Le temps qu’il fait le 29 mai 2015

La Grèce

Un nouveau livre : un constat

P.S. : Je mentionne tout au début de la vidéo que quand je suis très fatigué je dis le contraire de ce que j’essaie de dire, et aussitôt je qualifie le gouvernement Tsipras comme étant « d’extrême-droite » ! Toutes mes excuses au chef du gouvernement grec (qui aura rectifié de lui-même) !

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UNE CHATTE N’Y RETROUVE PAS SES PETITS… par François Leclerc

Billet invité.

« Nous avons des règles ! nous avons des principes » s’est exclamée Christine Lagarde pour justifier avec un argument ne souffrant pas la contradiction l’absence d’accord avec le gouvernement grec. Brisant un tabou, elle a reconnu qu’une sortie de la Grèce de l’euro était « une possibilité », et que si ce ne serait pas « une promenade de santé », cela ne signifierait pas non plus la fin de l’euro. Depuis Dresde, où elle participait au G7 finances préparant le sommet des chefs d’État et de gouvernement des 7 et 8 juin prochains, la directrice générale du FMI semblait donner le ton. Comme si, faute d’obtenir la capitulation du gouvernement grec, il ne resterait plus qu’à entériner cette sortie, tout en prenant la précaution de lui en faire porter la responsabilité. Courageuse, mais pas téméraire ! Les résultats des élections municipales et régionales espagnoles n’ont-elles pas sonné la fin de la partie dans la tête des plus hautes autorités, rendant nécessaire de faire sans tarder davantage la part du feu avec la Grèce ?
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GRÈCE : TOUT NE TIENT QU’À UN FIL… par François Leclerc

Billet invité.

« De grands pas ont été accomplis, nous sommes près d’un accord » a déclaré aujourd’hui Alexis Tsipras. La rédaction d’une ébauche d’accord portant sur l’excédent budgétaire, une réforme de la TVA et sur une révision du système de la retraite, est selon lui entamée, sans coupes dans les salaires et les retraites a-t-il précisé. Plus surprenant, il comporterait également selon Euclid Tsakalotos, l’un des principaux négociateurs grecs, des solutions à long terme pour alléger la dette et pour favoriser la croissance. Les négociateurs grecs savent jouer au billard !
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Le conte de la pénibilité, par Jacques Seignan

Billet invité

C’était écrit : M. Valls simplifie le « compte pénibilité » (1)…

Rappelons-nous : les « petits patrons » (PME, TPE, artisans, etc.) étaient dans la rue, le 1er décembre 2014. Directement les réflexes et postures idéologiques affluent dans nos neurones. S’ils sont orientés « à gauche » – définition classique, pas d’ersatz social-bidon –, l’ironie puis l’indignation arrivent immédiatement : on [le gouvernement PS] leur fait de gros cadeaux et en plus ils [le MEDEF] ne sont jamais contents et – comme tout économiste un peu sérieux le savait d’avance – ils n’ont pas créé un seul emploi en contrepartie de ces concessions ! Les ministres socialistes ont les larmes aux yeux d’une telle ingratitude. Crocodiles ?

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EN ESPAGNE, CE N’EST QUE JUSTICE POUR COMMENCER ! par François Leclerc

Billet invité.

Les Espagnols vont-ils prendre le relais des Grecs comme trublions de l’Europe bien pensante, et même leur donner un coup de main ? La question est dans toutes les têtes, accompagnée de la crainte de voir ses espoirs déçus : la crise politique se poursuit, mais la voie qui s’ouvre n’est pas un chemin bordé de roses. En dépit des efforts du Partido Popular (PP) et du PSOE de ne pas faire des élections régionales et municipales qui viennent de se tenir en Espagne une répétition générale des législatives qui vont leur succéder, elles se sont traduites par la poursuite de la profonde recomposition politique qui est en cours. Les deux nouveaux partis qui s’opposent à la corruption, Podemos et Cuidadanos, ont obtenu quasiment la moitié des voix, le PP en perdant 30% et le PSOE 10%, illustrant la profondeur du rejet du mélange des affaires et de la politique. Les cartes sont redistribuées et des alliances vont être désormais nécessaires pour constituer des majorités et garder les présidences.

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NOS POSSÉDÉS… par François Leclerc

Billet invité.

Les négociations vont-elles enfin aborder la seule question qui compte, celle de la dette grecque et de son remboursement ? Les dirigeants européens ont dès le début fait le calcul de n’aborder ce deuxième volet des discussions qu’après avoir fait capituler le gouvernement grec en l’asphyxiant financièrement. Mais comment disjoindre les mesures exigées à court terme du calcul des allégements des remboursements à venir, qui sont reconnus comme inévitables à défaut de décote ? Irrésistiblement, la question refait surface.
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VONT-ILS SE RÉVÉLER ÊTRE « EN RESPONSABILITÉ » ? par François Leclerc

Billet invité.

Combien de fois avons-nous entendu ces dernières semaines « Il y a encore beaucoup de travail à faire », pour signifier que les Grecs devaient plier, dans ce monde que les mauvais esprits ne manqueraient pas de taxer d’hypocrisie. Mais un milliard et demi d’euros au total doivent être remboursés en juin au FMI, et personne ne semble être en mesure d’assurer que les échéances seront honorées. Déjà des hypothèses sur les moyens de gagner encore un peu de temps circulent.
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Fermez le ban, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Il y a un peu plus de 5 mois, on pouvait déceler, bien que de manière hypothétique, qu’une dynamique européenne pouvait se faire jour au travers d’un certain nombre de points d’accroches, de conflits potentiels ou de processus possibles.

5 mois plus tard, et sans que cela ne réduise non plus l’avenir en sens inverse, force est de constater que la dite dynamique européenne est rangée sur l’étagère des potentialités, celle déjà surchargée de toutes celles qui « auraient pu mais n’ont pas pu » depuis l’instauration d’un véritable régime de crise, laquelle suit désormais un régime de croisière : stable.

Stabilité est en effet le maître mot.

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DE QUOI LA GRÈCE VA-T-ELLE FINIR PAR ÊTRE LE SYMBOLE ? par François Leclerc

Billet invité.

Une réunion de deux heures aura été nécessaire, la nuit dernière, pour en rester toujours au même point : Angela Merkel et son comparse François Hollande n’auraient semble-t-il pas infléchi d’un iota leur position, et les points durs les opposant à Alexis Tsipras n’auraient pas varié. Rien n’indique dans les propos qu’ils ont tenu un arbitrage entre les positions divergentes qui se sont révélées à demi-mot au sein de l’ex-Troïka. Notablement, Jean-Claude Juncker n’était pas de la partie, et le premier ministre grec l’a rencontré dans un second temps. A se demander le sens de cette longue rencontre, si ce n’est pour accréditer que les deux dirigeants européens font tout pour masquer les désaccords afin de ne pas les trancher, et Alexis Tsipras pour tenter de trouver un accord sans se déjuger.

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AU JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS, ON NE SAIT PLUS QUI EST QUI… par François Leclerc

Billet invité.

Sauf accident de parcours, ils ne sont pas prêts d’en avoir fini avec les Grecs ! Il serait maintenant question dans les sphères de l’Eurogroupe de décider d’une extension du plan de sauvetage en cours, qui se termine fin juin, ce qui permettrait de passer le cap de l’été et du remboursement à la BCE des titres de la dette venant à maturité. Le nez sur l’obstacle, ils finissent comme d’habitude par l’apercevoir au dernier moment. Cela donnerait également du temps avant d’engager la négociation sur la suite des opérations et permettrait auparavant au gouvernement grec d’organiser un référendum s’il en juge bon. Ce qui laisse entendre que des décisions difficiles à faire passer restent à prendre.

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LES LIMITES DE LA STRATÉGIE DE TENSION, par François Leclerc

Billet invité.

Au terme de l’interminable spectacle qui nous a été imposé, un coup de théâtre serait-il en passe d’intervenir ? L’agence Bloomberg annonce qu’Angela Merkel serait prête à avaliser un compromis, ferait son affaire de l’opposition des députés de son parti, et le justifierait auprès de l’opinion publique allemande. Elle ne s’opposerait pas à un « accord technique » intervenant au sein du « Groupe de Bruxelles », accord qui cependant reste encore à trouver.

« Nous allons voir si des possibilités de discussion se dégagent » avait commenté hier la chancelière, décidée à planter le décor du dernier acte. Avec François Hollande, qui a déclaré parler « le même langage », elle entend préparer un accord politique lors du sommet de Riga de jeudi et vendredi, car « nous devons faire en sorte que des progrès notables soient faits ». S’inscrivant dans le cadre des négociations qui se poursuivent à marche forcée au sein du « Groupe de Bruxelles », Jeroen Dijsselbloem avait précisé que l’Eurogroupe sera convoqué dès qu’un accord sera trouvé, « pour en discuter d’un point de vue politique ». Politique, le grand mot est lâché. Le président de l’Eurogroupe l’a déjà utilisé pour expliquer qu’une décote sur la dette grecque n’était pas concevable.

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LE DÉSASTRE QUI PEUT ENCORE TOUT JUSTE ÊTRE ÉVITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

À l’approche de l’échéance qui se précise, un désastre est désormais dans toutes les têtes, l’unité de façade qui avait été tant que bien mal préservée ne tenant plus. Le FMI a le premier dévoilé ses batteries, et des rumeurs non établies se multiplient. Il est question d’un plan Juncker d’urgence qui consisterait à verser 5 milliards d’euros à la Grèce en contrepartie de l’établissement d’un taux unique de TVA, en préservant seulement quelques secteurs et un taux de 15 % appliqué pour les paiements par carte bancaire, ainsi que la maintien de la très impopulaire taxe sur l’immobilier. Ces deux mesures seraient censées rapporter la même somme en deux ans, et les discussions sur les autres réformes devraient reprendre une fois ce cap difficile passé. Ce qui ne réglerait donc rien, car les échéances vis-à-vis de la BCE de l’été ne seraient pas couvertes. Le chaud et le froid soufflent, car simultanément l’idée d’un référendum organisé en Grèce reçoit l’appui de Wolfgang Schäuble : il n’y aurait pas mieux à ses yeux que de faire ainsi avaliser une capitulation forcée du gouvernement, les Grecs sommés de choisir entre cela ou une sortie de l’euro qu’ils ne souhaitent pas. À moins qu’ils s’y refusent et prennent la responsabilité de la sortie.

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Grèce : LES EUROPÉENS JOUENT AUSSI AVEC LE FEU, par François Leclerc.

Billet invité.

« La Grèce doit faire encore plus, notamment dans l’assainissement de ses finances publiques, sur les retraites et sur le marché du travail ». Cette nouvelle injonction de Valdis Dombrovskis, le vice-président letton de la Commission, n’est pas pour surprendre et en dit long sur l’acharnement des autorités européennes ainsi que leur refus de tout compromis. Un acharnement qui a pour origine l’impossibilité dans laquelle elles se trouvent de reconnaître des prévisions d’excédent budgétaire totalement irréalistes, qui seules fondent la perspective d’un remboursement de la dette.

Alexis Tsipras a raison de rechercher un accord politique, car aucun accord reposant sur des bases économiques et financières tangibles ne peut être trouvé dans ces conditions, puisqu’il est posé comme principe que la Grèce doit à tout prix rembourser ses dettes, et qu’il est politiquement exclu de reconnaître que ce ne sera pas le cas. La dernière proposition de Yanis Varoufakis d’échange des titres de la dette grecque détenus par la BCE n’avait d’ailleurs pas d’autre objectif que de permettre aux dirigeants européens de sauver la face et de noyer le poisson, mais il y a fort à parier que la perche tendue ne sera pas saisie.

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Grèce : ILS JOUENT LES PROLONGATIONS, par François Leclerc

Billet invité.

Les propos que se sont tenus Christine Lagarde et Mario Draghi au nom du FMI et de la BCE dans le cadre d’une réunion sur la Grèce présentée comme informelle – ne prenant pas de décision – ne sont pas connus. Tout au plus peut-on se référer à l’annonce de la rencontre par Gerry Rice, le porte-parole du FMI, qui a rejeté les accusations d’inflexibilité par rapport à la Grèce et a déclaré « nous travaillons intensivement avec nos partenaires afin de trouver un accord le plus vite possible » et « nous examinons toutes les options »… Ce qui peut s’interpréter dans tous les sens, laissant toutefois poindre l’idée que les deux partenaires les plus fiables et responsables de l’ancienne Troïka ont éprouvé le besoin de se concerter à part de dirigeants européens divisés et faisant obstacle à un compromis.

Le gouvernement grec ne lâche de son côté de nouvelles concessions que petit à petit, en relançant cette fois-ci la privatisation du port du Pirée et en affirmant que la hausse de la TVA dans les iles, qui bénéficie d’un régime privilégié, n’interviendra pas avant l’été, c’est-à-dire la saison touristique qui s’annonce. Ce ne serait pas encore suffisant, comparé aux exigences qui se maintiendraient de toucher aux retraites, à la TVA en général, et de tailler dans la législation du travail. Les négociations sont présentées comme se poursuivant par téléconférence sans désemparer et le gouvernement demanderait une réunion exceptionnelle de l’Eurogroupe en début de semaine prochaine, au nom de l’urgence en raison de sa situation financière.

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Grèce : LE SURPLACE SE POURSUIT, par François Leclerc

Billet invité

Toujours déterminé à faire sortir la Grèce de l’euro, Wolfgang Schäuble refuse le principe évoqué la veille par Jeroen Dijsselbloem d’un versement partiel de fonds, car le Bundestag ne l’a pas décidé ! Faute d’opposition, il continue à donner le ton aux dirigeants européens qui se taisent.

Ni la BCE ni le FMI ne veulent cependant appuyer sur le bouton. Ce n’est pas nouveau pour la première, qui poursuit dans la même veine en décidant de ne pas augmenter la décote sur le collatéral que les banques grecques doivent fournir pour obtenir des liquidités d’urgence. Mais le FMI a de son côté accepté que la Grèce rembourse le prêt du second plan de sauvetage en utilisant ses DTS (droits de tirage spéciaux) détenus auprès de l’institution, ce qui dans les faits sinon dans la forme revient à accorder un nouveau prêt pour rembourser le précédent, ce que les banquiers appellent faire rouler la dette ! Enfin, Alexis Tsipras aurait insisté lors d’une nouvelle réunion de cabinet sur le respect des lignes rouges, et les spéculations sur une disgrâce de Yanis Varoufakis ont fait long feu, montrant le niveau de compréhension de la situation par ses homologues, qui ont pris leurs désirs pour des réalités.

Si l’issue de l’affrontement reste de plus en plus incertaine, un troisième plan est dans les limbes, au cas où. Il fait l’objet de chiffrages et il serait question de 50 milliards d’euros cette fois-ci, mais les écueils se multiplient déjà. Le FMI aurait averti que cela se ferait sans lui, et la position du gouvernement grec est de s’en tenir à une ligne de crédit, une position cohérente avec les propositions initiales de restructuration de la dette de son ministre des finances. Pour estimer l’enveloppe, en tout état de cause, cela dépendra cependant des prévisions de croissance adoptées, s’il n’est pas accepté de lier les remboursements à la croissance effective du pays. Un nouveau bras de fer sera en perspective si la question vient sur le tapis.

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Grèce : ENCORE DEUX SEMAINES AU PLUS… par François Leclerc

Billet invité.

Le gouvernement grec a encore deux semaines de trésorerie devant lui au plus selon Yanis Varoufakis qui ne veut pas « tourner autour du pot ». Mais en dépit d’un ton accommodant, une sorte de supplice chinois est poursuivi. Réunion après réunion des « progrès » sont constatés par les dirigeants européens, mais il reste toujours « un effort à faire ». Les fameuses lignes rouges qu’ils se gardent d’identifier font toujours obstacle à l’accord qu’ils veulent imposer et qui porterait un nom : capitulation. Traçant au contraire ses lignes de défense, le ministre grec des finances a formulé deux principes de base : « mettre fin au cycle déflationniste » et « mieux répartir le fardeau des plus faibles sur les autres ».

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Grèce : LES NOTES DU COMPROMIS SONT TROUVÉES, MAIS PAS LES PAROLES, par François Leclerc

Billet invité.

En prévision de la réunion d’aujourd’hui de l’Eurogroupe, Alexis Tsipras a réuni son cabinet durant 8 heures ce week-end, mais rien n’en a transpiré. Seules des rumeurs ont circulé, laissant entendre que le gouvernement pourrait ne pas payer la prochaine échéance de remboursement du FMI du lendemain, ce qui ressemble fort à une pression destinée à obtenir des autorités européennes qu’elles donnent du mou dans la laisse. « Il faut montrer que les choses avancent » a déclaré Michel Sapin, ne donnant à la réunion que des objectifs limités.

Il est opportunément rappelé que, selon la procédure du FMI, un éventuel défaut de payement ne serait constaté qu’au bout d’un délai d’un mois, et que celui-ci est d’ailleurs mentionné dans les accords entre le gouvernement grec et le Fonds européen de stabilité (FESF). En cas de non payement, une période serait ouverte si Athènes décidait de jouer sa dernière carte. Car Alexis Tsipras, en référence au ballet des rencontres et des coups de téléphone de la semaine passée, a fait valoir devant le Parlement, que « nous avons fait ces derniers jours tout ce qu’on pouvait pour arriver à la conclusion d’un accord honnête et utile avec les créanciers ».

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La victoire de David Cameron, par Michel Leis

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La victoire de David Cameron aux élections en Grande Bretagne est un très mauvais signal adressé au monde politique. Avec la réélection de Merkel en 2013, elle tendrait à servir d’exemple à un personnel politique européen tout entier tourné vers l’accomplissement d’une carrière dans les sphères du pouvoir (je parle ici des partis traditionnels). Il suffirait d’une relative prospérité économique mesurée essentiellement par le taux de croissance (1,6 % en Allemagne et 2,6 % au Royaume-Uni pour une moyenne européenne à 0,9 %) et un taux de chômage (4,8 % en Allemagne et 5,5 % au Royaume-Uni contre 9,9 en moyenne européenne) un peu plus bas que dans le reste de l’Union Européenne pour emporter sinon l’adhésion, du moins le consentement de la majorité de la population et des classes moyennes en particulier. Dans ces conditions, on comprend l’importance de marteler ce discours sur le retour de la croissance en Europe.

Étrange illusion en vérité. Les conditions dans lesquelles ces résultats sont obtenus traduisent le renforcement d’un darwinisme social exacerbé.  Le Royaume-Uni compte près de 5.2 millions de travailleurs pauvres, c’est l’un des pays les plus inégalitaires du monde occidental, tandis que l’Allemagne compte près de 15 % de sa population en dessous du seuil de pauvreté.  Tout se passe pourtant comme si la croissance retrouvée et un chômage bas redonnaient une vigueur apparente à quelques messages pourtant démentis par les faits : cela ira mieux demain, celui qui a envie peut s’en sortir, l’ascenseur social est toujours présent. Ce message de la réussite des individus est entre parenthèses le message de toutes ces émissions de télé qui envahissent nos écrans où l’élimination progressive des candidats donne l’illusion qu’un talent quelconque permet de s’imposer aux autres.

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Grèce : SUR QUOI FONDER SON OPTIMISME ?, par François Leclerc

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Combien de temps l’interminable bras de fer avec le gouvernement grec va-t-il encore durer ? Les avis sont partagés et personne ne sait trop bien, son agonie financière durant plus longtemps qu’il n’était prévu. Dans l’immédiat, le FMI a été remboursé de 200 millions d’euros, et la BCE a une nouvelle fois déplafonné les liquidités d’urgence qui maintiennent les banques grecques en vie, sans accroître ses exigences de garantie – l’augmentation de sa décote sur le collatéral – comme il en était question. Le gouvernement continue de racler les fonds de tiroir afin de faire face à tous ses engagements, privilégiant outre les remboursements de sa dette le versement des salaires et des retraites au payement de ses factures. En contrepartie des avancées réalisées dans les négociations, il espère toujours être autorisé à reprendre ses émissions de bons du Trésor, dont les banques pourraient se porter acquéreur, ce qui permettrait de reculer l’échéance de la fin de partie.

Faute de moyens, le gouvernement aligne les gestes symboliques et revient sans en demander l’autorisation sur des mesures passées – 1.500 fonctionnaires vont être réintégrés, les émissions de la télévision publique ERT vont reprendre – et annonce de nouvelles taxes sur les grosses fortunes et les produits de luxe. Côté négociations, les propos tenus devant les micros témoignent d’une volonté d’apaisement, mais celle-ci se manifeste plus dans la forme que sur le fond, exprimant avant tout la volonté de jouer les prolongations.

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