Archives par mot-clé : Robespierre

Trends-Tendances, L’éthique seule, peut-elle nous sauver ?, le 25 juillet 2019

L’éthique seule, peut-elle nous sauver ?

Vous avez peut-être gardé le souvenir du cri du cœur à la une des journaux au lendemain de l’effondrement des marchés financiers en 2008 : « Moralisons la finance ! » Un appel était fait à l’éthique là où la réglementation avait manifestement trahi son impuissance. Or on reparle beaucoup d’éthique parce qu’en des temps aussi troublés que les nôtres, en appeler à la vertu des citoyens ordinaires apparaît comme une éventuelle alternative au désarroi de la classe politique.

Mais qu’est-ce que l’éthique ? Rien de plus que le fait que chacun adopte ce que l’on appelait autrefois un comportement « vertueux ».

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LYON, FÊTONS LA GRATUITÉ, Paul Jorion, le 5 JANVIER 2019 – Retranscription

LYON, FÊTONS LA GRATUITÉ, le 5 JANVIER 2019

Ouvert aux commentaires.

Chers Amis, l’heure est grave parce que je me suis rendu aux conseils de ce brave jeune homme qui voulait nous faire boire sa bière artisanale et je ne sais pas si, du coup, je pourrai suivre mon exposé comme je l’aurai souhaité au départ. J’ai quelques antisèches qui devraient m’aider et, heureusement, j’ai pu intervenir de la salle ce matin et dire quelque chose qui me paraissait très important sur le capitalisme. Peut-être que l’on pourra passer sur ce sujet-là…

Soyons sérieux. Deux dangers nous menacent et, vous le savez, une personne qui se trouvait là ce matin m’a glissé dans l’oreille : « Le problème, essentiellement, est de savoir comment nous allons prendre le risque qui est le nôtre maintenant. » C’est vrai, il y a un danger d’extinction pour l’espèce humaine qui est lié au fait que nous risquons effectivement d’enfreindre ce que l’on appelle la capacité de charge d’un environnement pour une espèce, c’est-à-dire le fait que cet environnement doit lui être favorable. Il faut qu’il n’y ait pas de gaz toxiques dans ce que nous respirons. Il nous faut une certaine quantité d’oxygène. Il faut que l’eau ne soit pas polluée, eau que nous buvons, et il faut que nous ayons le droit de la boire, de la trouver. Il faut que nos aliments soient des aliments qui ne soient pas toxiques à leur manière également.

Le risque d’extinction est réel.

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Une économie plus redistributive est-elle possible ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018

Retranscription de Une économie plus redistributive est-elle possible ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018, le 17 août 2018

Paul Jorion – En français, ça a été appelé Fuck work !. Le chercheur, qui s’appelle James Livingston, aurait voulu qu’on l’appelle comme ça en américain. Bien sûr, on ne peut pas. Il souligne que dans les années 60 déjà, on s’est réuni aux États-Unis, et c’était à l’initiative de Nixon – c’était un peu inattendu, le président Nixon- et on a commencé à réfléchir au fait qu’on voyait, à l’horizon qui se profilait, le fait qu’il faudrait dissocier la question des revenus de celle du travail effectué par les personnes. Et donc, on est dans les années 60 – donc c’est il y a très longtemps, c’est il y a plus de 50 ans – et malheureusement, je dirais, cette approche un peu visionnaire, on en avait déjà déjà vu quelque chose, et depuis on l’a mise entre parenthèses.

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Faut-il instaurer une taxe-robot ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Faut-il instaurer une taxe robot ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018

Paul Jorion – Je ne l’ai pas appelée la « taxe robot », je l’ai appelée la « taxe Sismondi ». Et pourquoi ? Parce qu’il y avait ce socialiste de la première heure, Jean de Sismondi qui avait fait la réflexion suivante, à l’époque du luddisme justement, au moment où des gens cassaient des machines. Ça s’est passé dans un contexte un peu plus compliqué que celui qu’on raconte mais ça n’a pas d’importance. Il a dit la chose suivante. Il a dit : « Il est vrai que la machinisation – le remplacement de l’homme par la machine -, la mécanisation, c’est un processus historique ; il n’y a pas de raison qu’il y ait des gens qui en bénéficient et d’autres qui en soient les victimes. » Continuer la lecture de Faut-il instaurer une taxe-robot ? à la Sorbonne, le 31 mars 2018 – Retranscription

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« Trump : Ce qui apparaît en surface n’est pas beau à voir », le 11 août 2018 – Retranscription

Retranscription de « Trump : Ce qui apparaît en surface n’est pas beau à voir ». Merci à Éric Muller, Grégoire Pichard et Olivier Brouwer ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le samedi 11 août 2018, et aujourd’hui, le titre de ma petite causerie sera : « Trump : Ce qui apparaît en surface n’est pas beau à voir ».

Je vous ai déjà parlé des personnes qui m’écrivent pour me dire : « Pourquoi cette obsession chez vous à propos de la personne de M. Trump ? », et là, j’ai déjà répondu : il est l’ennemi public N°1 de l’humanité parce qu’il aggrave de manière considérable le danger d’extinction de l’humanité. Il ne joue pas dans la même catégorie, il n’est pas dans la même ligue, il n’est pas dans la même division que Madame Hillary Clinton, dont j’avais souligné qu’elle est, en fait, l’obsession de la plupart des gens qui m’écrivent sur Trump, et qui me parlent après de manière infinie, infiniment longue, de grandes logorrhées, qui ne portent absolument pas sur Trump mais sur Hillary Clinton, et où il y a – je ne l’avais pas signalé jusqu’ici – où il y a quand même une part de sexisme, voilà, qui paraît quand même assez dominante.

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Les temps qui sont les nôtres : la gratuité pour l’indispensable

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le samedi 31 mars

14h – 15h / ÉCONOMIE L’intelligence artificielle, une révolution industrielle ?
Table ronde animée par Maylis Besserie
Paul Jorion, anthropologue, professeur associé à la chaire Ethique et transhumanisme à l’Université catholique de Lille.
Raja Chatila, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, à l’Université Pierre et Marie Curie et au CNRS
Catherine Simon, présidente d’Innorobo

« Vers un nouveau monde » (2017) : La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

Gratuité de l’indispensable – Le rapport de University College London, le 15 octobre 2017

Robespierre : Discours sur les subsistances, 2 décembre 1792, à la Convention

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« Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires. Un chapitre de mon nouveau livre-manifeste.

LE MONDE TEL QU’IL DEVRAIT ÊTRE

7. La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

La deuxième révolution industrielle a nécessité un très long temps d’attente avant que la collectivité dans son ensemble puisse en bénéficier. À nous, ayant tiré, une fois n’est pas coutume, les leçons de l’Histoire, de pallier les désastres accompagnant un tel tournant et, mieux encore, de les anticiper, afin d’en restreindre les aspects négatifs et de donner toute leur ampleur à ceux qui sont bénéfiques pour assurer à chacun d’entre nous la véritable renaissance qu’ils portent en eux. La chose est possible, les moyens sont à notre disposition, seule manque la volonté, tout est une question de politique.

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TEDx Chambéry, « Un monde sans argent », répétition – Retranscription

Retranscription de la répétition de TEDx Chambéry, « Un monde sans argent ». Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour,

La première chose que je vais vous demander, c’est de venir avec moi et nous allons remonter le temps. Nous allons remonter de 80 années en arrière et nous allons nous déplacer aussi parce que nous allons nous retrouver à Cambridge, en Angleterre. Nous sommes dans les années 30 et nous sommes dans la chambre – dans son collège à King’s College – du grand économiste John Maynard Keynes. Continuer la lecture de TEDx Chambéry, « Un monde sans argent », répétition – Retranscription

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

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I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XIII), La taxation des opérations financières, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Le terme de gratuité est générique. De quelle manière serait-elle prise en charge ? Jugez-vous qu’il faille créer des caisses sur le modèle de la Sécurité Sociale ? Serait-elle purement et simplement à part du circuit économique ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 2 JANVIER 2015 – (Retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 2 janvier 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 2 janvier 2015, et je voudrais vous parler un peu de politique aujourd’hui. Ce qui s’est passé – vous l’avez vu parce que j’ai fait un papier à ce sujet, j’ai eu envie tout de suite d’écrire – c’était une réflexion que j’ai faite après avoir regardé une vidéo de Pablo Iglesias, le dirigeant du parti Podemos, en Espagne. Et l’image qui m’est venue en le regardant – et ça ne se voit peut-être pas dans mon billet, mais en fait, je l’ai construit autour de cela – j’ai pensé à Robespierre. J’ai pensé à Robespierre en le voyant, et du coup, ça m’a fait penser aux autres, et j’ai pensé à Tsipras, Alexis Tsipras, à la tête de Syriza en Grèce, qui, lui, eh bien, c’est le profil Saint-Just, et du coup, ça m’a fait penser à une espèce de typologie des révolutionnaires en quatre catégories.

Alors, une fois qu’on a Robespierre, c’est-à-dire l’incorruptible, mais en même temps, le personnage rigide, et le personnage qui va se mettre à faire de la Realpolitik – c’est-à-dire dans le très mauvais sens du terme – et qui va finir, il va vouloir lire son bréviaire de Machiavel de si près qu’il va finir par se convaincre lui-même qu’il faut une religion au peuple, et il va réinventer une religion dans un climat anti-religieux extrêmement puissant – non seulement anticlérical, mais aussi anti-religieux – et ça va précipiter sa chute aux cris de « tyran ».

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L’avenir de la Grèce… et le nôtre

Voici donc que l’avenir européen redevient passionnant. Des élections législatives auront lieu en Grèce fin janvier, conséquence de l’impossibilité de nommer dans cette nation un nouveau président de la république, et le parti de gauche authentique (je veux dire par là « digne de ce nom ») Syriza en est aujourd’hui le favori.

En Espagne, le parti Podemos, né dans le sillage du mouvement des Indignados, a lui aussi le vent en poupe.

Si bien que la question se pose avec acuité : pourquoi est-ce en France l’extrême-droite qui tire les marrons du feu, alors que l’histoire prouve qu’au moment où les décisions cruciales doivent être prises, l’extrême-droite se mue immanquablement en chien de garde du système capitaliste aux abois ?

Quand les milieux d’affaire allemands dirent à Hitler : « Maintenant tu mets la pédale douce sur l’anticapitalisme et on est derrière toi ! », l’homme éminemment réaliste qu’il était s’est couché comme un toutou. Finis aussitôt les dithyrambes à un Ordre Économique véritablement Nouveau ! Gottfried Feder en sait quelque chose : théoricien entre tous de l’anticapitalisme et, au sommet de sa carrière authentique mentor d’Hitler, il finira au rang beaucoup moins prestigieux de… professeur d’école technique.

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