Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, 3. L’environnement, le 7 octobre 2020

1. La pandémie, le 16 septembre 2020

2. L’économie, le 30 septembre 2020

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3 réflexions sur « Université catholique de Lille, ETHICS, Cycle de 6 visioconférences : L’Après-Covid 19, 3. L’environnement, le 7 octobre 2020 »

  1. Fresque , certes .

    Un peu fouillis .

    Je vais laissez décanter .

    PS : je me demande si , sur ce cours là , je n’aurais pas préféré le professeur Vincent Burnand-Galpin .

  2. Il me semble que la religion n’est pas la cause principale qui expliquerait que les Ouïgours se trouvent emprisonnés dans des camps de rééducation et voient leur culture et leurs convictions religieuses piétinées.
    Il y a aussi que la Chine au sortir du maoïsme a hésité entre deux options, l’une consistant à accorder une véritable autonomie à ces régions, d’ailleurs officiellement elles sont nominalement autonomes, et l’autre consistant à faire de ces régions des zones d’expansion économique, croissance oblige.
    L’option ‘colonisatrice’ (un colonialisme intérieur) a été préférée à la première, ce qui a occasionné des transferts massifs de populations Han vers ces régions. A telle enseigne qu’au Xinjiang, au Tibet, ou en Mongolie intérieure, il y a désormais plus de Han que de populations issues des ‘minorités ethniques’.

    Xi Jinping renforce la tendance. La langue mongole par exemple ne pourra plus être enseignée dans les écoles. Bref, Tibet, Xinjiang, Mongolie intérieure, sont des zones vouées à être complètement et irrémédiablement sinisées dans l’esprit du nouvel homme fort de la Chine. De récentes directives visent ainsi le Tibet où il faudra rééduquer.

    Clairement aujourd’hui la Chine suit pou poursuit un cours expansionniste, à l’intérieur de ses frontières, et sur ses « marches », notamment en mer de Chine où l’APL construit des îlots artificiels pour pré-positionner des navires de guerre. Elle convoite bien entendu les ressources pétrolifères de la région. Ce qui ne manquera pas de déstabiliser cette région de l’Asie. Le monde dépend de la Chine pour beaucoup de ses produits manufacturés, mais sait-on que la Chine de son coté importe massivement des denrées alimentaires ? L’urbanisation souvent anarchique du pays y est pour quelque chose, le fait est en tous cas que la surface des terres arables va en diminuant.

    Certes le parti-Etat a une efficacité quand il s’agit de lutter contre Covid19, avec un dommageable retard à l’allumage tout de même.
    Mais sur d’autres terrains le bilan est beaucoup moins reluisant y compris quand il s’agit de relier des domaines que l’on à tendance à traiter séparément. La Chine tombe ainsi dans le même travers que l’Occident, sinon comment expliquer qu’elle soit incapable de considérer le Xinjiang autrement que comme une zone d’expansion économique au lieu de quoi elle en fait une zone où apparaissent des troubles qui ne seraient causée que par la religion ?
    Bref, c’est une efficacité très dangereuse tant que le dogme de la croissance, nuisible pour l’environnement, n’est pas remis radicalement en question. Les opérations ponctuelles de verdissement (contestées par des naturalistes, qui y voient peu de bio-diversité) en un temps record de certaines villes, ne doivent pas nous distraire d’un tableau globalement inquiétant pour la Chine et la planète. Xi Jinping promet la neutralité carbone pour 2060. Mais en attendant il se réserve en quelque sorte un droit d’exception et de pollution au motif que la Chine aurait d’abord une revanche à prendre sur l’histoire.

    Sérieusement, la Chine, l’humanité, peuvent-elles se payer ce luxe ?

    1. Oui.
      Un livre de Guillaume Pitron (en lecture) explique en détails comment la Chine est passée de la fabrication sous licences à l’innovation technologique, de la « servitude volontaire » de sa masse ouvrière servant d’atelier du monde dans la fabrication de ses produits génériques au grignotage des savoirs…
      L’ouvrage montre aussi la continuité du pouvoir dans la poursuite d’un plan stratégique reposant sur ses atouts et ses richesses naturelles et de quelles façons elle le gère depuis plus de 30 ans, pas à pas, épousant toutes les difficultés du terrain.
      Son titre, « La guerre des métaux rares » nous fait basculer dans ce monde de l’après pétrole organisé par ce type de nouvel d’Etat stratège (sic) très éloigné de la doxa libérale.
      En 2020, la Chine est en bonne place sur de nombreux fronts.
      Elle dispose sur son territoire d’une grande partie de ces métaux rares de plus elle en a acquis la maitrise, fin prête pour exporter tous ces nouveaux instruments de pointes dans les « nouvelles technologies ».
      Un des pays qui dépose le plus de brevets, possède quantité d’ingénieurs et investit plus que l’Europe dans l’innovation.
      Une montée en puissance qui devenue trop évidente peut raidir et susciter en elle des « caprices ».
      D’autre part cette vitrine ainsi présentée est le bon côté, son envers est tout autre pour l’environnement (bien détaillé dans le livre)…

      La tranquillité non plus, « c’est pas pour demain ».

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