sont manipulés par ces subalternes sur instructions venant d’en-haut.

Les chiffres apparaissant dans les conversations rapportées dans les documents sont sans équivoque : durant la première période, les manipulations de taux portent le plus souvent sur 1 point de base (un centième d’1 %) et quelquefois sur 1,5 points de base ; dans la seconde période, il est question de manipulations qui vont de 17 à 46 points de base – soit un tout autre ordre de grandeur.

Quand Bob Diamond, P-DG démissionnaire de la Barclays, expliquait jeudi dernier devant les parlementaires britanniques qu’il avait été « choqué », « écœuré » par le comportement de certains des employés de sa banque, parlait-il des traders du rang (la « douzaine de Kerviels » que j’évoquais vendredi dans ma vidéo) de la période 2005 à 2007, ou des dirigeants de la période 2007 à 2009 ? Je crois que poser la question c’est y répondre.

Cela dit, comme je le rappelle dans mes compte-rendu de l’« affaire du LIBOR », des plus anciens en avril 2008 (L’affaire du LIBOR), aux plus récents (LIBOR : le retard à l’allumage de l’indignation), d’une part, minorer les taux soumis pour le calcul du LIBOR par les 16 banques concernées s’assimilait à un devoir national dans le climat de panique qui s’était installé sur les marchés financiers, d’autre part, la Barclays était d’après ce que l’on savait déjà en 2008 et que la Final Notice confirme, la banque londonienne qui rechignait le plus à falsifier les chiffres. L’observation suivante est représentative de ce point de vue :

« … le 20 septembre 2008, un « soumetteur » [de taux] déclarait dans une conversation téléphonique avec le Dirigeant D qu’il entendait soumettre un taux de 4,75% pour le LIBOR $ à un mois parce que tel était bien le taux qui avait été exigé de [la Barclays] par le marché […] Le « soumetteur » s’exécuta et baissa le taux qui serait soumis au niveau 4,50%. Ce jour-là, le taux soumis le plus élevé après celui de la Barclays se situait 50 points de base plus bas » (p. 30).

Qu’on comprenne bien : 1) dans les années 2005-2007, une « douzaine de Kerviels » travaillant pour la Barclays soumettent régulièrement pour le calcul du LIBOR (aux côtés de 15 autres banques), des taux manipulés de 1 à 1,5 points de base à la hausse ou à la baisse ; 2) dans les années 2007-2009, dans le cas rapporté, un dirigeant de la banque donne instruction à un subalterne de minorer le taux constaté de 25 points de base ; 3) le même jour, dans une autre banque de la place de Londres (la moins manipulatrice après la Barclays), un dirigeant donne instruction à un subalterne de soumettre au nom de la banque un taux qui est manipulé d’au moins 75 points de base : 25 [comme la Barclays] + 50 [supplémentaires].

Résumons. Parmi les seize banques qui soumettaient des taux pour le calcul du LIBOR (18 aujourd’hui), quinze ou un peu moins trichaient davantage que la Barclays. Celle-ci s’est vue infliger une amende de (avant rabais) 85 millions de livres (107 millions d’euros) et a perdu depuis la semaine dernière dans la tourmente, MM. Bob Diamond, Président-Directeur Général, Marcus Agius, président et Jerry del Missier, Chief Operating Officer, qui se sont faits fermement indiquer la porte par la FSA, la Banque d’Angleterre et le Chancelier de l’Échiquier. Ce dernier, M. George Osborne, a déclaré que les faits révélés « sont symptomatiques d’un système financier qui a élevé la cupidité par-dessus toute autre considération et a mis notre économie à genoux », et il a ajouté : « La fraude est un crime quand il s’agit des affaires ordinaires – pourquoi devrait-il en être autrement quand il s’agit de la banque ? ».

On ne peut qu’approuver les propos du ministre des finances britannique. Mais qu’en pensent les dirigeants des quinze autres banques « soumetteuses » de taux pour le LIBOR ? Je préfère en tout cas être à ma place plutôt qu’à la leur.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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79 réflexions sur « LIBOR : ON N’A SANS DOUTE ENCORE RIEN VU »

  1. interessant. Donc le libor serait en quelque sorte soumis à la taxation au sens de votre ami pecheur à voile.

    etes vous pour ou contre cette manipulation ?

    1. Oui, intéressant rapprochement avec Piroton du Croisic. J’ai parlé de « philia » quand il s’agit de l’intérêt général – encore que, même quand c’est l’intérêt général qui en bénéficiait comme ici en 2007-2009, c’était l’intérêt des banques commerciales individuelles qui le guidait (rare manifestation de la main invisible d’Adam Smith à proprement parler).

      Mais la main invisible était encouragée par les instructions venant d’en haut : gouvernement =>> Banque d’Angleterre =>> banques commerciales. C’était une façon pour le gouvernement de fixer le niveau du LIBOR et de maintenir le moral des milieux financiers avec des taux artificiellement bas.

      1. Comment? Les gouvernements de Tony Blair puis de Gordon Brown manipulaient les faits? Non, pas possible… 😀

  2. Une nouvelle société doit naitre.
    Tous nous focalisons sur le prix , moins nous payons cher mieux nous respirons.
    Voilà l’erreur du siècle.
    Lorsqu’il fallait augmenter le nombre de personnes pouvant disposer d’un produit celà pouvait être proné.
    C’est maintenant terminé.
    Cette société du prix bas s’est condamné elle même.
    Les Doux , Peugeot , Lada , les chaussures chinoises etc……..
    Tous ces produits à prix bas coutent plus cher que les produits de qualité.
    Il suffit de former l’acheteur final pour qu’il intègre la qualité et ne regarde pas le prix uniquement.
    Dans un supermarché tous les produits devraient recevoir une étiquette décomposant le prix et le bénéfice pour la société et son environnement humain.
    Alors nous deviendrons des petits suisses bien bourgeois et riches.
    Finies les délocalisations , les importations , les bénéfices obligés dans la finance lorsque l’industrie ne gagne plus.

      1. et oui, c’est d’ailleurs ce qui va se passer dans très peu de temps comptés ! …..

        Les grandes surfaces vont disparaître car elle nous livrerons à domicile sans facturer la livraison. Les petits commerces de proximités refleuriront partout pour tous les produits frais et autres petits services.

        Plus besoin de perdre son temps dans ces hideux hangars où nous sommes devenus une cible donc à faire souffrir ! …. faire ses courses est devenu un parcours du combattant. Trop, c’est trop !

    1. Classer en effet les prix selon les valeurs nominales est stupide.Ce qui compte est le prix rapporté à la durée d’utilisation et en tenant compte également du coût d’utilisation,de celui
      des réparations et de l’entretien,et en outre des conditions de vie de ceux qui l’ont fabriqué,sans
      oublier les nuisances du produit portées à l’environnement(recyclage possible ou non) etc.
      L’ordre « nominal » bête et méchant est cependant très tenace.Par exemple des étudiants
      pourtant post bac voire Bac +3 sont réticents à admettre qu’une paire de chaussures de 40 Euros
      soit peut-être plus chére …qu’une paire de chaussures de 85 Euros.Celà dit,ce qui est vraiment
      très fâcheux est que ce sont souvent les plus pauvres qui seront plus ou moins obligés de
      choisir le produit dont le prix nominal est le plus faible,c’est-à-dire souvent en même temps,en
      définitive,le « véritable » prix le plus élevé.

    2. Tour à fait d’accord, il faut revenir à des produits de qualité qui durent et ne sont donc pas jetés rapidement, ce qui est primordial poour l’écologie et la survie de notre planète. Un changement de culture est nécessaire, la difficulté réside dans l’âpreté aux gain des producteurs qui veulent vendre plus et pour cela conditionnent les consommateurs. La solution est finalement chez ces derniers: comme disait Coluche, il suffirait qu’on cesse d’acheter la m. pour qu’elle ne se vende plus.

  3. bof…voici un bouc émissaire…le reste comme avant : faire du « fric » le plus gros possible, le plus vite possible…dans le MUR en chantant le radeau qui me méduse !

  4. En pleine crise des « subprimes »,alors que le marché interbancaire était tari,il s’agissait de rassurer ,une mauvaise »bonne intention »,ce qui est plus grave c’est l’aval donné par les politiques,l’absence de régulation ou son inefficience et le sauvetage public du secteur privé qui a participé à l’aggravation des dettes publiques.
    Qui soulève aujourd’hui ce problème pour les Eurolibor?
    Paul,éclairez nous quid pour BNP,SG,CA,l’AMF,….
    A ce jour où en sommes nous?

    1. Une enquête a débuté en Allemagne sur le rôle joué dans la manipulation par Deutsche Bank en particulier. Nul doute qu’une enquête est sur le point d’être annoncée en France sur le rôle joué par les banques françaises dans cette affaire.

      Il faut préciser que la détermination de l’EURIBOR permet davantage de prétendre à la bonne foi en cas de soupçon de manipulation. En effet dans le cas du LIBOR, la question à laquelle la banque doit répondre est : « Quel taux le marché exige-t-il de vous ? » Donc, dans la réponse, on dit la vérité ou on ment. Alors que dans le cas de l’EURIBOR, la question est « Quel est le taux interbancaire exigé par une banque de qualité d’une autre banque de qualité ? » Il est clair que dans ce cas-ci, à la question : « Avez-vous dit la vérité ou menti ? », la réponse sera toujours la même : « J’étais simplement mal renseigné ! », et il n’y aura jamais de tricheur, seulement des incompétents.

      En fait, c’est le principe selon lequel on modifie le droit des affaires : jamais de fraudeurs, que des incompétents – dont les bonus sont garantis par contrat.

      1. Je me souviens d’avoir vu une pleine page signée d’un grand patron français publiée dans un quotidien français internationalement connu affirmant, pour se disculper d’accusations de délit d’initié, son incompétence et réfutant sa mahonnêteté.
        Mea culpa.

      2. J’écrivais hier : « Une enquête a débuté en Allemagne sur le rôle joué dans la manipulation par Deutsche Bank en particulier. Nul doute qu’une enquête est sur le point d’être annoncée en France sur le rôle joué par les banques françaises dans cette affaire. »

        « PARIS, 10 juil 2012 (AFP) – Aucun reproche n’a été adressé par les autorités aux banques françaises qui font partie des panels permettant la fixation du Libor, le principal taux du marché interbancaire à Londres aujourd’hui objet d’un scandale, a indiqué mardi le gouverneur de la Banque de France. »

        Vous voyez qu’on a TOUJOURS raison d’être ironique : le bénéfice est garanti !

      3. Attendez, attendez,
        Quand moi mon patron me dit que je suis « incompétente », il me sucre mon bonus….

        Pourquoi ces incompétents là touchent leur (s) bonus ?!?!?!?!!!!!!!??????

    2. Vu le caractère systémique des banques impliquées dans le scandale du Libor et vu la quasi simultanéité des enquêtes qui sont ou vont être lancées au niveau mondial, n’assiste-t-on pas au prélude à la nationalisation forcée de ces banques en prévision de leur effondrement prochain ? Un prétexte commode, en somme, sinon pourquoi faire ressortir cette affaire avec autant de retard ? Sans toutefois verser dans aucun délire complotiste, bien sûr.

    1. Moi ce qui me fait souiller mon pantalon de rire , ce sont les réactions outrées et totalement hors de propos des parasites boursicoteurs a l article incriminé !!

  5. Mais si c’est la Barclays qui trichait le moins, son taux n’était jamais retenu. Alors quelle importance ?

    1. Excellente question ! Question subsidiaire : sachant que l’amende est de 85 millions de livres pour une firme dont le taux soumis était en général ignoré, quel sera le montant de l’amende pour les firmes qui trichaient et dont la tricherie avait un impact sur le montant du LIBOR ?

      1. @Garlaban
        Pour l’instant ils en sont aux cent coups… mais si cela continue ils se pourrait bien qu’ils deviennent des sans cou..
        Dans quel musée se trouve la dernière guillotine?

      2. @alkali
        J’en ai vu une, en parfait état, bien qu’ayant coupé entre 110 et 120 têtes, au musée Maurice Dufresne Moulin de Marmay à 4 km d’ Azay le Rideau.

      3. Et ces amendes elles vont où ???
        Dans la poche de qui ????
        Vont-elles servir à baisser les impôts des contribuables auquel on a augmenté les impôts pour renflouer les pauvres banques gérés par des incompétents mal informés ???

        En fait c’est celui qui a le pognon dans sa poche qui le fait disparaitre le plus vite qui en profite !!

        Est-ce que la guerre viendra des gouvernements ou directement du peuple ?!?

        Moi je ne paie plus mes impôts qu’ils se démxrdent avec leurs cxnneries, j’en ai marre de m’en prendre plein la pomme pour ces crxtins !

        Cher Monsieur Jorion, je sais que les termes que j’emploie ne sont pas très châtiés et que cela vous démangera de les modifier ou de carrément faire « sauter » mon cri, mais je suis un peu fatiguée d’être en constante élégance face à ces prédateurs que doivent bien rire malgré la « tourmente qui les guète » comme on essaie (encore) de nous faire avaler !

        Ceci dit c’est absolument agréable de vous lire 🙂

  6. Une question bête : pourquoi nous dévoile-t-on soudain cette manipulation du Libor ? Le gouvernement anglais se tirerait lui-même une balle dans le pied ? Ce n’est pas son habitude. Il y a donc soit un arbre qui cache la forêt comme le dit M. Jorion, soit la volonté de déstabiliser des banques étrangères par contre coup…Je ne crois absolument pas au sincère repentir des escrocs de la City !

    1. Mais non, c’est le temps que prennent les enquêtes et le temps que prend la justice. Regardez ma vidéo de vendredi (je vais d’ailleurs aller en ajouter le résumé) : « Un exercice de com dérape en Grande-Bretagne parce que l’affaire Murdoch a créé un climat de dégoût vis-à-vis de la classe dirigeante ».

  7. Michel Barnier ce matin ,invité de JP Elkabbach,répondant à l’affaire des taux interbancaires libor et à d’éventuelles similitudes sur les taux eurolibor= »Une enquête est en cours »…
    On peut être rassuré,les résultats resteront confidentiels,opalescents car comment sanctionner les créanciers des états?
    Nous dirons impunité par immunité de fait

    1. Réponse à la question d’Elkabbach « Y a-t-il des banques françaises impliquées ? »: « Pas à ma connaissance. »

  8. Quel rapport avec Kerviel?

    Si on suit la justice Kerviel a agit seul sans instruction de sa direction. Dans le cas présent, qu’est-ce qui prouve que ces « douzaine de Kerviels »(d’ailleurs on y met un s?) aient agit sans le consentement de leur direction? Moi j’aime bien avoir des avis contradictoires pour me faire une opinion et pour l’instant je ne crois pas que les traders de la Barclays aient eu l’occasion de s’exprimer.

      1. @Kohagen :
        Oui , car elle a récupéré les rites anciens (en tant que lieu de pouvoir) , qui eux sont « logiques » , …meme si cette logique est une logique « naturaliste » , c’est a dire que ces rites sont un comportemental contraint , necessaire a la survie de la civilisation , sinon de l’ espece . Comportemental qui n’a, lui pas de « logique » accessible directement a notre raison .

      2. @ kercoz

        « meme si cette logique est une logique « naturaliste » , c’est a dire que ces rites sont un comportemental contraint , necessaire a la survie de la civilisation , sinon de l’ espece . Comportemental qui n’a, lui pas de « logique » accessible directement a notre raison . »

        Inaccessible à notre raison actuelle, inaccessible à notre logique causale mais peut-être pas à une rationalité, une logique, plus générale qui combinerait l’actuelle logique causale (ordologique) et une analogique.

        Jean Petitot a fait un papier ama intéressant sur la formule canonique du mythe de Lévi-Strauss qu’il traduit par (et interprète avec) la catastrophe de double cusp.

        Nb1: selon un pote de Paul Jorion Lévi-Strauss aurait dit de sa formule que c’était une curiosité. Il n’en reste pas moins que je trouve le problème passionnant (bien que je n’y connaisse rien sur le sujet).

        Nb2: j’aime votre « comportemental contraint ». On dirait du Thom!

      3. Dans toute logique, n’y a-t-il pas un lien indéfectible entre la raison et le démontrable qui doit mener, en somme, à la vérité ? Quid de la religion ? Où est ce lien entre la raison et le démontrable ? La vérité religieuse est censée exister d’elle-même, non ?

      4. @ kohaagen

        Je détaille dans le billet « Sémantique comparée », commentaire 27 et dans le dernier billet sur Houat, commentaire 8. Sinon il faut lire Jorion ou Thom.
        Une des phrases favorites de Thom est: « Ce qui limite le vrai, ce n’est pas le faux, c’est l’insignifiant ». Façon de dire que ce qui compte pour lui n’est pas la vérité (et par suite non plus la démontrabilité) mais le sens, le bon sens.

      5. @Basic Rabbit :
        ///// « Comportemental qui n’a, lui pas de « logique » accessible directement a notre raison . »

        Inaccessible à notre raison actuelle, inaccessible à notre logique causale mais peut-être pas à une rationalité, une logique, plus générale qui combinerait l’actuelle logique causale (ordologique) et une analogique. ///////

        Tout a fait .
        Chacun de nos gestes , paroles, actes individuels ou collectifs dessert plusieurs « maitres » ou interets:
        -L’ individu immédiat
        -le groupe immédiat
        -le groupe ds le temps (civilisation)
        -L’espece.
        Ces « maitres » ont des interets qui divergent et meme se contredisent souvent .
        La « Raison » va privilégier l’individu immédiat et qq peu le groupe .(Un philosophe ancien a dit que si l’humain avait suivi sa raison , l’espece aurait disparu!)
        Pour contrer l’interet egoiste et opportuniste immédiat ,et faire que nos actes ne mettent pas en danger ET la civilisation ET l’ espece , ….Il faut des contraintes assez fortes pour contrebalancer « la raison »….
        C’est , a mon sens , le role des Rites anciens , structurants et hierarchisants du groupe …
        Mais ces Rites ne sont pas directements accessible et logiques (tu..ne …tueras point , baisera pas la femme du voisin , voleras pas …règles inhibitrices de l’agressivité originelle (intra-spé de Lorenz).
        Le fait que ces rites , contraintes comportementales , selectionnées parce qu’apportant la survie par autorisation de socialisation, soient non-logique et doivent etre « contraints » est un lieu de pouvoir fort que va investir le pouvoir religieux et laique .mais tres tardivement .
        Ce raisonnement qui oppose Nature et Raison (remarquons que « culture est integrable a nature » et que Raison est en option ) va etre considéré comme réactionnaire puisqu’il défend la contrainte des rites et s’oppose a l’évolution comportementale par essence non garantie par des millenaires d’essais , d’erreurs et d’impasses ……La mathématique semble pourtant donner « raison » a la rigidité du comportemental interne des groupes et a la structure originelle morcelée et fractale des groupes puisqu’ellre est en service ds la totalité du vivant .

      1. Oui, depuis bientôt 4 ans: un Kerviel vaut 4,82 milliards d’euros et donc 2 Kerviels valent 9,64 milliards… ce qui s’écrit 1 Kv = 4,82 Mrd €, 2 Kv = 9,64 Mrd € …..

      2. Lapino, on s’moque pas de Hervé « 600m2 »Gaymard siouplait. Neuf lardons qu’il a kamême avec Clara (huile lourde de General Electric ok mais bon la fille au professeur Lejeune – futur Saint Jérôme, c’est en très bonne voie, ça vous parle hein ? ).
        M’enfin, à onze dans l’gourbi, ça faisait même pas 55 m2 par tête blonde, une misère mon ami.

  9. Pareillement on nous annonce que Bank of America serait touchée par un scandale de blanchiment d’argent sale (drogue) mexicain. On apprend dans l’article en question que parmi les autres banques touchées se trouve une banque espagnole…Qui est sur le gill aujourd’hui ? Qui va pâtir immédiatement du moindre bruit , de la moindre affaire ? Les Etats Unis ou l’Espagne ?

  10. et le scorpion qui avait pourtant promis à la tortue la pique à la tête en plein milieu du passage de la rivière
    elle a le temps de lui demander pourquoi il fait ça puisqu’il va mourir noyé avec elle?
    je n’y peux rien c’est dans ma nature… je suis comme ça.

    le travail de la banque c’est de jouer avec la spéculation en dehors de concentrer et sécuriser l’argent collecté
    le problème c’est d’avoir oublié de  » sécuriser » et pas seulement un argent dont elle n’est que dépositaire mais son propre statut.

    il faudra bien que les banques ravalent leur caca un de ces jours si on veut arriver à remettre de l’ordre et reconstruire un ordre nouveau après le désastre.
    la société tout entière est prise dans le tourbillon de l’argent facile et surtout virtuel depuis le tournant des 2000 de l’influence du net sur l’économie

    le problème de fond est de réajuster les fonctionnement sociaux et économiques et politiques etc dans un rapport correct entre le réel et le virtuel.

    nous sommes dans un problème de psychédélisme généralisé avancé
    comme on n’avait jamais eu l’occasion de le vivre avant c’est une première et tout est une première
    l’avènement d’une tranche de population vivante et dynamique nombreuse de 65 à 85 ans aussi
    le dépassement du temps réel pour inscrire une valeur aussi
    tout se passe à un rythme supérieur à celui de notre pensée habituelle et surtout de notre capacité de réflexe. (le millibit…)
    du coup aussi alzheimer généralisé yen a pas mal qui décrochent (un fou n’est que fou par rapport à l’entendement d’une époque( au début) après ça dégénère en maladie)
    et la pollution se répand semant son trouble dans la perception du réel
    et comme on est dans nos premiers pas dans un monde nouveau c’est un peu le far ouest et ça ce gère au pistolet et au premier qui tire le plus vite.
    comment raisonner une foule sous l’emprise d’un shoot géant?

    ce ne sont pas que les banques qui sont malades elles ne font que répondre aussi aux symptomes de la société dans son ensemble.
    et il serait illusoire de croire que seule les banques sont responsables et payeront la note bien qu’elles aient grandement failli dans leur devoir moral à ne pas jouer un frein moteur en temps et en heure
    le frein moteur est à mettre partout et la régulation à repenser sur de multiples niveaux et ne doit pas se penser en terme de seule restriction budgétaire et règlement de dette à ok corral!!
    mais pourra ton ramener le monde à plus de raison raisonnable? à plus de probité intrinsèque ( maintenant qu’ils ont gouté aux douceurs opiacées de mondes fantasmés?
    il faudrait d’un même coup pouvoir annuler une énorme partie des dettes de tous les niveaux en cascades en même temps que de fixer de nouvelles règles en espèrant que le moteur général n’explose pas
    après la cuite ya les lendemain de cuite et le mal de tête va sévir partout
    quand on n’est de plain-pied dans le virtuel et qu’on y reste qu’on sy accroche, on est mort
    on n’est pas dans la vraie vie
    le contraste du monde est que la croissance des pays qui en ont une par décalage de développement cette croissance n’est pas de la même nature que celle qui peut avoir lieu de par les pays les plus développés qui n’arrivent plus à la formuler parce qu’il sont au confins de l’abstraction.
    notre seule et unique option dans notre partie du monde( les hyperdéveloppés) est le saut civilisationnel
    nous devons le réaliser par un retour en arrière vécu comme une croissance et non une décroissance qui nous remettra au niveau des pays en développement et réajuster les vues de développement à égalité avec eux
    leur éviter de tomber dans nos travers et réajuster les notres
    évidemment le problème de fond est de gérer d’un coté + de joie et de confort et de l’autre l’impression d’une régression salutaire. bref faire une pub monstre sur l’aspect salutaire.
    convertir la correction de toutes les erreurs du capitalisme et de l’industrialisation folle en valeur ajoutée non pas dans le but de dominer le monde mais d’établir une coopération saine
    eh ben ç’est pas gagné
    et même avec l’enjeu de la survie sous le nez comme un canon de fusil
    pas sur que les fous furieux des hautes sphères financières soient prêts à reconsidérer le prix de leur existence.

    1. « ’elles aient grandement failli dans leur devoir moral  »
      Elles n’ont ni n’ont jamais eu aucun devoir moral. Elles n’ont donc pas failli.

      1. « L’homme est la mesure de toute chose : de celles qui sont, du fait qu’elles sont ; de celles qui ne sont pas, du fait qu’elles ne sont pas.» – Protagoras.

        Et vive la Grèce !

  11. j’ai un axe de solution à proposer :
    tout préexiste
    l’homme en découvre les mécanismes, se les approprie de façon prométhéenne et les utilise en oubliant qu’il n’est pas le créateur
    il ne fait que comprendre et appliquer
    jusqu’à se croire supérieur de simplement pouvoir le faire
    il ne lâchera pas l’envie d’être créateur qui est son essence même que si on ne la réajuste là où elle est bien réelle
    le seul domaine où l’homme crée c’est l’art
    l’art le bouleverse lui-même bouleverse le monde et l’élève
    et si ce n’est pas de l’art cela détruit le monde
    tout devrait être art
    c’est la seule voie de développement réel….. et subtil
    remplacer le virtuel par le subtil
    éduquer dès à présent les générations future à ne rien faire que comme un artiste.

    1. @ rahane

      « il ne lâchera pas l’envie d’être créateur qui est son essence même que si on ne la réajuste là où elle est bien réelle
      le seul domaine où l’homme crée c’est l’art
      l’art le bouleverse lui-même bouleverse le monde et l’élève
      et si ce n’est pas de l’art cela détruit le monde
      tout devrait être art
      c’est la seule voie de développement réel….. et subtil
      remplacer le virtuel par le subtil
      éduquer dès à présent les générations future à ne rien faire que comme un artiste. »

      « Au lieu d’offrir aux innovateurs une « rente » que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l’innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n’apporterait qu’une satisfaction esthétique éphémère -à l’inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l’emprise de l’homme sur l’environnement). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction. Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques. » René Thom, EU.

      Les grands esprits se rencontrent!

      1. « si nous continuons à priser par-dessus tout l’efficacité technologique, les inévitables corrections à l’équilibre entre l’homme et la Terre ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques » = « notre économie devrait tendre à décourager l’innovation » ?

        Il s’agit d’équilibre, donc d’une dynamique à trouver, pas de renverser une prééminence par une autre ; évitons s’il vous plaît de sombrer dans une autre forme d’intégrisme (ou de bêtise)…

    2. « remplacer le virtuel par le subtil »
      Vous ne pensez pas que ce serait pas mal de passer du virtuel au réel plutôt?
      Sinon on va finir ectoplasmes 🙁

      1. ce n’est que la recette d’humanité des populations primitives que je reprends là
        ( puisque que l’homme ne crée rien)
        comment traduit -on le fait d’être un homme quand on a rien et qu’on est confronté à la survie
        par l’art
        ce que les plus démunis peuvent faire nous ne pourrions pas? le généraliser comme une règle de vie et surtout de productivité? l’art conjugué au minimalisme écologiste
        le réel peut très bien se vivre dans une grande subtilité
        c’est tout un art …
        mais très concret

      2. @ Campos Philippe

        « Vous ne pensez pas que ce serait pas mal de passer du virtuel au réel plutôt? »

        Perso je ne le pense effectivement pas. Je trouve très pertinente la citation suivante du lacanien Charles Melman: « La barbarie consiste en un pouvoir non plus symbolique mais réel ».

      3. Des rêveries de principe qui ne résistent pas à leur réalisation finie et à l’humanité :

        « la recette d’humanité des populations primitives »
        Les populations primitives ne sont ABSOLUMENT PAS et n’ont jamais été sans demande d’innovation et d’un plus de confort (armes, habitation, habillement, médecine, transport, etc…)

        « La barbarie consiste en un pouvoir non plus symbolique mais réel ».
        Encore une déclaration à l’emporte-pièce ; l’autorité en tant qu’application de la loi en et déjà un beau contre-exemple premier…

  12. On sent tout de suite que cette affaire va faire un pchitt aussi gros qu’elle. Elle va se régler par des sanctions financières et qui sait, une ou deux sanctions pénales afin de feindre la fin de la récréation. Cette manipulation ne sera pas encore suffisante pour que l’on songe à remettre à plat le système, d’autant plus que, comme vous l’avez souligné, elle a contribué à maintenir la tête de ce dernier hors de l’eau un certain temps.

    Michel Barnier ne manque pas d’humour : « Je n’ai jamais cru à l’autorégulation pour les biens publics. Je crois qu’il faut que nous nous assurions qu’il y a plus de transparence dans ce processus ». Je n’y ai jamais cru, mais avec un peu plus de transparence… tout de suite ça ira mieux.
    Et sinon, placer sous administration publique les biens publics, jamais ? Le bon sens, encore un truc de « bolchévique » sans doute…

    Au final, je ne fais pas grande différence être l’entente interbancaire pour pipoter le Libor et l’incroyable cavalerie menée depuis plusieurs années maintenant par la gouvernance européenne vis-à-vis de sa dette. Le point commun étant qu’on tente de camoufler un risque connu afin de ne pas avoir à se pencher sur les problèmes de fond.

    1. « Au final, je ne fais pas grande différence être l’entente interbancaire pour pipoter le Libor et l’incroyable cavalerie menée depuis plusieurs années maintenant par la gouvernance européenne vis-à-vis de sa dette. Le point commun étant qu’on tente de camoufler un risque connu afin de ne pas avoir à se pencher sur les problèmes de fond. »

      CQFD

  13. Le petit défaut d’un blog, un peu compensé par le fait que M. Jorion écrive des livres et fasse référence sans cesse aux articles précédents, est que l’on se noie tout de même dans l ‘ »actu » immédiate. On a du mal à relier les faits entre eux. Le débat idéologique semble jouer ce rôle mais en fait il ne parle pas toujours des faits. Il extrapole, il infère mais ne relie pas rigoureusement les événements les uns aux autres, Il faudrait une chronologie des faits rigoureuse et exhaustive (même si cela paraît irréalisable) : nous connaissons les grandes étapes, Lehman Brothers etc mais il nous manque le quotidien des grandes décisions. on a l’impression de vivre au rythme de la bourse et c’est tout. Comme si l’avenir n’était pas éclairé par le blog mais simplement suggéré avec toutes les précautions requises. L’informatique permettrait sans doute de retracer graphiquement cet univers complexe, politico-économique. Travail de titan, mais sans doute éclairant

    1. l’actu n’est pas tant faite pour informer que pour générer une sorte de mouvement qui tient l’attention en éveil sur la surface des choses très mouvante
      reste les courants profonds…

  14. Je vais peut être avoir l’air bête, mais je voulais savoir si il existe d’ores et déjà une estimation des pertes dues à cette fraude massive ?

    1. quelles pertes?
      pertes de quoi?
      où a ton perdu quelque chose
      désormais depuis un moment déjà ce n’est pas la matière qui vaut mais le mouvement
      c’est le mouvement qui crée de la valeur et non les choses
      en moins ou en plus si c’est en mouvement ça a de la valeur et crée de la dynamique
      même négative la dynamique est dynamique.
      il n’y donc aucune perte
      ou très peu.

      la seule vraie perte serait une perte de dynamique
      d’où l’importance de créer des remous…

      1. « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »… Evidemment, mais ne soyez pas si cynique : quand on parle de perte, on envisage bien sûr celle pour les peuples, au pire la véritable valeur ajoutée si vous préférez.

  15. Ah je crois avoir compris en fait : tout ceci n’est qu’un peu de vent en plus soufflant en direction de l’ouragan. Impossible de savoir combien va coûter l’inflation réalisée ici à nos sociétés. C’est beau.

  16. Y a-t-il eu des démissions à la banque d’Angleterre où au gouvernement ? S’il n’y en a pas eu, pourquoi ? Je veux dire, si on sait que les ordres venaient d’en haut :
    gouvernement =>> Banque d’Angleterre =>> banques commerciales


    pourquoi punir seulement la Barclays ? Si l’exercice de com a dérapé suite à l’indignation publique (déjà titillée par Murdoch && Scotland Yard), le lien avec le gouvernement et la banque d’Angleterre a-t-il été spécialement occulté dans les médias ?

    Y a-t-il un projet pour changer le mode de fixation du Libor ? Ca semble un peu archaïque à l’époque du trading haute fréquence. Ceux connaissant les vrais chiffres avaient-ils un avantage, en ont-ils profité ?

    Les autorités de contrôle pouvaient-elles constater la fraude en direct ??

    Merci 🙂 Les réponses sont peut-être dans « final notice » mais j’ai une petite flemme.

    Sinon, ils font bien d’avoir l’immunité les gens du MES.

  17. Les activités humaines ne se réduisent plus à sa consommation actuelle, dans le sens de la production directe, influençant l’atmosphère par les rejets de Co2 et de méthane, la déforestation, tragique en Indonésie et au Brésil (3ème et 4ème pays plus producteur de Co2 au monde) et la cuture intensive de l’agriculture (détruisant les forêts)..

    Vivant dans un système naturel, l’être humain dépends de lois qui sont des cycles naturels, comme celui de l’eau ou des puits de carbone. Il y a une répartition qui s’effectue au seing du biotope naturel, celle-ci se développe ou diminue selon les conditions climatiques : glaciation régional ou réchauffement climatique.

    Un impact non moins dangereux, est l’acidification des océans, dont les puits de carbone représente :

    « Selon le rapport du groupe d’experts Intergouvernemental de l’Evolution du Climat GIEC (2001), les océans stockaient 93% du carbone de la planète. »

    Source
    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3419_carbone_forte_chene_vert_Maroc.php

    Ce risque provoque déjà actuellement une modification de la chimie terrestre, de facto mettant toutes les espèces mondiales en danger incluant l’espèce humaine. Lorsque la vie diminue car ce sont :

    « Les océans sont les principaux puits naturels de carbone, assimilé via le plancton, les coraux et les poissons, puis transformé en roche sédimentaire ou biogénique. »

    Source
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_de_carbone#Oc.C3.A9ans

    Ainsi lorsque la vie diminue, et en particulier les régulateurs naturels (comme les arbres), ceci provoque à son tour une diminution de la vie, ceci se passant à l’échelle terrestre.

    La surconsommation de nos sociétés énergivores en Co2 et en méthane ont fait circuler trop de Co2 dans l’atmosphère terrestre, et ont contribués à détruire les puits de carbone sur Terre de manière aussi indirecte. L’afflux de Co2 était tellement énorme, qu’il a créé des zones mortes dans les océans, contribuant à développer l’acceleration du réchauffement climatique.

    Les forêts sont aussi des puits de carbone très important pour les sociétés humaines, elles sont actuellement en diminution constante, 2 terrains de football disparaîssaient à chaque seconde, ancienne statistique très parlante de la diminution des surfaces de vies animales et végétales, et de la régression des puits de carbone sur la planète, puisque le reboisement pour stabiliser cette consommation ne suit pas.

    Cette suproduction des ressources naturelles déstabilisent les équilibres naturels, et la diversité de la biodiversité mondiale.

    1. @ Cassiopée 9 juillet 2012 à 16:27

      Cette surconsommation des ressources naturelles déstabilisent les équilibres naturels, et la diversité de la biodiversité mondiale.

      Oui mais les hommes ( femmes ) sont aussi en eux-mêmes, une ressource naturelle formidable dès lors qu’ils arrivent à prendre conscience de la gravité des problèmes auxquels ils sont confrontés. Celui que vous évoquez a été posé par le Club de Rome il y a 40 ans. Quarante ans déjà, et nos dirigeants ont pensé qu’en ne faisant rien il se résoudrait de lui-même, ce qui n’est pas faux ; mais pas dans les meilleures conditions pour tout le monde.

      1. @Jducac :
        Vous avez raison, le capitalisme c’est l’humain, le capitalisme est tellement humain qu’il implique que ses ressources travaillent gratuitement pour leurs maîtres quand il faut sauver le système. L’humain est un formidable agent économique si l’on sait le flatter comme ressource, surtout s’il est loin du coeur.

      2. @ Bertrand_M 9 juillet 2012 à 19:21
        Il convient de ne pas tout confondre. Le mieux est le voir le capitalisme comme l’exploitation d’un capital qui peut comprendre diverses parts ; capital matériel, capital humain, capital immatériel……
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Capital_humain
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Capital_immat%C3%A9riel

        Il est aussi bon de ne pas oublier étymologie du mot capital qui a un rapport avec la vie et la mort.

        http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        Le capital comme le dit si justement Paul Jorion est une ressource « Le capitalisme à l’agonie » (Fayard page 30). Cela permet de dire qu’un capital fait vivre, et pas seulement celui qui en est propriétaire, mais aussi ceux qui sont nécessaires à son exploitation, par exemple les gestionnaires, les employés et même l’Etat sur le territoire duquel il est localisé.

        L’humain est un formidable agent économique si l’on sait le flatter comme ressource, surtout s’il est loin du coeur.

        Je ne partage pas tout à fait votre avis. Le capital, quelle que soit sa forme, aime à être traité avec humanité, avec cœur. Il rend au centuple la considération et l’estime qu’on lui porte. C’est pour cela qu’il faut songer à l’entretenir, le maintenir au top de la performance, et même à le renouveler afin qu’il se perpétue tel un être vivant.

        C’est ainsi qu’un capital matériel constitué de purs capitaux financiers, qui se sent mal aimé là où il s’est investi, ira voir sous d’autres cieux si l’on sait mieux reconnaître ailleurs, les bienfaits qu’il apporte. D’où le tapis rouge qu’on lui déroule, par exemple en GB, quand en France on ne sait pas mesurer toute la valeur d’un capital et qu’on préfère le consommer dans les rouages inefficaces d’un Etat dépensier, au lieu de l’inciter à créer des richesses et des emplois dans un système productif.

        Il en est de même pour un capital humain. Il se comporte beaucoup mieux quand il se sait aimé de son associé dans le travail : le capital matériel. Il faut pour cela que le capital humain prenne aussi conscience de ce qu’on ne peut pas se passer de capitaux de nos jours si l’on veut rester compétitif, les entreprises devenant par nécessité de plus en plus capitalistiques en moyens matériels et immatériels.

        Je suis à peu près sûr que si K. Marx se remettait à traiter du sujet aujourd’hui, il infléchirait sérieusement ses conclusions en tenant compte de ce qui peut être tiré de l’évolution du monde.

  18. une amende de 85 millions de livres (moins un rabais de 30% pour coopération exemplaire à l’enquête)

    Sympa la ristourne ! encore plus sympa la raison ! Un peu plus et on s’excuserait presque de leur mettre une amende !!!

    M’ enfin ça atténue pas mal

    « La fraude est un crime quand il s’agit des affaires ordinaires – pourquoi devrait-il en être autrement quand il s’agit de la banque ? ».

    Jamais eu de ristourne sur une amende. La prochaine fois je dirais que je suis banquier, apparemment ça aide.

  19. tweet de Nicolas Doze …

    6 min Nicolas DOZE Nicolas DOZE ‏@NicolasDOZE

    Je reçois bcp de tweet me demandant pourquoi je ne parle pas du Libor sur BFMTV. J’ai trouvé le sujet trop aride pour le gd public.

    Ce mec est journaliste?

    1. Sa réponse :

      Nicolas DOZE ‏@NicolasDOZE

      @noux67 Vous vous trompez. Je parle de ce que je veux. J’ai une liberté totale et aucune consigne. J’ai déjà bien allumé les banquiers
      Afficher la conversation

      Nicolas DOZE ‏@NicolasDOZE

      @noux67 Mes chroniques durent 2’30 ». Le Libor, sa vie son oeuvre en 2’30 » c’est un peu chaud. Mais pourquoi pas.
      Afficher la conversation

  20. Libor: aucun reproche adressé aux banques françaises participantes aux panels

    http://www.romandie.com/news/n/_Libor_aucun_reproche_adresse_aux_banques_francaises_participantes_aux_panels_62100720121236.asp

    Les banques françaises qui font partie des panels ont fait l’objet de demandes d’information. Elles y ont répondues et à ma connaissance, aucun reproche ne leur a été formulé, a déclaré Christian Noyer lors d’une conférence de presse.

    C. Noyer :
    – Mesdames les Banques, avez-vous trafiqué les chiffres du Libor ?
    Les Banques :
    – Nan M’sieur, on a rien fait du tout.
    C. Noyer :
    – Bien, transmettez à l’AFP : « aucun reproche ne peut être formulé à l’égard des banques françaises ».

    RAS

  21. A propos du taux de l’Euribor.
    J’aimerais avoir votre avis au sujet de l’Euribor. Je lis que le taux aurait comme le le Libor été manipulé à la baisse, mais j’ai un doute. On dit en parfois ‘à la baisse’ parfois ‘à la hausse’, mais j’ai l’impression que c’est pour tromper l’ennemi.
    J’ai un pret immo indexé sur l’Euribor et son taux est monté à 6,7% en Octobre 2008 alors qu’il est en ce moment de 2,25%. J’ai donc plutot l’impression personnellement que s’il y a eu une manipulation c’est plutot à la hausse, d’autant qu’il me semble que le taux directeur était assez bas en 2008/2009 et que le taux de mon pret ne baissait pas beaucoup à ce moment là?
    Si vous avez des précisions, merci d’avance.
    cordialement

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