Archives par mot-clé : Robespierre

« Trump : Ce qui apparaît en surface n’est pas beau à voir », le 11 août 2018 – Retranscription

Retranscription de « Trump : Ce qui apparaît en surface n’est pas beau à voir ». Merci à Éric Muller, Grégoire Pichard et Olivier Brouwer ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le samedi 11 août 2018, et aujourd’hui, le titre de ma petite causerie sera : « Trump : Ce qui apparaît en surface n’est pas beau à voir ».

Je vous ai déjà parlé des personnes qui m’écrivent pour me dire : « Pourquoi cette obsession chez vous à propos de la personne de M. Trump ? », et là, j’ai déjà répondu : il est l’ennemi public N°1 de l’humanité parce qu’il aggrave de manière considérable le danger d’extinction de l’humanité. Il ne joue pas dans la même catégorie, il n’est pas dans la même ligue, il n’est pas dans la même division que Madame Hillary Clinton, dont j’avais souligné qu’elle est, en fait, l’obsession de la plupart des gens qui m’écrivent sur Trump, et qui me parlent après de manière infinie, infiniment longue, de grandes logorrhées, qui ne portent absolument pas sur Trump mais sur Hillary Clinton, et où il y a – je ne l’avais pas signalé jusqu’ici – où il y a quand même une part de sexisme, voilà, qui paraît quand même assez dominante.

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Les temps qui sont les nôtres : la gratuité pour l’indispensable

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le samedi 31 mars

14h – 15h / ÉCONOMIE L’intelligence artificielle, une révolution industrielle ?
Table ronde animée par Maylis Besserie
Paul Jorion, anthropologue, professeur associé à la chaire Ethique et transhumanisme à l’Université catholique de Lille.
Raja Chatila, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, à l’Université Pierre et Marie Curie et au CNRS
Catherine Simon, présidente d’Innorobo

« Vers un nouveau monde » (2017) : La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

Gratuité de l’indispensable – Le rapport de University College London, le 15 octobre 2017

Robespierre : Discours sur les subsistances, 2 décembre 1792, à la Convention

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« Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires. Un chapitre de mon nouveau livre-manifeste.

LE MONDE TEL QU’IL DEVRAIT ÊTRE

7. La gratuité pour tout ce qui relève de l’indispensable

La deuxième révolution industrielle a nécessité un très long temps d’attente avant que la collectivité dans son ensemble puisse en bénéficier. À nous, ayant tiré, une fois n’est pas coutume, les leçons de l’Histoire, de pallier les désastres accompagnant un tel tournant et, mieux encore, de les anticiper, afin d’en restreindre les aspects négatifs et de donner toute leur ampleur à ceux qui sont bénéfiques pour assurer à chacun d’entre nous la véritable renaissance qu’ils portent en eux. La chose est possible, les moyens sont à notre disposition, seule manque la volonté, tout est une question de politique.

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TEDx Chambéry, « Un monde sans argent », répétition – Retranscription

Retranscription de la répétition de TEDx Chambéry, « Un monde sans argent ». Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour,

La première chose que je vais vous demander, c’est de venir avec moi et nous allons remonter le temps. Nous allons remonter de 80 années en arrière et nous allons nous déplacer aussi parce que nous allons nous retrouver à Cambridge, en Angleterre. Nous sommes dans les années 30 et nous sommes dans la chambre – dans son collège à King’s College – du grand économiste John Maynard Keynes. Continuer la lecture de TEDx Chambéry, « Un monde sans argent », répétition – Retranscription

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XIII), La taxation des opérations financières, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Le terme de gratuité est générique. De quelle manière serait-elle prise en charge ? Jugez-vous qu’il faille créer des caisses sur le modèle de la Sécurité Sociale ? Serait-elle purement et simplement à part du circuit économique ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 2 JANVIER 2015 – (Retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 2 janvier 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 2 janvier 2015, et je voudrais vous parler un peu de politique aujourd’hui. Ce qui s’est passé – vous l’avez vu parce que j’ai fait un papier à ce sujet, j’ai eu envie tout de suite d’écrire – c’était une réflexion que j’ai faite après avoir regardé une vidéo de Pablo Iglesias, le dirigeant du parti Podemos, en Espagne. Et l’image qui m’est venue en le regardant – et ça ne se voit peut-être pas dans mon billet, mais en fait, je l’ai construit autour de cela – j’ai pensé à Robespierre. J’ai pensé à Robespierre en le voyant, et du coup, ça m’a fait penser aux autres, et j’ai pensé à Tsipras, Alexis Tsipras, à la tête de Syriza en Grèce, qui, lui, eh bien, c’est le profil Saint-Just, et du coup, ça m’a fait penser à une espèce de typologie des révolutionnaires en quatre catégories.

Alors, une fois qu’on a Robespierre, c’est-à-dire l’incorruptible, mais en même temps, le personnage rigide, et le personnage qui va se mettre à faire de la Realpolitik – c’est-à-dire dans le très mauvais sens du terme – et qui va finir, il va vouloir lire son bréviaire de Machiavel de si près qu’il va finir par se convaincre lui-même qu’il faut une religion au peuple, et il va réinventer une religion dans un climat anti-religieux extrêmement puissant – non seulement anticlérical, mais aussi anti-religieux – et ça va précipiter sa chute aux cris de « tyran ».

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L’avenir de la Grèce… et le nôtre

Voici donc que l’avenir européen redevient passionnant. Des élections législatives auront lieu en Grèce fin janvier, conséquence de l’impossibilité de nommer dans cette nation un nouveau président de la république, et le parti de gauche authentique (je veux dire par là « digne de ce nom ») Syriza en est aujourd’hui le favori.

En Espagne, le parti Podemos, né dans le sillage du mouvement des Indignados, a lui aussi le vent en poupe.

Si bien que la question se pose avec acuité : pourquoi est-ce en France l’extrême-droite qui tire les marrons du feu, alors que l’histoire prouve qu’au moment où les décisions cruciales doivent être prises, l’extrême-droite se mue immanquablement en chien de garde du système capitaliste aux abois ?

Quand les milieux d’affaire allemands dirent à Hitler : « Maintenant tu mets la pédale douce sur l’anticapitalisme et on est derrière toi ! », l’homme éminemment réaliste qu’il était s’est couché comme un toutou. Finis aussitôt les dithyrambes à un Ordre Économique véritablement Nouveau ! Gottfried Feder en sait quelque chose : théoricien entre tous de l’anticapitalisme et, au sommet de sa carrière authentique mentor d’Hitler, il finira au rang beaucoup moins prestigieux de… professeur d’école technique.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 OCTOBRE 2011

Apple vs. IBM/Microsoft
Steve Jobs
Akhénaton – Julien le Philosophe – Robespierre
Époques charnières et changements de paradigme
Mes propres livres : prixmonnaiecapitalismevérité et réalité
sauver Dexia

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PARIS : L’HISTOIRE À CHAQUE COIN DE RUE

Hier matin, je me suis rendu aux studios de radio Nova pour enregistrer une émission que vous aurez l’occasion d’entendre d’ici une dizaine de jours. Ça s’est bien passé : on avait du temps : une heure. Cela m’a permis de connecter beaucoup de choses dont je suis obligé d’habitude de parler séparément : la pêche en Afrique, la programmation, pourquoi ça marche si mal dans les entreprises – quelles qu’elles soient, le rôle de la conscience, le ratage à tous les niveaux : dans la finance, dans notre vie, dans le vivant en général… Plein de choses, mais pas dans le désordre : il y a un fil rouge qui relie tout ça. Vous aimerez, j’en suis sûr.

Je me suis rendu au studio en métro. Je suis descendu à la station Bastille. Tout un symbole ! J’ai pris la rue du Faubourg Saint-Antoine. Le quartier des artisans. Qui ont fait toutes les révolutions et qui n’y ont jamais gagné quoi que ce soit : massacrés en 1795, en 1832, en 1848. Les PME de l’époque, qui faisaient le gros des robespierristes. Vous le saviez que Bonaparte avait été emprisonné pour être robespierriste ? Puis j’ai obliqué à gauche, dans la rue de Charonne. La station de métro Charonne, le 8 février 1962 ; le Préfet Papon et les neuf morts.

Paris : l’histoire à chaque coin de rue !

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 31 DECEMBRE 2010

« … on ne rétablira pas la confiance en mentant, on rétablira la confiance en disant la vérité »

Le risque systémique

Mervyn King en mars 2008 : « Une question de solvabilité, pas de liquidité »

La transparence

Les révolutions

Socrate et la philosophie

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A PROPOS DE L’ARGENT, MODE D’EMPLOI, REPONSES A DES QUESTIONS DE VINCENT BOURDEAU

Vincent Bourdeau publiera dans le No 7 de la revue TINA, à paraître en février 2011, un compte-rendu de L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009), il m’a posé à ce sujet, un certain nombre de questions qui seront publiées à la suite de son texte. Voici mes réponses.

Vincent Bourdeau (V. B.) – Pour commencer pouvez-vous nous indiquer en quoi, à vos yeux, il est si important que cela de distinguer la monnaie comme argent de la monnaie comme reconnaissance de dette ? Intuitivement, si l’argent est défini comme un moyen de paiement, on peut imaginer que tout « objet » qui aurait les vertus que l’on prête à l’argent (liquidité, divisibilité, etc.) pourrait être considéré comme de l’argent, non ?

Paul Jorion (P. J.) – Une reconnaissance de dette ne peut être considérée comme une monnaie qu’à la suite d’un malentendu : il s’agirait d’une marchandise « liquide » au même titre qu’une monnaie (universalité de son acceptabilité) et on pourrait l’assimiler à une monnaie pour cette raison. La liquidité de l’argent est absolue alors que celle d’une reconnaissance de dette n’est connaissable qu’a posteriori, une fois que son échange contre une somme d’argent a eu lieu. Une reconnaissance de dette n’est acceptée comme moyen de paiement que parce qu’elle se liquidera en une certaine somme d’argent. Le montant de cette somme se situe entre zéro et le montant nominal de la reconnaissance de dette. Son détenteur peut lui assigner une valeur actuarielle (probabiliste) fondée sur le risque de défaut. Cette valeur probabiliste pourra servir de base de négociation au cas où le débiteur est en difficulté et met le créancier devant l’alternative défaut de paiement ou restructuration de la dette.

Tout « objet » qui aurait les vertus que l’on prête à l’argent aurait automatiquement pour propriété 1) une liquidité absolue, ce qui manque à la reconnaissance de dette ; 2) une valeur inconditionnelle (l’argent n’est pas dépendant d’un remboursement qui aura lieu ou non, il ne se liquidera pas en une certaine somme d’argent indéterminable à l’avance : il est immédiatement une somme d’argent), alors que la valeur d’une reconnaissance de dette est conditionnelle (elle dépend d’un remboursement ou non).

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