Frédéric Lordon et l’Imperium. Chapitre 3, par Dominique Temple

Un essai invité en huit chapitres.

III – Ambivalence et Antagonisme

Résumons notre réserve : l’affect est Un, et s’il émergeait de la multitude par effet d’accumulation des affects individuels de peur, d’envie, de désir ou d’amour… pourquoi n’émergerait-il que de leur similitude et pourquoi pas de leur différenciation, plus précisément de la corrélation des différences (qui est une autre expression pour dire la divergence[1]) ou encore d’un juste milieu entre la divergence et la convergence, “Tiers” qui soit le produit de leur relativisation mutuelle au sein de la réciprocité ?

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Georges Balandier (1920 – 2016)

À l’époque où j’étais étudiant en anthropologie, j’ai lu Afrique ambigüe (1957) de Georges Balandier, paru quelques années auparavant. Je venais alors de lire Tristes tropiques (1955) de Claude Lévi-Strauss et le regard que je portais sur Afrique ambigüe était irrémédiablement teinté de l’expérience qu’avait été pour moi la lecture de Tristes tropiques.

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Qu’est-ce qui fait de nous qui nous sommes ? Nos penchants ou les impondérables ?

D’un événement, on peut dire, quelle que soit sa nature, qu’il est possible ou impossible, nécessaire ou contingent. La certitude s’attache au nécessaire (ce qui arrivera toujours) et à l’impossible (ce qui ne peut pas arriver), l’incertitude, au contingent (ce qui arrivera ou non) et au possible (ce qui peut arriver).

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 19 AOÛT 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 août 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 19 août 2016 et je voudrais vous parler aujourd’hui de cet entretien qui a été produit en feuilleton, en 19 épisodes sur le blog, je crois que c’est au cours des 10 derniers jours. C’est un entretien que j’ai eu le 21 mars de cette année avec Franck Cormerais de l’université Bordeaux-Montaigne et avec Jacques Athanase Gilbert de l’université de Nantes. Et le texte complet doit paraître dans la revue « Etudes Digitales ». Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 19 AOÛT 2016 – Retranscription

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique, entretien réalisé le 21 mars 2016 (texte complet)

Ouvert aux commentaires.

I- La « mentalité primitive »

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (XVIII), La collapsologie, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Comment envisagez-vous l’anthropologie des savoirs aujourd’hui ? Est-il nécessaire d’ouvrir un nouveau champ d’étude transdisciplinaire sur le modèle du savoir collectif que vous avez évoqué précédemment ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (VI), Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux, entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Vous soulevez la question de la réalité objective au sein de votre ouvrage Comment la vérité et la réalité furent inventées. Celle-ci engage, selon vous, un schéma des relations asymétriques qui se développe à travers le discours scientifique, une option qui apparaît en raison de la structure-même de la langue grecque mais est entièrement absent de la pensée ancienne chinoise, d’essence symétrique, comme sa langue. Continuer la lecture de De l’anthropologie à la guerre civile numérique (VI), Pourquoi – selon nous – les jumeaux ne sont pas des oiseaux, entretien réalisé le 21 mars 2016

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (IV), La « vérité ordinaire », entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Vous évoquez, Geneviève Delbos et vous, dans La transmission des savoirs (1984), une « vérité ordinaire » placée entre savoir empirique et savoir scientifique. S’agit-il de cette dimension lacanienne ?

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (III), La transmission des savoirs, entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

L’approche anthropologique vous permet de développer un travail critique des catégories philosophiques et économiques. La taxinomie ne recoupe pas les formalisations abstraites aussi bien en termes de science du langage que de science économique.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (II), Anthropologie de l’Île de Houat, entretien réalisé le 21 mars 2016

Franck CORMERAIS

Votre étude sur les pêcheurs d’Houat vous a amené à interroger les techniques, en particulier par le biais des techniques du corps. Vous reliez la technologie avec la topographie imaginaire, posant ainsi le paradigme de la mesure.

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De l’anthropologie à la guerre civile numérique (I) La « mentalité primitive », entretien réalisé le 21 mars 2016

Jacques Athanase GILBERT

Votre parcours est particulièrement atypique, marqué en particulier par cette étonnante transition du chercheur au blogueur. Au-delà, votre pensée s’enracine dans le champ de la transdisciplinarité, empruntant à la fois à la philosophie, à l’anthropologie, à la sociologie et à l’économie. Comment appréhendez-vous cet itinéraire ?

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Ars Industrialis reçoit Paul JORION et Geert LOVINK, le 21 mai 2016

Ars Industrialis et Bernard Stiegler invitent Paul Jorion et Geert Lovink, sur le thème : PENSER ET AGIR LA PUISSANCE EN FRANCE, EN EUROPE ET DANS L’INTERNATION au XXIè siècle

Dans la matinée, Bernard Stiegler interrogeait Frédéric Lordon.

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Qui étions-nous ? Comment faire fonctionner une société ? (III) La « pensée chinoise » et la « pensée occidentale » sont bien radicalement différentes

Quant à l’attitude de Jean-François Billeter lui-même dans Contre François Jullien (2006), que peut-on en dire ?

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« La mort frappe » de Woody Allen, une critique par Paul Jorion

Death Knocks, « La mort frappe », est une courte bouffonnerie de Woody Allen, parodie du Septième Sceau » (1957) d’Ingmar Bergman. Elle fut publiée dans le New Yorker, le 27 juillet 1968 (reprise ensuite en 1972 dans le recueil intitulé Getting Even).

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture (III) : Compte à rebours, par Roberto Boulant

le dernier qui s'en va...

Billet invité.

Le long chapitre, près d’une centaine de pages, que Paul Jorion consacre à un état des lieux planétaire, provoquera peut-être chez certain(e)s un fou-rire incontrôlable.

Mais de ceux qui vous saisissent lors d’un enterrement, lorsque submergé par la peine et l’absurdité des choses, votre corps décide sans vous demander votre avis de relâcher l’insupportable tension.

Car il faut bien admettre l’absurde de la chose : aurions-nous eu la volonté de nous suicider, que nous n’aurions guère fait mieux !
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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture (II) : Commercialement, l’extinction de l’espèce est une bonne affaire, par Roberto Boulant

Dernier_JorionBillet invité.

Ce qu’il y a de plus paradoxal avec cette curieuse espèce qui se nomme elle-même avec arrogance homo sapiens, c’est qu’elle est suffisamment stupide pour détruire son seul et unique habitat, tout en étant suffisamment intelligente pour comprendre et analyser lucidement les enchainements menant à l’inéluctable catastrophe.

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture, par Roberto Boulant

Dernier_Jorion

Billet invité.

Est-il raisonnable de présenter un livre en disant que sa lecture est une rude épreuve ? Pire même, qu’il va à l’encontre de l’air du temps ! De celui qui ne cesse de nous susurrer à l’oreille que nous pouvons nous endormir tranquillement, que tout est sous contrôle. Ceux et celles qui ne veulent pas se poser de questions parce qu’ils ne veulent surtout pas avoir de réponses, ne liront pas ce livre de toute manière. Mais les autres, que sans une foi démesurée j’imagine les plus nombreux, risquent d’être pour le moins désarçonnés.
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Meyer Fortes (1906 – 1983)

MeyerJe me souviendrai toujours de ces regards qui se sont tournés vers moi – on devait être en 1998 à Pasadena – et qui voulaient dire : « C’est probablement toi qui connais la réponse ! », et je me disais moi : « Wo ! Wo ! Wo ! Wait a minute ! », attendez une seconde : je ne suis qu’un (pauvre) ethnologue (solitaire, et loin de chez moi !) appliquant la méthode de l’« observation-participante », je ne suis pas vraiment un… (gaspation !) banquier … (re-gaspation !) américain !

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