« La mort frappe » de Woody Allen, une critique par Paul Jorion

Death Knocks, « La mort frappe », est une courte bouffonnerie de Woody Allen, parodie du Septième Sceau » (1957) d’Ingmar Bergman. Elle fut publiée dans le New Yorker, le 27 juillet 1968 (reprise ensuite en 1972 dans le recueil intitulé Getting Even).

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D’un lycée de Seine-Saint-Denis, juste un petit mot, par Lucie Jovier

Billet invité.

Bonjour Monsieur Jorion,

J’ai monté un dispositif à l’éducation nationale un peu particulier mais je ne peux pas aller au-delà de six années et j’arriverai au terme en juin. Je suis contente des retours des élèves, je regrette de partir et les élèves sont très reconnaissants. Ils vous connaissent bien sûr.

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La réaction et la peur, par Aurèle

Billet invité.

Il faut se garder bien sûr d’essayer d’analyser et d’expliquer des phénomènes sociaux à la seule lumière du fait individuel et d’une « psychologie spontanée ». Celle-ci m’a cependant semblé expliquer parfaitement une réaction dont j’ai été témoin la semaine passée. Comment expliquer autrement en effet le discours de ce professeur d’université au cours duquel j’assistais, après les attentats de Paris du vendredi 13 novembre ?

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ILS SONT INDÉCROTTABLES ! par François Leclerc

Billet invité.

Dès son arrivée au pouvoir en 2010, David Cameron avait triplé les droits universitaires, qui sont alors passés de 3.000 à 9.000 livres. L’étape suivante, qu’il s’apprête à franchir, consistera à supprimer les bourses devenues selon lui trop onéreuses pour les remplacer par des prêts. Sur le modèle américain, les étudiants dont les parents ne peuvent payer leurs études seront conduits à s’endetter lourdement. Devant les manifestants qui réclamaient aujourd’hui la gratuité des études et l’annulation du projet de prêt étudiant dans les rues de Londres, John McDonnell du parti travailliste venu les soutenir a proclamé que « l’éducation est un don d’une génération à une autre, non pas une marchandise qu’on achète et qu’on vend ».

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LA VALEUR ESPRIT SACRIFIÉE À L’UTILE ?, par Vincent Teixeira

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Face à certains outrages, aussi loin des illusions de l’angélisme que des poses du pessimisme, sans être ni pessimiste ni optimiste, sauf à se voiler la face, ou être dans l’auto-aveuglement, il est temps de sonner le tocsin, et comme disait Walter Benjamin , « il faut organiser le pessimisme 1 ».

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Université : le diable serait-il dans la « gouvernance ?, par Denis Dupré

Billet invité. A paru originellement ici.

Sartre avait dit, dans la revue Les Temps Modernes, il y a un demi-siècle : « Tout anti communiste est un chien ». Il ne faisait pas bon être libéral chez les économistes universitaires.

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L’Écho, L’éviction de Paul Jorion de la VUB suscite l’étonnement, le 12 septembre 2015

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L'Écho 12-9-15
* L’Écho : « L’éviction suscite l’étonnement »…
* Geert Noels : « Une annonce de licenciement étrange… »
* Paul de Knop, recteur de la VUB, « C’est la première fois que la VUB prend une mesure aussi drastique… »

La mesure la plus drastique de l’histoire de l’université ? parce que le détenteur d’une chaire prestigieuse, autrefois enseignant à Cambridge, ne parlerait pas bien l’anglais ? n’offrirait pas un soutien logistique suffisant aux étudiants qui travaillent dans la journée ? …

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Appel à une réflexion sur l’économie qui ne soit pas de pure propagande – [Le temps qu’il fait le 11 septembre 2015 – (retranscription)]

Retranscription de Le temps qu’il fait le 11 septembre 2015 – Merci à Olivier Brouwer !

La discussion se poursuit à la suite de la vidéo : ici.

Bonjour, nous sommes le vendredi 11 septembre 2015. Et hier, l’un d’entre vous me fait parvenir un article que je n’avais pas eu l’occasion de lire. C’est dans le Monde diplomatique du mois de juillet et c’est par Laura Raim, la journaliste, et ça s’appelle : « Police de la pensée économique à l’Université ». Et ça fait le bilan de l’enseignement de l’économie, dans une perspective scientifique, à l’université. Et ça parle de la France, et ça explique – vous en avez entendu parler, certainement – le fait qu’il y a de moins en moins de personnes qui parlent aux étudiants, dans le cadre universitaire, de la pensée économique, de l’économie telle qu’elle est et non pas telle qu’elle a été travestie au fil des années par quelque chose qu’on a inventé à la fin du 19ème siècle et qu’on a appelé : « La science économique », pour remplacer ce qui était un véritable savoir sur l’économie, qu’on appelait : « l’économie politique », et qui vous parlait véritablement de l’économie. Et on nous a produit, à partir de là, un discours qui… Oui, d’accord, les Léon Walras, les Carl Menger, les Stanley Jevons, c’était des gens de bonne volonté qui se sont laissés un petit peu prendre par la tentation de mathématiser tout ça, et qui, devant la possibilité d’utiliser le calcul différentiel pour expliquer l’économie, n’ont pas pu résister, et voilà. Et les milieux financiers s’en sont frotté les mains, et on a produit un autre type de discours.

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La formation professionnelle, faudrait voir de quoi on parle…, par rienderien

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Bonjour Paul,

Mon petit-fils veut rentrer en lycée professionnel pour apprendre un métier. Bien qu’il ait une bonne moyenne, il s’ennuie profondément au collège et se prend d’écœurement à imaginer son entrée en seconde. Ses parents y sont fermement opposés.

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UN MANIFESTE POUR UNE ÉCONOMIE PLURALISTE, par François Leclerc

Billet invité.

« À quoi servent les économistes s’ils disent tous la même chose ? » s’interrogent à haute voix ceux qui s’alarment de la domination à prétention exclusive des représentants de l’orthodoxie au sein de l’université française ? Le constat n’est pas propre à la France, pas plus que les réactions s’y opposant, mais le courant mainstream ne cesse de progresser. Selon le pointage des auteurs du livre, dont c’est le titre (1), les professeurs d’université pouvant être qualifiés d’hétérodoxes ne représenteraient plus que 5 % de l’ensemble du corps professoral, et leur nombre continuerait de diminuer. Or ceux-ci pilotent le renouvellement du corps, dirigent les masters, encadrent les thèses, président les comités scientifiques des revues et des colloques et sélectionnent leurs pairs.

Un « Manifeste pour une économie pluraliste » (2) est proposé à la signature, qui aurait déjà recueilli plus de 5.000 signatures, en France et à l’étranger, auprès non seulement d’économistes, mais aussi de sociologues, de philosophes, de juristes et de « simples citoyens », dans la volonté affirmée de non seulement sauvegarder le pluralisme mais aussi de décloisonner la discipline. Une association qui regroupe 600 docteurs en sciences sociales (3), dont 90 % d’économistes, a été créée sous le nom de l’Association française d’économie politique (AFEP), qui renoue avec l’ancienne appellation de la discipline, refusant de sacrifier au mythe entretenu d’une prétendue science dure des tenants du courant néoclassique, qui cherchent « à élaborer une théorie mathématique du marché pour faire de l’économie une science exacte ». Alors qu’ils n’ont rien venu venir de la crise en cours.

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Du latin et du grec à Jamel Debbouze, par Marianne Oppitz

Billet invité.

En 1880, Jules Ferry annonçait : La République a fait l’Ecole, l’Ecole fera la République. Déjà le contexte religieux battait son plein. Il faut se rappeler, bien que certains pensent tout haut que le passé ne fait pas partie de la modernité et qu’il vaut mieux ne pas se référer à des choses du passé qui sonnent immanquablement pour eux avec « dépassé ». Il faut donc se rappeler quand même que c’est l’Eglise qui a créé les premières écoles et que la loi de 1905 sur la laïcité n’a fait que mettre un frein à un pouvoir religieux trop dominant. N’oublions pas non plus qu’à travers l’histoire, Pascal, Descartes, Voltaire, Rimbaud et bien d’autres ont été les modernes de leurs prédécesseurs.

Pour en revenir à notre sujet, la réflexion de Pascal Bruckner basée sur celle de Régis Debray mérite qu’on s’y attarde.

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Le paludier : L’inconscient ingénieur du sel, par Arnaud Castex

Billet invité. À propos de « La transmission des savoirs », à Bécherel, le 19 avril 2014

Lors de son exposé à Bécherel, Paul Jorion nous fait découvrir la complexité du métier de paludier et plus particulièrement, son apprentissage.

J’avoue que la proposition du pèse-sel m’a interpellé car elle sous-estime tout de même grossièrement la complexité du problème. Elle ne concerne que la réaction de cristallisation elle-même et le gradient moteur de celle-ci (à savoir la concentration d’une saumure). Cette « solution » fait l’impasse sur la dynamique de l’installation concernée et les moyens à disposition des exploitants.

En fait le paludier réalise un véritable travail d’ingénierie, caché par l’apparente simplicité des choses et bien entendu l’absence de conceptualisation. Simplicité du produit tout d’abord, aujourd’hui qui peut s’étonner d’avoir du sel sur sa table alors qu’il fut une monnaie du fait de sa rareté. Simplicité de la matière première (de l’eau de mer, dont la composition n’est pas si « simple »), simplicité du principe d’obtention (la concentration et la cristallisation par évaporation de l’eau à l’air libre), simplicité des installations (des étendues d’eau inertes).

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« La transmission des savoirs », à Bécherel, le 19 avril 2014

Si vous ne m’avez jamais entendu parler d’éducation, de la difficulté qu’il y a à transmettre un savoir empirique sur les bancs d’une école et même de la difficulté qu’il y a à transmettre le savoir scientifique, de la raison pour laquelle le pèse-sel n’est pas d’une aussi grande utilité sur un marais salant que pourrait l’imaginer un scientifique, ou de ce qui distingue un pêcheur de homards grottiers d’un pêcheur de homards coureurs, eh bien, une occasion vous est offerte de le faire.

Car si on me demande souvent de parler d’économie – ce qui n’est pas mon métier – on ne me demande pratiquement jamais de parler d’anthropologie – ce qui l’est pourtant. Mais c’était le cas à La fête du livre à Bécherel le 19 avril, où j’ai parlé de La transmission des savoirs, le livre que j’ai co-rédigé avec Geneviève Delbos, publié aux éditions de la Maison des Sciences de l’Homme en 1984, et toujours disponible.

Ceci dit, je parlerai cette fois de Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard 2009), aux Rencontres du Louvre le 13 octobre. Je vous en dirai plus à ce sujet en temps utile.

Le son est un peu faible au début mais ça s’arrange par la suite.

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Quelques réflexions sur le Grand Défi, par Cédric Mas

Billet invité.

Tandis qu’une nouvelle étape portugaise de la crise s’enclenche sous nos yeux, admirablement décrite au quotidien par François Leclerc, nous constatons que les foyers épars qui s’embrasent sont de plus en plus nombreux, de plus en plus chauds et de plus en plus près.

Je découvre la dernière vidéo du vendredi de Paul Jorion. Le grand défi est dynamique et surtout remarquablement analysé. Une nouvelle fois, Paul Jorion met dans le mille, même si c’est toujours avec un tel temps d’avance qu’il ne lui en sera rendu aucune récompense.

Comment conjurer la mise en œuvre de la loi de physique classique qui veut qu’à un certain niveau de déperdition d’énergie, il faille passer à la combustion ?

Que les scientifiques me pardonnent cette description avec des mots simples, sûrement erronés d’un point de vue scientifique, de ce que j’ai compris du problème.

Le poids des lois de la physique appliquées à un tel niveau macro (ou méta-) semble de prime abord irrésistible.

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PAUVRES PRIVILÉGIÉS OU RICHES ASSISTÉS ?, par Jacques Seignan

Billet invité

Quelle étonnante époque ! Ce lundi 9 décembre, les professeurs de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) faisaient grève ! Je n’aurais jamais imaginé défendre ces professeurs désignés comme « privilégiés » et à qui leur ministre demande un petit effort pour aider les enseignants mal payés de zones déshéritées (ZEP). Oui, les enseignants de zones déshéritées doivent être bien mieux payés ! C’est mérité et fondamental. Défendrais-je alors des « riches » (environ 4100 euros par mois avec 10 à 20 ans d’ancienneté) alors que le gouvernement socialiste aurait, lui, une politique quasi-communiste, de partageux, « prendre aux riches pour donner aux pauvres » ?

Mais quel est ce raisonnement inacceptable qui consiste à gérer des pénuries budgétaires par ce type de transferts dans une politique d’austérité ? Déshabiller Pierre pour habiller Paul ? Curieux : il faudrait essayer de comprendre. Je suis passé par les classes préparatoires et j’ai vu la qualité de ces professeurs, leur passion, leur dévouement. Si l’ascenseur social redémarrait, ils en seraient les mécaniciens avec tous les enseignants, de la maternelle au lycée, ZEP ou non ZEP. On ne peut leur imputer sans injustice la reproduction des élites qui a d’autres origines. Les profs de maths par exemple sont tous de brillants matheux (de Normale Sup) qui pour « faire du fric » auraient pu aller dans l’industrie ou même devenir traders dans une banque – ce métier si utile à la société ! Ils pourraient ainsi gagner des dizaines de fois plus, mais l’argent n’est pas le seul moteur des gens… D’ailleurs, juger leurs salaires élevés est vraiment curieux si on les compare aux dérives salariales inouïes dans l’« industrie » financière, à niveau comparable de diplôme. Si on applique les lois du néolibéralisme, ils sont tout bonnement stupides de rester enseignants de CPGE.

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DE LA CONCHYLICULTURE À LA CRISE DES SUBPRIMES : UN ALLER-RETOUR, par Jean-François Le Bitoux

Billet invité

Mortalités ostréicoles et finances toxiques : mêmes défis ?

L’approche de l’anthropologue a bien des outils en commun avec celle du vétérinaire généraliste de campagne que je suis par formation et par culture. L’un et l’autre se posent avant toute autre considération une question : comment l’écosystème observé fonctionne-t-il quand tout va « bien » ? Ils disposent de différentes grilles de lecture et ils arrivent à croiser des informations dispersées, qualitatives et quantitatives, pour mieux interpréter le passé, le présent et faire quelques hypothèses sur une évolution possible. En cas de pathologie, le vétérinaire utilise ses hypothèses de manière préventive et curative. Le médecin explore le corps du patient à travers les différentes fonctions connues : la respiration, la digestion, les régulations nerveuses et endocrines, etc. Et il se construit souvent une cohérence sans faire appel aux acquis d’une biochimie trop scientifique. L’avantage du généraliste est d’avoir accès à de nombreux détours expérimentaux pour construire une cohérence, chose dont ne dispose pas toujours le « spécialiste » limité par des connaissances trop pointues, trop exclusives qu’il lui est difficile de raccorder à des observations de terrain. Bref, la transmission de savoirs très pointus masque la transmission d’un vaste domaine d’ignorance. Et c’est dans ce vide entre ignorance et savoirs trop exclusifs que des catastrophes sont quasiment inéluctables.

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L’actualité de demain : RÉFORMES DE STRUCTURE : ÉLARGIR LE DÉBAT, par François Leclerc

Billet invité.

Réfléchir à ce que devrait être la France à échéance de dix ans, afin de s’affranchir du court terme et du calendrier politique ; établir un constat permettant d’accomplir cet objectif et de dégager des préconisations : telle est l’ambitieuse mission qui a été confié au nouveau Commissariat général à la stratégie et prospective que préside Jean Pisany-Ferry. En ouverture d’un débat avec des think tanks, celui-ci a jeudi matin présenté lors d’un point de presse où le blog de Paul Jorion était invité cinq notes analytiques , faisant suite à une contribution au séminaire gouvernemental d’août dernier. Elles portent sur les modèles productif, social et républicain, sur la soutenabilité et le modèle de croissance, ainsi que sur le projet européen. A cette étape des constats, mais aussi des pistes formulées en termes généraux, les préconisations finales concernant la politique à suivre sont prévues pour la fin de l’année, un délai bien court vu l’ampleur des questions abordées. Entre-temps, l’intention est de cultiver une « culture de discussion » en associant des think tanks aux réflexions qui vont se poursuivre.

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L’actualité de demain : TRÈS CHÈRES ÉTUDES AMÉRICAINES, par François Leclerc

Billet invité

Deuxième poste d’endettement des Américains après l’immobilier, les prêts étudiants représentent aux États-Unis un encours supérieur à 1.000 milliards de dollars, soit plus que celui des cartes de crédit.

Le taux de ces prêts octroyés par l’État fédéral est menacé de doubler au 1er juillet prochain si aucun accord n’est trouvé, à l’expiration d’une loi qui le bloquait à 3,4 % pour les étudiants indépendants, sous conditions de ressources (les autres ainsi que les parents sont déjà assujettis au taux double de 6,8 %).

7 millions de jeunes Américains seront cette année concernés à l’occasion de la rentrée universitaire de septembre prochain. D’une université à une autre, le coût des études – qui durent en général quatre ans avant le master – peut varier de 2.000 à 40.000 dollars par an, et de nombreuses années doivent être ensuite consacrées à en rembourser le coût. 37 millions d’étudiants sont actuellement dans ce cas.

Les démocrates préconisent l’adoption d’un taux fixe, qui serait déterminé aux conditions du marché (actuellement bas en raison de la politique de la Fed), les républicains en sont d’accord mais souhaitent qu’il soit recalculé tous les ans. La formule de calcul qu’ils préconisent aboutirait aujourd’hui à un taux plus élevé.

L’une des inquiétudes qui émerge du débat est que les futurs cadres de la société, dans l’obligation de rembourser des prêts aux annuités plus élevées, ne pourraient que plus tardivement en contracter d’autres pour l’achat de leur voiture et de leur maison ! Sans tenir compte des contraintes du marché de l’emploi et du chômage.

Voilà qui donne une image de l’emprise du crédit sur la vie de la frange aisée des Américains et sur le fonctionnement de leur économie dans un système où les grandes université sont de véritables entreprises aux ressources financières considérables. Mais comment s’adapter à la baisse de régime de la machine à fabriquer de la dette et à ses conséquences ? Augmenter les taux restreint simplement l’accès au crédit et pèse sur une économie dont c’est le moteur. Il faudra bien engager cette réflexion.

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