70 réflexions sur « Vidéo – La jeune fille à la jambe de bois »

  1. Bonjour,

    sans sombrer dans le complotisme, effectivement la réflexion pourrait nous amener à nous poser la question de réduire la charge démographique… des plus pauvres ! nul doute que les plus riches ne sentent pas soumis à ces « injonctions » (de par leur « pouvoir » ils se sentent bien souvent au dessus des lois sociétales qui nous sont imposées).

    Si j’ose dire regardons de plus près toutes les affaires de viol de cette dernière décennie, dénoncés par des femmes suffisamment nombreuses pour remettre en cause la sacro-sainte innocence des accusés (sans vouloir non plus tomber dans la facilité d’un tribunal public, nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance à la justice – aussi aveugle soit-elle).

    Mais je m’égare, et je vais sans doute choquer mais au final ne serait-ce pas un mal pour un bien, si au final au lieu de nous reproduire comme des lapins, pour rester sur le thème animal, nous devenions raisonnable et que les femmes pouvaient au moins désirer leur(s) grossesse(s) et faire que les enfants se sentent aimés ? Ainsi les misères du monde se verrait réduite à peau de chagrin, non ?

    mais j’ai tout de même comme un doute que cette volonté inconsciente de réduction des relations humaines puisse avoir un si grand impact sur les plus pauvres, les difficultés financières passeront bien avant cela de mon point de vue, vous pouvez compter sur ces gouvernements qui font tout pour réduire les dépenses (lire « aides sociales ») …

    bonne journée.

  2. Bonjour
    Peut-être hors sujet, lors de l’achat d’une marchandise ou d’une prestation de services des avances peuvent être sollicitées par le vendeur
    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31187

    D’après le Larousse en ligne les avances sont des tentatives, premières démarches en vue de nouer ou de renouer des relations et, en particulier, tentatives pour séduire quelqu’un.
    La galanterie, attitude culturelle, ne peut-elle être utilisée à des fins de sollicitation des avances ?
    Autrement dit les avances ne sont-elles pas explicites par définition alors que la galanterie pourrait, dans certains cas, s’apparenter à une stratégie de sollicitation.

  3. bonjour à tous,
    tout d’abord je ne connais rien à la sociobiologie mais cette idée de régulation des naissances m’interpelle . Votre question en amène une autre élaborée à partir de ce qui se passe aux états unis. N’est on pas en train de basculer dans un monde où les valeurs morales issues du christianisme deviendrait un monde modifié génétiquement ? Une sorte de morale sociobiologique .

    pas clair tout ça dans ma tête .

  4. Ce mécanisme insconscient de régulation de l’espèce est une hypothèse plus complexe que l’explication par le refus de la domination masculine.
    Il s’agit pour les femelles de ne plus supporter d’être dans l’espèce humaine dans une coercition maximum par les mâles, d’être assignée à la place d’objet sexuel à la fois réservé à tous et assigné à l’un d’eux, ne laissant qu’à la marge un espace d’autonomie personnelle.
    La régulation des naissances par la pilule anticonceptionnelle est peut être le déclencheur de cette exigence d’une autonomie plus large et d’une coercition amoindrie.
    La « jambe de bois » pourrait être le symbole du handicap féminin (tomber enceinte) qui vous fait risquer cet « accident » si vous laissez un homme vous inviter à danser.

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    1. Les filles, c’est juste qu’elles en ont marre d’être des proies.
      Ma Gazelle, ma petite biche, ma poule, etc… Des petits mots doux pour se faire « attraper ».
      Marre du renard dans le poulailler.
      Où est ce que cela aurait été écrit « biologiquement » que le plus « faible » doit subir les avances d’autrui?
      Les proies changent de genre. C’est perturbant. Comme tous les changements.
      A la différence, notable, que dans ce cas de figure, la proie a bien moins de « chance » de se faire violer. Et là, cela a un peu à voir avec la biologie…

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      1. Je suppose que c’est bien sûr différent et qu’elle se sentent moins proies que chanceuse quand le « prédateur » est un homme qui, a priori, leur plait…

  5. L’avis des dames sera particulièrement digne de prise en compte ;

    La « thèse  » est bonne à creuser ; J’ai quand même une prévention un peu a priori : ce que les 70 dernières années ont amené ( certains en ont fait une part de qu’on a appelé la  » libération de la femme » ) , c’est la dissociation entre le plaisir sexuel et la procréation , via tous les process de « contra-ception  » .

    Ce que vous avancez tendrait à suggérer que les hommes et les femmes ne se satisfont plus de cette « avancée » .

    J’aurais tendance à imaginer que c’est bien le cas , mais que c’est le sexe féminin qui demande un peu plus , et ,qu’au delà de la « protection technique » , il demande que les rapports hommes femmes soient davantage dans l’esprit de l’amour courtois , quitte , pour certaines un peu chiantes ,à détourner cette juste exigence pour régler des failles autres .

    PS1 : comme vous avez évoqué d’un seul discours , une fille à jambe de bois et les termites , j’ai une vison affreuse qui m’est venue à la fin de la vidéo . Mais j’en ris encore !
    PS2 : on sent que c’est le printemps. Beaucoup de billets orientés sexe et libido ces temps ci .

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    1. Pour conter fleurette comme de juste le printemps s’y prête.
      C’est bien le mois de mai le mois où fonctionne à plein le tiroir-caisse des ventes de robes de mariées.
      C’est aussi le mois de Marie, chaste et pure.
      Peut-on ici aussi évoquer un « mécanisme » mis en place par les pères de l’Eglise pour réguler la montée de sève ?

      1. Mouais … c’est aussi le mois des premières communions , des feulements de chattes et de matous , des fous , des défilés et des révoltes , du maximum de jours fériés ..

        Et je ne crois pas qu’il y a plus ( ou moins ) de naissances en février-mars ( mai + 9 ) que durant les autres mois .

        1. Ceci a du avoir des effets pertinents lors des siècles passés mais pour sûr, pas dans les temps présents.
          Mais j’ai ouï dire (sans chercher à le vérifier) que des grèves prolongées de télés ou d’électricité dans les grandes villes occidentales avaient eu des conséquences significatives sur la courbe et la remontée des natalités neuf mois plus tard.
          Je ne sais pas pour les périodes Covid hormis l’incidence connue sur les violences conjugales dues au confinement forcé.

  6. Une remarque préalable.
    La jeune fille a dit :  » Vous ne voyez DONC pas que j’ai une jambe de bois.  »
    L’utilisation de la conjonction  » donc  » ne laisse-t-elle pas entendre que ce disant, la jeune fille s’était efforcée – pourtant – de faire en sorte que les jeunes gens sachent qu’il était vain de tenter de la séduire ? Ceux-ci auraient dû dès lors éviter de l’inviter mais évidemment ils ne pouvaient pas connaître la situation puisqu’une robe dissimulait la prothèse.
    C’est elle seule toute à son obsession qui savait. Renonçant à proférer un mensonge véniel pour dissuader les galants elle avait préféré répandre la nouvelle de son handicap. Pour quel(s) bénéfice(s), exactement ? Que cherchait-elle, vraiment, DONC ?

    Une question maintenant.
    « Empêcher les hommes et les femmes de s’adresser les uns aux autres, n’est-il pas un mécanisme caché de l’espèce pour diminuer la reproduction et par conséquent pour restreindre sa pression sur l’environnement ?  »
    C’est très intéressant, mais alors quid de la vidéo dans laquelle vous insistiez sur la puissance de la sexualité, du sexe qui décide de tout ?

    Comment notre espèce développe-t-elle par nécessité – opportunité ? – des mécanismes de régularisation qui s’opposent à sa nature profonde ?
    Vous voyez ce que je veux dire ?

    1. @Régis Pasquet
      « Empêcher les hommes et les femmes de s’adresser les uns aux autres, n’est-il pas un mécanisme caché de l’espèce pour diminuer la reproduction et par conséquent pour restreindre sa pression sur l’environnement ? » et l’islam ou au moins ses expressions les plus affirmées n’en serait-il qu’une modalité de normalisation de conduite mise en code à une époque d’une société sans planning familial ?
      Le vert de l’écologie ne serait pas usurpé dans la gestion d’une espèce proliférante ?

    2. @Régis Pasquet Le donc traduit l’exaspération, c’est à dire que la demande inappropriée ne parait pas fortuite, mais répétée (PJ ne devait pas être le premier donc, sans qu’il puisse le savoir) ce qui nous amène au harcèlement tel qu’il est dénoncé par la victime parce que vécu comme évènement répétitif alors que pour l’auteur il est unique !

      Il y aurait donc un harcèlement ressenti de groupe, qui n’a de sens que pour la victime !

      Quel type de danse était en jeu ? L’élue n’aurait-elle pas pu participer à certaines danses bretonnes ou celtiques assez intégratives où son pilon aurait pu participer à l’effet sonore recherché.
      Où est-ce une adaptation des coutumes chorégraphiques locales à l’état sanitaire des populations ?

      Manifestement l’interlocutrice n’était pas prête à s’engager dans l’art de la conversation pour valoriser la situation.

  7. J’ai un doute. La chute de la natalité dans les pays développés, après la poussée de prolifération qui l’avait précédée, jusqu’au point où le rétrécissement de la population est en cours (Japon, Russie, Italie, Allemagne, bientôt Espagne, Grèce, autres nations de l’ex-URSS, Chine …) est antérieure au délire actuel venu du Féministan. A noter que le pays le plus malade si j’en crois le bruit informationnel, les USA, est un des rares (avec la France, la Grande-Bretagne et peut-être les pays scandinaves) à avoir une démographie non pas exubérante, mais suffisante pour renvoyer le rétrécissement au demi-siècle futur, si rien ne change.

    Autre note légère : les USA (suivis des nations vassales du point de vue culturel) sont dans une vague de célébration de la maternité. La robe ventre nu semble une obligation vestimentaire pour les célébrités enceintes (être enceinte est-il devenu une exigence du statut ?) Document : https://madame.lefigaro.fr/style/news/strass-resille-lingerie-et-transparence-le-bouquet-final-des-looks-de-grossesse-de-rihanna-20220510 Note: elle a acouché le 13 de ce mois, un garçon.

    1. Attention aux chiffres de la démographie qui ne sont pas ceux de la natalité, avec le biais de l’immigration légale qui vient bien souvent au secours des deux précédents chiffres. USA et France, l’immigration joue un grand rôle de rééquilibrage, avec son inverse au Japon qui refuse l’immigration.
      Si l’espagnol est en passe de devenir la langue la plus parlée aux US, c’est bien que la population des Rednecks est en perte de vitesse d’où, entre autres, le vote Trump.

      1. Mais non, mais non, mon savoir en démographie, bien que fort érodé par le temps qui passe, me permet encore de discerner taux de reproduction, taux de natalité, taux d’augmentation de la population. J’aurais dû préciser qu’il s’agit de l’indice de reproduction (nombre d’enfants par femme, descendance complète), qui, en dessous de 2 (plus une fraction selon la société), garantit que la population va rétrécir. Les démographes allemands, que les lois autorisent à discerner entre les Allemands et les Turcs d’Allemagne, affichent un indice de 1.46 pour les Allemands, et beaucoup plus élevé pour les Turcs d’Allemagne, si bien qu’à terme sur le territoire allemand les Allemands seront en minorité.

        Note: le terme surplombant de « redneck », qui est d’orthodoxie ici où j’écris en ce moment, permet d’oublier qu’aux USA, pays où l’assimilation (la vraie, celle qui permet de dire « je suis Irlandais » 4 générations après l’arrivée de l’ancêtre, et de cocher une case sur le formulaire du recensement, mais unifie les modes de vie) est la plus rapide du monde, les nouveaux immigrés ne mettent qu’une génération pour rejoindre le comportement démographique de la majorité. Les USA sont un pays où tout le monde fait plus d’enfants qu’en Europe ou en Asie de l’Est.

  8. L’histoire de la jeune fille à la jambe de bois est bien triste tout comme celle du vieil homme avec une jambe en compote. Ils ne peuvent danser la Carmagnole ni l’un ni l’autre mais l’essentiel est ne ne pas avoir de la marmelade à la place de la cervelle.

    1) Selon vous, des avances non sollicitées sont un pléonasme, cela n’existe pas. C’est étonnant pour un psy anthropologue. Si vous connaissez un peu l’engeance humaine et ses comportements, vous savez pertinemment bien que des avances peuvent être sollicitées. Qu’est-ce que le jeu de la séduction (parfois de la provocation) si ce n’est inciter l’autre à vous en faire ?

    2) Les attitudes refusant les contacts seraient une ruse inconsciente de l’espèce pour combattre la surpopulation. Si cette pratique naissante est exacte, elle ne concerne que le microcosme occidental. Pour l’ensemble de la planète, la courbe démographique affiche toujours une belle courbe exponentielle. Et, à choisir, la version consciente et raisonnée des GINK(s) visant à limité la reproduction sur base d’une décision réfléchie me semble beaucoup plus séduisante.

    3) C’est très bien la sociobiologie, je suis favorable à explication des choses par les logiques physiques et biochimiques plutôt que par l’éthéré et impalpable inconscient. D’ailleurs, sans la biologie, où serait la conscience et l’inconscient présumés ?
    En plus il n’est pas nécessaire de faire appel à de lointains anglo-saxons pour nous informer sur le sujet puisque nous avons les recherches d’un éminent scientifique en la personne de feu Henry Laborit.

  9. Badinons un peu.
    On aurait donc une solution aux problèmes posés par la surpopulation,
    Plutôt que le voile, faire porter aux femmes une jambe de bois,
    Pour les mettre à l’abri des appétits masculin!
    Un système qui dans le cadre du soucis d’égalité Hommes/Femmes,
    Plaiderait en faveur d’une forte féminisation des armées,
    A la faveur de conflits futurs combinant harmonieusement la production d’armements anti-personnels,
    Avec celle de prothèses de membres inférieurs…
    La mesure aurait pour avantage de freiner les reprises de natalité au retour de la paix.
    En évitant de favoriser trop les rapprochements lors des inévitables « Bals de la Libération »…
    Mais le désir masculin ne serait il pas finalement plus puissant que toutes les répulsions?

    Et c’est ce qui me pousse à poser cette question moins badine:
    Si Paul évoque aujourd’hui ce souvenir d’une jeune fille estropiée qui met en scène son handicap,
    Ne nous fait-il pas part de son regret de n’avoir su passer outre l’insoupçonnable obstacle posé par la jeune fille?
    Ne nous fait-il pas partager le malaise, la honte, la culpabilité qui l’étreignit ce jour là,
    Alors qu’il est à son tour frappé par une immobilité forcée?
    Une immobilité qui permettrait soudain la résurgence de cet épisode douloureux,
    Ne lui permettrait-elle pas aussi d’entrevoir dans le rejet de la jeune fille,
    Non pas uniquement l’effet de son désir de vengeance sur les hommes,
    Mais d’y discerner aussi, celui de sa quête,
    Tout à la fois brutale, exigeante, digne et fière, d’une âme soeur?
    Le garçon capable de persévérer à la séduire malgré sa disgrâce,
    Devenant alors à ses yeux, un prétendant respectueux et respectable…
    Eric.

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    1. Faire profit d’un handicap, c’est toujours tentant. La jeune fille l’a fait avec une méchanceté toute féminine. Modestement, j’ai exploité mon allure de grand vieillard (cheveux blancs, canne, boîterie) pour perturber l’harmonie répressive des samouraï à cuirasse noire qui s’organisaient dans ma petite ville pour enfermer les Gilets-Jaunes et taper dessus ; ils ont ouvert leurs rangs pour me laisser passer et ça a fait baisser leur moral (je prétends). Imaginons que la jeune fille décide de remplacer sa jambe de bois par une prothèse de haute technologie comme les jambes d’Oscar Pistorius soupçonné d’avantage dans les courses avec des athlètes « normaux » où il a gagné des médailles. Elle pourra danser et séduire, quitte à révéler plus tard qui elle est, telle la princesse Fiona amoureuse de Shrek. Mais, comme le paralytique que Jésus-Christ avait guéri par inadvertance (c’est dans « la Vie de Brian », pas dans les évangiles), elle ne pourra plus vivre de son infirmité (« exister socialement » en termes techniques).

  10. Je ne sais pas si cela a un rapport ou pas mais cette histoire de jambe de bois me fait penser à la situation d’un nouveau ministre qui est handicapé et qui serait impliqué dans une affaire de viol . Sa première réaction aurait été d’invoquer son handicap pour réfuter les accusations (source Mediapart).

    Pour en revenir à notre jambe de bois ou quelque handicap que ce soit je trouve réducteur cette approche . Je pense singulièrement à M. Stephen Hawking qui a été marié deux fois et a eu 3 enfants .

  11. Je me permets d’apporter un point de vue féminin à tous ces points de vue pseudo-psychanalitiques (intéressants) débouchant pour la plupart des commentaires (masculins) sur la sexualité féminine. Ouh là là !
    Il faut savoir que la plupart des femmes qui ont un quelconque complexe concernant une partie de leur anatomie ont l’impression, quand bien même elles s’évertueraient à le camoufler le plus possible, que tout le monde ne voit que çà !
    Et une jambe de bois est évidemment pire qu’une paire de fesses ou de jambes jugée trop grosse (par ex.) et doit bien plus faire souffrir psychologiquement, surtout si cette personne est séduisante (je développe ?). Et si, supposons, la jeune fille amputée ne l’est pas depuis assez de temps pour avoir intégré* sa prothèse à son anatomie et en être moins complexée (*difficile avec les anciennes prothèses en bois qui faisaient clopiner par rapport aux nouvelles prothèses en carbonne et élasthomère bien plus légères et souples).
    Elle se trouve dans une boïte de nuit semble-t-il, c-à-d. un endroit où toutes les femmes – et surtout jeunes filles – se rendent parées de leur tenue la plus sexy, bien maquillées, parfumées… pour plaire évidemment ! Quand bien même elles seraient déjà en galante compagnie et donc « pas libres ». Je ne connais pas d’exception sauf pour celles que l’on y traîne de force (c est une image) qui en sont plutôt grincheuses, voire franchement ch…tes.
    Voulez vous qu’on discute de pourquoi les femmes aiment plaire en boîte de nuit ou bals de villages ? Par soumission vous croyez ? Et les hommes n’aiment-ils pas plaire aussi ?

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    1. Ha ! enfin une voix féminine .

      Sur le fond , et si j’ai compris le propos de la vidéo , ce n’est pas le fait qu’elle cherche à être belle et à plaire qui interpelle Paul Jorion , c’est qu’elle refuse ( à plusieurs reprises ) qu’on lui manifeste qu’elle plait et que le traumatisme de son handicap , qu’elle n’accepte visiblement pas , lui interdise même de discuter agréablement avec un garçon a priori sympathique à défaut de se lancer dans un rock endiablé qui lui est interdit ( lequel garçon , pour garçon qu’il soit , n’était pas uniquement un satire en puissance, et il est parti s’assoir tout seul dans son coin ) .

      Bref ( je prends des risques !) , jambe de bois ou pas , j’aurais pensé de mon côté qu’il y avait plus d’exhibitionnisme que de plaisir de la rencontre chez cette jeune fille .

      En même temps , vous pourriez effectivement demander comme moi à Paul Jorion dans quelle tenue plus ou moins exhibitionniste il était lui même venu à cette soirée . On n’ira pas jusqu’à lui re-péter le genou pour lui imposer une jambe en bois , afin de peaufiner la reconstitution .

      1. Et si c’était Paul qui avait eu une jambe de bois?
        Et si on avait été à une époque où seulement les filles auraient eu le droit de faire des avance et que la fille à la jambe de bois, parfumée et élégante soit allée inviter Paul ( poudré et dans une tenue aguichante) à danser: est ce que Paul l’aurait trouvé aussi désirable que lorsqu’il l’imaginait sans handicap?

        1. J’ajoute : PJ précise qu’elle portait une jupe cachant sa prothèse, donc longue et ample, à une époque (? je suppose) où la mode était aux mini-jupes. Donc il m’apparait évident qu’elle ne cherchait pas à plaire mais désirait plutôt passer inaperçue. Ce qui amplifiait son agressivité envers celui qui la remarquait , et d’autant plus s’il lui plaisait .

            1. Aucune, celle qu’il a eu je suppose. S’éclipser sans rien dire avec un sourire pour lui montrer qu il ne s offusquait pas de sa reponse Se faire discret et respectueux. Cette jeune fille devait avoir besoin de vivre ce combat personnel, c etait entre elle et elle.

              1. C’est un peu ce qu’il a fait .

                Tirer les conclusions métaphysiques de cet épisode , comme il nous les livre aujourd’hui après 55 ans de réflexion , ne s’imposait finalement peut être pas .

                Pour elle , on ne saura jamais ce qu’il est advenu .

                    1. « Embrasse… » !!!

                      ( j’ai une deuxième vision horrible qui m’est venue !) .

                      Bise ( ce sera plus prudent et aussi tendre ) .

      2. Je pense au contraire qu’elle n’était pas là de son plein gré mais qu’elle a dû s’y résigner et que cela enfonçait le clou dans sa douleur (peut-être auparavant aimait-elle séduire et danser ?) . Mais d’abord il faudrait savoir si elle était seule ou accompagnée, et surtout d’une autre femme ou jeune fille.
        Je comprends cette jeune fille et sa réponse qui a tant choqué PJ. Si sa remarque était agressive, je pense que son agressivité était plus envers elle-même et envers son handicap manifestement pas assumé, qu’envers celui qui l’invitait. C’est un réflexe primaire qu’ont par exemple les bébés quand ils tapent leur mère bienveillante quand ils ont mal.
        Elle n’était pas prête, pas du tout.

        NB : « (…) dans quelle tenue plus ou moins exhibitionniste … » : je fais une grande nuance entre « exhibitionniste » et « sexy », le premier étant une forme provocatrice de se montrer, le second étant une volonté de plaire.

  12. Ça me rappelle un peu la phrase de Jancovici en gros :

    « Si le nombre de divorces a augmenté au XX ème ,  c’est parce que le prix de l’énergie a baissé,  et non pas à cause d’une émancipation de qui que ce soit. Plus tôt dans l’histoire , il était juste matériellement impossible de se quitter. »

    Ici on retrouve un peu le même principe. L’ évolution des rapports homme femme serait comme dans l’exemple ci dessus, un symptome des limites atteintes de la capacité de charge.

    Tout le monde n’est pas prêt à entendre ce type d’analyse…

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    1. Dans ma génération, il était plutôt avancé que « le rapport de forces » entre les femmes et les hommes avait surtout commencé à évoluer vers une meilleure parité de droits et de devoir, quand un début d’autonomie économique de la femme a été rendue possible par la réorganisation de la vie sociale au sens le plus large .

      Apparemment et historiquement , au moins sous nos latitudes , c’est par l’accès au travail rémunéré et/ou rémunérant que cette émancipation économique a pu croitre , ce qui faisait écrire au siècle dernier que la première guerre mondiale qui avait poussé massivement les femmes à remplacer les hommes absents dans les usines , avait été le véritable catalyseur de cette conquête de l’autonomie .

      Je crois assez à cette thèse » , plutôt qu’aux avancées énergétiques , comme facilitatrice des avancées acquises ( et menacées ) . Confirmation pourrait en être donnée dans les réticences ( autant machistes que libéro-capitaliste) du « marché du travail » , à rémunérer le sexe féminin à parité du sexe masculin ou de lui ouvrir sans restrictions tous les métiers .

      Pour rester dans les interrogations natalistes , la question serait alors d’étudier la corrélation entre marché du travail , taux et natures d’emplois , répartition par sexe … et natalité . ( Ça doit sans doute déjà avoir été fait ) .

      Mais entre régulation implicite par les  » mœurs » , régulation par le marché du travail , régulation par l’accès à l’énergie facile …. je doute , d’autant qu’on peut trouver tout un tas de biais sérieux ( psychiques , moraux , sanitaires , économiques , géographiques , environnementaux …) pour tenter d’expliquer une courbe démographique , que l’on puisse s’affirmer beaucoup plus pertinent que l’INSEE quand elle se montre toujours très prudente pour avancer de telles justifications , pourtant toujours sensiblement a posteriori .

      Et je doute encore plus que l’on puisse réduire les « forces et désirs  » en jeu dans la relation homme/femme à de simples sous-jacents natalistes .

      On peut d’ailleurs déjà longuement disserter , en posant même que « la conscience » ne décide pas plus du désir d’enfant que de l’acte volontaire en général ( c’est pourtant tout le fondement du planning familial !) , du « mécanisme caché  » qui « régulerait » un « mécanisme déjà caché lui même  » qui nous pousse au « plaisir sans entrave » .

      A moins que notre corps soit encore plus mystérieux et complexe que ce que nous imaginons à ce jour .

      ( y aurait il d’autres exemples de mécanismes de notre corps qui par leur « auto antagonisme » contribuerait à une « régulation » dont la fin ne nous est pas clair , si elle est autre que la recherche tacite et plus ou moins désespérée de la survie ? ).

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  13. Si on admet que l’émergence est l’expression spontanée de solution qu’un groupe d’individus soumis à une tension extérieure génère pour s’en libérer, que le phénomène n’est manifestement pas local mais diffus au point que les mots n’existent pas pour le désigner, alors nous sommes peut-être en présence d’une partie de la signature de ce qu’on pourrait appeler l’intelligence collective.

  14. Janco veni
    Janci vidi
    Janco vici
    Plus tôt dans l ‘histoire, il n’y a pas si longtemps, les femmes mariées ne pouvaient pas travailler sans l’accord de leur mari. Pour être plus précis, il faudrait dire qu’elles ne pouvaient pas occuper un emploi, parce que travailler, dans les classes populaires, elles le faisaient déja: les enfants, la lessive, les courses, la popote, etc… Dans la bourgeoisie – d’où est issu M Jancovici – ce travail là était fait par celles qui avaient un emploi de « domestique ».
    Le droit de vote des femmes est un combat qui a réclamé très peu d’énergie carbonée.

    1. Quand bien même : ce sont bien les contraintes de notre environnement qui imposent ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

      Quand ces facteurs environnementaux bougent et s’imposer à tous, cela se traduit par des évolutions de la société.

      Ce serait un peu prétentieux mais typiquement humain de dire que  » non, c’est nous seuls qui avons décidé d’aller dans telle direction »

      Un peu plus cohérent avec nos cerveaux, serait une peur universelle croissante qui en devenant palpable, influencera notre comportement individuel, tout en se racontant des histoires d’émancipation…

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      1. Qui est responsable des « facteurs environnementaux »?
        Que je sache se ne sont pas les pandas qui ont inventé les centrales nucléaires.
        Et il ne me semble pas non plus que Metoo soit un effet de l’augmentation du prix du gaz.

      2. Quand on dit  » anthropocène » , c’est bien que c’est l’homme par son cerveau et ses  » objets-monde » qui a influé sur l’environnement .

        En oubliant qu’il en fait partie et les limites de charges souvent évoquées ici .

        Si , ayant compris ça , grâce à notre cerveau, nous avons une chance de « réparer les dégâts » , ce sera bien grâce à notre cerveau en lui laissant moins de pulsions prédatrices et colonisatrices .Ce qui d’après notre psychanalyste , n’est pas gagné d’avance .

        Mais je vous rejoins avec pas mal d’autres qui l’ont déjà écrit , pour dire qu’on ne change fondamentalement que sous une contrainte externe qui nous englobe ( systémique dirait Soubeyrand );

        Reste à discuter du mode de répartition équitable de la contrainte sociale qui soulagera la contrainte environnementale .

        En sollicitant notre cerveau de gauche et notre cerveau de droite .

        https://www.pauljorion.com/blog/2022/05/22/la-foule-peut-elle-sorganiser-sans-chef/#comment-907120

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      3. 70% de Janco et 30% d’autres choses :
        Todd fait par exemple remarquer que dans des villes qui « mûrissent sur pied »,
        qui ont une longue durée de vie (en siècles), comme Constantinople chrétienne du VIème siècle
        qu’il prend comme exemple, la nécessité de blinder le patrimoine foncier des champs
        passe suffisamment au second plan (la ville s’émancipe des contraintes des champs),
        et les couples peuvent alors se faire et se défaire avec un niveau de contrainte qui serait celui du PACS aujourd’hui :
        une barrière de rien du tout.
        Donc oui pour le volet énergétique, mais le volet social induit sa dose de goulots et de forçages.
        (comme aussi en biologie/évolution).

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        1. Je dirai plutôt , après avoir écouté Supiot , relu Dumont et quelques autres : 100% de Loi pour mettre le marché et la fiscalité au service du but à atteindre .

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  15. A considérer la vie dans une perspective Gaïa, je vois l’homosexualité (et ses avatars contemporains) comme une variable d’ajustement de la nature. Démonstration :

    Personnifier la vie, en faire un seul et même organisme, c’est lui mettre une majuscule. Or Vie se contente d’être, et donc d’assurer l’équilibre de son propre fonctionnement.

    Ainsi donc, l’arbre Terre serait malade d’Homo, en train de scier la branche sur laquelle il est assis, et notre choix apparait simple: soit c’est l’horreur planétaire, soit on s’arrange tous ensemble pour manger moins – à commencer par les plus gras d’entre-nous.

    Mais cela, c’est un point de vue d’humain, trop complexe pour une planète-Vie qui ne peut réagir que sur le premier terme de l’alternative : « l’humanité est trop abondante ».

    Pour juguler ce pullulement délétère et retrouver son harmonie, Nature ne s’en remet pas aux catastrophes physiques de son substrat, et Vie dispose de ses propres remèdes. S’il s’agit d’éclaircir nos rangs, nous autres connaissons bien la guerre – soupape de décompression de notre espace vital – et toutes les espèces sont, bien sûr, victimes de maladies ravageuses – même si, pour qui apprivoise les virus, c’est presque « même pas peur ».

    Sur le long terme, Vie peut diminuer la taille de ses représentants par sélection évolutive – Homo floresiensis sur son île ne faisait qu’un petit mètre de haut.
    A moyen terme, elle peut réduire la fertilité de l’espèce encombrante – en variant le rapport mâle / femelle de sa population.
    A court terme enfin, je conjecture que Vie peut augmenter la proportion des individus dont l’union restera inféconde. L’homosexualité serait ainsi une variable d’ajustement de la nature.

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    1. L’homosexuel germanopratin en mal de descendance qui loue un ventre Ukrainien en mal de subsistance n’ajuste rien du tout.

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      1. @Garorock Cet individu ainsi qualifié comportementalement et géographiquement n’est il pas le précurseur d’un monde à venir où toute reproduction se fera par GPA au titre d’un contrat soumis aux loi du marché et à une concurence libre et non faussée.
        Ce qui nécessitera une déclaration préalable et un permis.
        Toute autre activité sauvage sera prohibée.

        Le contrat de mariage du XIXème siècle (essentiellement à but reproductif) dont il pourrait constituer une évolution, n’est-il pas en fait un contrat de GPA avec prétention illusoire de garantie d’usage de l’ADN du mari co-contractant, sous peine de risque de crime conjugal peu réprimé, et en contrepartie assurance partagée du risque économique de maternité et d’éducation des enfants quel qu’en soit le père (présomption de paternité).

        La limitation des naissances ne semble pas pouvoir être assurée par l’homosexualité (surtout si elle reste essentiellement masculine), la limitation efficace portant sur le nombre de femmes et leur accès à la fécondation, que seul une régulation de la commercialisation des banques de sperme pourrait limiter.

        A l’heure actuelle les ventres ukrainiens font face à une insécurité physique ou juridique suivant le pays d’accueil.

        1. Bon sang de soir, ça y est j’ai enfin trouvé à qui me fait penser ton style ! Ruiz, on dirait Pierre Sarton du Jonchay qui aurait fait un AVC !

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          1. En effet, avec la structure non loin d’un quatrain, et le je-ne-sais-quoi de causalité.s aristotélicienne.s. Bien bu, pardon, bien vu.

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    2. On peut aussi dire que la pollution de la surconsommation engendre de + en + une infertilité des hommes et une diminution de leurs spermadozoïdes. Gaïa n’y est pour rien.

      « L’homosexualité serait ainsi une variable d’ajustement de la nature » :
      Je corrigerais votre remarque : les homosexuel(le)s peuvent avoir des enfants et plusieurs installé(e)s en couples le désirent en préfèrant féconder une mère porteuse (ou être fécondées par un père) plutôt qu’en adopter. Je pense qu’il y en aura de + en + et pourquoi pas.
      Je crois que votre remarque concerne d’avantage les androgynes de plus en plus nombreux, qui doivent choisir l’un ou l’autre sexe pour avoir une identité. Là peut-être GaÏa y est pour quelque chose (…)

  16. La relation homme / femme ne sera jamais résolue dans des termes contractuels, et l’égalité entre les hommes étant déjà ce qu’elle est, pourquoi prioriserons nous celle des femmes sur un état des lieux qui tiens plus du slogan que d’une réalité pratiquable – bon sang qu’elles fassent déjà la guerre à leurs congénères qui se vautrent dans l’exposition de leur beauté plastique pour faire avancer leur éxistence dans la gamme matérialiste.

  17. Si « les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie » (Truffaut), si l’énigme posée par la marche des femmes a connu de fameux développements (la Gradiva de Jensen), qu’en est-il des jeunes femmes à jambe de bois ? L’épisode ici évoqué me fait penser au roman d’Agustina Bessa-Luis, Val Abraham, adapté au cinéma par Manoel de Oliveira (un de ses plus beaux films) : c’est une variation sur Madame Bovary dans laquelle l’épisode du pied bot d’Hippolyte est transféré sur le personnage d’Ema, femme très belle dont la boiterie (handicap et en même temps caractère érotique singulier) est bien sûr le signe d’un sens caché, le symptôme d’un refoulement (Lacan en parle très bien je crois).

    P.S. une remarque anecdotique : progrès (féministe) pour progrès (technique), avec les équipements qui existent aujourd’hui, non seulement les jeunes filles à jambe artificielle peuvent danser avec une relative aisance mais aussi bien courir le 100 mètres.

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  18. D’un point de vue légal, en France, dans le cas de ce qui est communément appelé harcèlement de rue, le législateur n’a pas retenu le terme de harcèlement mais celui d’outrage sexiste. En effet, cet outrage n’est pas caractérisé par la répétition, mais par le fait « d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».

  19. Je me suis réveillé ce matin avec une idée  » sparadrap » , dont je ne sais pas quoi faire .

    Elle est sans doute née du propos de Paul Jorion qui émet l’hypothèse que la diminution consciente ou inconsciente des « relations autorisées entre hommes et femmes » est sous tendue par la finalité diffuse d’une régulation de la pression démographique.

    En généralisant le concept , je me demande donc si l’appauvrissement général du rapport direct entre les hommes et/ou les femmes ( les humains en général) , était lui aussi plus le signal d’une régulation « cachée » , que le produit de nouveaux modes de  » communication » ; Qu’est ce que cela pourrait alors bien réguler ?

    Bon , ça ne vaut peut être pas tripette , mais au moins je me serai défait de mon sparadrap .

    1. mon cher Juannessy
      vous me tendez la perche afin que j’aborde à nouveau cette décision, aux Etats Unis , de réviser le droit à l’avortement. mes investigations font ressortir que cette remise en cause serait en fait guidée par l’idée nauséabonde du « grand remplacement » cheval de bataille, entre autre, des suprémacistes blancs .

      1. Si on ne s’est pas mutuellement vitrifié avec Poutine dans les mois à venir , on a moins de cinq ans ( et même moins de trois , le mandat de Biden prend fin en janvier 2025) , pour rendre l’Europe adulte et autonome vis à vis des USA , si on ne veut pas se faire manger tout cru par les régimes autocratiques .

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    2. Le sparadrap sur la jambe de bois, c’est sans doute mieux que les termites…!
      L’humain bouleverse les équilibres fondamentaux de la vie et tout cela se rééquilibre à l’autre bout de la chaine. La volonté d’un marché mondial uniforme rend peut-être les plus minuscules différences insurmontables.

  20. Je dirais même plus !
    Et si l’effondrement en cours lié à l’anthropocène relevait du même signal d’une régulation « cachée » ?!
    Pour ce qui est de « l’appauvrissement général du rapport direct entre les humains », je plussoie. Serait-ce que notre part « mathématiques du cerveau » (nourrissant technologie, informatique, statistique…) aurait pris le dessus sur notre part langagière (nourrissant le sens, l’expression des émotions, de la perception, de la conscience…) ?
    Recherche scientifique sur la « zone math » du cerveau : « quand leur réflexion portait sur les mathématiques, un réseau dorsal pariétal et frontal du cerveau, non lié au langage, était activé. Au contraire, lorsqu’ils ont réfléchi aux questions d’histoire et de géographie, c’est un autre réseau, associé au langage, qui s’est activé. Le réseau maths mis au jour par les neuroscientifiques n’est pas seulement impliqué dans les mathématiques de très haut niveau, expliquent-ils, mais également dans le traitement du nombre et du calcul mental. » (https://www.santemagazine.fr/actualites/des-chercheurs-decouvrent-la-zone-maths-du-cerveau-188481)
    Cela rejoindrait les conclusions d’Alain Supiot où la loi (parole, nomos) est aujourd’hui remplacé par le contrat (marché, économie). ( ) : « que la destitution du règne de la loi ne conduise tout simplement à de la violence. Parce que quand les rapports de droit s’effacent, ce qui revient c’est les rapports de force. » Et la force aujourd’hui se mesure en Ukraine au nombre de missiles, de chars… et de morts.

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  21. Si la théorie existe, alors il existe des éxceptions: j’ai connu un fleuriste en phase terminale, dans les années 90, essaimant encore à tout vent, à l’instar des plantes, pour disait-il lorsqu’elles « crèvent », perpétuer l’espèce.
    Si les femmes ont des griefs à faire valoir, je n’en retiendrai qu’un seul et non des moindres:définitivement, l’avortement est une affaire de femmes et rien d’autre.
    D’antan, les fiilles étaient accompagnées d e gré ou de force par leur mère lors ses soirées dansantes: l’autorité étant ce qu’elle é »tait à l’époque, la maman n’avait-elle pas « obligé sa fille à sortir, pour se distraire? Ce qui explisquerait son agacement?

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      1. Loin de moi cette idée, D’ailleurs, ma mère (85 ans) a encore connu cette « pratique » à la fin des années 50, voire au début des annés 60 ( en milieu rural) . Et il n’est pas exclu que cette pratique ait encore perduré çà et là, dans mon pays ou ailleurs (je pense à certains milieux conservateurs p.ex.).
        Mais une hypothèse en vaut une autre: et d’une manière plus générale, la fille à la jambe de bois éprouvait sans aucun doute toute une série de sentiments contradictoires sur sa condition, même si elle le faisait payer par cette mise en scène cruelle pour des inconnus ne lui voulant que du bien. Elle avait sans doute trouvé là, un moyen, de crier sa douleur à qui voudrait bien en découvrir la cause, mais également et surtoout je pense, de pouvoir évaluer sur le visage de celui à qui elle annonce son handicap, l’impact que procurerait invitablement le choc pour celui qui en prend connaissance de la façon la plus abrupte, voire la plus cruelle qui soit.

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  22. Je commente ici en attendant du renfort pour une disputatio (mais pas une dispute) à propos du théorème d’incomplétude de Gödel, renfort pourtant promis… Je commence par la fin, à savoir que j’y vois à partir de 7’40 un PJ platonicien pur porc (1) parlant d’idées venues d’ailleurs qui participeraient à la vie des espèces (surtout si ce genre de considérations s’observe aussi dans le règne animal).

    Mon gourou Thom est, lui, clairement platonicien (2) (en dépit de son admiration pour l’Aristote de la Physique) et ma citation thomienne favorite actuelle est :

    « Les situations dynamiques régissant l’évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l’évolution de l’homme et des sociétés », citation à laquelle je m’empresse de rajouter « et des espèces ».

    Thom consacre très peu de pages à l’évolution des sociétés : un article intitulé « Révolutions: catastrophes sociales? » et deux pages à la fin de Stabilité structurelle et morphogenèse où un paragraphe a pour titre « Le psychisme d’une société ». Extraits :

    « Il semble que le psychisme social présente un caractère fragmentaire analogue au psychisme animal : la société ne trouve sa conscience qu’en face d’une tâche urgente où son existence, sa stabilité sont menacées (une guerre par exemple) (…) Par contre, les grandes manifestations collectives que sont les fêtes, les célébrations collectives sont l’homologue du rêve chez l’individu, manifestation virtuelles des formes génétiques. ».

    Ainsi, si l’on suit Thom, sauf « en face d’une tâche urgente à accomplir », la société évolue inconsciemment sauf « en face d’une tâche urgente à accomplir ». Et, si l’on suit des ethnologues comme E. Todd -qui a ainsi prédit l’effondrement de l’URSS- la baisse de natalité est un indice de malaise -voire de déclin- de la société longtemps avant que ladite société en prenne conscience. La citation machiavélienne (mais, pour moi, pas du tout machiavélique) qui suit peut, je crois, être interprétée en ce sens:

    « « Ce n’est pas sans raison qu’on dit que la voix du peuple est la voix de Dieu. On voit l’opinion publique pronostiquer les événements d’une manière si merveilleuse, qu’on dirait que le peuple est doué de la faculté occulte de prévoir et les biens et les maux. » .

    Après avoir parlé de l’illuminisme à propos de Newton et de Turing, PJ termine « Comment la vérité… » par cette phrase qui , pour moi, rencontre celle de Thom (« manifestation virtuelle des formes génétiques »):

    « si la voie illuministe possède un quelconque mérite, il existe un codeur, et l’intelligence artificielle existe depuis plusieurs dizaines de milliers d’années, car c’est la nôtre. ».

    Un certain Élie Bernard-Weil a écrit une chose avec laquelle je suis tout-à-fait d’accord :

    « Il faut apprendre ou réapprendre à penser toujours d’une manière bipolaire et de ne pas céder à l’attrait d’une pensée unipolaire, branchée sur un pôle dominant – ce qu’on appelle aussi « pensée unique » de nos jours – une tentation qui fait immanquablement plonger dans l’erreur et l’impuissance. ».

    PJ abandonnant provisoirement sa position aristotélicienne pour prendre provisoirement une position platonicienne du genre « Comment la réalité et la vérité furent découvertes »?

    1: Allusion à « Comment la vérité et la réalité furent inventées. » p.322.

    2: Esquisse d’une sémiophysique p.245.

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