Archives par mot-clé : révolution sociale

Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, 6. Le retour des utopies, le 28 octobre 2020

1. La pandémie, le 16 septembre 2020
2. L’économie, le 30 septembre 2020
3. L’environnement, le 7 octobre 2020
4. La géopolitique, le 14 octobre 2020
5. L’Europe et la France, le 21 octobre 2020

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Le 1er mai au Familistère de Guise, par Michel Leis

Billet invité.

Quel autre endroit que le Familistère de Guise pour aller passer un 1er mai ? À moins de 50km de Fourmies, symbole tragique de la condition ouvrière à la fin du 19e siècle, se dresse le Familistère, une utopie sociale qui à partir de 1858 offre aux ouvriers et employés des fonderies Godin des avantages sociaux et des conditions de vie exceptionnels pour l’époque, sous la forme « d’équivalents de la richesse ». De quoi s’agit-il ? De l’accès à des services et des installations réservés aux seuls bourgeois de l’époque : logements clairs et aérés, plutôt vastes*, éducation obligatoire et gratuite jusqu’à 14 ans, équipements sportifs et culturels (piscine, bibliothèque, théâtre). Les conditions de travail ne sont pas en reste : retraite à 60 ans, journées de 10 heures puis de 8 heures avec des années d’avance sur les lois sociales, service de santé gratuit, la liste est longue.

La fonderie Godin est une unité de production performante pour l’époque, dont le succès repose en partie sur une innovation technique, le remplacement dans les poêles de la tôle par de la fonte émaillée. Cependant, la production ne se limite pas aux poêles et l’usine de Guise restera très compétitive (c’est l’une des toutes premières fonderies du monde) tant que la demande restera importante. Bien que l’on parle d’utopie sociale, le travail est rémunéré et il existe une grille des salaires fondée à la fois sur la compétence, l’ancienneté et la position dans l’entreprise.

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