Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (III) : le briseur d’idoles, par Roberto Boulant

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Billet invité.

L’esprit humain peut être considéré comme une machine à « donner du sens » au réel. Pour se faire, il pose des frontières afin d’enfermer arbitrairement vivants et choses dans un cadre. Bien sûr, sauf dans les cas extrêmes de psychorigidité, nous admettons que les limites des dites frontières sont souvent floues et mouvantes. Mais ce que nous ne supportons vraiment pas, c’est ce qui nous apparait comme inclassable. L’inconnu, le non-définissable nous inquiètent. À tel point que nous préférons souvent la certitude de la souffrance, mais dans un cadre connu, plutôt qu’une incertitude porteuse de tous les possibles. Une attitude qui pourrait se traduire brutalement par – la peur de la liberté -.

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RTBF, La Prem1ère prend l’R à la Fête des Solidarités à Namur !, samedi 29 août de 20h10 à 20h30

La Prem1ère prend l’R à la Fête des Solidarités à Namur !

Samedi, le 29/08/2015 à 20:00
Présentation: Soraya AMRANI
Soraya Amrani présente deux heures de direct au coeur de la Fête des Solidarités, depuis l’Esplanade de la Citadelle à Namur.

Je suis interviewé par Soraya AMRANI de 20h10 à 20h30

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L’Écho, Paul Jorion : « Nous avons besoin d’une vraie politique keynésienne », le 29 août 2015

« Nous avons besoin d’une vraie politique keynésienne »

Interview | Paul Jorion

  • 28 août 2015 23:09

 

 © Thomas De Boever

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 © Thomas De Boever

« Penser tout haut l’économie avec Keynes », l’ouvrage de Paul Jorion, montre un visage plus complet du célèbre mais pas si bien « connu » Keynes.

Paul Jorion aurait sans nul doute aimé vivre à l’époque de John Maynard Keynes (1883-1946). Il publie, ce 2 septembre, un livre consacré au plus célèbre économiste de l’histoire, « Penser tout haut l’économie avec Keynes ». Assurément, il s’agit du livre le plus abouti rédigé en français consacré à l’économiste britannique.

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LA CRISE, NOUVELLE SAISON, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la série, cela ne tourne pas comme avant, trois évènements viennent de prendre la succession de la crise chinoise. A première vue, ils pourraient sembler n’avoir que peu de rapports, mais pourtant ils conjuguent leurs effets…

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture (II) : ou du privilège de recevoir une éducation de qualité, et de la nécessité de savoir dépasser son égoïsme de classe, par Roberto Boulant

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Billet invité.

John Maynard Keynes est né en 1883 à Cambridge, à l’apogée de l’Empire britannique et du Rule, Britannia!, sous le règne de Victoria, Reine de Grande-Bretagne et d’Irlande, et Impératrice des Indes. Un homme du 19ème siècle donc, issu d’une famille d’intellectuels de la bourgeoisie anglaise (un père Maitre de conférences, une mère écrivaine qui sera élue maire de Cambridge), et qui bénéficia d’une formation des plus élitistes. Passant du collège d’Eton au  King’s College de Cambridge. Si l’on ajoute pour faire bonne figure, que le jeune Keynes était outrageusement doué en mathématiques, discipline ou il trusta les premiers prix, certains seront sans doute tentés de le comparer à nos « élites » actuelles, à un improbable hybride entre énarchie et rigidité victorienne. Or il n’en est rien !

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La Chine et nous – une conversation avec Pascal Hérard de TV5monde

N.B. Pour une interprétation entièrement différente (en fait, c’est pratiquement le contraire de ce que je dis 😀 Vive la diversité !) : Qui seront les victimes du krach chinois ?, dans Le Monde.

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LES TEMPS QUI S’ENGAGENT, par François Leclerc

Billet invité.

Il faut remonter à 2008 pour trouver une telle chute boursière mondiale. Hier, elle était accompagnée de mouvements massifs sur les marchés des matières premières et des changes. Sur celui des actions, elle avait débuté sur les Bourses asiatiques avant de se propager aux États-Unis, puis en Europe. Cette nuit, la Bourse de Shanghai a encore dévissé, puis Tokyo a chuté à nouveau, et ce matin les bourses européennes ne récupéraient que partiellement leurs pertes de la veille.

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LE CULBUTO NE SE REDRESSE PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Rien n’y fait, en dépit de toutes les mesures prises par la direction chinoise pour tenter de stabiliser les cours boursiers, la dernière en date étant d’autoriser les fonds de pension à y investir. La correction boursière que l’on a cru discerner est devenue une véritable déroute et les bourses s’en ressentent dans le monde entier. Mise en perspective avec les épisodes précédents, celle-ci reflète une profonde crise économique de la seconde puissance mondiale, aux conséquences planétaires. La formation d’une gigantesque bulle d’endettement accompagnée d’une bulle immobilière non moins imposante l’ont précédé.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 21 AOÛT 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 21 août 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 21 août 2015. Et bien que je sois en train de terminer un ouvrage qui s’appellera Le dernier qui s’en va éteint la lumière qui est un petit peu une réflexion sur la « collapsologie » comme on dit maintenant, c’est-à-dire sur les dangers qui menacent l’espace humaine quant à sa survie. – je ne peux pas m’empêcher de penser au fait que c’est dans quelques jours (dans 12 jours) que paraît mon livre qui s’appelle Penser tout haut l’économie avec Keynes.

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Que conseillerait Keynes aujourd’hui ?, par Jean Matouk

Billet invité.

Que conseillerait Keynes aujourd’hui ? Bien risqué de se mettre ainsi à la place de ce refondateur génial de l’économie, mais l’on peut quand même imaginer ce qu’il préconiserait à partir de deux des principes doctrinaux qui le guidaient : le primat de l’économie de marché, et l’unité de compte internationale : le bancor.

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Le temps qu’il fait le 21 août 2015

Blog de PJ : « Penser tout haut l’économie avec Keynes ». Note de lecture, par Roberto Boulant, le 20 août 2015

Blog de PJ : « Penser tout haut l’économie avec Keynes ». 4e de couverture

Philippe Herlin, Repenser l’économie, Eyrolles 2012

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Penser tout haut l’économie avec Keynes, de Paul Jorion, éd. Odile Jacob, 2015. Une note de lecture, par Roberto Boulant

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Billet invité.

Ce livre nous parle du plus gigantesque tour de passe-passe de tous les temps. Celui qui a vu une économie politique, véritable science au service du bien commun, être remplacée par la pseudo-science économique, véritable escroquerie au service d’une infime, mais désormais toute puissante, kleptocratie.

Et comment mieux décrire notre époque de nouvelles ténèbres, qui voit les inégalités et les injustices grandir et qui amène l’humanité au bord du gouffre, qu’en parlant de la lumière ? Non pas de la froide lumière idéelle et calculatrice distillée par nos écrans, mais de la fragile et vacillante lumière de l’esprit humain. Celle de l’intelligence d’un homme pétri d’humanisme et formé aux meilleures écoles de son temps, celle du plus célèbre des inconnus : John Maynard Keynes. 

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Effondrement versus mutation (I), par Michel Leis

Billet invité.

Épuisement rapide des ressources, catastrophe climatique de grande envergure, prise de pouvoir par des machines devenues intelligentes, les facteurs qui pourraient conduire à la disparition de l’espèce humaine ne manquent pas. De nombreux billets sur ce blog rappellent à intervalle régulier les risques que nous courons en poursuivant notre course folle. On ne peut pourtant pas se limiter à des scénarios d’effondrement. L’apocalypse nucléaire des années 50 et 60, au cœur d’une abondante production cinématographique et littéraire durant la guerre froide, n’a pas eu lieu, même si nous avons eu quelques avant-goûts civils de ce qu’aurait pu être un tel désastre. L’horloge de la fin du monde mise à jour par l’université de Chicago a beau se rapprocher à nouveau dangereusement de minuit, son évolution récente traduit à la fois le changement de la nature des menaces (elle prend en compte maintenant les changements climatiques), mais aussi les peurs de l’époque.

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Source Wikipédia

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En Absurdiland les tomates font de longs voyages, par Jacques Seignan

Billet invité.

Caviar ou tomates ? A cette question apparemment improbable, une anecdote lue au siècle dernier pourrait donner une réponse factuelle. Un Français, expatrié pour son travail sur les bords de la mer Caspienne et qui était en pension complète, pouvait déguster quotidiennement du caviar comme entrée ; au bout d’un certain temps, lassé, il finit par choisir une autre entrée : une simple salade de tomates. La cuisine, et son expression sublimée la gastronomie, font partie des domaines culturels où les humains démontrent combien leurs goûts sont diversifiés et relatifs : croquer des scorpions frits ; manger des cuisses de grenouille ; gober des yeux crus de phoque (1)… Donc on peut concevoir que la salade de tomates fasse partie des plaisirs culinaires et de plus à la portée de tous – en principe –, contrairement au caviar.

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