4 réflexions sur « Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, 2. L’économie, le 30 septembre 2020 »

  1. STADTALLENDORF, Allemagne (Reuters) – Des ouvriers du bâtiment ont commencé à abattre une partie d’une forêt allemande jeudi afin qu’une autoroute puisse être construite, malgré les efforts de quelque 150 militants écologistes pour les en empêcher.

    Des dizaines de policiers ont été déployés dans la forêt de Dannenroeder, au nord de Francfort, pour protéger les travailleurs et faire disparaître les militants, qui ont construit des cabanes dans les arbres et érigé des barricades dans la zone pour tenter d’empêcher l’abattage.

    « A partir d’aujourd’hui, l’entreprise de construction peut commencer à travailler dans la forêt et elle a l’intention de le faire. Nous, la police, sommes ici pour permettre à ces travaux de se poursuivre », a déclaré un porte-parole de la police à Reuters.

    Dannenroeder se trouve dans une zone de protection de la nature et ses arbres ont environ 250 à 300 ans. Une partie de la forêt relève de la réglementation européenne en matière de conservation de la biodiversité, ont déclaré les groupes d’activistes environnementaux dans une déclaration.

    « Les conséquences de la crise climatique et l’extinction rapide des espèces sont trop menaçantes pour que nous puissions tous défricher des forêts saines pour construire plus d’autoroutes », a déclaré Marion Tiemann, militante de Greenpeace.

    Le parlement régional du Land de Hesse, où se trouve la forêt, devait discuter plus tard jeudi d’une motion du parti d’extrême gauche Linke visant à stopper le projet de construction.

    L’abattage à Dannenroeder survient deux ans après que la police anti-émeute allemande ait dégagé les militants écologistes des cabanes dans les arbres dans une autre zone de forêt ancienne, en démantelant un camp de protestation mis en place pour bloquer un projet d’extraction de charbon.

    S’exprimant mercredi lors d’un sommet des Nations unies sur la biodiversité, la chancelière allemande Angela Merkel a exhorté les pays à « renverser la vapeur à l’échelle mondiale » pour protéger l’environnement.

    « Nous devons utiliser les terres et les mers de manière plus durable et les gérer de manière plus écologique », a déclaré Mme Merkel dans un communiqué vidéo.

  2. J’ai entendu dans la première heure :

    – Planification
    – PIB constitution et distribution
    – Comptabilité , Juridique,
    – Spéculation

    Je m’apprêtais à m’étonner que les gratuités ne soient pas dans cette batterie , quand elles ont été évoquées par les questions du public , ainsi que quelques items qui auraient pu permettre de placer « travail » et  » salaire  » dans le décor général . Il me semble que « gratuité « mériterait d’être complètement liée au couplet PIB dans le cadre de votre balayage initial ( en tentant de montrer d’ailleurs si ça aurait pu être un outil positif pour l’économie et /ou la santé dans le cadre de la crise Covid ) .

    Si j’ai bien compris ce que les analyses sur les performances Covid permettaient de mettre en exergue relativement à « planification » et « constitution du PIB » , j’ai moins vu comment les deux derniers items sur les 4 étaient spécifiquement éclairés par cette crise là .

    De façon générale comment , au delà de l’éclairage des problèmes , ancrer les propositions faites , dans le  » concert de nations  » ?
    Je me doute que la réponse opérationnelle n’est pas de votre ressort , mais , quitte à éclairer l’état des lieux , pourquoi ne pas tenter d’éclairer aussi les lignes de forces et les points obstacles de ce domaine là aussi .

    1
  3. Waouh ! C’est HEC et l’ESSEC dans mon canap’ ! Pas sûr que ça rentre dans ma petite cervelle tout ça… :-/

    Bon, je retrouve ici l’argument ou plutôt le processus, le cheminement, que doit effectuer la valeur ajoutée pour se transformer en pouvoir d’achat, sans plus d’explications. On comprend bien que dans un système productiviste / consumériste, il faille 1/ produire, 2/ consommer si on veut que ça marche…

    but (comme disent les Stark):

    1/ Ça me rappelle un peu le cours « d’éthique des affaires » qui venait chaque année couronner le cours d’éco en fin de cycle (quand il avait lieu) et faisait beaucoup marrer les quelques rebelles que nous étions. D’abord parce que, déjà dans la vie active et dans le commerce en particulier, tout cela, à l’aune de notre brève expérience, paraissait un peu suranné, voire franchement fantaisiste. Vous l’évoquez vous-même quand vous dîtes que celui qui respecte les règles est désavantagé par rapport à celui qui ne les respecte pas. Vous évoquez aussi régulièrement votre premier contact avec la finance et la comptabilité et les clins d’oeil appuyés de vos profs d’alors quant à la manière officielle ou officieuse de considérer les choses.

    Ici, qu’est-ce qui vous permet de penser que les grosses têtes blondes des écoles « supérieures » de commerce tireront des conclusions différentes de celles que nous tirions et de notre expérience et de ce que je qualifierai de « pression sociale » du milieu ?

    Et quand bien même elles tireraient des conclusions différentes, qu’est-ce qui permettra de les implémenter (où l’on retrouve ma critique – constructive, j’espère, je ne vous dois pas de roue de secours ! – des moyens de la mise en oeuvre) et faudra-t-il de surcroit attendre que ces « forces vives » de la nation aient 50 ans et le pouvoir de décision pour les voir arriver ? J’aurai disparu d’ici-là mais le caractère urgent n’en sera pas moindre…

    2/ Comment conciliez-vous système productiviste orienté au profit de quelques-uns (dont vos chères grosses têtes bondes sont l’émanation parfaite) et gratuité, qui semblent parfaitement contradictoires ? Sont-ce deux étapes différentes ou deux modèles qui cohabiteraient malgré leur apparente exclusive ?

    3/ Il me semble que le système actuel s’accommode très bien des inégalités croissantes – vous parlez vous-même de tiers-mondisation de nos économies (remarque qui vous avait été faite lors d’une conférence avec Lordon à Paris vers 2011) – et le modèle français du luxe par exemple en semble une parfaite illustration. On peut donc imaginer une société clivée 80/20, ou pire, qui laisserait vivoter une population par ailleurs croissante (plus de débouchés, moins de salaires à verser) au salaire de subsistance (strict renouvellement de la force de travail). Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que ce n’est pas vers cela que nous nous acheminons ? Les dernières lueurs idéalistes dans les yeux des « décideurs » de demain avant leur reprise en main par la triste réalité des structures ?! Minimiseriez-vous « l’esprit d’équipe » que vous évoquez par ailleurs et que l’appartenance à une classe sociale consciente d’elle-même et de ses intérêts bien compris, grandement encouragée par leurs coteries étudiantes (voir Branco) ou leur recrutement précoce par quelque sommité économique ou politique et les « retours d’ascenseurs » que vous dénoncez ailleurs (PP), encouragent ÀFLB (voir Morlie sur la corruption) ?

    Tout cela fait beaucoup d’hominem (pas de personam), merci pour vos réponses.

    Chantal m’ayant rendu mes crayons, je m’en vais relier les points, les pointillés, éh ! Vertiges… c’est too much pour une petite tête qui sort pas de l’ESSEC ! 😉 Et surtout un grand merci au sars-cov2 pour ces quelques jours de congé qui me permettent à nouveau de me soucier d’autre chose que de l’entretien de ma force de travail… 2020 est décidément une année bien étrange !

Les commentaires sont fermés.