LE TEMPS QU’IL FAIT LE 8 JUILLET 2016 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 8 juillet 2016. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 8 juillet 2016. Et le sujet pour aujourd’hui, eh bien il est évident : il est la suite du Brexit, du vote des citoyens du Royaume-Uni en faveur de quitter l’Union européenne. Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 8 JUILLET 2016 – Retranscription

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Ah, the endless complexities of English identity!, by Duncan Sutherland

Billet invité. À propos de Le temps qu’il fait le 30 juin 2016.

Ah, the endless complexities of English identity as defined by place and social rank but especially social rank in its relationship to forms of language, which function not only as communication, of course, but as mechanisms for defining and identifying who belongs to which class and merits the privileges thereof and who does not.

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Ars Industrialis reçoit Paul JORION et Geert LOVINK, le 21 mai 2016

Ars Industrialis et Bernard Stiegler invitent Paul Jorion et Geert Lovink, sur le thème : PENSER ET AGIR LA PUISSANCE EN FRANCE, EN EUROPE ET DANS L’INTERNATION au XXIè siècle

Dans la matinée, Bernard Stiegler interrogeait Frédéric Lordon.

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Qui étions-nous ? Comment faire fonctionner une société ? (II) Canonisation de Confucius et révolution confucianiste, par Li Tong-tsun (2004)

Jean-François Billeter prend soin dans Contre François Jullien de rapporter de manière détaillée les vues d’une historienne chinoise contemporaine du nom de Li Tong-tsun (en pinyin : Li Dongjun), dont il écrit qu’elle « illustre à merveille la position critique » dans le monde intellectuel chinois contemporain (2006 : 25) et dont on comprend que le point de vue correspond de près à la manière dont il se représente lui-même l’histoire chinoise.

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« Originalités de la Chine -3- » RITUALISME, par DD & DH

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Les rites chinois ont toujours été, vus de chez nous, en Occident, l’objet d’une double perception. Ils sont à la fois la preuve d’une civilisation, de sa durée et de sa puissance, de sa civilité et en même temps l’objet de railleries, de contresens. Leur formalisme est tel qu’on y lit en même temps la contrainte hypocrite et l’urbanité la plus pointilleuse. Déjà la question partageait nos Philosophes. Les uns louaient ce respect des formes qui assurait la cohérence du vivre-ensemble, les autres critiquaient cet affichage de duplicité. Les uns portaient aux nues l’héritage d’une civilisation achevée, les autres vilipendaient une fourberie généralisée. Entre la politesse chinoise comme symbole de l’accomplissement civilisateur et la politesse chinoise comme manifestation de la perfide dissimulation inhérente à ce peuple, deux lectures possibles des rites s’affrontaient. Cette double lecture continue.

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« Originalités de la Chine -2- » RELATIONS, par DD & DH

Billet invité.

On l’a vu, les notions de « dépendance » de l’homme embarqué dans le flux du Tao et de nécessaire « adaptation » au jeu permanent des mutations expliquent en grande partie la pérennité des formes chinoises de civilisation et le « il ne pouvait en être autrement » de Jacques Gernet. Il nous reste à éclairer ce qui, en Chine, a permis, tout aussi durablement, de « faire société ». Une troisième notion, celle de « relation » va nous permettre d’en dévoiler les mécanismes. L’univers chinois est en effet un ensemble où tout est corrélé pour composer « l’étoffe à motifs du métier à tisser » chère à Claude Larre. Continuer la lecture de « Originalités de la Chine -2- » RELATIONS, par DD & DH

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Les intellectuels « dérivent »-ils, ou bien la dérive observée est-elle d’un autre ordre ?

L’article n’est pas tout à fait récent, il date de janvier, il est intitulé L’inquiétante dérive des intellectuels médiatiques, et il est de la plume de Gisèle Sapiro, sociologue, directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

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Combat de coqs, par Michel Leis

Billet invité.

À gauche, dans le combat de coqs qui oppose les intellectuels pour imposer leur point de vue, les uns et les autres abusent des arguments d’autorité. Là où ils se considèrent comme des experts, il n’y a plus de discussion possible, il n’y a d’autres choix que d’être pour ou contre. Celui qui n’est pas un expert, qui n’a pas les références culturelles ou qui ne bénéficie pas d’une assise médiatique solide se sent illégitime ou finit par abandonner un débat où il ne peut faire entendre sa voix.

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Genèse de la responsabilité, par Dominique Temple

Billet invité.

Depuis que la science a reconnu que l’univers se produisait à partir de deux dynamismes antagonistes, qu’elle appelle la matérialisation et la dématérialisation de l’énergie [1], donnant à la vie une importance égale à l’entropie, elle appuie sans réserve l’idée que l’individu se présente comme la forme ultime de la vie [2]. Selon cette cosmologie, la responsabilité devrait être postulée comme la forme la plus différenciée de la vie puisqu’elle est une propriété essentielle de l’individu qui apparaît au sommet de son évolution.

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L’individuation du Sujet, par Dominique Temple

Billet invité.

Dès les premiers mots de la Bible, il est dit que l’homme donne un nom à toutes choses, le ciel, la terre, les oiseaux, les poissons… mais lorsqu’il veut se nommer, toutes ces connaissances ne lui sont d’aucune aide. C’est dire qu’il est en face de lui-même devant une énigme. Il trouve l’aide, que ne peuvent lui donner ses représentations objectives, dans une opération nouvelle, l’entraide (la réciprocité) à partir d’un être pris de son côté, de lui-même : cette moitié provoque son étonnement sinon son anxiété car l’étrangeté de la femme n’est pas la différence d’un oiseau et d’un poisson, mais elle est relative à lui puisqu’elle est tirée de lui. Contradiction donc entre le sujet et l’objet, mais aussi entre l’identité et la différence, qui pourrait l’immobiliser dans l’impossibilité de savoir quoi faire, pour ou contre (dans un sens ou dans l’autre), mais qui trouve sa solution dans la parole. L’homme crie de joie parce qu’il se reconnaît non pas de ce qu’il peut nommer objectivement mais d’une parole dont le sens se soustrait à l’objectivité de ses représentations pour se révéler sur un autre plan que celui de la nature : celui d’Elohim. Partout dans leurs mythes, les Guarani comme les Hébreux, les Jivaros ou les Hottentots… les hommes se disent à l’image, ou fils des Dieux !

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Le coût social des inégalités ou Pour un bancor social, par Timiota

Billet invité.

Quel est le fluide mystérieux qui lie une société et qui induit un duo vertueux de respect et d’amélioration dans l’usage qui est fait des biens, publics ou privés ? Outre les mécanismes purement financiers qui font qu’on « ne prête qu’aux riches », l’inégalité s’auto-renforce dès que des différences de statut deviennent insurmontables à l’échelle des espoirs des uns ou du mépris des autres. En ce sens, ce fluide social partage certaines propriétés du prix, dont le niveau dépend du rapport des statuts dans la proposition aristotélicienne que Paul Jorion explique bien mieux que moi ici. Mais  on pourrait poursuivre : Au-delà d’un certain seuil, lorsqu’un cadre est créé où l’inégalité semble insoluble, on a un mécanisme analogue à celui du prix spéculatif, qui ne pense plus qu’une transaction analogue se reproduira : le fluide social est utilisé par son côté corrosif, et plus par son côté lubrifiant.

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Gaston Bouthoul : « L’homme est son propre prédateur », par Isabelle Joly

Billet invité.

Je me rappelle de mon soulagement, lorsque j’ai lu le « Traité de polémologie » de Gaston Bouthoul. Il avançait une théorie très simple en réponse à ma perpétuelle question : « Pourquoi les êtres humains s’entretuent-ils avec un entrain toujours renouvelé ? » : l’homme est son propre prédateur.

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La parole religieuse, par Dominique Temple

Billet invité.

  1. Les Deux Paroles

On doit à Claude Lévi-Strauss une réflexion décisive sur la naissance de la Parole. Cette réflexion est menée dans un contexte anthropologique. C’est en effet le face à face entre deux bandes nomades de Nambikwara (Indiens du Brésil occidental), qui lui sert d’exemple. Lorsque deux groupes humains qui s’ignoraient se rencontrent pour la première fois, ils s’immobilisent à une certaine distance ; si l’homme était un animal, il fuirait par crainte ou s’associerait comme les brebis dans un troupeau. Rien ne se passe de ce genre : le désir et la crainte se neutralisent et engendrent une affectivité de plus en plus angoissée jusqu’à ce qu’elle puisse se dissiper dans la Parole.

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La réciprocité symétrique et le respect, par Dominique Temple

Billet invité.

La liberté naît de toutes les structures de réciprocité puisque celles-ci créent une conscience commune réfléchie sur elle-même à partir de la conscience de l’un et de celle de l’autre ; mais pour être libre de façon complète, la conscience commune requiert une réciprocité où la contribution de chacun soit égale à celle de l’autre, sinon le sentiment qui en est issu se représente selon l’imaginaire particulier qui caractérise cette inégalité, et qui diffère de l’un à l’autre.

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Le double effet Kiss Cool de la novlangue néolibérale, par Roberto Boulant

Billet invité

Comme l’a démontré Stéphane-Samuel Pourtalès dans son billet à propos de la dernière « saillie drolatique » de l’inénarrable M. Macron, « La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié », le néolibéralisme glorifie le nouveau chevalier des temps modernes : l’Entrepreneur ! Celui qui se bat avec courage contre l’adversité, qui n’a pas peur de retrousser ses manches pour innover, et qui non seulement crée de nouveaux produits et services, mais tel Dieu le père, est capable de faire apparaitre de nouveaux écosystèmes ! Continuer la lecture de Le double effet Kiss Cool de la novlangue néolibérale, par Roberto Boulant

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La classe moyenne disparaît : illustration, par Michel Leis

Billet invité. Ouvert aux commentaires

L’hebdomadaire Marianne a cru bon de dénoncer dans son édition électronique une possible fraude de la ministre Christiane Taubira qui aurait loué un appartement social de 96 m2 plus terrasse et parking dans le XVIIe arrondissement de Paris au prix extraordinairement avantageux de 2.196 € par mois, charges comprises, soit en dessous des prix réels du marché qui se situeraient aux alentours de 2.600 € par mois, charges comprises. Libération nous rappelle utilement que ce n’est pas un immeuble social, mais un immeuble à loyer plafonné compte tenu d’avantages fiscaux (loi Borloo), construit pour loger la « classe moyenne »… Et c’est bien là que le sujet devient vraiment intéressant. Continuer la lecture de La classe moyenne disparaît : illustration, par Michel Leis

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 27 NOVEMBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 27 novembre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le vendredi 27 novembre 2015, et avant de dire ce que j’ai envie de dire aujourd’hui, je vais faire une petite entrée en matière en parlant d’autre chose.

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Les classes moyennes, une supercherie politique, par André Fontaine

Billet invité.

Les « classes moyennes » sont actuellement la tarte à la crème des journalistes, des politiques et des sociologues. Les derniers, plus conséquents, s’efforcent d’en donner des définitions dont ils reconnaissent eux-mêmes l’équivoque. On se demande donc à quel objectif peut bien correspondre l’engouement présent.

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Attentats de Paris : Le moment est peut-être venu de poser une question qui fâche, par Anton Klimm

Billet invité.

Les individus ayant commis les attentats de Paris ont globalement le même âge que les personnes qu’ils ont visées et assassinées : tous appartiennent en effet essentiellement à la tranche des trentenaires. N’est-il pas légitime de se demander pourquoi certains se retrouvent du « bon » côté et d’autres, du « mauvais » ? Leur histoire personnelle est-elle sans lien aucun avec la tragédie qui a eu lieu ?

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Réciprocité simple et réciprocité complexe, par Dominique Temple

Billet invité.

Reconnaître les structures sociales de base – les relations de réciprocité qui sont les matrices des différentes valeurs éthiques – c’est évidemment distinguer la valeur spécifique dont chacune est la matrice de façon à ce qu’elles ne se confrontent pas arbitrairement mais se complètent. L’harmonie d’une organisation sociale complexe est à ce prix car la cité se crée lorsque les structures de réciprocité s’entrecroisent, se redoublent, s’articulent les unes avec les autres.

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