L’avenir dans un rétroviseur : Une lecture de l’Économie du bien commun de Jean Tirole, par Jean-Michel Servet

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Sans nul doute l’Économie du bien commun, ouvrage de Jean Tirole paru au printemps 2016 [1], a été au programme des lectures de vacances de nombreux économistes francophones et d’autres spécialistes des science sociales ou citoyens soucieux de s’informer des questions économiques. Pour ceux-ci la notoriété de cet auteur récipiendaire en 2014 du prix dit « Nobel d’économie » a pu être un attrait. Continuer la lecture de L’avenir dans un rétroviseur : Une lecture de l’Économie du bien commun de Jean Tirole, par Jean-Michel Servet

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Cessons de croire au mythe de l’entreprise au service de l’intérêt général, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Le discours d’Emmanuel Faber, le Directeur General de Danone, lors de la remise des diplômes à HEC il y a quelques jours, a été salué à juste titre pour son remarquable humanisme. Il était poignant à titre personnel, et ne choquait pas venant du dirigeant opérationnel d’un groupe qui se donne pour mission « d’apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre ». Et qui le fait, malgré l’opposition d’un lobby de la santé occupé à faire son miel en produisant des malades guéris, qui n’a donc aucun intérêt financier à ce qu’un système de santé préventif puisse produire des bien-portants, comme tente de le faire Danone, entre autres grâce à une meilleure connaissance des interactions entre le système immunitaire humain et l’alimentation.

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LA CROISSANCE AVEC LES DENTS ? par François Leclerc

Billet invité.

Les heures de gloire de la mondialisation débridée appartiennent au passé. La baisse de la croissance des économies émergentes, principalement de la Chine, pèse de tout son poids sur son ralentissement. En ouvrant aujourd’hui la rencontre des ministres du commerce international du G20 à Shanghaï, le ministre chinois du commerce Gao Hucheng a constaté que « la reprise économique reste fragile, le commerce mondial fluctue à de faibles niveaux ». Diplomatiquement, il propose de « travailler avec toutes les parties avec sagesse, courage et de façon pragmatique », mais des discussions de chiffonniers sont annoncées.

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Les start-ups : perspectives de croissance et d’emplois ?, par Vincent Rey

Billet invité.

Le succès d’anciennes start-ups – devenues aujourd’hui des multinationales – telles qu’Amazon ou Google, fait rêver de nombreux gouvernements, et en particulier notre actuel ministre des finances Emmanuel Macron. Il est vrai que le développement fantastique d’une entreprise comme Amazon, qui vend aujourd’hui des livres et des disques dans le monde entier, pourrait représenter pour un état une rentrée de TVA appréciable, comparable à celle de l’essence. Mais n’est-ce pas un leurre, de voir dans ce seul chiffre d’affaires, une perspective de croissance et d’emplois ?

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Une illustration de la formation des prix selon Paul Jorion : les taxis thaïlandais, par Philippe van Averbeke

Billet invité.

Cher Paul Jorion,

Je suis en ce moment en Thaïlande et voici quelques réflexions sur une situation particuliére que je constate ici.

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LA BCE FAIT CE QU’ELLE PEUT… par François Leclerc

Billet invité.

Il était surnommé Super Mario et se retrouve maintenant comparé à Atlas supportant le poids du monde, en la circonstance de l’Europe. Mario Draghi est-il toujours le sauveur ou bien serait-il devenu une victime ? C’est en tout cas ainsi qu’il s’est un peu présenté devant les parlementaires européens, appelant pour la énième fois les gouvernements à prendre son relais.

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LA TRANSPARENCE ? N’EXAGÉRONS PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

L’Institut de la finance internationale (IIF) monte sur ses grands chevaux en s’adressant au Comité de Bâle, et l’Association françaises des entreprises privées (Afep) perd le contrôle de ses nerfs à propos d’un projet de loi. Quand les Gardiens du Temple sont piqués au vif, leurs raisons en sont toujours intéressantes, justifiant un tel rapprochement.

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Les quatre phases de l’économie, par François Roddier

Billet invité. A paru sur le blog de François Roddier, le 29 mai.

Je propose à mes lecteurs d’illustrer brièvement mes développements théoriques un peu arides à l’aide de mon expérience personnelle.

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Que sera le revenu universel d’assurance du citoyen ?, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Que sera le revenu universel d’assurance du citoyen ?

Il y a une manière non idéologique et non spéculative de voir le revenu universel qui remplacerait l’actuel ensemble disparate de prestations sociales. Certes, la finalité peut bien être « d’acheter » la paix sociale mais le résultat concret est l’engagement explicite d’un processus de remise à plat économique de la fonction sociale de l’État. L’État ne serait plus posé comme une divinité providentielle qui saupoudre des subsides tombés d’on ne sait où mais comme une entreprise publique objective d’assurance et de consolidation de la solidarité nationale entre les citoyens.

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QUAND LE FINANCIAL TIMES PERD SES NERFS, par François Leclerc

Billet invité.

Quand la City n’est pas contente, elle le fait savoir. Les éditoriaux du Financial Times sont un de ses relais. Celui de ce matin tire à boulets rouges sur la contribution du FMI qui a dernièrement fait jaser, employant un ton qui n’est pas celui auquel les financiers nous ont accoutumé, tout du moins lorsqu’ils s’expriment publiquement.

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AU FMI, UN VER DANS LE FRUIT, par François Leclerc

Billet invité.

Une cinquième colonne dormante aurait-elle été réveillée au sein du FMI ? Trois de ses économistes, dont le directeur adjoint de son service d’études, viennent de poser une mine à mèche lente sur le site officiel du Fonds.

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AU CAS IMPROBABLE OÙ NOUS NE SERIONS PAS ENCORE ÉDIFIÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Un G7 vient de se terminer, au cas fort probable où il serait passé inaperçu ! Principale information qui ressort des travaux des chefs d’État et de gouvernement qui se sont réunis au Japon : la chancelière allemande ayant jugé trop fort l’emploi du mot « crise » dans le communiqué final a eu gain de cause et il a été supprimé.

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UN G7 FINANCES, HISTOIRE DE CAUSER…, par François Leclerc

Billet invité.

Les réunions mondiales se succèdent, entonnant tour à tour le même appel en faveur de la relance d’une croissance salvatrice. Le G7 Finance qui a commencé aujourd’hui ne va pas renouveler le genre, préludant au sommet des chefs d’État des 26 et 27 mai. Rien n’en est à attendre de particulier, mais il y aurait pourtant tant à dire.

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Les classes moyennes, grandes oubliées de la gauche de la gauche, par Michel Leis

Billet invité.

Dans un précédent billet, j’évoquais ce décalage entre le discours tenu par la gauche de la gauche et la société française : « Les hommes politiques (…) continuent pourtant à utiliser un vocabulaire et des slogans d’une autre époque (…) la gauche de la gauche n’est (dans son discours) qu’un nouvel avatar des partis communistes d’antan ». Au cœur du problème, il y a une négation des classes moyennes par les partis et des hommes politiques à la gauche du PS. En 2012, dans le programme de Mélenchon, « L’humain d’abord », on parle d’insécurité sociale, de pauvreté de masse, de précarité, de mal-logement. Tout cela est fort louable, mais on cherchera en vain le terme « classes moyennes ». Pas la moindre mention non plus des classes moyennes dans les programmes du NPA ou de Lutte ouvrière. Le programme des écologistes en 2012 n’évoquait les couches moyennes de la population que pour déplorer qu’elles ne soient pas revenues dans les quartiers populaires.

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Le Monde / L’Écho, Sommes-nous assez compétitifs face au Bangladesh ?, le mardi 17 mai 2016

J'avais écrit dans mon billet : "Le rythme actuel de la robotisation signifie que, faute pour de nouveaux Bangladais de passer de paysan crève-la-faim à ouvrier mal payé, les salaires du Bangladesh ne décolleront plus significativement de leur niveau actuel."

Une modification intempestive au niveau du Monde en a fait : "Le rythme actuel de la robotisation signifie que, bien qu'il y ait de moins en moins de Bangladais passant du statut de paysan crève-la-faim à celui d’ouvrier mal payé, les salaires du Bangladesh ne décolleront plus significativement de leur niveau actuel."

... introduisant un contresens criant. J'ai remplacé ci-dessous "bien que..." par "comme...".

Sommes-nous assez compétitifs face au Bangladesh ?

Voici ce que l’on entend dire de plus en plus souvent : 1) les salaires français ne tomberont jamais au niveau de ceux qui sont payés au Bangladesh aujourd’hui, car la mondialisation fait que les salaires dans ce pays augmentent ; 2) les exigences de la compétitivité font que les salaires au niveau international vont s’établir quelque part entre les salaires français et bangladais actuels, au niveau que les marchés définiront (car ils ont la capacité de fixer les prix à leur niveau vrai) ; 3) et il est bien qu’il en soit ainsi car de quel droit refuserions-nous au tiers-monde son industrialisation, n’est-ce pas nous après tout qui avons retardé celle-ci en faisant subir à ces pays la prédation de nos projets coloniaux ?

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République de l’euro et démocratie européenne des biens communs, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

En réalité l’argent comptabilise le crédit lequel est l’expression passive positive du pouvoir quand le crédit repose sur la reconnaissance réciproque des personnes. Au contraire l’argent est simulation active néfaste du pouvoir quand les rapports de domination obligent les faibles à s’endetter face aux riches afin de matérialiser les asymétries de pouvoirs entre les individus inégaux. L’argent fonctionne comme instrument de la corruption parce que érigé en mesure du pouvoir de domination au lieu d’être alloué au financement des finalités humaines exprimées et délibérées dans une égalité réelle des droits.

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BFM Business, La libraire de l’éco : Jacques de Larosière et Paul Jorion, le 13 mai 2016

La librairie de l’éco : Jacques de Larosière et moi-même avons été les invités d’Emmanuel Lechypre sur BFM Business le vendredi 13 mai à 23h.

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