Archives par mot-clé : Sigmund Freud

Des hasards du calendrier … qui n’en sont pas vraIment…

Je viens de mentionner dans mon dernier billet « les hasards du calendrier » à propos de deux événements que nul autre que moi sans doute n’aurait songé à rapprocher : les débordements tragiques ayant accompagné les funérailles du chanteur ivoirien DJ Arafat et la déclaration du syndicat patronal américain Business Roundtable récusant le pouvoir (impérialiste depuis les années 70) des actionnaires des grandes entreprises sur notre vie économique à tous.

Aujourd’hui 31 août, l’affaire Yann Moix est partout sur vos sites d’actualité : Moix, lauréat de la littérature francophone, se trouve être aussi l’auteur autrefois (à notre insu, ou au bénéfice de notre amnésie sélective, c’est selon) de propos et de caricatures antisémites délirants.

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Freud : le narcissisme des petites différences

« L’intolérance des masses se manifeste curieusement à l’égard des petites différences plus fortement qu’à l’égard des différences fondamentales. »

Sigmund Freud, L’Homme Moïse et la religion monothéiste (1939)

Si vous connaissez mal la nature humaine, vous serez surpris d’apprendre que la totalité des messages agressifs que je reçois en ce moment (en nombre impressionnant) provient de personnes partageant mes vues à 99,999…% et non de gens qui pourraient apparaître comme des adversaires politiques.

« Pourquoi une si grande sensibilité devrait-elle s’être jetée justement sur ces différences de détail, nous ne le savons pas ; mais on ne saurait méconnaître que dans ce comportement des hommes se révèle une propension à la haine, une agressivité dont la provenance est inconnue et à laquelle on aimerait attribuer un caractère élémentaire. »

Sigmund Freud, Psychologie des masses et analyse du moi (1921)

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Paul Jorion pense tout haut aux 3 derniers jours, le 17 février 2019 – Retranscription

Retranscription de Paul Jorion pense tout haut aux 3 derniers jours. Ouvert aux commentaires.

Bonjour chères Amies et chers Amis, je vais donner à ma petite causerie d’aujourd’hui un nom qui ne vous dira pas grand-chose au départ parce que je vais appeler cela « Mes 3 dernières journées », « Paul Jorion pense tout haut à ses 3 dernières journées ». Mais, il s’est passé un certain nombre de choses qui vont me donner un fil conducteur.

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Paul Jorion pense tout haut aux 3 derniers jours

Intelligence Artificielle

Terrestres : Disruption d’un forum de robotique toulousain, le 16 janvier 2019
Ted Kaczynski « Unabomber »
Blog de PJ : Les lobbies et nous, Le 14 février 2019


Trump et sa muraille

Blog de PJ : Trump : Les cowboys et les Indiens, le 12 Janvier 2019


Le revenu universel et la gratuité

Les Gilets jaunes

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Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? le 7 avril 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?. Merci à Marianne Oppitz et à Catherine Cappuyns ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour. Nous sommes le samedi 7 avril 2018 et aujourd’hui je ferai une petite causerie dont le titre provocateur est : « Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ? ». Et si vous suivez un petit peu mon actualité, vous vous doutez d’ores et déjà qu’il s’agit de réflexions dans le sillage de la table ronde qui a eu lieu il y a exactement une semaine à Paris, à la Sorbonne, où j’étais interrogé en compagnie de Madame Catherine Simon qui est une spécialiste de la robotique, de Monsieur Raja Shatila qui représente la recherche en intelligence artificielle en France et nous étions interrogés par Madame Maylis Besserie. L’émission est visible sur l’internet – le podcast également maintenant – et elle est passée en direct en fait entre 14 heures et 15 heures, hier vendredi sur France Culture.

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Les temps qui sont les nôtres : Le chien est intelligent mais l’homme l’est-il ?

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Nous sommes très intelligents … et très manipulables

France Culture, Forum « Les révolutions de l’intelligence » en public à la Sorbonne, le 31 mars de 2018

The Washington Post : A new study suggests fake news might have won Donald Trump the 2016 election, par Aaron Blake, le 3 avril 2018

Selective Exposure to Misinformation: Evidence from the consumption of fake news during the 2016 U.S. presidential campaign, par Andrew Guess, Brendan Nyhan, Jason Reifler, le 9 janvier 2018

Fake News May Have Contributed to Trump’s 2016 Victory, par Richard Gunther, Paul A. Beck, Erik C. Nisbet, le 8 mars 2018

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents, Masson 1989 ; Le Croquant 2012

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Le temps qu’il fait le 29 septembre 2017

Un tout autre regard

Paul Jorion, À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ? Fayard (à paraître le 3 novembre)

France Culture, Entendez-vous l’éco : La mort du capitalisme, le 28 septembre 2017, avec Pierre Dockès et Clara Gaymard (et non « Gayraud » comme je le dis malencontreusement dans la vidéo)

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« Qui étions-nous ? » La culpabilité n’est pas éliminable

Il y a dix jours, je publiais un échange avec Luc Baudoux à propos de la culpabilité, j’y indiquais que j’étais précisément en train d’écrire le chapitre à ce sujet de « Qui étions-nous ? », le voici.

La somme des préoccupations des choses à faire, qu’il s’agisse de soucis ou d’aspirations, nous cause du désagrément. Elles se renouvellent constamment parce que notre corps perd sans cesse ses forces et doit sans cesse les reconstituer, et ceci au sein d’un monde en constant changement.

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Échange à propos de « Vers un nouveau monde »

Vers un nouveau monde

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Le 3 septembre, 2017 à 23h28

Bonsoir Paul,

A propos de votre dernier livre « Vers un nouveau monde ».

En le lisant, j’ai ressenti la même impression que certains de vos lecteurs dont la réaction vous a déçu : je l’ai déjà lu. Vous y reprenez vos thèmes favoris, ordonnés d’une manière plus didactique. En caricaturant un peu, c’est moins un essai qu’un manuel. Mais il ne m’a pas déçu ! Seulement, à mon sens, il n’est pas vraiment destiné à votre lectorat habituel.

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Jacob Taubes (1924 – 1987), l’homme qui avait tout compris … et qui en est mort de rire !

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Jacob Taubes et … quelqu’un qui l’aime bien manifestement
Jacob Taubes, né en 1924 et mort en 1987, était selon ceux qui l’ont connu, un personnage infréquentable. L’un rapporte à son propos : « Il sollicitait votre avis avec un œil pétillant, puis, dès qu’on commençait à lui répondre, son regard se voilait d’un immense désintérêt qui vous blessait profondément » (Heinz Wismann selon Aeschimann 2009), un autre dit : « Il sonnait chez toi à 11 heures du soir et te disait : « Je voudrais dormir dans ton lit ! » ».

Qu’est-ce qui le rendait aussi impossible ?

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En attendant l’immortalité, nous préférons tuer le temps

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Si nous ne croyons pas à l’immortalité de l’homme, il n’est de diversion qui ne soit capable de nous faire dérailler d’un véritable idéal car nous faisons feu de tout bois pour tenter d’oublier que nous sommes mortels. Et si nous croyons au contraire à l’immortalité future, nous ne savons trop, en attendant, comment occuper le temps qui nous est donné ici-bas. Si bien que l’observation du genre humain révèle une espèce qui, pour une raison ou une autre, s’active fébrilement à tuer le temps.

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100 millions de dollars pour le projet « Maman ! Vite ! Au secours ! »

Sigmund Freud écrit dans « Deuil et mélancolie » (1917) : « Il est […] remarquable qu’il ne nous vienne jamais à l’idée de considérer le deuil comme un état pathologique et d’en confier le traitement à un médecin, bien qu’il s’écarte sérieusement du comportement normal. Nous comptons bien qu’il sera surmonté après un certain laps de temps, et nous considérons qu’il serait inopportun et même nuisible de le perturber. »

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Le temps qu’il fait le 5 décembre 2014

Sur Dailymotion, c’est ici.

La vidéo : Le travail disparaît, et c’est ce que nous avons voulu

Il y a des gens qui s’amusent régulièrement à enlever cette vidéo, heureusement il y en a d’autres qui s’amusent à la remettre.

Paul Jorion, Principes des systèmes intelligents

Le projet DeepMind

Portrait de Demis Hassabis dans Technology Review : Google’s Intelligence Designer, le 2 décembre 2014
Alex Graves, Greg Wayne, Ivo Danihelka : Neural Turing Machines, le 20 octobre 2014

Wikipedia en anglais : Paul Jorion

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L’emprise : pris en tenaille, du dehors et du dedans

Communication faite le 4 octobre à Strasbourg, lors des Journées Nationales de l’Association française des psychiatres d’exercice privé – AFPEP.

J’appelle, pour aller vite, « Moi », le point d’ancrage que suppose la conscience à la volonté subjective, qui serait le mode d’action dont elle dispose sur le monde. Des modifications interviennent effectivement dans le Réel du fait des actes posés et constatés par la conscience ; celle-ci en attribue l’origine à la volonté, dont le siège supposé est le Moi.

À propos du Moi, Freud écrit en 1929 dans Malaise dans la Civilisation : « À l’origine le Moi inclut tout, plus tard il exclut de lui le monde extérieur » ([1929] 1970 : 12). Il avait déjà expliqué quelques lignes plus haut que

« La pathologie nous fait connaître une multitude d’états où la délimitation du Moi d’avec le monde extérieur devient incertaine, fait l’objet d’un tracé réellement inexact : dans certains cas, des parties de notre propre vie psychique, perceptions, pensées, sentiments, apparaissent comme étrangers, semblent ne plus faire partie du Moi ; dans d’autres cas, on attribue au monde extérieur ce qui visiblement a pris naissance dans le Moi et devrait être reconnu par lui. Ainsi donc le sentiment du Moi est lui-même soumis à des altérations, et ses limites ne sont pas constantes » (ibid. 11).

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La route sera longue

Le temps où sera établie la primauté de l’intelligence est sans doute encore immensément éloigné de nous, mais la distance qui nous en sépare n’est sans doute pas infinie. Et comme la primauté de l’intelligence poursuivra vraisemblablement les mêmes buts que ceux que votre Dieu doit vous faire atteindre : la fraternité humaine et la diminution de la souffrance, nous sommes en droit de dire que notre antagonisme n’est que temporaire et nullement irréductible. Bien entendu, nous les poursuivrons dans les limites humaines et autant que la réalité extérieure, l’Aναγχη le permettra. Ainsi nous espérons une même chose, mais vous êtes plus impatients, plus exigeants, et – pourquoi ne pas le dire ? – plus égoïstes que moi et mes pareils. Vous voulez que la félicité commence aussitôt après la mort, vous lui demandez de réaliser l’impossible et vous ne voulez pas renoncer aux prétentions qu’élève l’individu. De ces désirs, notre Dieu Λογοσ réalisera ce que la nature extérieure permettra, mais seulement peu à peu, dans un avenir imprévisible et pour d’autres enfants des hommes. À nous, qui souffrons gravement de la vie, il ne promet aucun dédommagement.

Sigmund Freud, L’avenir d’une illusion, 1927

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