LE MONDE ÉCONOMIE, Les civilisations ne meurent pas assassinées : elles se suicident, lundi 8 – mardi 9 octobre 2012

Le comportement suicidaire de la finance

Un tribunal à Washington invalidait le 29 septembre des mesures prises par la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), le régulateur américain du marché des produits dérivés, règles qui auraient plafonné le volume des positions qu’un intervenant peut prendre sur le marché à terme des matières premières, afin qu’il ne puisse à lui seul le déséquilibrer. Le secteur s’était opposé à de telles mesures, noyant la commission sous un flot d’avis défavorables, s’assurant ensuite – grâce au parti républicain – que le budget de l’organe de contrôle prévu ne soit pas voté, assignant enfin la CFTC devant les tribunaux. Cette dernière stratégie s’avérerait payante.

On avait appris quelques jours auparavant, le 24 septembre, que l’IOSCO (International Organisation of Securities Commissions), organisme fédérant les régulateurs nationaux sur le marché des matières premières, et à qui le G20 avait confié le soin de réguler le marché du pétrole, jetait l’éponge. Lors de la réunion qui venait de se tenir, les contreparties : l’Agence Internationale de l’énergie, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et les compagnies Total et Shell, avaient constitué un front du refus. Les compagnies pétrolières avaient affirmé qu’en cas de réglementation du secteur, elles cesseraient de communiquer à leurs organismes de supervision les données relatives aux prix pratiqués.

Le mois précédent, le 22 août, alors que la SEC (Securities and Exchange Commission), le régulateur des marchés boursiers américains, avait mis au point un ensemble de mesures en vue d’empêcher que ne se reproduise un effondrement du marché des capitaux à court terme (money market), tel celui qui l’avait dévasté en septembre 2008, elle n’était pas parvenue à réunir une majorité en son sein, l’un des membres du comité – très lié au secteur – ayant refusé son aval.

La logique de ces trois manœuvres d’obstruction couronnées de succès est facile à saisir : la finance bénéficie d’un accès aisé à l’argent et utilise celui dont elle dispose pour empêcher qu’on ne la réglemente, même si les mesures envisagées visent, comme dans les cas rapportés, à empêcher la reproduction d’événements susceptibles d’entraîner un effondrement total du secteur financier. Les régulateurs parviennent à infliger des amendes considérables aux banques responsables d’abus, comme les 550 millions de dollars exigés de Goldman Sachs pour avoir organisé des paris sur des produits conçus pour se déprécier, ou les 453 millions de dollars dont a dû s’acquitter la Barclays pour avoir manipulé les données des taux interbancaires du LIBOR, mais les moyens sont nombreux qui permettent aux établissements financiers d’éviter de subir les conséquences de leur délits : une banque a la possibilité de réduire les dividendes qu’elle verse à ses actionnaires, elle peut aussi transmettre à ses clients tout ou partie de ses pertes en renchérissant ses services, enfin, si elle est jugée « systémique », c’est-à-dire grosse à ce point que sa chute entraînerait à sa suite celle du système financier tout entier, elle sera, comme on l’observe depuis cinq ans, automatiquement sauvée par le contribuable en cas d’insolvabilité, et ceci, au nom de l’intérêt général.

Lorsqu’à l’automne 2008 l’existence de ces établissements financiers systémiques devint évidente, à l’occasion de la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers, la mesure à prendre allait de soi : il fallait les démanteler en unités plus petites dont la faillite éventuelle pourrait être absorbée par les marchés. Or, dans ce cas-là déjà, le lobbying (financé dans certains cas par des sommes procurées par le contribuable), permit de mettre rapidement la mesure au rencart.
La finance dispose donc des moyens de neutraliser toute tentative de réduire la nocivité de ses pratiques. Elle s’est immunisée contre les efforts engagés par la communauté pour la protéger contre un nouvel effondrement, efforts motivés bien entendu par le souci de se prémunir contre les conséquences économiques et sociales d’une telle catastrophe.

Toute mesure préventive d’un nouveau désastre étant systématiquement désamorcée, celui-ci devient inéluctable. Si les mécanismes par lesquels le monde financier met en œuvre ce comportement suicidaire ne fait pas mystère, sa motivation demeure cependant problématique.

Dans son livre intitulé « Effondrement » (2005), le biologiste Jared Diamond mentionne parmi les raisons pour lesquelles des civilisations anciennes sont mortes, l’incapacité de leurs élites et de leurs gouvernements à se représenter clairement le processus d’effondrement en cours ou, si elles en ont pris conscience, leur incapacité à le prévenir en raison d’une attitude de défense « court-termiste » de leurs privilèges.

Les comportements suicidaires ne sont pas absents du monde naturel : on les rencontre par exemple dans la physiologie de la cellule. C’est le phénomène de l’« apoptose » ou « mort cellulaire programmée », quand la cellule entame son autodestruction parce qu’elle reçoit des messages chimiques signalant la mort inévitable de l’organe auquel elle appartient. Souhaitons que ce n’est pas simplement à cela que nous assistons, Arnold J. Toynbee, illustre philosophe de l’histoire, nous a en effet prévenus : « Les civilisations ne meurent pas assassinées, a-t-il écrit, elles se suicident ».

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231 réflexions sur « LE MONDE ÉCONOMIE, Les civilisations ne meurent pas assassinées : elles se suicident, lundi 8 – mardi 9 octobre 2012 »

  1. Les hommes savent que le malheur vient tout seul alors que le bonheur demande de constants efforts.
    Attendons nous au pire.

    1. Dans un même ordre d’idée :
      On peut se « laisser crever », il est impossible de se « laisser vivre ».

      1. Si… si… Cette expression existe bien. On me l’a souvent attribuée sous forme de reproche, mais peu importe. Il m’arrivait de me « laisser vivre ». Cela demande assez peu d’efforts.

    2. Malgré les crises économiques, les mêmes économistes squattent toujours les médias. Et leurs erreurs accumulées n’y ont rien changé. Quelques petits comptages s’imposent… Nous reproduisons ci-dessous un article publié dans le n°5 de Médiacritique(s) dont la présentation est disponible ici. Et pour le commander c’est là.
      http://www.acrimed.org/article3904.html

    3. Le vrai débat est politique: pro-oligarchie ultra-spéculative contre pro-démocratie et développement durable.
      Le premier impératif est la liberté d’expression. Le second est le démontage des canaux du diktat ultra-spéculatif. En zone euro les mythes européistes de Maastricht, bienfait de la monnaie unique, TCE, TSCG … cachent de plus en plus mal la politique néolibérale et la réalité anti-sociale de cette politique: 25% de chômeurs en Gréce, Espagne , le chômage en hausse permanente…
      Monnaie unique, Europe inique
      L’euro commun créera l’emploi demain

    1. énorme,
      et je renchéris, voilà trois ou quatre fois que je pose la question sur ce blog où la question économique prime dans les sujets abordés : quid de l’économie mafieuse? Dans le film inside job, les grands financiers sont plusieurs fois appelés : des criminels.
      Le capitalisme fait souvent référence à cette main invisible du marché mais c’est bien de cela qu’il s’agit, la mafia tolère qu’on parle d’elle (le parrain, the sopranos) dans une place qui lui sied, elle ne veut pas qu’on la montre (Gomorra a presque réussit, presque car personne n’est nommé), elle doit rester invisible.
      Il y a bien une finance invisible dont tout le monde connait les méthodes et le prix qu’elle attache à la vie humaine :

      « un de nous deux est de trop dans cette ville, coyote ! «  (in lucky luke « le fil qui chante » p.19 et suivantes).

      En somme ce que je veut dire c’est que la fameuse économie réelle est devenue le cache sexe de l’économie parallèle, et ce que je serais curieux que l’on me dise c’est quand elle l’est devenue ou même voire si elle ne l’a pas toujours été (à des degrés divers ???). Je n’invoque pas une théorie du complot, je parle d’une tendance humaine et c’est dans ces termes que je souhaiterais que l’on me parle de l’économie.
      Aussi tant que cette tendance n’aura pas cessé d’être refoulée au sens « psychanalytique » ? du terme, il n’y aura a proprement parler pas d’économie au sens propre.
      J’aime bien l’article cité ci-dessus parce qu’il aurait pu être écrit au choix :
      – par un trader qui parle de ses concurrents.
      – par un parrain qui parle de ses concurrents.
      Économie mafieuse ou « traditionnelle » ont aujourd’hui les mêmes outils et leurs intérêt s’interpénètrent.
      Est-il possible de faire la psychanalyse d’une société tout entière?
      Bon j’espère passer cette fois-ci.

      Ciao

      1. Est-il possible de faire la psychanalyse d’une société tout entière?

        Pas que je pense puisque, selon moi en tout cas, la psychanalyse « mutera » sans cesse au gré des évènements rencontrés et des souvenirs y renvoyant. On peut décréter une analyse terminée, elle n’ en cessera pas moins de se dérouler en dehors du lieu où elle s’ était passée , ce n’ est pas à mon avis quelque chose qu’ on peut dire terminé une fois pour toutes. Certains me contrediront, libre à eux, me concernant elle continue à avoir lieu à chaque conversation où j’ ai l’ occasion de m’ interroger sur les faits, mes réactions, mes choix, etc. Ce n’ est pas simple ou figé une analyse, jamais.
        Néanmoins des grandes lignes pourront toujours être dégagées.

    2. A situation dramatique, il reste aux journalistes éclairés quelques armes, dont l’humour noir, très noir. Chronique « costaud » qui a dû faire parler d’elle au Portugal.

  2. Cher PAUL,

    A priori, il faut donc considérer qu’il n’est plus utile de combattre ?
    Quoi qu’on puisse faire, tout serait « verrouillé » par LA FINANCE….

    J’ai hâte de me procurer en librairie début novembre « la survie de l’espèce ». Y trouverai-je une raison d’espérer ?

    1. Bonsoir Guiche.

      Vous venez de comprendre qu’il est inutile de combattre avec comme arme la légalité mais n’en déduisez surtout pas qu’il est inutile de combattre. Quand cela sera enfin compris par le plus grand nombre, il y aura enfin une raison d’espérer.

      1. Quelle est votre conception du combat dans l’illégalité ?

        Vous suivez un tribun démago ?

        Vous mettez en prison ?

        Vous guillotinez ?

        Que pensez-vous de la possibilité d’annuler la dette légitimement ?

    2. En attendant, on peut lire avec profit « Misère de l’économie »

      Constat de départ impeccable. La crise que nous traversons est anthropologique.

      En tant qu’espèce nous avons accumulé la productivité, d’abord lentement, <Débitage Levallois, -30000) puis plus rapidement , puis franchement vite , et enfin quasi verticalement.En effet, la "marchandise" qui vient aujourd'hui sur le réseau voit son prix et sa rareté tomber simultanément et spontanément à zéro.La courbe est exponentielle et menace de s'effondrer dans sa propre asymptote.

      Dans le même temps, la croissance quantitative et devenue impossible, car la surproductivité heurte de front les contraintes écosystémiques.

      Que faire? Revenir à une croissance quantitative nulle combinée avec une économie agraire ou nomade?

      Ou bien entrer dans une croissance non plus quantitative, mais qualitative?

      J'en suis là, et je cours à la suite.

  3. Petite reflexion.

    Ne pourrait-on pas arrêter de dire qu’on sauve « LES BANQUES » too big too fail, et commencer à dire à la place qu’on sauve « LES ACTIONNAIRES » des banques too big too fail.

    On pourrait tout à fait déclarer la banque en faillite, la nationaliser pour un euro symbolique et garantir les dépots.

    1. Pas « garantir les dépôts », ça c’est déjà fait, non non, les bloquer surtout. Au compte-gouttes les retraits, et dûment justifiés (invalidité, chômage, cancer, etc). Corralito et tout l’bazar quoi. 🙂

      1. vigneron
        C’est tout ce que je te souhaites, que tu sois sera commissionné au blocage des banques quand ce sera vraiment le bazar ! Avec Jorion premier ministre ça devrait le faire. 😉

      2. vigneron, arrêtes ton bobard s’il te plait.
        Raisonnement de financier sauf que le cadre est économique. Donc les dépôts seraient garantis en montants (ce n’est pas certain) mais en valeurs ?
        Racontes-nous ! Bloquer les dépôts pour mieux protéger nos banques dans leur volonté de tout contrôler ? Elles ont dans leur usine à gaz un besoin de liquidités (c’est un besoin technique et stratégique). Reprenons déjà le contrôle de notre monnaie. Car si nous l’écoutons alors nous serons définitivement asservis demain. Voyons, un peu de bon sens et de vigilance ! C’est le seul contre pouvoir qu’ils nous restent en dehors d’une loi (reprise du contrôle).
        La solvabilité et la liquidité n’ont rien en commun. Méfions-nous du raisonnement d’un financier. Tu me dis ce que tu veux sur ton identité mais tu ne me l’a fait pas, je n’ai plus confiance (jamais d’argumentations sur ce point précis). Sachez que ce qui est préconisé ici par vigneron : c’est de vouloir contrôler l’usage des liquidités (pour le contrôle total de l’échange) alors que c’est le reflet d’un besoin de financement des intérêts des actifs financiers générés par le modèle de financement par l’endettement. C’est donc ce que les banques réclament précisément afin de continuer leur manège. Bientôt, tu vas nous dire que c’est notre usage du liquide qui pose problème ? En fait, c’est la poursuite du système de financement uniquement par l’endettement ! Ensuite, la conséquence de la crise n’est d’ailleurs pas l’endettement de l’état mais le transfert des dettes bancaires sur les états. Pire, elles veulent nous faire croire qu’en supprimant la liquidité, les pauvres seront gagnants. On se moque de qui, là ? Croyez-vous que cela nous sera profitable sincèrement ? Croyez-vous que cela résoudra le problèmes de l’intérêt évoqué par mr Jorion par exemple, du mode de financement, ou de la croissance ? Qui a perçu les intérêts de l’endettement de l’état (le service de la dette) ?
        Vigneron ne s’est jamais justifié sur ce point. Il n’a jamais su argumenter pourquoi cela pourrait nous être profitable. D’ailleurs sur des post qui n’ont rien à voir avec la liquidité, il n’arrête pas d’en parler et va jusqu’à nier la main dans sac (ex avec brl récemment dans le billet misère de la pensée économique http://www.pauljorion.com/blog/?p=41199#comment-367215). C’est un piège ! Ses notions d’économie sont approximatives ou intéressées. Ce n’est pas la première fois, qu’il essaye de nous faire avaler des couleuvres. Il n’y a que son intérêt qui prime sur ce coup là ! Tu es sournois…..Déjà, tu as fait également le coup à zébu (http://www.pauljorion.com/blog/?p=42090#comment-367950) alors arrêtes de prendre les gens pour des idiots. A ton actif, la manipulation de la présentation des chiffres du chômage de mr Leclerc (http://www.pauljorion.com/blog/?p=42145#comment-368445). Je continue ?
        ps : revoir le billet de zèbu également (j’ai du te rendre la monnaie de ta dialectique mais avec explications http://www.pauljorion.com/blog/?p=41950#comment-366665).
        Comment oses-tu : « invalidité, chômage, cancer, etc) » pour justifier alors tu joues sur les sentiments ? C’est mieux que l’argumentation et la réflexion ? Misère…..
        Je préfère penser que tu es maladroit car même avec un smiley, tu délires total (dérapage). La portée des mots utilisés, ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre !

      3. Hé majorette ! Arrête de faire semblant, y’a longtemps qu’t’as tombé ton bâton. T’es à la rue, tu jongles avec du vent, rien dans les mains, rien dans l’sifflet, tout dans les poches, t’entraves dalle.

      1. Autant demander à un mafieux d’arrêter de « mafier ».
        Il aura beaucoup de mal non pas parce qu’il aime vraiment trop ça mais parce qu’il ne SAIT PAS ce qu’il fait (à ceux qui savent de le lui apprendre, à toute force).

    2. Garantir les dépots sans controle ad hoc,c’est de la connerie…
      C’est le début de l’irresponsabilité des banques.

      1. Ben voui les tourtereaux, « contrôle », et vous savez c’que ça signifierait une véritable prise en main, un vrai contrôle de la banquassurance par l’État ? Pas seulement niquer des actionnaires de quelques centaines de milliards de capital fictif. Un méga dégraissage de bilan dans la foulée. Resolvabiser le merdier. Et comment ? Annulation des dettes non systémiques du bins à hauteur des pertes non encore comptabilisées sur les actifs (sur dettes souveraines, corporates et des ménages insolvables). Allez, à la louche, une bonne moitié des 4 000 milliards de roros d’engagements bruts des ménages français dans le bazar à balancer au bourrier. Ah ben merde alors…

      2. @Vigneron
        Ben oui ma Grappe, mais on s’en fout de cette petite minorité de « ménage » français avec ses 2000 milliards de pratimoine.
        Pour l’instant, c’est cette minorité de « ménages » français qui envoient au bourbier les 80% d’autres pour sauvegarder leur grisbi.

        L’investissement, c’est un risque. Personne ne râle ni ne gueule quand les trés très gros « ménages » français se gavent en rinçant, sur un coup de bourse, les petits « ménages » français qui « investissent.
        Pourquoi ça devrait être normal de perdre 80% de son patrimoine boursier en gavant ceux qui sont en position d’influer et d’anticiper les cours? Et pourquoi ça devrait être scandaleux de les perdre dans une restructuration salvatrice?
        A moins que tu ne parles pour les gros, gros ménages, ma Vigne?
        A moins que tu ne sois toi même partie de ces gros ménages, ma Grappe?

      3. pour quelques rolex de plus…

        ben il va répondre qu’il préfère ménager ces ménages pour garantir la tranquillité publique, un riche en colère c’est nuisible voire dangereux, un pauvre il meure sans trop de bruit. j’le verrais bien gestionnaire de patrimoine et vigneron, j’en ai croisé un comme ça, vite fait… en attendant qu’ils perdent leur patrimoine je m’en balance, pleins n’en ont pas et n’en auront jamais. va bien falloir qu’ils comprennent que cet argent ne leur appartient pas, ne leur a jamais appartenu, et qu’en prime ils vont s’assoir dessus bien sagement sinon ça risque de barder pour tout le monde.

      4. Sors toi les bras des mirettes Kerjeannot. Sur la plupart des contrats des déposants en question, des 6 millions de ménages soit 12 à 15 millions de pékins selon tes estimations, y’a pas écrit capital-risque mais capital garanti, liquidité quasi totale garantie itou et pas loin de l’être pour les rendements, ok ? Et au total tout ce merdier ça fait juste de l’ordre de 170 milliards de revenus annuels pour les ménages, juste kekchose comme 13% du RDB.
        Moi c’est moins + moins + moins kekchose d’mon revenu qu’est aussi en moins au final, ok ?

      5. @La Vigne

        Je sais pas lequel des deux a les œillères les plus fermées ma Grappe.

        170mds de revenus à la con qu’on est obligé d’emprunter sur « le marché ».

        Et la dedans y 5 milliards à se partager pour 5.99 millions de ménages, 10 milliards pour 90 000 ménages, puis 160 pour un petit millier de ménages.

        Y a rien de garanti quand tu mets ton blé quelque part pour qu’il rapporte sans rien foutre. Regarde les emprunts Russes. Pour ne parler que d’eux.

      6. « c’que ça signifierait une véritable prise en main, un vrai contrôle de la banquassurance par l’État « , ,
        on te l’a dit : retour aux vrais instruments : « défaut généralisé » possible, « dévaluation » possible, création monétaire uniquement par la banque centrale et liaison directe avec les états. Une vraie politique monétaire, et pas des coups tordus. Mais continues et en semant ton vent, tu récolteras notre tempête ( même pas peur, les arrogants, juste le mépris). C’est bien connu car on sait que les oligarques n’ont rien à foutre du peuple. La culture française, on en reparlera. Toi, le locataire qui défend les rentiers de la propriété privée, toi le soi-disant viticulteur qui est amoureux du commerce locale de la grande distribution (pas les petits commerces français par contre), toi, le pro ogm copain de monsanto (contre l’agriculture raisonnée) et favorable aux multinationales, toi le défenseur de la vision américano-européenne (Monnet,..) …….
        Ton slogan : dépenser tout, payer par carte, acheter local mais pas français !
        Je me battrai toujours contre l’injustice et les gens de ton espèce. .
        Alors, elle est où ton explication pour me convaincre : encore des jolis noms d’oiseaux.
        Je retiens deux choses : je suis à la rue et j’entrave que dalle. C’est donc que le jour se rapproche, n’est-ce pas l’arrogant.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42145#comment-368416
        Lorsque les arrogants se lâchent, c’est qu’ils sont impatients. Par anticipation, je dirai qu’ils jubilent à l’avance et ils sont empressés (c’est là, qu’ils se dévoilent). Ils n’arrivent pas à se contenir, c’est plus fort qu’eux…

      7. Quand est-ce que tu nous écris un billet vigneron ? J’aimerai bien connaitre ta vision du monde autrement que par tes commentaires… un sujet de prédilection ?

      8. De toute façon , pas besoin de fantasmer, l’argent est perdu pour de bon. Pas la peine de croire que d’autres QE vont arranger les choses…Au contraire ça empire.
        Je parlais au passé: Il aurait fallu controler les banquiers…
        Le résultat c’est le défaut ou la faillite. Pas d’autres issues.
        Vigneron peut s’énerver cela ne changera rien.
        Trop tard.

  4. Le monde financier aurait donc le comportement du chêne plutot que celui, plus durable, du roseau.

    Donc une bonne tempête en aura finalement raison.

      1. Il a le comportement d’une maladie au long cours, faite de rémissions et d’aggravations successives.

    1. Donc une bonne tempête en aura finalement raison.

      En termes de notre espèce, cela s’appelle une révolution.
      Autrement dit arracher le pouvoir au capital,
      en socialisant les grands moyens de production et d’échange,
      et en prenant le chemin de la démocratie réelle.

      Le capital résistera autant qu’il pourra.
      Autant se préparer, par le nombre et la force,
      et ne pas endormir les peuples avec l’oxymore de la « révolution par les urnes ».
      Pas d’autre moyen, dans la pire crise économique et écologique qui vient,
      pour assurer la « survie de l’espèce ».

      1. – Nous connaissons La raison de la Cupidité, qui n’est fidèle qu’à La raison du plus fort et se veut être toujours la meilleure… Histoire ancienne ? Malheureusement, non ! nous en sommes aujourd’hui, encore là.
        C’est le monde de l’argent qui tient les rênes de la puissance, imposant de plus en plus ses conditions aux Etats affaiblis par leurs dettes…
        Mais la Raison veut aussi que nous pensions déjà à « l’après capitalisme », car lorsque… « The Tree Greed » sera déraciné, qu’adviendra t-il ?
        Ou plutôt la question serait de se demander, que restera t-il ?
        ………..
        Je vois d’un côté « les Propriétaires » (Multinationales, riches émirats…) et de l’autre « les Peuples » (Consommateurs), aux deux bouts de la chaine du vivant : qui aura l’exclusivité sur les matières agricoles, l’eau, les semences, les transports, l’énergie… aura pouvoir de vie ou de mort sur les hommes. Nous nous diviserons, nous nous battrons entre nous pour accéder à ces besoins vitaux, en payant toujours plus, de peur de ne pas avoir assez, en allant jusqu’à abandonner notre souveraineté à ceux qui détiennent les droits exclusifs de nous nourrir.
        … Alors que même les rapports semblaient pouvoir se retourner en faveur des plus pauvres, par une meilleure redistribution des richesses après l’effondrement du mur de l’argent, du chaos du Capitalisme financier surgit un autre Pouvoir se dressant devant les populations, manifestant leurs faims et leurs soifs. 
        Qui possèdera « The Tree of Life » sera le nouveau maître !
        Nous ne pourrons les laisser faire. Breveter le vivant comme le fait MONSANTO répond à une logique criminelle ! Il nous faut donc revoir tous les rapports que nous avons avec ces grandes sociétés et de leur emprise hégémonique et exclusive en monopole sur le vivant et ressources de la Terre. Il nous faut réagir, ne pas les laisser faire, ne pas les laisser nous posséder demain, comme ils aimeraient encore plus posséder la terre, l’eau, les matrices de la vie…pour un soit-disant bien-être mieux garanti et payé. Afin de réussir à libérer nos vies de ces armadas en trusts, nous devons renforcer et créer de nouvelles solidarités beaucoup plus efficaces. Soit rêver, mais pour nous amener à agir avec audace, pour que la vie reste toujours ce bien précieux à partager entre tous les hommes rassemblés pour la chérir.

      2. Je ne suis pas d’accord avec votre segmentation de l’humanité.
        Il y a effectivement les riches. Des pays riches, des pays émergents, des pays misérables.

        Mais il n’y a pas « les peuples ».
        Il y a les pauvres des pays riches et les 30-40% de classes moyennes des pays riches.
        Il y a les pauvres des émergents et les 20-30% de classe moyennes des émergents.
        Il y a les pauvres des pays pauvres et les 5-10% de classe moyennes des pays pauvres.

        Les trois catégories de riche se gavent et savent s’organiser en cartel pour peser.

        Les trois catégories de classes moyennes se tirent la bourre entre elles pour s’acheter un grille pain supplémentaire à Noël. Elles ne ressentent aucune solidarité pour leurs propres pauvres et encore moins pour ceux des autres. Elles s’imaginent un voisinage avec leurs riches et collaborent donc activement au système.

        Les trois catégories de pauvre se battent pour leur survie quotidienne et ne montrent aucune solidarité dans leur propre classe, et ignorent totalement les pauvres d’ailleurs.
        La survie pour un pauvre des pays riche, c’est continuer à avoir un logement salubre, de l’eau courante potable et chaude, du chauffage, de quoi manger varié, un service de santé efficace et gratuit, l’égalité devant la police ou la justice. Que ce soit par le travail ou l’aide social.
        La survie pour un pauvre émergent ou misérable, c’est ne pas se faire tuer avec sa famille, par des voyous, des miliciens ou des flics. C’est ne pas mourir de faim. C’est essayer de boire un peu d’eau potable et compter sur une santé de fer pour ne pas crever comme un chien.
        Le pauvre pauvre n’a pas le temps de penser au pauvre riche. Le pauvre riche n’en n’a rien à foutre que le pauvre pauvre crève la gueule ouverte par dizaines de millions.

        Les trois catégories de riche jouent à merveille de ce manque d’empathie et de solidarité des non-riches.
        Le jour où les classes moyennes comprendront qu »elles sont pauvres et que les pauvres des riches réapprendront la solidarité, ça ira mieux.

      3. Usul,

        nous ne pourrons les laisser faire. Breveter le vivant comme le fait MONSANTO répond à une logique criminelle !

        Commençons alors par baiser Monsanto (et les autres, SSN pharmaceutiques particulièrement) à son propre jeu en finançant massivement une recherche publique au niveau mondial sur des variétés Ogm véritablement utiles, reproductibles et libres de droits…
        Monsanto est un nain.

      4. Bonne idée, Vigneron, vraiment. Mais, quels gouvernements seraient prêt à participer à ce financement tout en conservant et protégeant les buts originaux du projet ? En attendant, peut-être que la création d’un nouveau type de ONG ( sans obvier les problèmes que posent celles qui existent déjà ) destiné au financement de laboratoires dédiés à la recherche pure, ainsi qu’un organe transparent d’évaluation et publication des résultats, permettrait de débloquer la situation.

      5. Mor, faut arrêter de s’faire peur avec Monsanto ou les Ogm. C’est quoi le budget recherche du grand Satan Monsanto, leader écrasant du secteur ? 10% des ventes à tout casser, 900 millions d’euros, y compris sur les phytos. Que dalle. Son budget lobbying idem. On trouve 4 ou 5 milliards par an pour une agence de recherche mondiale sous contrôle de la Fao et de l’Oms, plus quelques Ong sur la brèche en contrelobbying et ils sont morts les p’tits demons monsantistes, ou changés en séraphins du développement durable, au pire.

      6. des variétés Ogm véritablement utiles, reproductibles et libres de droits…

        Il y a autant de différence entre faire la recherche et jouer au petit chimiste avec le résultat, qu’entre le vide intergalactique et la salle blanche, l’extérieur et l’intérieur, le common et le privé. En gros, tu as le droit de créer des camélias fluo tant qu’ils restent chez toi. Tu as le droit de t’empoisonner toi, etc…

        Tu as donc, de fait, droit à une vie privée.

        « Libre de droit » suffit. Ce qui n’est pas utile, ou pas reproductible (ce qui revient au même) est capitaliste.

      7. C’est quoi une variété OGM véritablement utile ? Utile à quoi ? Pourquoi avons nous besoins d’OGM ?

      8. C’est quoi l’utilité des céréales sélectionnées, mutées, hybridées, des légumes sélectionnés, mutés, hybridés, des fruits idem, des oléo-protéagineux pareil, des animaux itou, bref de l’alimentation humaine, de création 100% humaine ?

      9. Vigneron, pour moi le problème est plus dans la déviation du but de l’application des efforts de recherches et des découvertes scientifiques, aujourd’hui consacrées aux intérêts marchands grâce au système de patente, que d’ordre sanitaire. À mon avis, les risques sont multipliés par le facteur de rentabilité financière à court terme de la même manière qu’ils le furent en construisant Fukushima au bord de l’eau. Contrôler ce facteur et mettre la viabilité à long terme en avant, serait déjà une grande avancée, je pense.

      10. Après le contrôle par les multinationales de l’énergie, de l’eau, des finances, de la communication …Ce sera l’alimentation, puis la propriété et même l’air que l’on respire (taxe carbone). C’est le servage assuré !
        Il faut décentraliser. Nous fabriquons des colosses. La conséquence est que la société a maintenant des pieds d’argile. En cas de rhum (sanitaire, numérique, financier, climatique, environnemental,…),
        Ccl : la société n’est pas prête et pourrait s’effondrer en quelques semaines. En plus, les liens liens sociaux (le tissu) ont été rompus par l’individualisme. Dans ce cadre, nos chances de survie sont minces….

      11. @Vigneron :
        Ta vision est par trop scientiste …..l’ ingénérie agricole se fait le plus souvent par hasard et a l’ insu du plein gré du blaireau …..jusqu’au 4e siecle la cueillette se fait en gaule , par épi, et plusieurs fois , comme ds le sauterne ! pour récolter ceux a maturité … de ce fait , il se produit une sélection INVOLONTAIRE des graminés qui conservent le mieux le grain ds la gaine .
        L’usage de la serpette va booster les « plantes suiveuses » du blé ( orge , avoine , etc ..) puisque la coupe ne peut facilement faire le choix du grain .
        L’ usage voulant qu’on sème plusieurs especes au meme endroit , va « intégrer » les especes les mieux adaptées a la latitude , l ‘altitude , au sol et au climat …..malgres celà on melange toujours , « au cas ou » la saison suivante est meilleure …. on peut appeler celà de la sélection si tu veux , je parlerai plutot d’ opportunisme ……Qd a mettre sur le meme plan les dérives OGM comme l’introduction de gènes animaux ou des résistances aux pesticides ! c’est une vision plutot scientiste au sens péjoratif du terme .

      12. Toute cette alimentation humaine de création 100% humaine (Toutes les céréales sélectionnées, mutées, hybridées, les légumes sélectionnés, mutés, hybridés, des fruits, les oléo-protéagineux, les animaux) ne suffit-elle pas à nourrir cette partie de l’humanité qui dépend de l’agriculture ?

      13. Scientiste ? C’est moi qui serais à la fois infoutu d’admettre que ma tomate dans mon gosier comme mon chou-fleur mutant ou mes patates bourrées de solanine dans mon jardin bio, et moi qui ne saurais que causer en sautant d’équation (mal digérée) en équation (mal gerbée) à propos de tout et n’importe quoi, kercause ? C’est moi le « mauvais scientiste » ? C’est toi le « bon scientiste » ? Ça fait 10 000 ans qu’on bouffe plus naturel mais humainement modifié kercause. Et c’est tant mieux.

      14. Un fruit ne tombe que quand il est bien mûr.
        Tout se fera en temps utile par la force des choses
        Hà, ça ira, ça ira,…

      15. Kerkoz,
        quelque chose me chiffonne. As-tu remarqué l’absence de Basic ? Il nous était précieux pour les débats.

      16. @Olivier :
        Basic doit se faire une ptite cure de désintox …..on est tous tenté de rompre avec ce qui est une aliénation : La valorisation de notre égo par des interactions ……
        @Vigneron : toute vraie croyance est inconsciente ….aussitot verbalisée elle est doutée …. et le scientisme est la croyance dominante de notre époque .

      17. Un fruit ne tombe que quand il est bien mûr.

        Non, pourri aussi, pourri et vert, malade, gelé, grêlé, cycloné, etc .

      18. Soit, Kerjean mais…
        comment nommer ces pauvres de riches
        qui sauront réapprendre La Solidarité ?…
        Ça se dira peut-être un Peuple ?!…

        Ah, ça s’dira, ça s’dira, ça s’dira
        Les Monsanto à la lanterne
        Ah, ça s’dira, ça s’dira, ça s’dira
        Les OGM on les pendra
         
        Le châtiment pour vous s’apprête
        Car le peuple reprend ses droits
        Vous vous êtes bien payé nos têtes
        C’en est fini des rabat-joie
        Il n’ faut plus compter sur les nôtres
        On va s’offrir maint’nant les vôtres
        Car c’est nous qui faisons la loi

      19. As-tu remarqué l’absence de Basic ?

        Bain, j’ai remarqué aussi !
        Il joue peut-être au jeu de « Cache-cache Lapin » ?

      20. C’est quoi l’utilité des céréales sélectionnées, mutées, hybridées, des légumes ..[…]. de création 100% humaine ?

        Tu ne peux pas comparer la sélection et les croisements qui suivent le rythme naturel avec les manipulations génétiques en laboratoire. Tu ne peux pas non plus parler de « création », même si tu donnes ton nom à tes hybrides. Et si tu bombardes des gênes, ils existent déjà; on arrive tout juste à savoir ce que c’est.
        L’homme ne crée que des mots et des choses.

      21. @vigneron, comme disait Terry Pratchett, les sciences comme la géographie ne sont pas des sciences sérieuses, les vrais sciences sérieuses consistent à donner onze pattes à un animal, puis à le faire exploser….
        Les Ogms sont par nature (une approche consistant à croire que la modification est la « finalité » de la biologie et que c’est armé de biochimiste et non de géographe du vivant, comme les écologues qu’on fait des sciences sérieuses) porteur de bêtises.
        Une exemple, des champs de cotons en Inde (évidement une zone tropical pour un biochimiste c’est un paramètre secondaire) ravageaient par un insecte (d’où plein d’insecticide), réponse de l’approche OGM, on modifie le coton (réponse de l’écologue, ça vous ferez mal au sein d’adapter les culture à leurs environnements, où au moins les intégrer partiellement, observer, ce donner du temps), résultat un autre insecte qui était en concurrence avec le premier remplace le vide laisser par ce dernier et nécessite encore plus d’insecticide (car évidement résistant à l’OGM).
        Je sais bien que tu es nuancé, comme beaucoup de chercheur.
        Mais la photosynthèse ça marche (la sélection aussi), pas besoin de l’homme, ou de biochimiste pour faire grandeur nature à des coûts monstrueux, une initiation à l’écologie (et je parle pas de politique).
        9 milliards, si on perd le Golf Stream, y en a toujours un (le notre), qui va avoir du mal à s’habituer.

        Les Ogms n’y changeront rien, faut manger varié, ça sert à rien d’avoir un maïs avec les vertus de l’ail et du vinaigre de cidre, suffit de manger de l’ail et faire une vinaigrette avec du cidre. Les Ogms n’empêcheront pas les guerres, ne partageront pas les sols, ni le travail, ni les récoltes, c’est juste un fantasme eugénique, croire que ce nous fabriqueront sera qu’il y a de mieux (on est une finalité sans Dieu, alors faisons des OGMs, pour que notre environnement soit celui d’un Dieu), mais l’environnement s’adaptera plus vite, c’est comme ci on avait toujours pas compris nos antibiogrammes (en 1980 1 ère résistance aux antibiotiques, déclaration mondial, les infections bactériennes ne sont plus un problème, bah voyons, même Flemmings avaient mis des réserves sur l’usage trop conséquent des antibiotiques).

        Et tout ces chercheurs, qui ne souhaitent pas modifier, leurs recherches n’auront pas de financement, quitte à avoir des finances publiques, autant aider ce qui n’aura pas de brevet et dont la démarche est moins anthropocentré, comme la phago-thérapie ou peut-être ça:
        http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/vaincre-le-cancer-et-alzheimer-par-123327

        Et accessoirement l’alimentation a été sélectionné (ou hybrider c’est naturellement permit, dixit le blé, si au moins ça pouvait nous laisser petit, un hybride fertile) par l’homme, ce n’est pas de la création,invente une forme de vie avec d’autres lettres que actg et là tu auras créé un truc, on pourra t’appeler Dieu, sinon on te garde à la MSA, tu ne seras qu’un paysan qui bidouille et récolte empiriquement le potentielle que dame nature lui à laisser.

      22. Même s’il écrit mal , Samuel a plus de choses à dire que pas mal d’entre vous .

        Les OGM posent , au delà des réponses qu’ils disent donner , trois questions :

        – sanitaire : est -il oui ou non potentiellement dangereux ,sur la durée,de consommer des produits OGM : réponse discutée ( cf l’actualité ) mais qui mérite des études  » neutres  » financées par les citoyens contribuables . Si la rigueur scientifique a un sens , c’est peut être la question la plus simple , mais non encore tranchée de façon acceptable .

        – plus grave : atteinte potentielle à la bio diversité végétale et animale . De ce que j’ai lu , entendu ou compris via quelques ingénieurs agronomes de la famille , le risque est en fait avéré. Le sujet est rarement traité par les journalistes qui n’osent pas se hasarder dans un domaine où ils pigent couic .

        – tout aussi grave : asservissement de fait de tous les métiers de l’agriculture et de la fourniture de nourriture à l’humanité , aux deux ou trois semenciers ( en fait leurs actionnaires qui sont des piliers d’un sytème que l’on dit combattre sur ce blog ) qui font le marché mondial , et verrouillent « la poule aux oeufs d’or  » en brevetant le vivant .
        Après le « too big to fail  » , viendra ( est déjà là ) le « trop vital pour être inquièté ».
        Et si l’on est les deux à la fois ….

      23. vigneron
        10 octobre 2012 à 04:37

        ‘T’as raison Samuel, c’est une Dame, « Nature ».
        Et elle aime ça…

        ça quoi, dites le carrément …

        pas passé la modo, je reposte .

        comment dessiller les yeux d’un homme qui ne veut pas voir parce que cela l’obligerait à remettre son jugement sur la balance ?
        La vie est fragile, sensible comme nous ne pouvons imaginer . Si elle supporte toute souffrance, comme les oiseaux élevés en batterie et qui se blessent , si au fond, le chaos qu’on produit , les marées noires, et les chamboulements de l’ ensemble, ne touchent pas son corps , mais ces violences brisent bien cette « chose » inaperçue que certains osent nommer âme , et qui git aussi en tout homme , et qui par la suite en portent des traces indélébiles de révolte, et de fermeture , comme un repli sur ses certitudes, sur sa foi, et ses motifs .
        les hérissons écrasés par nos artifices, les arbres considérés comme objets séparés, sont intouchables bien loin de notre réflexion , certes, et mis à notre bon disposition pour notre bon plaisir, mais aussi au fond, pour notre châtiment, hé , oui, selon les maux qu’on lui inflige . la nature, comme une putain , (sans aucun doute ?), qui se livre à celui qui la prend , (la force ?) mais pour lui faire quel enfant ?
        ou quelle planète heureuse ? bien sûr l’homme est maitre en ces lieux, et ses fruits lui ressemblent … faut-il en faire l’inventaire sinistre ? ou au contraire, gardez les bons?
        et donc, que dire d’une âme humaine aussi affectée de Nature , ou par Nature ? hé bé, les âmes hommes en portent des poids …

        en fait on n’aurait que les guerres qu’on mérite . après tout ça aussi, c’est que de Nature … fais ch tiens !

      24. @ juan nessy

        Soit, mais à quel point l’agriculture standard n’a-t-elle pas déjà fait un asservissement quasi complet :
        – hybrides F1 infertiles (vigneron corrigeras les détails)
        – Engrais (azotés, phosphatés) disponible seulement via synthèse chimique (cf les articles de Vaclav Smil, la synthèse de l’ammoniac, nous (nos protéines) sommes faits à moitié d’azote passés dans des réacteurs de Haber -Bosch)
        – Systèmes d’achat des céréales.

        Effectivement, on peut voir quelle liberté restent dans les autres intrants :
        – énergie et matériel mécanique (mon Ferguson)
        – Pesticides, herbicides
        – systèmes de monitoring pour les cultures les plus « modernes »…

        Délicat de remettre à plat tout cela… sans doute nécessaire… prendre les OGM pour le mal est peut être rater le fait qu’il ne sont qu’un gros symptome ?

      25. @vigneron, ça veut pas dire qu’il faut faire un culte à tout ce qui parle pas (animaux, arbres), je sais bien qu’il y a une idéalisation à cette absence de mots, qui rassurent certains.
        On pourra toujours regardé son chien en lui disant: « toi tu même », il ne dira jamais non.
        Mais ça veut pas dire qu’on maitrise notre environnement, quand on pourra modélisé l’ensemble des interactions d’un écosystème complexe (c’est pas pour demain), on pourra peut-être parler de modification, en attendant y à plein de changements économiques ou scientifiques à réaliser qui seraient plus efficace.
        @juan, c’est vrai pour le Français, mais si j’ai vraiment de l’énergie pour me relire, je n’écris pas, il faut un minimum de fatigue 🙂

      26. Non Juan, le problème fondamental n’est absolument pas le principe de variétés génétiquement modifiées en lui-même, mais que ce secteur de recherche comme tous les choix fondamentaux liés aux questions d’alimentation, de développement rural, des structures foncières, des systèmes de culture agricole ou de politique agroalimentaire et/ou de distribution et d’organisation des marchés agricoles soient progressivement abandonnés à la libre appréciation, à l’arbitraire, d’intérêts privés tels que Monsanto et/ou strictement nationaux interdépendants avec ceux des suprantionales « nationales » (au mieux régionaux comme en UE) selon la bonne vieille « Lex Mercatoria » de A.S. Sweet.
        En bref (pas vraiment…), si, dans le cadre d’une réévaluation de ces questions au niveau mondial, amputées des intérêts courtermistes des Monsanto, Glencore, GLD, Nestlé, Cargill, Danone et cie, et dans l’intérêt général des populations rurales existantes et à venir comme de celui des autres populations dépendant elles-aussi des quantités/qualité/prix des ressources alimentaires et de la préservation optimale de l’environnement, il est estimé que certains Ogm présentent des avantageq incontestables par rapport aux inconvénients avérés ou supposés, aucun souci.
        En attendant c’est Monsanto et consorts qui décident, seuls, pour bientôt 200 millions d’hectares dans le monde, soit plus de 10% des surfaces cultivées.

      27. @Timiota :

        Je ne sais pas ce qu’est l’agriculture standard . Mais il y a , à coup sur, plusieurs types d’agricultures dont celle que vous décrivez .

        Plus récemment , on a pris coutume de parler d’agricuture intensive ( productiviste , compétitive diraient certains ) , d’agriculture  » traditionnelle » ( qui est souvent une agriculture micro mais avec les outils de l’agricuture intensive ) , d’agricultiure  » raisonnée » ( qui est la précédente avec un peu moins de pesticides et intrants ), d’agricuture biologique ( avec ou sans certification ou label , laquelle labélisation peut être une vraie catastrope et faire disparaître de petits producteurs bio sans le savoir ,mais incapables de payer le process de labélisation ) , et , en principe le fin du fin en bio qui est la bio-dynamique ( qui donne souvent des résultats et produits extraordinaires ).

        Le problème des OGM , après le problème historique des pesticides et intrants chimiques qui stérilisentdurablement les terres, c’est bien les trois questions que j’évoque , avec , dans les trois tiroirs, mais plus particulièrement les deux derniers , un côté irréversabilité très inquiètant qui n’était pas aussi prègnant dans les techniques antérieures .

      28. @Vigneron :

        La mise en coupe règlée de l’ensemble de la filière organisationnelle ,relationnelle , foncière , financière de l’agriculture par quelques uns est effectivement la trace programmée de la « solution  » OGM .

        Cette trace n’était déjà cependant pas absente des solutions antérieures , mais elles réservaient ( et réservent encore ) des espaces de liberté ou de « rapports de forces » par le nombre des « fournisseurs « intermédiares et des structures coexistantes . Il est clair que l’exclusivité des OGM dans quelques mains détruit tout rapport de forces possible, et que les  » prix  » à venir seront ceux définis par des règles qui n’ont plus rien à voir avec la qualité réelle du produit , le besoin du consommateur , le niveau de vie du producteur , l’agressivité sur le milieu , la gestion des sols . Elles tiendront ( tiennent déjà ) beaucoup plus surement des jeux de casino ou de capitalisation boursière qui se sont largement déjà emparés de l’industrie traditionnelle ..

        Je maintiens cependant mes interrogations particulières sur le produit OGM , tout en étant conscient que  » dans la perception pratique du danger », ceux qui vivent actuellement de l’agriculture seront plus sensibles et attentifs à l’argument (réel) de perte de pouvoir de négociation ( et de pouvoir d’achat !).

        J’indique par ailleurs en réponse à Timiota , que le caractère  » irréversabilité  » des OGM vaut d’être considéré avec un peu plus qu’un simple « principe de précaution « . Cette irréversabilité concerne aussi bien l’aspect biologique ( destruction de la biodiversité entre autres ) , que l’aspect que vous soulignez .

        Raison de plus , puisque le problème est posé ( plus ou moins bien ) , pour que la réponse soit à charge des instances publiques et non pas des entrepreneurs , actionnaires, ou  » vigies citoyennes  » toujours déconsidérées .

        Il ne s’agit , ni plus ni moins, que de la liberté et possibilté de se nourrir , et des conditions de travail de millions d’individus .

        Autre chose que la normalisation de la taille des tomates .

      29. dans l’intérêt général des populations rurales existantes et à venir comme de celui des autres populations dépendant elles-aussi des quantités/qualité/prix des ressources alimentaires et de la préservation optimale de l’environnement, il est estimé que certains Ogm présentent des avantages incontestables par rapport aux inconvénients avérés ou supposés, aucun souci.

        « il est estimé »….. qui décide pour qui? Experts et autres petites mains vont décider pour la population mondiale ce qui est bon pour elle, et c’est bien ça le problème.

        Les populations ne dépendent pas des « quantités-qualité-prix des « ressources alimentaires » mais de la nourriture. Or la terre est épuisée par les produits chimiques et ne produit que des plantes malades. Quand les bourguignons disent que nous ne faisons que gérer de la pathologie végétale vous les croyez ou pas? Les aliments industriels ne sont déjà plus nourrissants, et vous voulez rajouter des ogms? Pour pallier à l’épuisement des sols, vraiment? Ou pour continuer de laisser les labos pallier aux problèmes qu’ils ont créés? Comme pour les banques, quoi!

        Préservation « optimale » de l’environnement.. non, non.. préservation tout court.

      30. Entre marchands de bonheur (les ogm sont bons) et marchands de malheurs (il n’y a pas d’autosuffisance possible) ?
        Soyons clairs, si la France n’a pas des sols fertiles et un climat favorable alors quels sont les pays qui ont ces atouts ? Nous assistons à un pillage par des cartels au même titre que les pays d’Afrique par exemple. Les progrès techniques ne sont pas correctement utilisés. Les bonnes volontés d’économie durable et raisonnée sont tuées dans l’oeuf pour la maitrise de l’alimentation. Nous sommes toujours dans la stratégie d’asservissement. Les modes de vie ont évolué avec l’habitude ou l’image d’un confort à faibles coûts. Quel en sera le prix ?
        Les multinationales se moquent de la qualité des sols car elles sont hypnotisées par le profit !
        Elles n’ont pas de territoires à eux, elles disposent des territoires. La résidence est pour eux, un ennemi dans le cadre de l’exploitation des ressources. La France a des atouts mais en est-elle vraiment consciente….

    2. Vigneron s’enfonce la:
      D’abord l’hybridation, meme faite par l’homme, ne consiste qu’a croiser des espèces par des procédés naturels.
      Le génome naturel reste intact. On ne fait que proposer des variations naturelles qui nous arrangent.

      Un OGM est un organisme dont l’homme à modifié le génome sur des critères aléatoires et artificiels, sans pas trop comprendre les conséquences finales.

      Cela n’a rien à voir.

      1. Si j’en crois ce que mes rejetons , qui sont beaucoup plus affûtés que moi , racontent , les choses sont un peu plus subtiles que ça , et la « nature » n’est pas toujours aussi « antropomorphiquement naturelle » que ça .

        C’est dailleurs ce qui perd les journaleux qui essaient de faire leur boulot, et qui fait que Monsanto peut assez facilement camoufler les véritables dangers de quelques unes de ses « créatures « .

        Il y a OGM et OGM , mais il y a dans le principe une ligne rouge comparable à celle qui a pu faire regretter à Einstein d’avoir permis la bombe .

      2. Yzarn,

        Le génome naturel reste intact. On ne fait que proposer des variations naturelles qui nous arrangent.

        Totalement faux évidemment. Une nouvelle variété, un cultivar, clone souvent hybride F1 aujourd’hui – i.e non-reproductible autrement que par voie végétative, par bouturage par exemple, en milieu naturel – issue de croisements « naturels » ou forcés, de mutations forcées ou naturelles, d’hybridations intra ou interspécifiques idem, présente évidemment un génome différent de celui du ou des individus et populations d’individus de départ. Élémentaire te dirait Watson.
        Exactement comme les variétés Ogm obtenues par manipulation directe du génome avec possibilité de transfert d’un seul caractère génétique souhaité et d’origine quelconque (totale interspécificité) contrairement aux croisements et hybridations par procréation sexuée qui brassent un grand nombre de gènes et caractères.
        Dis toi bien que la feuille de vigne (beuhark) ou la pomme d’Adam et Eve (rebeuhark) n’avaient pas grand chose à voir avec celles des gravures et peintures de nos musées et encore moins avec les Merlots, Chasselas de Moissac, Canadas grises ou Reines des Reinettes d’aujourd’hui. T’as trop été à la messe petit ou quoi ?
        Le Jardin d’Eden il est pas derrière nous mon p’tit chéri d’enfant de choeur, mais devant, encore et toujours, avec Ogm s’il le faut. T’façon ils te nourrissent d’ores et déjà les Ogm, alors il serait temps de s’en occuper…

      3. Essaie de faire un f1 avec des gènes de souris , vigneron … ou des plantes supportant triple dose de Rnup par hélico …..le forçage naturel ne franchit pas certaines limites ….meme qd la reproductibilité nécessite le cloone ( bouturage) . Berlan a bien sur raison de dire qu’on fait du cloone avec les hybrides et par celà , on affaiblit la variété et on augmente la dépendance de l’agri au semencier … Qd on voit ces clowns obligés de creuser un dépot ds le grand nord , de peur de manquer d ‘especes basiques !
        Perso j’ai semé qqs graines de maiis qui n’existent que sur qqs hectares et des amarantes idem ( que je fais me faire un gross plaisir de disséminer chez mes voisins et en bord de route ….ça semble se reproduire a foison et se métisser avec nos saloperies locales ) …

      4. Rassure toi Kercause toujours, si j’etais grand manitou de Monsanto, mon premier oukaze serait d’interdire immédiatement et irrémédiablement tout transfert vers tout organisme à modifier génétiquement que ce soit de tout gène issu d’une manière ou d’une autre d’une entité ayant, de près ou de loin, n’importe quel rapport imaginable avec l’entité pseudonymée Kercoz.
        Ps : si on apprend qu’une nouvelle variété d’amarante, réfléchie ou pas, tend à s’installer dans des proportions dites envahissantes à partir de Léognan, chacun saura désormais à quelle porte frapper pour en retrouver le bon benêt d’introducteur sauvage et néanmoins éminent survivaliste blogophile en papier.

      5. @ Juan, il y a des « Einstein » qui par anticipation d’un risque possible commette un lettre ( c’est une crainte qui fût erroné, mais il y avait un potentiel pour que le III ème Reich cherche la bombe, l’histoire n’est qu’une science réalisé).
        Et plus usuellement, il y a des « Kenneth Bainbridge », qui ont besoin de voir la bombe, pour dire: « Now, we’re all sons of bitches ».
        Une remarque puisqu’on est au financement (pour assurer dans l’ordre mondial, notre place à la production d’OGM, nécessité vigneronnesque) et qu’on s’attarde sur la bombe, si y en a qu’on des deniers (je suis patron, mas c’est plus ce que c’était, j’ai envie de dire: « tout fout le camp », mais ce serait pas drôle ), y à Yves Lenoir, qui mérite qu’on s’intéresse à ce qu’il dit, notamment pour les marmots en périphéries de Tchernobyl. Alors bien sur, ça n’assura pas une primauté publique à la production d’OGM, mais vu que je m’en fou… (public ou privé, j’idéalise pas l’indifférenciation entre moyen et fin)

      6. @Vigneron , Izarn :

        Après consultation de mes experts familiaux pour me faire une idée entre vos commentaires :

         » Le « Vigneron » a raison. Un génome qui reste intact , ça n’existe pas . « Izarn » est un bien piètre défenseur du drapeau anti-OGM…

        La nature brasse et rebrasse les gènes à l’envi , c’est ce qui a créé l’énorme biodiversité terrestre . Sous la pression de l’environnement ( certains diraient  » par « essence » ) le génome mute, à chaque reproduction sexuée et même au cours de la vie . Les individus mutés qui apparaissent , survivent ou ne survivent pas , sont plus ou moins « performants » que leurs congénères… et ainsi va la sélection naturelle .

        L’homme a appris au fil de sa sédentarisation et de 10000 ans d’agriculture à d’abord repérer les meilleurs grains pour les re-semer l’année suivante et ainsi conserver ( et sélectionner ) les caractéristiques qui l’intéressent : grains plus gros , blés à pailles résistantes à la verse ou moins touchés par les maladies…

        Il a aussi appris à intervenir lors de la pollinisation des plantes , pour créer à grande échelle des croisements très peu probables naturellement . Au vu de ce que donne la descendance , on l’enregistre au catalogue officiel comme  » nouvelle variété  » ou pas .

        Le  » hic » avec les OGM , ou bien aussi les mutations génétiques provoquées en laboratoire par des stress chimiques ou des irradiations ( et oui , ils font ça aussi maintenant , et ça n’est techniquement pas des OGM ) , c’est qu’on a absolument aucun moyen de savoir où et comment la mutation génétique s’est insérée dans le génome .Car ces nouvelles bio tecnologies sont beaucoup plus agressives , « interventionnistes « , sur le génome , que les croisements ou sélections dites  » naturelles » .. En effet , pour être « surs » du résultat , les scientifiques insèrent dans le génome d’une plante un très nombre de fois le gène qui vient d’ailleurs ( par exemple , le gène qui va faire fabriquer à la plante une protéine qui va la protèger des effets du désherbant phare de Monsanto ).
        Si son génome fait  » surfabriquer » une ou plusieurs protéines par la plante , est on bien sur qu’il n’y a pas de modifications dans l’expression des autres gènes ? Qu’est ce que cela entraine sur l’équilibre et la santé de la plante elle même et de ceux qui s’en nourrissent ? Pro ou Anti OGM , à ce jour personne ne le sait … Et c’est bien ce qui est inquiètant .

        Il y a bien d’autres problèmes en sélection et créations variétales … Notamment les critères qui font choisir ou écrater une nouvelle variété . L’après guerre a vu mettre en priorité le critère « rendement maximum  » au détrimentd’autres critères comme la résistance aux améas climatiques , aux maladies … Exit le spommes de petit calibre, les blés à longues pailles, les moutons à poils longs. Alors que les sélectionneurs eux même , qu’ils soient ou non créateurs d’OGM , ont un besoin vital de ce vivier de biodiversité pour aller y pècher ( gratuitement , sans royalties à personne!) les caractéristiques qui les intéressent , et ainsi renouveler leurs créations …
        Fin , au moins provisoire de la mise à niveau ,

        Bises , ….. »

        Cette oeuvre de vulgarisation totalement gratuite et désintéressée , m’aura déjà permis d’avoir des échos récents de ma descendance ( pas spécialemnt sélectionnée ou certainement pas OGMisée) de rang 1 et 2 .

        Pour faire mon intéressant je rajouterai que tout ce petit cours de rattrapage par des « mains expertes et dans le caambouis  » , ne contredit pas mon propre apport en tois interrogations vis à vis des OGM .

        J’ai eu chaud !

      7. la nature ne peut sélectionner une combinaison de gène bloquant la reproduction de la majorité des individus d’une espèce aboutissant à sa disparition. une espèce ne se suicide pas, elle teste des combinaison, c’est l’environnement qui change trop vite par rapport à un optimum adaptatif atteint. la claire limite de la vie et de la mort.

      8. @juan nessy: « Pro ou Anti OGM , à ce jour personne ne le sait … Et c’est bien ce qui est inquiètant . »

        Exact, en soi le principe des OGM ne pose pas problème. Ce qui est inquiètant, c’est le manque de maîtrise de la technique. On fait un truc sans bien savoir ce que ça va provoquer. Tout ça rappelle le nucléaire, les high frequency trading, etc. Ces savants (biologistes, ingénieurs, informaticiens, etc) ont un savoir limité mais sont poussés dans le dos par des industriels avides… Au final, avec ce mélange détonnant, on commence à jouer avec l’avenir de l’humanité entière et ça me fout la chtoune. Il n’est plus absurde de penser qu’une expérience tournant mal pourrait rayer l’humanité de la carte…

      9. non rien d’asséné, mais déduit: la preuve du suicide d’une espèce n’existe pas, produire des graines suicides est une abomination. il semble que la vie ait un sens, vivre c’est ne pas être mort. la programmation minimale de la vie est de se propager, au moins en conserver la potentialité. chose étrange juan, les graines suicides semblent provoquer des suicides de fermiers.

      10. Ok Juan, alors fais toi les dents avec la décision d’autorisation de l’agence canadienne d’inspection des aliments pour la culture du maïs MON87460 résistant au stress hydrique (caractère de « tolérance à la sécheresse ») , « grâce au transfert d’un gène, introduit par transformation par Agrobacterium, codant une protéine de choc thermique de Bacillus subtilis, modèrant les réactions de stress chez les végétaux et les bactéries, principalement en stabilisant l’ ARN… ».
        http://www.inspection.gc.ca/vegetaux/vegetaux-a-caracteres-nouveaux/approuves-cours-d-evaluation/documents-des-decisions/dd2010-82/fra/1331755614111/1331755683913
        J’ai pas pu trouver les rendements 2012 du bestiau 87460 dans l’ouest US où a été entamée sa mise en culture à grande échelle, aucun écho sur la façon dont il a passé le cap de cette année sèche… Ce que je sais c’est que le maïs est arrivé à 330 $ la tonne (33 cents ! ⅓ de dollar le kg pour du maïs à cochon chinois, à poulet brésilien ou à éthanol ! ) à la bourse de Chicago hier…

      11. meuthode,

        produire des graines suicides est une abomination.

        C’est quoi ce délire encore ? Comment tu peux confondre suicide d’une espèce (un cultivar en fait ici) et stérilité d’une population ?
        M’est avis qu’faut pas t’causer homoparentalité toi… le pétage de plomb du monsignore Barbarin à coté, sûr, ce serait d’la p’tite bière pour sacristain ou enfants de choeur…

      12. Un peu hors-sujet mais puisque vous parlez de résistance a la sécheresse, Vigneron, connaissez-vous cette invention ? Je la trouve extraordinairement astucieuse en attendant de savoir si ça fonctionne vraiment. Apparemment, il est prévu de l’utiliser en saupoudrant la surface des terres trop arides afin de capturer l’humidité de l’air et la restituer au sol. Si ça marche, ça pourrait vraiment révolutionner l’agriculture, ce machin.
        http://www.lepoint.fr/science/l-eau-solide-19-01-2012-1420868_25.php

      13. vigneron, je ne confonds pas puisque le suicide d’une espèce n’existe pas dans la nature. un tel cultivar est impossible naturellement puisqu’à la deuxième génération il n’y a déjà plus de population. couic. une aberration avant d’être une abomination. par contre assimiler ingénierie génétique morbide et homoparentalité là chapeau bas.

      14. @Vigneron :

        Sur la forme je ne vois pas pourquoi célèbrer des études canadiennes dont on ne connait ni les financeurs , ni les auteurs , ni les process , et dont personne ne prend le temps de faire une vraie critique , plutôt que pas mal d’autres choses aussi ou plus récentes qui permettent de garder plus que des doutes .

        On lit par exemple ici une vérité assénée dès le départ , sans explicationsréelles : »l’ACIA a érabli que ce végétalà caractère nouveau (VCN) ne présente aucun risque pour ….,…par rapport aux variétés actuellement commercialisées au Canada. » .On ne retrouve nulle part de quoi vraiment étayer cette forte affirmation de départ , de façon construite .

         » L’évaluation de la composition nutritionnelle s’est fondée sur …OCDE …On a mesuré dans les cendres … » Pas trop rassurant quand on sait que les cendres des OGM sont toujors identiques aux cendres des non OGM .

         » Une étude de 42 jours sur les poulets à griller ..aucun effet indésirable…sont « substantiellement » comparables . »…Comme effectivement les poulets sont destinés à ne pas dépasser 42 jours , pourquoi , madame Michu , voulez vous qu’on se demande ce qui se passe dans une vie de poulet qui parviendrait à l’^age canonique de 3 à 6 mois ?!

        Je ne vois aussi nulle part évaluer dans l’étude ( mais , vous comprenez ce n’était pas l’objet et notre labo n’a pas été choisi pour cette compétence ), un éventuel « mieux  » pour l’agriculteur ,le poulet en batterie , l’assureur , le semencier .

        Autre perle : Puisqu’il a bien fallu reconnaître les bébés modifiés dans les éprouvettes , on les a créés résistants aux antibiotiques:

         » les antibiotiques de type aminoglycosides … Le gène nptII qui provient du transposon Tn5 d’E Coli… »

        E Coli :rappel d’une actualité pas si vieille où on accusait une filière turque et bio de graines à germer d’avoir envoyer en Europe un méchant E Coli tueur.. Mais qui donc dissémine dans l’environnement les gènes de résistance aux antibiotiques d’E Coli …..?

        Sur le possible pourquoi du rêve OGM :

        http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/primeur210.pdf

        Pour ce qui est des 330 dollars la tonne , vous ne serez pas surpris si je dis qu’ils sont aussi virtuels que les milliers de milliards qui volent , car la récolte 2012 voire celle de 2013 ne sont forcément déjà plus la propriété de ceux qui les ont semés .

        En résumé , canadiennes ou pas , les études recevables par la communauté scientifique ( et pas que ) restent à fournir .

      15. juan nessy,

        j’en suis arrivé à la même conclusion, ces études restent à fournir quand elles peuvent l’être. il est facile de comprendre qu’une espèce ne se suicide pas et que partant ces cultivars inféconds devraient être proscrits. ils ne peuvent être qu’un outil d’aliénation et ne se justifient en rien. la fécondité des organismes, voilà un point fondamental en éthique biomoléculaire.

        une bonne façon de se faire une idée des effets de la monoculture est de se promener dans le sous-bois d’une parcelle de sapins destinés à la consommation et savamment alignés comme des petits soldats: rien ne pousse là-dessous, les aiguilles donnent un sol acide et poussiéreux, le bois mort a l’air de cendre, la putréfaction est réduite, la lumière ne passe pas, parfois même les fourmis ou les champignons supérieurs ne colonisent pas ces endroits.

        quand je lis vigneron rapporter « grâce au transfert d’un gène, introduit par transformation par Agrobacterium, codant une protéine de choc thermique de Bacillus subtilis, modèrant les réactions de stress chez les végétaux et les bactéries, principalement en stabilisant l’ ARN… » c’est quand même prendre le risque que des espèces deviennent endémiques, voire invasives au-delà de leurs aires traditionnels de répartition géographique sans correspondre à une variation d’environnement.
        un tel cultivar aurait-il un impact sur la disponibilité relative de l’eau dans des environnements fragiles comme les franges du désert? est-il raisonnable de laisser bidouiller des gènes de résistance aux antibios à des fins commerciales? combien d’espèces vont pâtir de son introduction? ect…

        les ogm bien utilisés ont un potentiel de transformation du monde aussi puissant que la bombe atomique. en attendant le principe de précaution reste la meilleure attitude à prendre, nous sommes dans une phase d’observation de ces biotechnologies. nous pouvons fort bien vivre encore un siècle avec nos bons vieux cultivars bio, tout en étudiant scrupuleusement sur des zones réduites l’impact des cultures modifiées. bref les histoires de gros sous et de lobbying ici sont dangereuses.

        une illustration

      16. @Méthode :

        Au delà de l’aspect sanitaire dont j’ai déjà dit qu’il est en principe le plus simple à faire évoluer pourvu que les études soient publiques , financées par le contribuable , sans process trop hâtivement simplificateur dans les données initiales , les hypothèses de scenario et la durée, je redis que les autres aspects ( dégradation lourde de la biodiversité , asservissement accru de toute la société au capitalisme à la fois financier et accapareur de ressources nécessaires à la vie ,au prix de la desruction brutale de toutes structures sociales ) méritent eux aussi des études d’impact que nos politiques seraient bien inspirés de conduire .

        D’autant que d’autres voies existent et qu’heureusement des journalistes motivés font le boulot que nos élus n’imaginent même plus être de leur compétence .

        A ce propos :

        Tous devant ARTE le 16 octobre à 20 h40 pour la diffusion suivie , d’un débat , du film de Marie -Monique Robin : Les Moissons du futur ( après  » le monde selon Monsanto en 200_ et Notre poison quotidien en 2010 )

        Où l’on comprend que , tout en pointant les raisons qui expliquent qu’aujourd’hui encore un sixième de l’humanité ne mange pas à sa faim , rien n’est inéluctable à condition de repenser l’organiisation et la gestion de la chaîne alimentaire , le sytème de distribution et surtout de fonder cette fonction vitale sur une véritable vision sociale , politique , d’économie globale qui fasse un avenir à la socité humaine et non pas à la société commerciale et ses actionnaires .

  5. Les civilisations ne meurent pas assassinées : elles se suicident,

    Espèrons que ce soit vrai !! On ne s’en porterait pas plus mal !!

      1. Ouais mais moi quand l’organe m’envoie des signaux comme quoi il va mourir, ça me nourri. et puis c’est les civilisations qui meurent, pas les populations (enfin pas toute la population).
        De toutes manières la civilisation occidentale -capitaliste que nous connaissons va mourir, puisqu’elle se base sur une croissance infini et qu’on a acheté à crédit la croissance des années à venir, on va par force rentrer dans une phase de décroissance (je sais pas quand), du coup j’aime autant le point de vue suicidaire qui peut trouver son aboutissement assez vite.

      2. Si vous avez des obligs à haut rendement de la Grece dans votre portefeuille, c’est du suicide.
        Moi j’en ai pas, je ne fais pas partie de votre corps.
        Vous pouvez vous suicider en paix, ça ne ne me concerne pas.

      3. Quand je pose la question ( de façon taquine ) du  » comment  » c’est plus pour inviter à une réflexion sur les moyens de sortir de cette logique macabre du système et donner corps à notre refus d’en être les marionnettes.
        Ce dont il s’agirait c’est de couper TOUS les fils qui nous attachent et nous asservissent à lui. Et pas seulement quelques  » obligs à haut rendement »qui seraient à elles seules, révélatrices de l’adhésion au … corps!
        Sinon le risque de faire fausse route – l’histoire est là pour en témoigner – est grand.

      4. @Léo
        « enfin pas toute la population »

        On imagine que vous ne vous incluez pas dans la liste des victimes, car « ça n’arrive qu’aux autres ».

      5. @u pignouf,

        Je pensai aux populations qui meurent dans les guerres, je peux en faire partie ou pas, les civils décident pas dans ces cas là !! Allez demander aux palestien-nes, syrien-nes, afghan-es, etc… etc…

    1. Si ça se joue à coups de flingues et de bâtons dans la gueule à tous les coins de rues, nombreux seront ceux qui s’en porteront mal.

  6. @Dissy,

    Oups, attention!

    Je ne connais pas ce journal  »Publico », ni son journaliste José Vitor Malheros, mais il prête au Premier Ministre portugais Pedro Coelho des  »idées », des  »thèses » véhiculées par des sites comme Mécanopolis (NOM, réduction de la population mondiale)

    1. Et alors ?
      La « vie » se charge de se réguler toute seule. Quoi des idées et des thèse ! Foutaises !
      Depuis des siècles, que dis-je des millénaires, ça se régule à grand coup de malheurs : guerre, épidémie, catastrophes naturelles, etc.. j’en passe et des meilleures.
      La Vie est un Théâtre et à trop être trop près du rideau, on ne voit plus rien.

      1. Ben un jour les dinosaures à force de ne rien prévoir crèvent tous…
        A force d’etre les super champions mondialisés. Les bouffeurs de forets, les estomacs géants.
        Admirons le petit mulot dans son terrier, notre ancetre…

    2. C’est dans Courrier International et c’est du second degré…

      Publico:

      Le journal

      Lancé en mars 1990, « Public » s’est très vite imposé dans la grisaille de la presse portugaise par son originalité et sa modernité. S’inspirant des grands quotidiens européens, il propose une information de qualité sur le monde.
      Tous comme ses confrères, ce journal de référence édite chaque semaine différents suppléments, comme Ipsilon, consacré à la culture, ou le magazine société Pública. Il a aussi élargi son public en publiant notamment P3 pour des lecteurs plus jeunes en collaboration avec les étudiants de journalisme de l’Université de Porto.

      Le site web

      Le site est en fait un véritable portail, proposant une information actualisée d’heure en heure et différents services liés à l’édition papier. La première version en ligne date de 1996 et n’a cessé d’évoluer. Il met à la disposition des internautes une semaine d’articles publiés dans le journal ; cependant, l’accès à des archives plus anciennes est payant. Le point fort de ce site : des dossiers complets sur des thèmes d’actualité portugais.

      http://www.courrierinternational.com/notule-source/publico-0

  7. N’ayant jamais cotisé au blog pour différentes raisons que voicies:
    – y a 3 ans à l’ass(depuis 2ans) il ne restait plus grang chose
    – y a 2 ans je lisais une sorte de sauveur du système par l’éthique et la morale tout en doutant du sens antropologigue de vos analyses bien moins apparente qu’aujourd’huit , aussi françois tel zorro soulignait ce que vous disiez à mots cachés.
    -cette année je vois que le scorpion mondial est né à travers ce billet et qu’il n’arrête pas de se pîquer.
    Voilà pourquoi de ce pas je participerais avec mes modestes moyens à la validité pleine et entière de la date du 8 et 9 octobre.
    Vous remerciant infiniment sachant bien que la vie restera toujours du bon côté et quelle préfère s’autodétruire que de mal exister.

    1. Non mais attendez, c’est pas parceque les dinosaures ont décidé de se suicider, que nous les petits mulots nous n’avons pas l’avenir devant nous…

      1. L’avenir n’est plus en commeunottées, pour l ‘instant il ne reste plus que le chacun pour soi et oeil pour oeil; en bien ou en mal !
        Et dents pour dents, car demain il est déjà trop tard!
        Tout est mesuré, paramétré au millimètre de nos futurs technologies déjà bien maîtrisées par ceux dont ne sous entends leur existence et qui ne sont que de simples humains avec bien trop de pouvoir entre leur mains!
        Il ne me reste qu’ à leur échapper dans mon imaginaire car dans ma vie concrète ils m’ont tué avant même l’idée de me détruire pour mieux exister.
        Mais comme pour tout reculons pour mieux sauter car les enjeux prennent plus d’empleur au fur et à mesure que les paris augmentent.
        Et au fond de moi cette mafieuse société mondiale est contrainte d’évoluer, car le mensonge est destructeur.
        Même autodestructeur!!!

  8. Les modèles de société que nous utilisons ne conviennent plus à un monde inter-connecté, où l’organisation n’est plus « simple » mais « complexe ».
    Ces modèles sont insuffisants car ils ne peuvent prendre en considération les processus de rupture ou de chaos !

    C’est pourquoi, au lieu de discuter a changer le « contenu » de nos programmes politique ou économique, nous devrions plutôt réfléchir à faire évoluer son « contenant » en proposant à ceux qui les fabriquent, de nouveaux systèmes de lecture de leurs perceptions !!

    Nous aurons peut être ainsi la possibilité d’éviter l’apoptose sociétale !

  9. Le sujet de Pierre Weill ce soir dans le téléphone sonne me fait penser à la base, Orwell, puisque dans ce roman d’anticipation les enfants sont susceptibles de dénoncer leurs parents. Ce soir c’est l’inverse, le père dénonce son fils, apparemment djihadiste au Caire… si on essayait de flétrir la famille comme dernier refuge de paix, on ne s’y prendrait pas mieux.

    1. ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
      N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
      Le Cid

      Pas nouveau…

  10. ….Juste un mot
    ….Lu un jour
    …quelque part

    …. »Non! … Ne vous suicidez pas pour eux,…. Ils n’en valent pas la peine ! » !!!

    1. « Père pardonnes-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » et aussi « si on veut résister il faut passer à la caisse ».
      Le deuxième est moins connu il s’appelle Miguel Benasayag, c’est dans cette vidéo-là la citation n’est pas complète, elle l’est sur la vidéo (à la toute fin) et elle vaut sont pesant de cacahuète mais Curchill l’avait dit avant lui :
      vous aviez le choix entre la honte et guerre, vous avez choisi la honte et vous aurez la guerre.

      Que vaut une VIE ?

      1. @ azert56

        Bien résumé ce …. » Y’a pas de résistance sans passer à la caisse…Et ce … » Ceux qui n’ont pas résisté sont passés à la caisse quand même »…

        C’est ce que nous dit ce blog TOUS LES JOURS, A TOUT MOMENT, A TOUT INSTANT, ….

        Comme HESSEL, PAUL et son blog…. Nous supplient de nous LEVER et de nous ENGAGER vers le CHANGEMENT !

      2. Ben oui Martine, Hessel il ne résiste pas beaucoup, actuellement. D’ailleurs, il est où Hessel?Les journalistes sont moins nombreux pour l’interroger sur la résistance de Hollande face à la finance, qu’avant la présidentielle.

      3.  » Ils se laissent choir de toute la masse de leurs préjugés ou ivres de l’ardeur de leurs faux principes. Les associer, les exorciser, les alléger, les muscler, les assouplir, puis les convaincre qu’à partir d’un certain point l’importance des idées reçues est extrêmement relative et qu’en fin de compte « l’affaire » est une affaire de vie et de mort et non de nuances à faire prévaloir au sein d’une civilisation dont le naufrage risque de ne pas laisser de trace sur l’océan de la destinée, c’est ce que je m’efforce de faire approuver autour de moi. » René Char, feuillets d’Hypnos . ( 1943-44) .

        Quand nous ne serions que cendres, quelle nature douce et porteuse d’eaux pourra nous délivrer des cendres qui nous asphyxient ?
        Nous n’avons plus idée des horizons de Nature, de virginité. Croitre et planter des fers et des bétons sur la terre sans tenir compte de la Beauté. Malheurs à ces siècles hypocrites qui ont détourné le cours naturel de la Parole et autorisent à tuer.

    2. Exact, voir la Nonne de Diderot.

      Un des plus beaux romans de R.L. Stevenson développe un autre point de vue, moins optimiste.

      http://www.juanasensio.com/archive/2012/06/27/le-creux-de-la-vague-ebb-tide-robert-louis-stevenson.html

      « Cesser de nager : il n’y avait rien de mystérieux à cela, à condition de pouvoir le faire. Le pouvait-il ? La réponse était non. Il le sut d’emblée. Il eut d’emblée conscience d’une opposition dans ses membres, unanime et invincible, s’accrochant à la vie d’une volonté têtue et tenace, de tous ses doigts, de tous ses muscles; quelque chose qui était à la fois lui et pas lui – à la fois en lui et hors de lui; la fermeture d’une valve miniature dans son cerveau, qu’un homme, un vrai, eût réussi à ouvrir d’une simple pensée – et l’étreinte d’un destin extérieur aussi inéluctable que la pesanteur. À tout homme peut arriver parfois la sensation que souffle là, à travers toutes les articulations de son corps, la brise d’un esprit qui lui échappe en partie; »

  11. Ah là là ! Il faut plus que jamais viser l’interdiction de la spéculation, mais, à l’évidence, on ne touchera pas au but avant la saint Glinglin…

    1. Allons allons, tu as encore de belles années devant toi.
      A crise inédite, développements inédits, et donc fêtes inédites en perspective.
      Nous la fêterons la Saint Glinglin !

    2. M’enfin, ptit batracien, faut pas se laisser décourager par Paulo comme ça.
      Pas nouveau que le système se défende contre « l’interdiction de la spéculation ».
      Faut pas s’étonner de ces « trois manoeuvres d’obstruction couronnées de succès ». D’ailleurs, on vaudrait bien plus d’infos, ou quelques liens ; y’a pas eu d’billet dessus, non ?

  12. Nous n’allons le montrer tout à l’heure
    Un agneau se désaltérait….
    La raison du plus fort est toujours la meilleure

  13. Le titre me rappelle une phrase de Graham Greene « les barbares ne tuent pas les civilisations, ils les enterrent ».

    1. Bonne idée, aprés ça repousse, il suffit d’arroser un peu avec du Jorion…
      Avec Jorion, la civilisation repousse, en vente dans toutes les bonnes librairies!
      (Faut bien rigoler, non?)

  14. donc alors on attend que le déluge fasse un miracle?
    mais après rien ne dit qu’on sera devenu plus intelligent en tant qu’humanité si on recommence tout jusqu’au prochain suicide annoncé.
    alors quid de l’évolution?
    parce qu’en sus dans le suicide collectif ce ne sont pas forcément les meilleurs qui restent à la fin
    (contrairement aux happy end à l’américaine)

  15. Suicide ou mort naturelle…?
    L’empire Romain, la monarchie française et sa ‘noblesse’…Suicide ou fin de règne, ‘fin de vie’ ?
    Quand c’est trop pourri de l’intérieur, ça tombe…

      1. Si on parle de ‘suicide de civilisation’ alors, l’URSS ne serait qu’une étape…?
        Franchement, aucune idée…Mais je pense parfois à certains passages du ‘manifeste’ de Tedd Kaczynski…

      2. Le Poutine qui disait que la France deviendrait la colonie de ses anciennes colonies ? Qui vivra verra.

  16. Au point de vue biologique, la thése oublie que le cancer, est une sortie anarchique de l’organisme.
    Donc deux modèles: L’autodestruction: Je n’y crois pas, c’est un truc non scientifique.
    La multiplication anarchique qui refuse le modèle chromosomique imposé.

    Non, le futur c’est l’anarchie généralisée, faisant suite à la globalisation imbécile sur critères libertariens.
    Les Empires, romains, puis l’URSS ont sombré dans la désobéissance, la pourriture des élites.
    Il suffit d’observer ce qui se passe en ce moment, ou la campagne électorale US dépasse en pleine crise les records de fric…
    7,8% de chomage…Hahahahahhahahahhhhaaaa!
    On vit une époque formidable!

    L’instinct de mort de Freud, je n’y crois pas.
    Comme W.Reich.

    1. @izarn

      Pour avoir rédigé un mémoire sur la pulsion de mort chez Freud, je n’y crois pas non plus, enfin…

      Le problème par exemple chez les loups, 1 seul couple se reproduit, donc en un certain sens les autres sont victimes d’une « pulsion de mort », celle de la transmission génétique, et pourtant l’ensemble du groupe bénéficie de cette restriction.

      Les pulsions seraient comme on dit, « intriquées ». A ce moment là, il y a une dose d’agressivité qui accompagne nombre d’actions et la volonté elle-même qui est bannissement de ce qui vient distraire, -refoulement.

      Freud présente les choses d’une manière qu’on ne peut que rejeter : le désir d’un retour de la vie à l’inorganique. C’est une idée a priori.

      Ensuite, la dite pulsion se rencontrerait dans la répétition des rêves traumatiques, mais ces rêves auraient pour but en fin de compte de guérir le sujet. D’où l’ambiguïté d’un effet qui finalement se révèle soutenir la vie.

      En temps de guerre, le meurtre est naturel. Toute l’activité des hommes d’autre fois consistait à tuer, par métier, devoir, etc.

      1. freud …
        lol.. ne jamais croire un cocaïnomane ! ^^
        toutefois ,
        onfray c’est pareil qu’un banquier truquant son bilan , un faux monnayeur !

    2. Oncle Sigmund n’y croyait pas beaucoup….non plus…Mais pas de vie sans mort :
      « Le but de toute vie est la mort& en remontant en arrière, le sans-vie était là antérieurement au vivant. » (Au-delà du principe de plaisir.)……….Il dit par ailleurs que ce texte est : spéculation. Et que : « L’incertitude de notre spéculation a été accrue au plus haut degré par la nécessité de faire des emprunts à la science biologique. »…Ce texte est de 1921….Depuis..
      Depuis…Consulter les travaux de J.C Ameisen…. ( » La sculpture du vivant.Le suicide cellulaire & la mort créatrice » )…..
      Bonnes spéculations………………….

  17. D’un autre côté, quand on considère la science et les techniques, le contraste est saisissant. L’humanité sait produire des souris à partir de cellules de la peau, sonder l’univers jusqu’à ses origines et jongler avec les phénomènes quantiques, mais elle n’est pas capable d’endiguer le réchauffement climatique, la pollution, les pertes de biodiversité, etc. et elle finira par faire le désert autour d’elle. N’est-ce pas toute l’ironie de l’histoire : d’un côté ses connaissances scientifiques extraordinaires, de l’autre son incapacité à contrôler sa destinée ? Ses prouesses scientifiques laissent à penser qu’elle est dans le secret des dieux, mais en tant qu’espèce, c’est l’échec complet.

    1. La science est un outil (à la décision, à la compréhension, à la construction d’outil pratique), ce n’est pas une méthode politique, un scientifique qui étudie l’explosion, elle peut devenir vecteur de politique, si ce scientifique choisit d’approfondir sur une bombe ou un moteur, mais même dans ce cas, le choix de l’usage reste un choix politique au niveau de la société et par nos contrés, on arrive au problème de la démocratie censitaire.

    2. Mais si, elle est capable d’endiguer le réchauffement, la pollution et la perte de biodiversité, mais ça rapporte pas un rond, donc elle passe à autre chose.

    3. Mmoui étonnant si on croit que le cerveau contient des pensées qui deviennent des actions (la bonn blague)
      Donc, eh ben, pour aligner une série de conditions « ET » dans des laboratoires faits pour ça, no problemo, vous déversez qqs millions d’euros, et le tour est joué (tant que OGM ou climat ne s’en mêlent pas, appelez Bruno Latour sinon), vos beaux atomes sont intriqués, votre rat cloné. Que l’on puisse exporter une telle chaine de « ET » au monde réel n’arrive qu’à dose homéopathique. Quand ça marche très bien, ça se voit : la microélectronique (plein de transistors qui fonctionnent tous, même par centaine de milliers dans le dernier gadget à 2 euros).

      Mais la société, c’est tout sauf une chaine de « ET ». Ca l’est un tout petit peu dans un pays bien dictatorial politiquement (la Chine) : Le chef décide ET la plupart des échelons transposent tous sans broncher. Mais dans une société plus libre politiquemen, dont nul n’a une vision globale de pourquoi elle est au point où elle se trouve, et où elle dérive dans un espace très multi-dimensionnel, même de la « science » économique ou sociologique n’en pourra mais. Seul la vision ou le non-aveuglement des élites est alors en jeu pour ce dont il est question ici.

  18. Je ne crois pas du tout à la théorie selon laquelle une organisation peut développer une tedance suicidaire. Le problème réside ailleurs; par exemple, si une organisation ne s’adapte pas aux changements. Machiavel a déjà décrit ce phénomène: ceux qui profitent du système ne veulent pas qu’il change, et font tout pour empêcher le changement. Ce que l’on vit actuellement. Ce type de comportement peut en effet conduire à la déstruction du système.
    C’était le cas en 1914. Les vieilles aristocraties de certains pays européens ne se sont pas adaptées aux temps nouveaux, l’anachronisme de ces systèmes les a fait disparaître. Le « suicide » des monarches consistait à croire que tout allait continuer comme avant. On a rapporté cette phrase d’étonnement de Guillaume II, empereur allemand, quand il traversa le Rhin pour se refugier en Hollande: « Qui aurait pu prédire cela ».

    1. Des doutes…
      L’ aristocratie brit. ne s’est pas adaptée. Elle était et elle est toujours anachronique. Ceci pour un observateur extérieur. Elle, elle s’estime adaptée.
      Pour votre exemple 1914, c’est plus simple : soyez vainqueur et vous pourrez dire qui est ou n’est pas « adapté ».
      « S »adapter aux changements » a des relents darwiniens, donc c’est nécessairement faux. Qui constate et dit  » vous êtes adaptés »? L’ Allemagne est-elle adaptée à l’ Europe ? Non , puisqu’elle introduit un déséquilibre structurel mettant en danger l’ Europe. Oui, si le pognon est l’alpha et l’oméga. Oui encore, dans une organisation fédérale avec de larges transferts dont elle serait la source quasi unique.
      Relativité à tous les étages, donc. Etre vainqueur, etre le plus gros ou le plus riche suffit pour dire le droit.

      Ceci dit, les tenants du libéralisme et ses profiteurs scient la branche sur laquelle ils sont assis. C’est un fait. Est-ce un comportement suicidaire? Probable qu’ils soient comme les aristos brit quant à leur légitimité : ils ne le croient pas. Jusqu’à présent, ils ont raison… Dure sera la chute, si nous le voulons.

      1. « Non , puisqu’elle introduit un déséquilibre structurel mettant en danger l’ Europe. »

        Vous croyez vraiment ce que vous dites ? Qui a imposé l’Euro à l’Allemagne ? Qui a suggéré la création de la CECA en 1950 ?

      2. Pignouf
        Effectivement, la France a toujours, depuis 1950, prôné la création d’une monnaie européenne, c’est elle qui, après avoir perdu ses colonies, a favorisé la construction européenne – sous la direction politique de la France bien sûr. L’euro était le prix à payer pour pouvoir réaliser la réunification allemande, entre autres.

        Daniel
        On a du mal à suivre votre argumentaire; étriqué et dogmatique. Aussi, vous semblez mal connaître l’aristocratie anglaise.

      3. Savoir qui a fait quoi 50 ans en arrière est certes important mais pas pour la petite question en cours. En tout cas, on peut estimer que la prééminence éco de l’Allemagne est une cause de déséquilibre mortel en Europe. Ce n’est pas de la petite bière, Paul montrait qu’elle pompait approx 300 milliards d’Euro annuellement. C’est un fait, peu importe notre responsabilité ou celle des grecs.

        L’aristocratie brit. est un vaste monde que je ne connais pas particulièrement. Il suffit de savoir qu’elle existe encore. Est-elle, de ce fait, « adaptée » ? Plus « adaptée » que la défunte aristocratie impériale et royale austro-hongroise ? Simplement, j’en doute.
        Extrapoler Darwin est un jeu dangereux. Après tout, et de surcroit, je fais partie d’une « classe » « inadaptée »; la preuve: elle est en voie d’attrition. Je dis extrapoler Darwin mais « barbouiller du darwinisme aux structures sociales et à leurs évolutions » est plus exact…

  19. Angela Merkel, écoutez le peuple grec ! Mardi 9 octobre, Angela Merkel se rendra en Grèce. Manolis Glezos*, symbole de la résistance grecque contre l’occupation nazie et député de Syriza, demande à la chancelière d’écouter « la voix de ceux qui résistent aux coupes brutales », rappelant l’aide offerte en 1953 par les Alliés et la Grèce à l’Allemagne: « la suspension des paiements de la dette et l’aide économique ».

    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/081012/angela-merkel-ecoutez-le-peuple-grec

    1. Nous n’avons pas l’intention d’inviter la Chancelière à dîner. Par contre, nous l’invitons à visiter ensemble le champ de tir de Kaisariani pour qu’elle voit aujourd’hui encore, soixante-sept ans après la fin de la guerre, que l’herbe ne pousse pas là où a été versé tant de sang. La terre n’oublie pas. Alors, les hommes aussi n’ont pas le droit d’oublier.

      Tout est dit et qu’elle se l’enfonce dans le crane.

  20. Il est difficile d’affirmer que des civilisations se suicident. Paul Jorion à propos des Mayas par exemple évoquait alors une hypothèse que je partage.
    Ce qui est plus facile à expliquer, malgré la complexité, c’est le suicide de la société capitaliste.
    Sa fin est-elle également celle d’une civilisation ? On peut en douter et espérer, optimistes que nous sommes, un monde enfin civilisé.

  21. Allons-y de nos citations archi-connues :
    « Nous autres, civilisations, savons désormais que nous sommes mortelles » (Popaul Valéry). Etc…
    Toutes vont vers le « rendez-vous en enfer ».
    Bon. Alors, on fait quoi ?
    Qui va se regrouper avec qui (même s’il le critique là ou là) ?
    Qui va soutenir CONCRÈTEMENT qui (même si… etc) ?
    Ce blog, tout en nous étant vital, pourrait-il (sans être « engagé » là ou là),
    ETRE A MINIMA PLUS COMBATIF ?
    Bien réactivement vôtre.

  22. Un billet de JL Mélenchon sur son blog à propos du traitement fait par le journal Le monde du manifeste des 120 économistes (dont Paul Jorion) :

    Mais puisque je suis sur les méthodes et même sur les principes, comme dit Gilles Paris, comment ne pas revenir sur le traitement qu’ont eu à subir les cent vingt économistes qui se sont exprimés contre le traité européen au moment où ils ont transmis une tribune au journal « Le Monde ». Voici ce qu’en dit un des mes interlocuteurs dans ce groupe. « Le texte a été modifié, coupé, caviardé, sans nous prévenir. Je vous mets en pièce jointe le texte initial avec en rouge les coupures du « Monde » : quasiment tous les aspects propositionnels ont été virés pour en faire un texte de pure contestation. Ils ont aussi enlevé la référence aux prix Nobel d’économie : on voit donc bien que la manœuvre visait à limiter la crédibilité et la portée du texte. Alors que j’ai eu le rédac chef des pages « opinions » du « Monde » pendant le bouclage, il ne m’a jamais dit que le texte serait coupé ni qu’il était trop long. Nous avons découvert la version aménagée par Le Monde au moment de sa parution. Autre problème : les signatures du texte. C’est seulement au moment du bouclage qu’il nous a prévenus qu’il ne pourrait mettre que 6 signataires dans la version papier sur les 120, alors qu’il avait le texte depuis 10 jours. Nous nous attendions à en publier une trentaine et avions donc fait une liste de 30. Nous lui avons fait en urgence une liste de noms respectant au mieux les équilibres partisans et associatifs de notre tribune. Il m’a confirmé au téléphone qu’il respecterait cette liste. Résultat il met 11 noms, qu’il choisit lui-même sans respecter notre liste ! Il s’est notamment permis de retirer Frédéric Boccara (commission économie du PCF), alors que nous l’avions mis parmi les 4 premiers signataires. « Le Monde » devait mettre dans la version papier l’adresse du site web contenant les 120 signataires. Ils ne l’ont pas fait et n’ont pas mis non plus la liste sur le site web du Monde. » Voila un témoignage direct et vécu, non ? Si ce que j’ai dit du traitement de notre tribune pouvait faire croire au cas particulier, voilà qui montre une méthode généralisée. Les « principes », disiez-vous ?

    Lien : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/10/06/je-ne-suis-pas-un-pigeon-je-menvole-mais-je-reviens/#article3

    1. Vous avez raison de mettre en évidence les pratiques journalistiques de ce fleuron des papiers utiles à l’emballage du poisson, les jours de marché.
      C’est une illustration, parmi beaucoup d’autres moins documentées, des pratiques des nouveaux chiens de garde du libéralisme.
      Que serait-il, ce système mortifère, si tant de spécialistes des Public Relation n’étaient à son service ? Nous sommes si faibles et influençables: la Vérité doit être aménagée et martelée.

  23. « Une cellule normale a constamment besoin que le corps lui confirme son utilité, aux moyens de facteurs de croissance. »
    En allant voir la notice wiki d’apoptose, on peut y lire cette phrase où on jurerait y lire la trace de l’ADN capitaliste à la jducac, mais aussi celles-ci :
    « Les cellules cancéreuses sont généralement des cellules dans lesquelles ce mécanisme ne fonctionne plus. Elles survivent et se multiplient en dépit d’anomalies génétiques survenues au cours de la vie de la cellule, alors que normalement elles auraient dû être détruites par apoptose. »
    « Des signaux émis à la suite des dommages subis par l’ADN (par exemple suite à une irradiation aux rayons UV ou aux rayons X) sont capables de déclencher l’apoptose : en effet c’est alors soit une cellule potentiellement cancéreuse, soit une cellule totalement dysfonctionnelle. Dans les deux cas, cette cellule doit être éliminée sans dommage pour le reste du tissu adjacent. »

    ‘Normalement’, les ‘cellules’ cancéreuses auraient dû être détruites lors de l’implosion des subprimes, par apoptose. Mais l’apoptose n’a pas pu se déclencher.
    Et les cellules cancéreuses prolifèrent dorénavant.

    Mais rassurons-nous : « La réactivation du mécanisme d’apoptose a pu toutefois être obtenue chez des cellules cancéreuses de rat ».
    Comme quoi, le rat est l’avenir de l’Homme.

    1. La question qui suit est (puisque l’on sait que la réactivation est possible), comment réactiver l’apoptose du capitalisme dont la mutation génétique a permis de bloquer le déclenchement de ce processus (qui aurait pourtant dû se produire), afin que ces cellules cancéreuses ou dysfonctionnant soient éliminées sans dommage pour le reste de la société ?
      Un virus ?

      Un biologiste, dans la salle ?

      1. Je vous dis ce que j’en pense demain. Je ferai une recherche rapide là-dessus, et je résumerai après. Éliminer les cellules cancéreuses sans dommage pour le reste du corps est d’ailleurs le grand défi de la cancérologie depuis pas mal d’années, qui a vu l’émergence des thérapies ciblées versus les thérapies conventionnelles (radio, chimio).

        A chaud comme ça, j’ai l’impression que je vais pas surprendre beaucoup de lecteurs réguliers. Mais tout connement, beaucoup de thérapies récentes à divers degrés d’avancement tentent effectivement de REPROGRAMMER certaines voies d’INOFRMATION inactivées dans les cellules cancéreuses, en particulier les voies de signalisation qui inhibent la croissance cellulaire (par la division). On peut considérer que les cellules cancéreuses ont réussi à s’extraire de leur dépendance en information aux cellules saines voisines (un des 6 traits caractéristiques d’une cellule cancéreuse). Elles sont aussi capables de se rendre invisible aux cellules immunitaires. Ca fait penser au shadow banking, par exemple ? Pour moi, on est bien là aussi sur le terrain de l’information, certains agents ne retenant que les informations qui les avantagent, et les autres « oubliant » jusqu’à leur existence.

        Et, au passage, le biais fondamental de Jducac dans ses analogies avec les corps multicellulaires, c’est bien évidemment qu’une cellule n’a pas de conscience. Pour le reste, je n’ai pas l’impression de l’avoir vu écrire des énormités pour ce qui relève de la biologie.

      2. Le capitalisme n’ est pas une cellule et donc pas susceptible d’ entrer dans une telle séquence .
        C’ est un état du corps social en métamorphose : des zones régressent, d autres croissent, des connexions nouvelles apparaissent. Du point de vue local, cellulaire , quand tout autour de vous s’ effondre, que faire ?
        « Ce signal n’est pas envoyé si il y a présence de points de contact focaux, il suffit quelque fois d’un seul point de contact focal, pour maintenir la cellule en vie. »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Anoïkose

        Exemple : dans la santé, on nous coupe le financement des astreintes médicales ou chirurgicales sur plusieurs établissements , alors qu’ elles sont maintenues pour certains.
        Diagnostic : discorde du corps social médical initiée par la raréfaction orientée des ressources nécessaires (orientée car non conforme à l activités réelle, et visant à l’ arbitraire)
        Contre mesure locale : mise en commun (et partage conforme a l’ activité) , le peu de ressources disponibles en vue de maintenir la cohésion de ce qui est fonctionnel en vue d’ affronter la suite (qui ne pourra être surmontée que par le moyen de cette structure). La structure (l’ être social) est le but et en même temps que le moyen du but : la construction du Vaisseau, c est le Vaisseau.

      3. Pas biologiste , mais il me semble que la cellule de base est eternelle et indépendante ….Elle devient mortelle ( perte de la scissiparité) et dépendante qd elle se spécialise pour former un corps complexe …….C’est à l’ échelle inférieure le modèle sur lequel s’appuie la thèse de l’ Organicisme …qui voudrait qu’en se spécialisant a outrance l’espece humaine rejoigne la fourmi dans l’aliénation et l’entité réduite au minimum pour le bénéfice du « CORPS » réel celui d’ un système .Je crois que c’est Durkheim qui voyait ds l’ organicisme l’ image recherché du dieu .
        Je pense qu’en fait cette tentative du vivant d’exploiter le cognitif au dépend de l’individu peut etre vu comme une déviance perverse et une impasse ….Le « fait  » civilisation est vu en trompe l’ oeil comme un aboutissement normal et peut , a contrario , etre considéré comme un cancer organiciste qui booste l’ entropie .
        Il ne peut y avoir suicide qu’en conscience . Le système , meme pres du mur , n’est pas conscient du mur , du moins ne « croit » pas au mur .

      4. « La Construction du Vaisseau, c’est le Vaisseau »

        Si je me rappelle bien, c’est dans Citadelle, ça. Ou alors, ça y ressemble beaucoup !

      5. @Youbati

        C’ est pas plutôt , le sens qu’ on peut trouver , dans une grosse histoire d’ inondation, avec un gars qui essaie de sauver tout ce qui est nécessaire pour renouveler-maintenir la vie ?

      6. @ux biologistes :
        Merci pour les réponses. Bien que l’analogie organiciste puisse conduire au darwinisme social, intéressant
        Le développement des cellules cancéreuses serait donc lié à l’absence de dépendance à l’information (le besoin d’échanges selon Aristote), de lien avec la matrice cellulaire : sans cette dépendance, la cellule cancéreuse (par mutation génétique endogène, exposition exogène) continue sa croissance. Ou devient invisible pour le système immunitaire chargé de la supprimer, ce qui revient au même in fine.
        Vous parlez de reprogrammer des voies d’information.
        Est-ce que le prix peut être une de ces voies ? Peut-on considérer que si c’est une des voies d’information, celle-ci soit suffisamment ‘perturbée’ (modifiée, subissant une mutation, …) pour que le développement des cellules cancéreuses puisse se réaliser ?

      7. @Zebu : vous demandez « Vous parlez de reprogrammer des voies d’information.
        Est-ce que le prix peut être une de ces voies ? Peut-on considérer que si c’est une des voies d’information, celle-ci soit suffisamment ‘perturbée’ (modifiée, subissant une mutation, …) pour que le développement des cellules cancéreuses puisse se réaliser ? »

        Réponse oui pour moi si on parle d une perturbation orientée et locale de l’ opportunité de l échange (perturbation de l information ou de ses voies), provoquant macroscopiquement une perturbation de la circulation-asservie-a-l-information , du fluide materiel qui transporte ce qui s’ échange, ceci entraînant croissance ici et involution là, par exces ou deficit d apports materiels nécessaires à la vie. Si la perturbation lèse le code ADN à la longue peut se produire une absence de réparation et un développement anarchique.

        Mais je pense plus à l’ analogie avec le phenomene de métamorphose qu’ à celle de la tumeur maligne.
        Goethe avait étudié la métamorphose de la plante, comme etant la succession de différentes projections-aspects d un archetype originel qui apparait plus ou moins étendu ou concentré pendant cette metamorphose : la feuille (la graine est pour lui un etat concentré de la feuille).

        http://www.persee.fr/articleAsPDF/rhs_0151-4105_2001_num_54_4_2135/article_rhs_0151-4105_2001_num_54_4_2135.pdf

        « Outre le volet purement morphologique de la théorie de la métamorphose, Goethe propose une interprétation physiologique de la diversité des appendices végétaux. Ainsi, il explique la mise à fleur par une diminution de la quantité de nourriture mise à la dis position du bourgeon : ce dernier, incapable dès lors de produire une tige normalement feuillée, ne développe que des feuilles très rapprochées les unes des autres, qui vont constituer les sépales : « La nature ne forme pas dans le calice un organe nouveau, mais elle ne fait que réunir et modifier les organes que nous connaissons déjà, et elle se rapproche ainsi d’un pas de son but (33). » La floraison correspond par conséquent à une concentration des parties de la plante : « Le développement en longueur et en largeur est arrêté et tous ses organes sont dans un état extrêmement concentré, pressés les uns contre les autres (34). »
        Cette évolution n’est d’ailleurs pas irréversible, et un excès de nourriture peut permettre au bourgeon de produire finalement des feuilles éloignées les unes des autres, c’est-à-dire un rameau feuille. L’orientation de la croissance des bourgeons n’est pas seulement déterminée par la quantité de sève, mais aussi par sa qualité : les sucs les plus grossiers conduisent à la formation de rameaux sté riles, les plus subtils à la mise à fleur (35). »

    2. Zeb,

      ‘Normalement’, les ‘cellules’ cancéreuses auraient dû être détruites lors de l’implosion des subprimes, par apoptose. Mais l’apoptose n’a pas pu se déclencher.

      Contresens. Ton « implosion des subprimes » ne correspond pas à l’irradiation aux UV ou X, i.e au facteur déclenchant l’apparition de cellules déviantes entraînant normalement leur apostose, mais à une rupture de tumeur volumineuse et passablement nécrosée avec hémorragie et cie, les métastases ayant elles depuis lurette pris leur baluchon, on the road…

      1. Exact Vigneron !
        Trop grande concentration de richesses = apoptose automatique (avant apparition tumeur capitalistique).

    1. S’il nous est donné d’entrer dans notre royaume, c’est le lieu où la mort n’a pas de pouvoir. N’empêche que ça vibre et cogne fort dans les cœurs, c’est un peu mourir que de voir ses illusions tomber , et apercevoir la réalité, comme le dit le poète , « l’universalité du drame ».
      Quelle information transmettre et qui ne serve pas les puissances négatives dans leurs noirs desseins , qui ne puisse pas être récupérées à des fins douteuses, ou mercantiles, ou intéressées , alors qu’on sait que le Grand frère fait feu de tous bois , et ne laisse que descendre les hommes au enfers de leurs cendres ?
      Nous n’avons plus le choix, il faut d’abord renaitre, si on veut à la fois voir, et pouvoir sans nuire ( ce qui est équivalent à ne pas faire tomber dans la misère ) .
      Tout est affaire de cordée, si Nous voulons endiguer tout ce qui est parjure , pacte horrible avec le Démon.

      http://www.liberation.fr/monde/2012/10/09/la-coree-du-nord-dit-pouvoir-frapper-les-etats-unis_851890, être d’accord avec ça des deux côtés , par exemple .

      1. P.S.
         » L’intelligence avec l’ange, notre primordial souci .
        (Ange, ce qui, à l’intérieur de l’homme, tient à l’écart du compromis religieux, la parole du plus haut silence, la signification qui ne s’évalue pas. Accordeur de poumons qui dore les grappes vitaminées de l’impossible. Connais le sang, ignore le céleste. Ange: la bougie qui se penche au nord du cœur.) »
        René Char , Feuillets d’Hypnos

  24. Bonjour à tous

    Apoptose chez les évadés fiscaux grecs!

    sur Business Insider : après un ancien ministre grec impliqué dans une sombre histoire, un deuxième homme d’affaires, impliqué dans le même circuit a été retrouvé mort dans sa chambre… Tous deux figuraient sur la liste des évadés remise par C. Lagarde (celle des pubs Hermès) aux autorités grecques qui l’ ont « perdue » un moment …..

    @zebu: le capitalisme étant un produit pénétrant nos sociétés toutes entières, une apoptose déclenchée nous affecterait tous! De plus, étant donné que les métastases affectent surtout « la tête », le patient légumineux aurait de fortes chances de finir ses jours à Berk -plage allongé sur un brancard. Puis, une fois l’électricité alimentant le respirateur coupée pour non paiement, les goélands se chargeront du nettoyage…..
     » D’ici là, vivons heureux en attendant la mort: réapprenons à filer le chanvre (pour nos cilices Jérémie!) à écorcher proprement la sauvagine qui agrémentera notre potage et à cultiver les treuffes….

    Cordiales OAT , spéciales Draghi, en ce beau jour de déclenchement du Machin à Sous Européen….

    1. @ steve :
      toutes entières, je ne sais pas : personnellement, je ne le crois pas. Dans ‘Le prix’, la démonstration a été faite de l’inverse, de l’utilisation de mécanismes qui n’ont rien à voir avec cela, y compris au coeur de la finance. C’est sans doute le but du capitalisme : nous faire croire qu’il en est ainsi et qu’il ne peut pas en être autrement (la matrice).
      L’apoptose au contraire a pour but de préserver les tissus environnants des cellules malades.
      Reste effectivement que nous en sommes tous malades, à des degrés divers. Ce qui signifierait une ‘perte’ pour le plus grand nombre. Ou le cancer pour tous.

  25. dangereuse finance,
    et surtout levier anglo par excellence, la preuve par la Défense:

    http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/eads-bae-le-poker-menteur-des-etats-291973

    «Des lignes rouges autour de la fusion»

    «Si Berlin veut un pourcentage du capital pour des raisons politiques sans droits particuliers attachés, la situation est sans doute gérable, mais si l’Allemagne franchit la ligne rouge en exigeant des droits particuliers en tant qu’actionnaire, cela tuera le deal», assure-t-on de bonnes sources. Le signal envoyé serait désastreux pour le futur géant, qui a de grandes ambitions à l’international.

    Philip Hammond, secrétaire à la Défense britannique, a rappelé dimanche sur BBC Radio 4 que le nouveau numéro un mondial ne pourrait en aucun cas être contrôlé par un État et qu’un État ne pourrait pas détenir plus de 15 % du capital. «Nous avons dit très clairement que nous avions des lignes rouges autour de la fusion EADS-BAE et que si elles ne peuvent pas être satisfaites, nous utiliserons notre golden share pour mettre notre veto sur l’accord», a déclaré Philip Hammond.

    Si l’Allemagne ou la France jouait les premiers rôles comme actionnaires, toutes les activités américaines du futur géant ayant des agréments avec le Pentagone seraient menacés. Car les États-Unis n’accepteront pas un droit de regard étranger sur des activités sensibles.

  26. « Il faut taxer à égalité les revenus du travail et ceux de la rente. » Entendu ce matin sur France Culture, dans la bouche de la porte-parole du gouvernement socialiste, Najat Vallaud-Belkacem. Le travail est une valeur, paraît-il, y compris à gauche. Pas « a une valeur », mais « est une valeur », comme le sont la liberté, l’égalité, la fraternité, si verbeusement défendues et si peu incarnées par nos dirigeants. Mettre à égalité de considération le salarié et le rentier, et s’en féliciter par surcroît, voilà ce qui s’appelle du bon travail. Il faut dire que dans le voisinage de Brice Couturier, dont la énième charge anti-impôts faisait un contrepoint comique à l’article de Paul, on se prend facilement de compassion pour les rentiers. 50-50, tout le monde est content ? Mais ce serait 90-10 en faveur des salariés que ce ne serait pas encore assez. Un avis là-dessus, M. Cahuzac ?

    1. Sur la forme, Najat Vallaud-Belkacem a une maîtrise verbale extraordinaire.
      Je crois qu’elle a porté la science de la langue de bois à un niveau inégalé.
      Et elle est convaincante, quelque soit la vacuité des propos.
      Sauf qu’en matière de finance-impôts et justice fiscale, elle a été d’une fermeté rare pour justifier les inégalités au prix d’un manque à gagner fiscal conséquent . De mémoire: « nous maintenons les niches fiscales qui coutent au budget plusieurs dizaine de milliard d’ Euro. »

      Brice-Couturier est sans surprise, le même refrain libéral répété sans fin…

      [ Hors sujet : Najat Vallaud-Belkacem veut éradiquer toutes les horreurs faites aux femmes pour les forcer à se prostituer, et éradiquer la prostitution. Rien à dire sur l’objectif.
      Mais sa rigidité intellectuelle laisse mal augurer de la suite.
      J’ai peur que la double peine – triple si on y ajoute les persécutions policières – faite aux prostituées soient encore aggravées.
      Le sujet est délicat et je suis mal informé mais je crains que ses projets ne ciblent pas les vraies causes. J’ai senti comme une absence de compassion et la volonté de ne s’en prendre qu’au visible : ces pauvres femmes. Avant de réprimer, il faudrait aider, protéger ,soigner etc… et cela sans fin. A l’origine, il n’y a qu’un coupable : le proxénète ; le proxénétisme étant un crime.]

  27. Il ne peut y avoir suicide qu’en conscience

    non . c’est tout à fait le contraire .
    ou si c’est exact, c’est d’une conscience qui n’est la notre . à nul d’entre nous .
    à moins que vous ne vouliez dire que notre conscience se suicide, et suicide donc le corps ? mais si c’est le cas, à partir de quelle conscience , partant d’un constat d’échec de notre être ?
    ou si on prend les mots autrement : « on » suicide « notre » conscience . ayant éradiqué la conscience, que peut il rester ?
    est-ce cela que vous vouliez dire ?
    s’il en est ainsi , il faudrait interroger « on » et savoir pourquoi il nous suiciderait .

    1. Je veux dire qu’il y a auto destruction du système sans conscience du système de cette finitude .
      L’ individu est conscient de cette obsolescence programmée ( par la structure du système) , …mais pas le système , qui refuse l’ information .
      C’est un peu la thèse de l’ organicisme , mais l’ organisme émergeant , a une conscience réduite et la vue a court terme …..Ceux qu’elle emploie a des postes de direction et de prise de décision ont une durée de vie inf a 3 ans ….ce qui fait que le « système » en tant qu’ organisme ne conjecture pas plus loin que 3 ou 5 ans ……les fonds de pension réclament du 15% et les décideurs se doivent de juste tenir encore un ou 2 ans …
      La dynamique du système échappe au controle des individus …on ne peut perturber une toupie de l’ intérieur de la toupie ….La globalisation a créé un monstre possédant une inertie énorme et les seules solutions sont des solutions individuelles .

      1. kercoz
        10 octobre 2012 à 23:12

        à condition de définir l’individu . la cellule de base , l’Homme . ( et sa dualité qui parait irréductible)
        (entre parenthèse, l’utile , l’outil . si l’on ne sert à rien , à quoi sert l’homme ? c’est un déchet recyclable ?)
        un autre problème, qui n’est peut être pas sans relation, c’est l’infini dans l’homme . le sans limite ou du moins le fait de toujours repousser ses limites , ses explorations , et sa puissance pour ce faire . disant cela en passant .

      2. @Eric L :
        tu poses les bonnes questions .
        L’ homme n’est pas la cellule de base …….en tant qu’espece sociale , la cellule de base c’est le groupe ….a la limite on pourrait dire « l’ individu et son groupe » …puisqu’on ne peut exister sans ce groupe .
        La structure naturelle des individus dans le groupe et des groupes entre eux ( de type fractale , appuyée sur l’ agressivité intra-spécifique de K.Lorenz) aurait du se conserver et se baser sur le groupe réduit originel ( ou le groupe et l’ individu se sont auto-formatés) …c’est le modèle « naturel » en usage chez ts les systèmes vivants .
        Le groupe réduit est imperatif du fait de l’obligation de l’affect ds les interactions .
        A mon sens il y a equilibre entre l’ optimisation de l’entité individuelle et l’ optimisation du groupe originel …..Du fait de l’ hypertrophie des groupes (pour des raisons de gains de productivité) on a destructuré le système et l’ individu isolé perd ses repères ( par ex pour chercher a se valor-iser il court apres des leurres exploités par des commerciaux pour tenter de valoriser sa « face » ( Goffman « les rites interactifs ») alors que ds son groupe restreint cette valorisation atteinte il retourne a son hamac .
        ce que tu dis :
        //// c’est l’infini dans l’homme . le sans limite ou du moins le fait de toujours repousser ses limites ////
        fait penser a G. Bataille ds la part maudite : la necessité pour l’ homme ( et tous système vivant ?) d’etre ds un système « ouvert » ,…la necessité du gachis , de l’ infini des ressources .

  28. Les tendances suicidaires de la société marchande auraient-elles un rapport avec le narcissisme et ses formes extrêmes ?

    Quel rapport entre le fétichisme de la marchandise et le narcissisme ?

    Pour en savoir plus, un séminaire avec Anselm Jappe à Paris fin 2012 et début 2013 : Les aventures du sujet : société marchande et narcissisme.

    Anselm Jappe sera présent avec Bernard Friot à Bruxelles le 19 octobre : Après l’économie de marché ?

    Pour en savoir plus : http://palim-psao.over-blog.fr

    1. depuis que la Tv est arrivée dans les foyers et que l’image a remplacé le mot
      dans la vie quotidienne des gens, la recherche du sens est remplacée
      par des réactions de mimétisme.
      ce sont maintenant le paraitre, les rapports de force et de séduction
      qui priment sur la recherche du sens. Pour en donner une explication rapide:
      lorsque nous avons devant nous l’image d’une main nous comprenons immédiatement
      ce que cela veut dire, tandis que le mot « main » à l’écoute ou la lecture
      induit une activité différente de l’esprit où nous devons chercher le sens
      dans notre vocabulaire pour pouvoir comprendre.
      Il en résulte une transformation du psychisme: la part du psychisme réglée
      par les images et produisant le mimétisme est renforcée et prédomine.
      cela conduit à des comportements particuliers.
      Par exemple on va dépenser pour acheter une Xième paire de chaussures
      s’additionnant aux autres dans le placard plutôt que d’investir
      dans une nourriture de qualité dans le but de privilégier sa santé.
      rester en bonne santé passe après être à la dernière mode.
      La caricature de ce modèle de comportement social est donnée par la présence
      de 4X4 sur les parkings de supermarchés à bas prix.

  29. Bon , je crois qu’il faut se tourner vers un grand sage , lorsque aucune solution n’apparait .
    Les prévisions sont difficiles , surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. J.Chirac

  30. Emission tv hier soir :le tricheur professionnel…….. ..je ne connais pas ce texte de henry Ford , tout le monde le connait.
    Oudéa…………..il n’y a pas eu de spéculation immo en France.
    Révoltons nous devant ces arrogants.

  31. La BCE n’imprimera pas de monnaie pour résoudre la crise.

    La Banque centrale européenne n’imprimera pas de monnaie pour résoudre la crise de la dette en zone euro, a déclaré son président Mario Draghi. « La BCE ne peut s’engager dans du financement monétaire et ne peut pas remplacer l’action des Etats membres (de la zone euro). Il est trop facile de penser que la BCE peut remplacer l’action des gouvernements ou leur manque d’action en imprimant de la monnaie. Cela n’arrivera pas », a dit M. Draghi lors de son audition devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, retransmise par la télévision du Parlement.

    lesoir.be et agences

  32. Pour qu’elles raisons les colons anglais e 1870, puis italiens en 1930, ont ils fait rebatiser deux villes en Éthiopie à la fin de leur occupation ?

    Ces deux villes s’appelaient respectivement :
    Magdala qui aujourd’hui s’appelle Amba Mariam.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Amba_Mariam

    Nazareth qui aujourd’hui s’appelle Adama.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Adama_(Éthiopie)

    Qui veut effacer de l’histoire du temps des villes portant des noms aussi prestigieux ?

    A QUI et a QUOI sert le fait de déplacer l’Histoire et les événements qui on préalablement été effacés par nos ailleux ?

    À la guerre …

    Le mieux ne serait il pas d’installer le siège de l’ONU en Éthiopie !!!!!

    1. Il me semble que l’Eglise éthiopienne fait partie de l’orthodoxie ancienne (un exemplaire du Livre de Henoch entier avait été découvert et ramené d’Ethiopie par des Anglais, ce qui atteste d’un contact très ancien avec la culture judéo-chrétienne). Je pense que ces changements de noms ne font que refléter la passion de certains chefs d’Etat éthiopiens pour la religion chrétienne, ou au contraire leur indifférence ou encore leur choix laïque.

      Dans le cas de Byzance et de Istambul, le cas est plus facile à interpréter.

    2. @ Moi même
       » Qui veut effacer de l’histoire…. »
      Réécriture , organisation de l’oubli , effacement , falsification de l’histoire , vieux trucs encore utilisés ; ceci se passe en 1957 en Angleterre :
       » Le site de Sellafield est le principal complexe de la filière électronucléaire britannique. Initialement nommé Windscale, il a été rebaptisé Sellafield à la suite d’un grave accident dans l’un de ses réacteurs.  »
      Quelques précisions :
       » L’accident se produit dans l’un des réacteurs graphite gaz à uranium naturel du site. Lors d’une opération d’entretien du graphite, un incendie nucléaire se produit et dure plusieurs jours, pendant lesquels des produits de fission, essentiellement 740 téra-becquerels (740 mille milliards de becquerels) d’iode 131, sont rejetés à l’extérieur. Le nuage radioactif parcourt ensuite l’Angleterre, porté par les vents, puis touche le continent sans que la population ne soit avertie. L’accident de Windscale se classe au niveau 5 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES).

  33. On retrouve le même schéma financier concernant les problèmes écologiques. La finance par l’intermédiaire des lobbys ou des agents d’influences (comme des cases médias) influencent les décisions dans leusr sens, et pour leurs profits, même si la situation est alarmiste.

    Les conflits d’intérêts avec la finance sont tellement important, que la place du citoyen aux XXIème siècle est minime dans les décisions. La surexploitation des ressources naturelles qui permets de créer des conditions d’échanges, sont arrivés à un niveau si grave que l’équilibre biologique est en danger. L’exmple du Canada qui n’a pas voulu payer 30 milliards de dollars devait sortir du protocole de Kyoto, et un changement politique (les conservateurs au Canada) soutenus par les lobbys de la finance, sont sortis du très timide protocole de Kyoto, tout en continuant (case média) à dire qu’il participe activement au réchauffement climtatique, la finance lui en donnant les moyens.

    Un autre exemple de la surexploitation des ressources naturelles, et que les conflits d’intérêts entre la finance et les politiques, et dont les citoyens ou les autochtones sont en désaccord, vont passer par des ordres sécuritaires pour appliquer le choix définitif de la finance. Ainsi selon des régions, ce sont les policiers ou les militaires qui vont appliquer les explusions ou l’acquisition de la propriété privée, pour la finance. Ceci sous couvert d’une publicité, que l’économique est essentiel pour la société, sachant que les revenus distribués seront en plus faible voire inexistant (gratuité) pour certaines personnes.

    Même si une majorité de personnes qui ont voté ou ont été consultés, ou protestent, l’envoi de force sécuritaire pour des intérêts économiques sera légitimer, alors que la communauté se sera appauvri au détriment de conflits d’intérêts.

    C’est grave puisque l’argent et la distribution d’argent par les conflits d’intérêts, en arrivent à menacer des communautés d’invididus de divers sortes, jusquà l’équilibre de vie sur la planète. A partir du moment, où le système n’est plus réguler, ils générent des problèmes futures, et cette engrenage devient de plus en plus difficile à réguler, et dans certains cas impossible ou trop tard. Au niveau écologique celà concerne, l’air, les fruits et légumes (disparition massive des abeilles) ou chute de la biodiversité, et beaucoup d’autres.

  34. Billet percutant de Paul apportant l’info et soulignant l’aveuglement suicidaire de la Finance qui dirige réellement le monde et s’accroche à ses privilèges au risque d’une crise systèmique majeure.
    Le rapprochement avec l’analyse de Jared Diamond sur l’effondrement des civilisations va d’ailleurs bien au delà du seul risque financier. Parmi les causes principales des chutes de civilisations il y a selon Diamond la concomitance de facteurs écologiques et économiques (- surexploitation des sols, épuisement de ressources, surpopulation ), de facteurs environnementaux (-catastrophes climatiques répétées, évolution négative durable de facteurs environnementaux), de facteurs économiques et stratégiques ( rupture d’alliance ou dans les flux d’échanges) et enfin incapacité des élites à s’adapter à ces nouveaux paradigmes.

    Il me semble que le contexte actuel satisfait à tous ces critères.

  35. La notion de « suicide » ne convient pas .Celà impliquerait une conscience de l’auto-destruction .
    On peut expliquer l’auto-destruction d’un système comme une civilisation si on la considère comme un organisme ayant acquis une certaine autonomie de conscience …..mais conscience émergente et a faible emplitude ……ses interets sont immédiats et pour contenter ces interets immediats elle est prete , a l’insu de son plein grés , de sacrifier son futue , a tuer l’espece humaine qu’elle parasite et asservit .
    On peut , par ex , expliquer celà du fait que les individus qu’elle autorise a prendre des décisions et a faire des conjectures en relation avec ces décisions , n’ ont une durée de vie a ces postes , qui n’excède pas 3 ou 5 ans …….De ce fait la majorité des décisions et conjectures ne dépasse pas cette durée …..Ce raisonnement un peu simpliste et réducteur me parait pourtant etre pertinent .

    1. excusez, pour le blanc. j’avais posté quelque chose, mais un néologisme un peu bizarre , qui m’interrogeait et que j’ai dû effacer . les mots nous font des farces . bien plus subtiles encore que les gênes … au fond, se résument-ils à cela , chacun y défend les siens.
      existe -t-il un monument aux mots ? les morts nous font des faces ..

    2. le suicide mode désagrégation rampante, qu’on ne voit pas comme l’herbe qui pousse, si vous préférez, accordez à l’homme le pouvoir de la métaphore dont on use au jour le jour à tort et à travers, le discours, le suicide à petit feu, mais à gros appétit (pas conscient lui non plus ? – à la vôtre!) pour gagner du temps, favoriser la digestion, faire de la place: selon le WWF, de 1970 à 2008, le nombre d’espèces vivantes a diminué de 28%… alertez les bébés!

    1. Hé hé hé…

      Sur les futures sur l’Eurostoxx, la cotation change toutes les 25 millisecondes. Sur 500 millisecondes, vous vous prenez une hausse importante sans pouvoir ajuster. Plus personne ne va vouloir négocier sur ce marché dans ces conditions. Cela va conduire les transactions à se faire de gré à gré…

      Ben z’ont qu’à coter toutes les demi-secondes et c’est marre…
      Par contre ce qui est sûr c’est qu’une limite à une ½ seconde ben c’est 25 fois moins de contrôles à faire qu’à deux centièmes de seconde pour les contrôleurs. On passe juste de l’infaisable au faisable et ça c’est cré cré désagréable…

    2. – 500 ms!
      – Non, 10!
      – 50, maximum!
      – Irresponsable!
      – Toi-même!

      Ca aurait fait une belle planche dans « La survie de l’espèce », non?

  36. Reçu la « Misère » ce soir, ça démarre sur les chapeaux de roues..

    En réfléchissant à l’allusion introductive à Mad Max, et pétri des abris anti-atomiques de Ph. K. DICK je me disais qu’à l’instar des box individuels en acier où pouvaient s’enfermer les zaméricains – de nos jours et moyennant dollars – en cas d’agression (si si), quelqu’un avait déjà du proposer des citernes pour stocker de la gazoline en cas de coup dur.

    Et non, c’est même pas dans le commerce. Que des bidons de 20L, à peine 5 bornes en Hummer, alors en miles je t’en cause pas..

    Bizarre non ?

    Y zauraient vraiment pas peur ?

  37. Dans Paul Ricoeur, « De l’interprétation » :

    p370 : La quatrième méditation Cartésienne de Husserl, problème de la « genèse passive »:

    Or, remarque Husserl,  » la construction par l’activité présuppose toujours et nécessairement comme couche inférieure une passivité qui reçoit l’objet et le trouve tout fait « . Autrement dit, la reconstitution d’une production active se heurte (stossen wir) à une constitution préalable dans la genèse passive. Qu’est-ce la genèse passive ? Husserl n’en parle guère qu’au plan de la perception ; la synthèse passive c’est la chose même comme « toute faite » , comme résidu des apprentissages perceptifs de l’enfance; etc

    1. Ne s’agit-il pas d’une passivité active, alors? Etre curieux et à l’écoute, et trouver ce qu’on n’a pas cherché, ou le trouver parce-qu’on a cherché avec une certaine ouverture d’esprit? Et cela ne concerne pas que l’enfance, j’espère. Je crois que je suis en plein dedans, dans une sorte de synthèse passive, génératrice de génèse. Oui, alors j’attend patiemment, mais pas seulement.
      Construction, création, passivité, activité,… des mots, encore des mots, peut-on en user au mieux, sachant qu’on ne peut pas faire sans?

    2. une émission hier soir sur les pieuvres contredit la derniere phrase , si  » apprentissage » signifie culturel et liens entre individus .
      l’ extreme intelligence de cette espece est démontrée , pourtant la mere meure a la naissance de ses petits .

  38. L’AOUYE

    Immergés dans les eaux obscures de l’océan, d’étranges poissons aux écailles d’argent vivaient blottis les uns contres les autres. Apeurés par un monde fait de vibrations et de bruits insaisissables, c’est comme plongé dans un songe qu’ils se contentaient de suivre le mouvement de la masse à travers les profondeurs insondables.
    Incapable d’envie, seuls les besoins nécessaires prenaient parfois le pas sur l’inquiétude constante rythmant chacun des battements de leurs nageoires, les rapprochant toujours plus près de leurs congénères. Il arrivait pourtant régulièrement qu’un des membres du choeur, poussé par un désir mystérieux s’éloigne de la clique, dans le but inconscient d’assouvir son appétit.
    Un jour pas très différent des autres jaillit des profondeurs de l’océan une lame de fond, aussi haute que la plus grande des montagnes, aussi puissante que la plus forte des tornades. En l’espace d’un instant le ban fut projeté dans les cieux. A l’apogée de leur saut, baignés dans les noirs nuages, un éclair fendit l’air, qui telle la baguette d’un magicien les métamorphosa en poules.
    Sans savoir pourquoi, toutes fuyèrent aussi loin que possible de la mer. Tout autant effrayée que ses semblables, portée par la volonté et un courage aveugle, une des poules s’avança au bord de l’eau. D’où elle pondit un ½uf produisant un son doux lorsqu’il s’enfonça dans l’océan agité.
    Elles apprirent à sonder le monde, et grâce à leur bec à émettre les sons rudimentaires utile à la vie en communauté. C’est sans souvenir de l’époque passée qu’elles jouirent de leur vie libre de poules, passant leur temps à aller et venir, picorer et mettre bas. Par jeu, il arrivait qu’elles bondissent parfois jusqu’à deux voire trois mètres de haut, sans réussir à se mouvoir librement au dessus de la surface.
    C’est en pleine nuit qu’un terrible tremblement de terre réveilla en sursaut la petite troupe.
    De peur de sombrer à nouveau dans l’océan, elles se mirent toutes à bondir gloussant et caquettant en cadence. Une, deux… puis toutes finalement réussirent à s’envoler, devenant par là même des oiseaux.
    Pour cette nouvelle race d’oiseaux, de tout ce qui était émanait une musique. Les arbres jouaient de leurs épines et de leurs branches un canon audacieux au violon, les cours d’eau de jolies berceuses au son claire, les buffles en fanfare une marche puissante. Un monde nouveau s’ouvrait sous leurs ailes, un monde coloré de blanches et de noires balisé de mesures et contre temps.
    Chacun d’eux suivit le mouvement qui lui plaisait le plus, s’imprégnant des la des ré des mélodies qui les portaient, sans se douter un instant de l’anicroche qui pointait à l’horizon de la fugue. Aucun d’eux ne fut à même de trouver le chemin du retour. Tous furent condamnés à vivre seul d’enchantement sur cette terre aux airs impénétrables.
    Plus tard un oiseau au plumage d’or vint à la rencontre de chacun. A son contact leurs plumes changèrent et se firent comme les siennes. Ils apprirent à déchiffrer la musique, à pénétrer son sens, et à en garder le secret.
    Un jour pas très différent des autres, tous les instruments de la nature se mirent à jouer en harmonie un opéra céleste. Les oiseaux au plumage d’or prirent chacun leur voie, suivant les instruments les plus en accord avec eux même. Ils convergèrent naturellement au sommet du plus haut des monts où la terre et le ciel se touchent. D’ici, l’océan leur apparut d’un jour nouveau, calme comme la lune dans la nuit, clair comme le plus pur cristal, le fond parsemé de grains de sable aux couleurs du soleil.
    Un être qu’on ne peut décrire sortit de l’océan jouant une musique chère à nos églises. Tous les oiseaux s’envolèrent jouant de concert avec lui, battant des ailes comme l’on se sert d’une anche pour jouer du hautbois. A mesure qu’ils montèrent vers le ciel, l’être s’éleva au dessus des eaux. Nul ne su jamais si c’est l’être qui les poussa ou eux qui le tirèrent vers les cieux.
    Jamais ils ne se lassèrent de jouer la musique de l’être, jamais ils n’en comprirent le sens. L’âme apaisée, l’esprit emplit de quiétude ils voguèrent en formation au-delà de leur terre originaire, à la rencontre des étoiles.

    http://www.youtube.com/watch?v=Dg0ADeSMQgM

  39. SAMUEL
    « , mais l’environnement s’adaptera plus vite, c’est comme ci on avait toujours pas compris nos antibiogrammes (en 1980 1 ère résistance aux antibiotiques, déclaration mondial, les infections bactériennes ne sont plus un problème, bah voyons, même Flemmings avaient mis des réserves sur l’usage trop conséquent des antibiotiques). »

    Évidemment ils ont compris que l’usage intempestif des antibiotiques , l’usage intempestif des pesticides est nuisible,car la nature a ses propres règles il en sera de même avec les OGM

  40. vigneron
    10 octobre 2012 à 04:37

    ‘T’as raison Samuel, c’est une Dame, « Nature ».
    Et elle aime ça…

    est il nécessaire de la piétiner plus encore ,souiller à l’infini pour exister ?
    pauvre petit bonhomme ,tant de Savoir et de déraison à la fois

  41. Bientôt sur vos écrans, le printemps (précoce ou tardif) jordanien. A la réalisation, le fameux réalisateur « Frères Musulmans », déjà célèbre pour leur trilogie Tunisie-Egypte-Lybie. Tournage en décors naturels et acteurs locaux bien évidemment. Le producteur reste bien entendu le même; on ne change pas une équipe qui gagne. A noter que le tournage du printemps syrien a été retardé pour des raisons de co-production mal ficelée.
    Vive le cinéma!

  42. Question pratique : y’a-t-il un moyen de charger tous les posts sur une même page ? Le moteur de recherche laisse quand même à désirer, et ça permettrait de suivre l’évolution d’une idée plus aisément.

  43. Convergence globale des crises dans « l’abandon civilisationnel ».

    S’il n’y avait que la crise financière, ce qui caractérise notre époque c’est la convergence globale des crises dans un climat délétère de laisser-faire et de mesures agravantes.
    En effet ni la régulation, ni la science, ni la hausse de productivité ne semblent plus adaptés ni surtout adaptables par cette « civilisation ».

    Rappelons quelques crises en cours :
    vieillissement convergent des plus grands pays, énergie (pic pétrolier), déplétion des matières premières, changement climatique, pollution globale de la biosphère, gaspillages hallucinants dans tous les secteurs, nourriture & OGM baclés, destruction de la diversité biologique et espèces invasives, pandémies sociales (tabagisme & autres drogues, culture de l’obésité & des maladies cardio-vasculaires notamment), désertification systématique et monocultures extinctrices, pillage inter-générationnel, une myriade de guerres avec une vingtaine de génocides depuis 1940, etc

    Oublions les tsunamis, seismes et autres désastres naturels dont les géocroiseurs …

    L’anthropocène (le cycle géologique où l’homme est le principal facteur de changement planétaire) aboutira à une hausse globale de température pour éliminer le virus humain qui infeste son organisme … ou ce virus s’étouffera t’il de lui-même ?

    1. 333. “ Humanité “
      Nous ne tenons pas les animaux pour des êtres moraux.
      Mais croyez-vous donc que les animaux nous tiennent pour des êtres moraux?
      Un animal qui savait parler disait :
      “ L’humanité est un préjugé dont nous autres animaux, au moins, nous ne souffrons pas.”
      Nietzsche – Aurore

  44. A tous :
    Je vous invite à écouter les deux émissions de Ruth Stégassy , consacrées au nucléaire en France.
    Samedis 6 et 13 septembre de 7h.05 à 8h.
    Edifiant .

  45. Cher Monsieur Jorion,
    Cet article est très intéressant et je vous avais écouté attentivement à votre conférence à la Salle du Sénéchal à Toulouse. Malheureusement je n’avais pas pu rester jusqu’à la fin mais j’aurais aimé vous livrer ma réflexion suivante:
    Dans le monde occidental du début du vingtième siècle, les tensions liées aux visées hégémoniques des principaux pays européens avaient créé de multiples crises qui avaient abouti à la première guerre mondiale qui s’apparente aussi à un suicide collectif, et d’une ampleur que personne ne pouvait imaginer en 1914. Pourtant , la révolution russe de 1917, les mouvements spartakistes (Rosa Luxemboug, Karl Liebknecht) issus directement de ce cataclysme n’avaient pas réussi à balayer le capitalisme de la planète, ni les forces de la finance et de l’argent qui s’étaient reconverties dans l’industrie des armes puis ensuite dans les travaux de reconstruction. C’est pour ça que j’ai des doutes sur votre pronostic concernant le capitalisme qui serait bientôt proche de disparaître submergé par cette vague scélérate que vous nommez soliton résultant de la crise que nous traversons. Il semble que le capitalisme soit capable de s’auto-regénérer en s’appuyant de façon imprévisible et contingente sur les effets induits par les évènements qui le mettent en péril… mais j’espère me tromper lourdement !

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