Archives par mot-clé : Sigmund Freud

Pour une lecture non-« biblique » de Freud, Lacan, &c.

Une personne se plaignait à moi du caractère « biblique », dogmatique et sectaire des groupes de lecture psychanalytiques. Alors qu’elle s’interrogeait un jour quant à la pertinence d’une formule proposée par un père fondateur, quelqu’un s’était retourné vers elle, irrité : « Mais enfin, c’est comme ça ! ».

Si l’idée vous intéresse d’un groupe de lecture hebdomadaire critique de quelques textes psychanalytiques clé, en fin d’après-midi ou début de soirée et sur Zoom, discutons-en ici.

Mise à jour le 21 octobre : Nous nous réunissons pour la première fois demain 22 octobre, il est encore temps de s’inscrire.

Je propose comme première lecture, les réponses que Jacques Lacan offrit à des questions qui lui étaient posées le 14 octobre 1972 à Louvain. L’avantage de ce texte de mon point de vue, c’est que c’est moi qui lui posai la plupart de ces questions, et que je peux expliquer en tout cas ce que j’entendais dire.

N’hésitez pas non plus à m’écrire directement.

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Veille effondrement #92 – Le Monde : « Bigger Than Us », « Une fois que tu sais », « I Am Greta » et « Poumon vert et tapis rouge » : des documentaires engagés pour sauver la planète, le 22 septembre 2021

« Bigger Than Us », « Une fois que tu sais », « I Am Greta » et « Poumon vert et tapis rouge » : des documentaires engagés pour sauver la planète

Le sous-titre de l’article :

Ces films grand public veulent avant tout susciter la curiosité (ou des vocations) chez les plus jeunes spectateurs.

Mon commentaire :

Non, ces films disent : « Père, ne vois-tu pas que je brûle ? »

* Dans L’interprétation des rêves (1900) Freud rapporte le rêve d’un père dont l’enfant est mort et qui dort dans une chambre à côté de celle où le corps repose et où un vieillard veille celui-ci. Le père est réveillé en sursaut par un cauchemar : la voix de son fils criant « Père, ne vois-tu pas que je brûle ? » Il constate alors que le vieillard s’est endormi et ne s’est pas aperçu qu’un cierge est tombé mettant le feu au linceul.

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Réhabiliter la psychanalyse, le 4 septembre 2021 – Retranscription

Retranscription de Réhabiliter la psychanalyse.

Bonjour, nous sommes le samedi 4 septembre 2021 et si je suis de bonne humeur, c’est essentiellement parce qu’il fait beau et, en Bretagne, où il fait toujours beau d’habitude, il y a de très beaux étés mais là, cette année-ci, ça n’a pas été terrible et là, ça fait trois jours durant que je vais me baigner. Je ne vais pas jusqu’à l’océan, ce qui me prendrait 25 minutes, mais je vais me baigner à 10 minutes de chez moi dans le Golfe du Morbihan et ça fait plaisir, ça fait plaisir. La dernière fois que j’ai pu faire ça, ça devait être les derniers jours du mois de [juillet] donc j’étais en manque et ça fait plaisir. Et aujourd’hui, il va faire beau aussi apparemment et je vais continuer d’en profiter. 
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La psychanalyse, est-ce que ça marche ? le 20 août 2021 – Retranscription

Retranscription de La psychanalyse, est-ce que ça marche ? le 20 août 2021.

Bonjour, nous sommes le vendredi 20 août 2021 et je vais appeler cette vidéo : « La psychanalyse, est-ce que ça marche ? ». 

J’ai une expérience de psychanalyste. J’ai été formé à ça. Pendant très longtemps, je n’ai pas exercé le métier bien que je m’y sois formé. J’ai en particulier fait une psychanalyse de plusieurs années, 4 ans, peut-être un peu plus, essentiellement parce que je voulais apprendre là un métier. Je m’étais convaincu que c’était quelque chose d’intéressant. J’avais fait une première psychanalyse qui m’avait convaincu qu’il n’y avait absolument rien à tirer de cette méthode : c’était sympathique et les idées étaient intéressantes, c’était intéressant de lire Freud et d’autres auteurs comme Lacan mais le fait de faire une analyse avec ce psychanalyste m’avait convaincu que ça ne donnait absolument rien et c’est une amie devenue psychanalyste par la suite qui m’a convaincu de donner une seconde chance à la psychanalyse. Eh bien, c’était une excellente décision. J’ai fait quelque chose qui m’a convaincu au-delà de mes espérances, de mes représentations, qu’il y avait là une méthode extrêmement intéressante, extrêmement efficace, efficace bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer non pas seulement à partir de la première psychanalyse mais même d’avoir lu la littérature de ce que les psychanalystes avaient pu dire sur ce que c’était. 

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Le temps qu’il fait le 18 juin 2021 (II) : Éloge de la psychanalyse – Retranscription

Retranscription de la seconde partie de Le temps qu’il fait le 18 juin 2021 à 21m51s.

J’arrive toujours quand même à faire mes transitions. Je ne sais pas comment ça marche, ça doit être « freudien » [Je ris : je viens en effet de parler de Freud, accompagné de Ferenczi et de Jung, arrivant par paquebot dans le port de New York le 29 août 1909, leur disant « Ils ne se doutent pas que nous leur apportons la peste ! », disant que j’ai fait la même chose avec la théorie financière]. Je voulais vous parler de psychanalyse pour terminer. Je suis tombé … j’ai fait une vidéo il n’y a pas tellement longtemps [le 28 avril 2021] sur la conscience, sur la représentation que je me fais de la conscience et là, on n’est plus dans les mathématiques financières, on est dans la théorie psychanalytique, et je suis tombé, et j’en ai parlé, j’ai fait un petit billet là-dessus [Le modèle que je propose pour la conscience a déjà été décrit par…], je suis tombé chez Nabokov sur quelque chose de très intéressant que je vais commencer par vous relire, c’est court.
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Qu’aurai-je accompli ?, le 16 mai 2021 – Retranscription

Retranscription de Qu’aurai-je accompli ?, le 16 mai 2021.

Bonjour, nous sommes le dimanche 16 mai 2021 et aujourd’hui, ça s’appellera : « Qu’aurai-je accompli ? ». 

Il faut entendre « Qu’aurai-je accompli sur le plan scientifique ? ». Je ferai peut-être un jour « Qu’aurai-je accompli sur le plan politique ? » mais c’est prématuré [sourire]. 

Qu’aurai-je accompli sur le plan scientifique ? Pourquoi ça ? Parce que demain, je fais un exposé à l’Université Catholique de Lille. Ça devait se faire au départ sur un thème assez restreint qui était un commentaire que je ferais sur les trois premiers chapitres de « Principes des systèmes intelligents » (Masson 1989) mais j’ai décidé d’étendre ça. Pourquoi est-ce que j’ai décidé d’étendre ça ? 

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Le totémisme (I) – Laissé à d’autres par les anthropologues

Texte de synthèse inédit en plusieurs parties sur cette question que j’ai eu l’occasion d’effleurer ici et là. J’ai mentionné…

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Cinq grandes figures du courant évolutionniste en anthropologie

Texte inédit. Johann Jakob Bachofen (1815-1887) Le Suisse Johann Jakob Bachofen fut peu de temps professeur de droit romain à Bâle ;…

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Les masses et les publics, par CG

Cher Monsieur Jorion,

Je n’ai pas acheté l’émission où vous interveniez (« arrêt sur images »), mais j’ai regardé la vidéo de lancement de 10 min, où un résumé de l’affaire GameStop a été réalisé par un chroniqueur et où Monsieur Schneidermann vous a présenté ainsi que votre répondant. Je reste donc sur le seuil, ne sais ce qui est dit, mais j’ai vu sur votre blog cette autre vidéo qui a sans doute joué le rôle de carte de visite (« Wall street : le petit gars a perdu »).

J’avais, comme monsieur Daniel Schneidermann sans doute, été très intéressé par ce que vous y disiez. Suite à cela, je m’étais remis à la lecture de votre ouvrage sur Keynes. J’ai relu le chapitre XV qui réactive un certain nombre de souvenirs sur ce que j’avais appris autrefois grâce notamment à vos explications patientes sur les produits dérivés, et autre inventions de la finance. 

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Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud (1987)

Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud a paru dans L’Âne Le magazine freudien, 31, 1987 : 43-44.

Le texte qui suit a paru, comme plusieurs que je republie en ce moment ici, dans L’Âne Le magazine freudien, mais alors que j’ai écrit les autres en tant que chroniqueur de la rubrique anthropologie, c’est en tant que psychanalyste que j’ai rédigé celui-ci, qui serait ma contribution à un numéro spécial de la revue consacré à l’Intelligence Artificielle dont notre comité de rédaction venait de concevoir le projet (pour la petite histoire, étaient présents dans mon souvenir ce soir là, Judith Miller, directrice et par ailleurs fille de Lacan, Gérard Miller, Slavoj Žižek et moi-même).

Ce n’est que plusieurs mois plus tard que Robert Linggard m’aborderait dans les couloirs d’un colloque d’IA à Bordeaux pour m’offrir de participer aux travaux du Connex Project qu’il mettait sur pied chez British Telecom, sur la seule base d’un « J’aime beaucoup les questions que vous posez de la salle ». J’expliquerais dans Principes des systèmes intelligents (1989) la philosophie du logiciel ANELLA (Associative Network with Emergent Logical and Learning Abilities = réseau associatif aux propriétés émergentes de logique et d’apprentissage) que je mettrais au point pour BT. Au moment où paraît « Ce que l’Intelligence Artificielle devra à Freud », au tout début de 1987, il s’agit donc d’un texte purement programmatique : je n’ai non seulement pas encore écrit à ce moment là une seule ligne de programmation en IA mais j’ignore que l’occasion me serait bientôt donnée de devenir chercheur dans ce domaine. 

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Edward Burnett Tylor (1979)

Edward Burnett Tylor (1832-1917)

A paru dans les notes de mon cours Encyclopédie de l’ethnologie et histoire des doctrines ethnologiques publiées aux Presses Universitaires de Bruxelles en 1979, pp. 19-24.

Edward Burnett Tylor est sans aucun doute la plus grande vedette qu’ait connue l’anthropologie. On peut se faire une idée de sa popularité en consultant quelques ouvrages consacrés à l’histoire de l’anthropologie. Ainsi dans l’History of Anthropology de A. C. Haddon, publié en 1934, E. B. Tylor arrive en tête des citations à égalité avec Grafton Elliot Smith, l’hyper-diffusionniste alors au sommet de sa popularité. Dans A Hundred  Years of Anthropology de T. K. Penniman, publié en 1935, Tylor arrive second derrière Darwin, qui intervient bien entendu comme influence déterminante sur le cours de l’anthropologie, plutôt que comme anthropologue proprement dit ; il en va de même pour le troisième, Charles Lyell, équivalent de Darwin dans la fondation de la géologie moderne. Si l’on prend un ouvrage plus récent comme A History of Ethnology (1975) de Fred W. Voget, Tylor y obtient encore une très honorable troisième place derrière Bronislaw Malinowski et Herbert Spencer, le Comte anglais, certainement survalorisé.

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