G21, Swisstainability, Capitalisme, cause du problème et partie de la solution pour demain ?, le 1er juillet à 17h40

Mon intervention à la table-ronde « Capitalisme, cause du problème et partie de la solution pour demain ? » avait une double forme : je ferais un exposé introductif avant de me joindre aux autres panélistes.

J’ai parlé bien entendu du caractère obligé de la croissance pour pouvoir payer les intérêts et verser les dividendes, de la spéculation qui n’a pas « toujours existé », de la propriété et de l’abusus : le droit de détruire ce dont on est propriétaire, droit bridé aujourd’hui, sauf pour les « personnes morales » que sont les entreprises.

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Comment l’euro grec sera une monnaie plus solide que l’euro mis en faillite par l’Eurogroupe, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Par la force des choses et l’irresponsabilité des technocrates pseudo-européens, la Grèce a franchi la première étape de reconstruction d’un euro fondé sur la démocratie. Le contrôle souverain de la circulation monétaire du capital rétablit au moins formellement la suprématie de la loi et de la société politique sur la propriété, l’investissement, le crédit, la rémunération du travail et l’assurance des personnes. Comme l’approvisionnement des banques grecques en titres de paiement de la BCE n’est plus garanti, le pouvoir politique grec est obligé de reprendre explicitement le contrôle des banques, donc des conditions du crédit et de la conformité des paiements à l’intérêt général.

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Propriété privée et propriété inaliénable, par Dominique Temple

Billet invité

Le système capitaliste ressemble à ces caravelles assaillies de vrilles marines qui creusaient des galeries dans leur carène comme des termites. Lorsque les vrilles perçaient la surface du bois, elles occasionnaient des voies d’eau que l’on bouchait avec de l’étoupe. Au bout de trois ou quatre voyages, les caravelles étaient inutilisables car leur coque était trop vermoulue. Elles étaient rachetées à bas prix par des aventuriers coureurs de hauts risques. On pourrait aussi comparer l’économie capitaliste à un filet de pêche en fin de course qui se déchire sous le poids de la prise ou de la traction. On répare la déchirure, mais à peine on tire de nouveau sur le filet qu’il se déchire en d’autres endroits et ainsi de suite.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 26 JUIN 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 26 juin 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 26 juin 2015. Et vous avez vu, pour la Grèce, eh bien on essaye de vous tenir informés autant qu’on peut, et on n’est pas si nombreux, on n’est pas si nombreux à vous parler de la Grèce. Il y a plusieurs raisons d’en parler et je donne aussi la parole à ceux qui m’envoient des billets, vous avez vu. Je reçois pas mal de propositions de billets et je les affiche. Alors, il y a des gens qui me disent : « Oui mais c’est contradictoire, ce que dit l’un n’est pas compatible avec ce que dit l’autre ! » Mais ça n’a pas d’importance, j’aime bien qu’il y ait un débat qui s’installe comme cela. Alors, en gros, bien entendu, eh bien, nous sommes du côté de, nous sommes du côté de la raison, nous sommes du côté des êtres humains contre les machines qui broient, et donc, il n’y a pas beaucoup d’hésitation dans ce que nous disons. Je ne vais pas vous parler de ça aujourd’hui, on essaye de vous tenir au courant en direct.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 18 JUIN 2015 – retranscription

Le temps qu’il fait – aujourd’hui – le 26 juin sera en ligne vers 12h30.

Retranscription de Le temps qu’il fait le 18 juin 2015 : la contribution de la finance au PIB. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le jeudi 18 juin 2015. Et d’habitude, vous le savez, je fais ces petites vidéos, « Le temps qu’il fait », je les fais le vendredi, mais là, demain matin, je serai dans le train à l’heure où je fais d’habitude la vidéo, et en plus, je ne sais pas dans quelles conditions je pourrais enregistrer ma vidéo, parce que je ne sais pas encore où je dormirai ce soir. On m’a promis le gîte après l’exposé que je ferai en compagnie de Sophie Wahnich dans le cadre du « Lavoir moderne parisien », conférence organisée par La plate-forme qui, comme vous le savez sans doute, est le mouvement qui se crée autour de Messieurs Montebourg et Pigasse. Alors, voilà, si vous êtes à Paris, venez ! Ça se passe donc dans le 18ème, un petit peu au nord de la Gare du Nord, précisément. Venez nous écouter, ça peut être intéressant, ça peut être certainement intéressant, un débat entre Sophie Wahnich et moi. Nous avons déjà eu l’occasion de parler en compagnie : une fois, c’était à « Ce soir ou jamais » et une fois, je crois que c’était dans le cadre d’un débat sur la révolution, mais dans ce cas-là, nous n’étions pas seuls, parce qu’il y avait également Monsieur Nicolas Baverez. Venez donc nous écouter.

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L’INSOUTENABLE LOURDEUR DE LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Les créanciers européens de la Grèce auront consacré ces quatre derniers mois à escamoter toute discussion sur la viabilité de la dette grecque et à focaliser l’attention sur des mesures présentées comme allant en permettre le remboursement. Et ce n’est pas fini ! Seul le FMI a finalement fait discrètement entendre une petite musique, dans le fil des interventions qui avaient abouti à sa restructuration précédente, mais sans insister pour ne pas déranger.

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LA MAUVAISE COMÉDIE VIRE A LA TRAGÉDIE, par François Leclerc

Billet invité.

Comme prévu, rien n’est sorti de la 8ème réunion de l’Eurogroupe ayant la Grèce à l’ordre du jour depuis l’accord du 20 février dernier. Et si Pierre Moscovici a déclaré à son entrée qu’il fallait garder son sang-froid, Christine Lagarde l’a perdu à la sortie en lâchant que « l’urgence est de rétablir le dialogue, avec des adultes dans la pièce ».
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La question ne sera pas posée, par Michel Leis

Billet invité.

Hernando de Soto a publié samedi 13 juin une tribune dans la Libre Belgique qui s’ouvre sur un titre racoleur : « Piketty ignore 90 % de la population ». Pourquoi s’y arrêter ? Parce que ces propos illustrent à la fois les méthodes et la mauvaise foi caractéristiques d’ultra-libéraux, bien plus idéologue qu’économistes. Ils laissent aussi de côté un point essentiel qui n’est pas ou peu abordé par Piketty, celui des rapports de forces, mais pour reprendre l’expression employée lors du procès Dreyfus, « la question ne sera pas posée ».

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La haute autorité de surveillance de l’Union se trouve en Grèce, et son responsable se nomme Tsipras, par Pierre-Yves D.

Billet invité

Le combat que mène Syriza et le gouvernement grec depuis des mois est politique, mais il comporte aussi une grande valeur pédagogique en faisant office de révélateur. De même qu’il tire le signal d’alarme ! En attaquant à l’os le substrat social d’un peuple, la Grèce, la Troïka et les dirigeants européens montrent dans toute son ampleur l’iniquité et la férocité du système qu’il ont mis en place, ou qu’ils veulent laisser en l’état. Si Syriza et Tsipras ont pu avoir quelque écho en Europe depuis la constitution du gouvernement grec, c’est parce qu’ils luttent d’arrache-pied au sein de l’euro, et ainsi en révèlent au grand jour les vices de construction.

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Pour être équitable, la décroissance doit être celle de notre empreinte écologique, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

La décroissance apparaît de plus en plus comme la seule façon d’éviter la catastrophe que constituera l’inévitable effondrement de notre modèle pollueur et pilleur actuel fondé sur le postulat d’une illusoire croissance économique infinie alors que nous vivons dans un environnement fini et très sensible à la pollution au delà de certains seuils d’exploitation et d’agression.

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Le brûlot de Arnaud Montebourg et Matthieu Pigasse : un avertissement salutaire, par Jean-Pierre Pagé

Billet invité.

« Hébétés, nous marchons vers le désastre ». Ainsi commence la tribune de Arnaud Montebourg et Matthieu Pigasse, publiée dans le JDD du 7 juin 2015, comme un coup de tonnerre dans le ciel orageux de la zone euro. La présence, à côté du « trublion » Arnaud Montebourg, du « banquier » Matthieu Pigasse oblige, cette fois-ci, à considérer et prendre au sérieux ce texte. Il mérite, en effet, beaucoup plus que le mépris que lui a témoigné Stéphane Le Foll, porte-parole du Gouvernement, sur France Inter le 8 juin

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Le Monde / L’Écho, Envisager les choses d’un point de vue commercial uniquement, le mardi 9 juin 2015

Envisager les choses d’un point de vue commercial uniquement 

Un extra-terrestre écrira-t-il un jour, parlant de nous, qu’une espèce s’était retrouvée confrontée à son extinction, qu’elle en fut pleinement consciente mais se découvrit tragiquement mal outillée pour faire face à une telle échéance, ses dirigeants considérant que le défi pharaonique dressé devant elle ne pouvait être relevé qu’en envisageant la question d’un point de vue purement commercial ?

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Réparer la zone euro sans la casser ? Du rêve à la réalité, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’auteur de « Réparer la zone euro sans la casser » ne comprend pas qu’il n’existe pas de dette réelle qui ne soit réciproque en nature et en substance. La réciprocité des dettes entre un prêteur financier et un emprunteur financier se fait sur le terrain du droit qui est la contre-réalité du prix. Le droit est la substance de la dette qui fait créance ; le prix est la nature de la créance qui soit substance de dette. Une dette financière est réelle si son prix en monnaie égale son prix en droit pour le débiteur tout autant que pour le créancier.

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L’OCDE, AVEC NOUS ! par François Leclerc

Billet invité.

Quelle mouche a bien pu piquer l’Organisation de coopération et de développement économique ? Elle vient de produire un rapport de plus, mais qui attire l’attention. Il est titré « Pourquoi moins d’inégalité profite à tous » de manière un peu biscornue, mais à la lecture il ne déçoit pas.

« Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. Les chiffres prouvent que les inégalités croissantes nuisent à la croissance. Le sujet pour une action politique est autant social qu’économique. En ne s’attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements détruisent leur modèle social et nuisent à leur croissance à long terme », avertit en allant droit au but Angel Gurria, son secrétaire général, dans le préambule. Le document est largement documenté et prête difficilement à contestation, données à l’appui. Mais si c’est l’OCDE qui le dit… cela montre que le capitalisme ne tourne plus rond, comme d’autres manifestations financières sournoises ne cessent de l’illustrer .

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NOTE DE LECTURE : James Galbraith, « The End of Normal. The Great Crisis and the Future of Growth », par Alain Adriaens

Billet invité.

Vient de paraitre le livre de James Galbraith (fils de John Kenneth Galbraith) « La grande crise » (Le Seuil, janvier 2015). Ce titre est bien moins explicite que le titre en anglais « The End of Normal. The Great Crisis and the Future of Growth ».

Cet ouvrage aborde des thèmes très larges tels que la géopolitique mondiale mais il se centre principalement sur la crise financière de 2007-2008, sur ses causes, son déroulement et ses suites. L’ouvrage est très documenté mais fait principalement référence à des auteurs universitaires des Etats-Unis.

Il analyse les « trente glorieuses » et affirme que la théorie de la croissance a été inventée par les conseillers de Kennedy et qu’à l’époque, l’Etat était tenu pour responsable de la santé de l’économie. Les dépressions étaient hors de question. Et pourtant, selon Galbraith, des observateurs attentifs pouvaient constater dès la fin des années 60 que le « modèle de la croissance soutenue » était un mythe.

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Appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique

Pour le droit des peuples d’auditer la dette publique.

4 mai

Aux peuples d’Europe et du monde entier,
À toutes celles et à tous ceux qui rejettent les politiques d’austérité et n’acceptent pas de payer une dette publique qui nous étrangle et qui a été contractée sans nous et contre nous.

Nous, signataires de cet appel, nous nous rangeons au côté du peuple grec qui, par son vote aux élections du 25 janvier 2015, est le premier en Europe et dans l’hémisphère nord à avoir rejeté les politiques d’austérité appliquées au nom du paiement d’une dette publique contractée par « ceux d’en haut » sans le peuple et contre le peuple. En même temps, nous considérons que la création, à l’initiative de la Présidente du Parlement grec, de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, constitue un événement historique d’une importance capitale, non seulement pour le peuple grec mais aussi pour les peuples d’Europe et du monde entier !

Le problème de la dette constitue un fléau qui sévit presque partout en Europe et dans le monde

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Le Monde / L’Écho, La « troïka » doit reconnaître de bonne grâce sa défaite, mardi 5 mai 2015

Le Monde : La « troïka » doit reconnaître de bonne grâce sa défaite

Le Fonds monétaire international avait dû admettre en octobre 2012, par la bouche d’Olivier Blanchard, son économiste en chef, que sa préconisation de l’austérité qui plonge depuis cinq ans la Grèce dans la misère, était fondée sur une erreur. Le chiffre utilisé pour le fameux multiplicateur budgétaire indiquant l’impact sur le Produit intérieur brut d’une nation d’une réduction du budget de l’État, était erroné. Faux d’ailleurs à ce point qu’il aurait dû conduire au rejet de la politique d’austérité en Europe et à adopter au contraire une relance de l’économie par la dépense publique.

Un chiffre inférieur à 1 du multiplicateur signifie que si l’État diminue ses dépenses d’un euro, le PIB baissera d’un montant moins important ; s’il est supérieur à 1, le PIB baissera de plus d’un euro. Le chiffre de 0,5 utilisé pour l’Europe en 2009 justifiait une politique d’austérité, alors que le chiffre réel, « significativement supérieur à 1 au début de la crise » (Blanchard & Leigh 2013 : 19), aurait encouragé une politique de relance. La Commission européenne et l’OCDE avaient elles aussi utilisé le chiffre erroné de 0,5.

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Une explication « écono-territoriale » des Trente Glorieuses, par Timiota

Billet invité.

Il est courant de considérer les Trente Glorieuses avant tout dans un contexte historico-politique au sein de la montée inexorable des techniques (le « progrès »): la mise au pas d’une industrie et dune finance capitalistes qui certes assuraient de fortes croissances potentielles, mais venaient aussi d’accompagner deux Guerres Mondiales et la Grande Dépression.

De cette mise au pas, et d’un rapport de force rétabli entre travailleurs et capitalistes à la faveur de la peur du communisme, une grande redistribution des richesses, vers une large classe moyenne prospère, produisit des décennies de stabilité économique et de croissance, gommant rien moins que les secousses des indépendances des ex-colonies, ou que les doutes anti-consuméristes de 1968.

Je propose ici une vision complémentaire, basée sur des échelles spatiales et leur temporalité associées, ainsi qu’un « structuralisme de l’inégalité ».  Pour dire l’essentiel, des échelles momentanément ajustées entre politique et économie me semblent en effet une bonne clé d’explication aux Trente GlorSieuses .

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