76 réflexions sur « Edgar Morin, centenaire, par Chantal Montellier »

  1. Merci Chantal. Malheureusement, Edgar Morin n’est pas prophète en son pays ; il est souvent plus écouté ailleurs, notamment je crois en Amérique du Sud.

    J’ai du mal à lire le titre du livre du bas. Est-ce « Le temps est venu de changer de civilisation ? » titre d’une des œuvres d’Edgar Morin ?

    1. Merci à vous François. Pays, c’est un bien grand mot pour ce parc à ilotes décérébrés, entre coups de matraque et coups de Covid, qu’est devenue ce qui s’appelait la France, sous le règne de Macron Ier, le du roitelet éborgneur. Et sinon oui, c’est bien le titre du « livre du bas »…

  2. Dessin très sombre mais malheureusement très réaliste, merci Chantal.
    Car changer de voie impliquerait de sortir du capitalisme et sortir du capitalisme impliquerait de mettre hors d’état de nuire sur cette planète tous ceux qui possèdent tous les leviers actuels, financiers, économiques, médiatiques, répressifs et militaires .
    Alors peut-on le faire par la voie démocratique ? J’en doute de plus en plus, et un monde à la Mad Max n’est plus à exclure sans une prise de conscience d’une majorité d’humains.

    1
    1. Oui, il aurait fallu bouger entre 83 et 96, maintenant, c’est trop tard. Connaissez vous mon album intitulé 1996, publié par les Humanoïdes associés vers le milieu des années 80 ? Ou Shelter, réédité par Benoit Peeters aux Impressions nouvelles sous le titre de Shelter market? Les américains avaient commencé à le publier dans Heavy métal, mais quand ils ont pris vraiment conscience du contenu, il ont immédiatement stoppé la publication, liberté d’expression de ta censure oblige.

      1. Oui, j’ai lu 1996 et Shelter, deux magnifiques albums parus je crois à la fin des années 70 ou au début des années 80, à l’époque de Métal, une critique de la société de consommation sous un pouvoir autoritaire proto-fasciste, à l’époque c’était pour moi de la science-fiction, aujourd’hui cela devient presque réel !
        C’est ma fille qui me les a « empruntés » il y a quelques années !

        1
        1. Salut Chantal !
          Moi j’ai lu Shelter récemment, magnifique ! Et tellement actuel ! Et cette écriture en 3 temps en un lieu avec un début une problématique et une fin c’était totalement « américain «  avant l’heure ! Un vrai film ! Bise ! Mon petit garçon de 8 ans adore aussi ! Bon certainement les nénés et le côté trash violent. Bises

          1. Cloclo, votre petit garçon de 8 ans doit être protégé des fantasmes d’une espèce de psychopathe comme moi. Si, si, je vous assure, sinon je vous denoncerai à la psy police. Mais comme je doute de votre sérieux je ne crois pas un mot de ce que vous avez écrit.

            1. Si, si, il l’a bien parcouru, et il aime beaucoup dessiner et créer des personnages de BD, il fait des planches, alors il s’inspire de tout.

              Ne doute pas de moi chère Chantal, je suis un gentil (bon crétin aussi).

              1. Moi aussi, Cloclo, je suis gentille, mais comme je dessine des choses pas toujours très mignonnes ni rassurantes, beaucoup de gens croient que je suis méchante. Le rapport aux images est souvent assez infantile dans nos « civilisations ». Bise. C.

        2. Merci l’Arsene pour vos compliments, ils me font un très grand plaisir. Ceci dit je me demande si je ne me suis pas mélange les pinceaux dans mes réponses…si c’est le cas, pardonnez moi… Je devrais déjà être en vacances compte tenu de mon état d’épuisement…

      2.  » SHELTER MARKET  » / CHANTAL MONTELLIER – Ed : LES IMPRESSIONS NOUVELLES

         » À Paris, jungle urbaine sous vidéo surveillance où les caméras en tout genre pullulent, un jeune couple des classes moyennes supérieures, Thérésa et Jean, s’apprête à sortir. Elle est libraire spécialisée en art, il est ingénieur et chercheur. La librairie dans laquelle Thérésa travaille est l’une des dernières du pays. Le couple est invité à une soirée chez des amis et s’en ferait une fête si la situation n’était pas aussi catastrophique : attentats sanglants à répétition engendrant une paranoïa généralisée et des contrôles de plus en plus renforcés. État d’urgence permanent et couvre-feu. Arrestations et persécutions policières sont le quotidien de la population  »

        Visionnaire et si contemporain !

        1. Merci Hervé pour cette publicité.je vous ai fait une première réponse, mais mon texte, pour une raison mystérieuse, s’est affiché à la fin des commentaires..!? Si j’ai bien vu…?

  3. Ha, superbe dessin pour un merveilleux humaniste (de la lignée des Albert Jacquard).
    La tête est particulièrement réussie : elle transpire d’humanisme et semble prête à nous parler avec un regard qui se pose sur nous…Bravo. On peut presque y lire sans texte tout ce qu’il voudrait nous transmettre.
    J’ai toujours été fan des BD dessinées à la main et dont les reflets de lumière sur les visages ne sont pas calculés par ordinateur, ce qui déshumanise les personnages. Cela donne l’impression de personnages en toc, totalement inexpressifs, alors qu’ils sont censés être plus réalistes.
    À propos d’Edgar Morin , il faudrait faire un petit débriefing sur la pensée complexe, la systémique… (chose dont les journalistes évitent de parler et qui pourtant permet de raisonner, entre autres sur les défaillances d’un système sans faire de bouc émissaire, de poncifs, d’emprunts idéologiques maladroits, ou d’avoir recourt à des expédients , des solutions toutes faites et sans efficience )
    Avec la place stratégique très particulière qu’il confère à l’observateur, acceptant sa propre subjectivité (inévitable), et l’intégrant avec sa personne au système lui-même. (Pour l’analyser globalement avec lui , à travers les données récoltées).
    Au fait, voici une interview de lui sur FRance info:
    https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/edgar-morin/grand-entretien-nous-n-avons-pas-la-conscience-lucide-que-nous-marchons-vers-l-abime-alerte-le-philosophe-edgar-morin-qui-fete-ses-100-ans_4693409.html

    1. J’espère ne pas les eletrocuter vos neurones… Je suis une très mauvaise électricienne… Toujours trop ou pas assez paraît il, c’est de famille…

  4. excellent dessin comme à l’accoutumée . J’ai pu voir sa dernière intervention dans l’émission de Karim Rissouli, c ce soir.
    Intervention empreinte d’un profond humanisme. André Gorz , Stephan Hessel, Edgar Morin trio gagnant .
    Merci Chantal pour ce dessin.

    1
    1. Merci à vous d’être si positif à l’égard de mes élucubrations graphiques. Bise. Chan.

  5. Aveu: je n’ai qu’un mérite limité, comme je manque cruellement de temps je me sers de « baguettes magiques ». Cas que je fais des captures d’images, puis les ramène à du noir et blanc, ensuite je renforcé les traits principaux, et e pose la couleur avant de peaufiner l’ensemble. Si je devais tout faire sur papier avec un crayon , un rotring, un feutre, ect… compte tenu de mes autres chantiers , dont un livre collectif que je pilote, je ne pourrais pas faire un dessin par semaine. SVP, que les puristes me pardonnent de travailler avec une palette graphique et un ordinateur, mais si je ne savais pas dessiner, ça se verrait quand même. Ma main est la meme avec un crayon ou avec un stylet. Mon cerveau aussi. Enfin, presque…

    2
    1. Il n’y a pas de honte à avoir d’utiliser les nouvelles techniques de graphisme à notre disposition. Sinon, avec cet état d’esprit là on en serait resté au charbon de bois et à l’ocre sur des parois de grottes 🙂
      Mais la question du temps de réalisation est intéressante. Souvent mes collègues me disent, en découvrant les nouvelles possibilités d’un nouveau logiciel, « c’est formidable ça m’a fait gagné du temps! ». Et là je leur demande ce qu’il ont fait de ce temps ainsi gagné, la sieste peut-être ? Ben non évidemment. Camarades, vous n’avez pas gagné du temps, vous êtes devenus plus productifs. Et elle va où la plus-value ?

      2
    2. L’œuvre est belle à voir de toute façon, mais le génie de votre travail réside dans l’angle de vue singulier que vous donnez sur l’actualité à mon avis. Respect.

      1
      1. Merci Coco. Cet angle de vue est très subjectif, trop pour les grands médias qui font comme si je n’existaient pas, et m’invisibilise de leur mieux, quand ils ne me censurent pas. Il faut dire que je travaille plus comme une artiste, que comme une dessinatrice presse bouton. Je ne cherche pas à déclencher le rire mais plutôt à inquiéter et réveiller l’imbecile heureux qui est en chacun de nous.

        1
      2. Desolée pour les énormes fautes. J’ai parfois l’impression que la machine en rajoute… Possible?

        1. Autre explication à mes enormes fautes, parfois; je tape mes commentaires soit le matin au réveil, soit le soir au coucher, vu que je n’ai pas le temps dans la journée. Parfois je ne suis pas encore très bien réveillée, où , si c’est le soir, les vapeurs de quelques doux alcools peuvent me troubler un peu la vue. Desolée. Mais je vous crois tous indulgents. Bise. C.

    1. Mon anglais étant ce qu’il est je ne saurais vous dire ce qu’en penserait Edgar, hélas. On ne saurait tout faire dans la vie, j’ai choisi le dessin, les arts plastiques, pas les langues. Je crois plus aux images et aux corps, qu’aux mots.

      1. « Je crois plus aux images et aux corps, qu’aux mots ».
        C’est le mot juste croyance surtout avec votre crayonce.

    1. Très émouvante, cette lettre.au président du si jeune, malheureux, et lucide Martin. Bien sûr que Macron est un cynique narcissique. J’aurais été Edgar, je l’aurais envoyé paître, lui et son hommage hypocrite. On ne peut pas être un humaniste et se laisser caresser par un anti humaniste pratique qui brutalise le peuple et courtise les plus riches, même en étant adepte de la complexité… Mais il parait que la contradiction c’est la vie, et celle de notre grand homme est tout de même assez impressionnante.

      1
      1. Chantal,
        C’est même affligeant, qu’il se laisse ainsi récupérer par Macron. Alors qu’il pouvait à l’occasion de ses 100 ans pour une fois avoir une passion triste ! Et pourquoi pas faire un esclandre à l’Elysée, au moins son déplacement aurait servi à quelque chose. C’est ce qui distingue une Greta Thunberg à l’ONU d’un Edgar Morin un peu benêt. Souvenons-nous des mots méprisants qu’avait eu alors le président pour la jeune Terrienne.
        A moins qu’Edgar Morino ne soit simplement dans la droite ligne de sa pensée complexe qui à force de rendre complexes les choses, les pondère toutes, se privant alors des moyens d’une analyse qui hiérarchise les priorités, identifie les points de blocage, ouvrant la voie à un plan d’action.
        La complexité, éloge de l’impuissance !

        Reste une énigme tout de même, comment cet homme qui fut résistant, donc engagé dans l’action, peut-être être à ce point aveugle à ce que représente et fait Macron ?

        https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/edgar-morin-recu-a-l-elysee-le-jour-de-ses-100-ans-emmanuel-macron-salue-un-homme-siecle-299fd8c2-e019-11eb-9cb0-6e5656ec3200

        4
        1. @ Pierre-Yves Dambrine

          Je ne sais pas si c’est un cas répertorié mais lorsque toutes les portes vous sont ouvertes, lorsque vous êtes invité partout, sur tous les plateaux … tant de gentillesse et de reconnaissance doivent émousser grandement la pointe de l’esprit de critique et de contestation.

          Le d’Artagnan de Dumas aurait lui-aussi déposé les armes.
          Déjà sur orbite Edgar.

        2. Complètement d’accord avec vous, Pierre-Yves. Il faut dire que ce cher Edgar, aussi critique soit il, fait intrinsèquement et organiquement partie d’une certaine classe sociale… Pas besoin de développer d’avantage, n’est -ce? Son intellect lui dit une chose, mais son instinct
          lui en dicte une autre… La complexité serait elle mère de toutes les trahisons? Ma bonne grand mère disait:  » faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais »… Et puis aussi: »les hommes c’est comme les étagères, plus c’est haut, moins ça sert. ». Elle n’était pas très complexe ma grand-mère et ne confondait pas les loups avec les agneaux. C’est ce qu’on appelle les gens « simples ». Ceux de la « décence commune »… Encore une espèce en voie de disparition.

          1
            1. Argh! Quelle réplique sexiste horrible, Rosebud. Elle peut d’ailleurs s’appliquer aussi aux hommes, ceux à tout faire. Mais ce sont plus généralement les femmes, n’est ce pas? Surtout celles condamnées à « faire le trottoir », les « prestataires de services sexuels ». C’est beau, le langage, non? Ça fait vachement civilisé, non?

              1. Quand l’étagère la prostitution par l’imposition notamment, on le traite de Macro, s’il est abolitionniste c’est une atteinte à la liberté des propriétaires de corps, voilà de quoi se mettre dans tous ses états, bien sûr que c’est civilisé, pas de commerce des corps dans le règne animal. Bah imaginez un échelle de revenus obligatoire de 1 à 3, sans doute personne ne sera condamné à la prostitution comme vous dites mais vous vivrez en dictature, c’est horrible !

                1. La dictature (des dominants) et la prostitution commencent avec la propriété privée des biens, des moyens, des corps, et du vivant. Le reste suit. Et ça s’appelle « civilisation »… « L’esclavage c’est la liberté. » Orwell n’a rien inventé. Et cette tendance à l’appropriation par quelques-uns, l’accaparement par la force, l’ hyper capitalisation, que rien n’a pu freiner, arrive à son apogée: le moment où le retour de balancier risque de cogner très très fort…

          1. Chantal Monteiller, une belle analyse des principes de la classe d’en bas; des gens simples, par Didier Eribon racontant son enfance et sa famille ouvrière dans « Retour à Reims ». (et l’aveuglément, la surdité et le mépris spontané des dominants).

            1. Merci du conseil. Je lirai Chabian. C’est bientôt mon anniversaire, je vais me le faire offrir.

        3. Désolé Pierre Yves Dambrine,
          je ne peux être d’accord avec ce raccourci qui joue avec l’apparence des mots sans se soucier de leurs sens exacts.
          La pensée complexe d’Edgar Morin, c’est juste une façon de baptiser une méthode qu’il a initiée pour approcher l’analyse des systèmes.
          Ce n’est pas complexe du tout et cela ne vise en rien la complexité; cela part du constat qu’un système a plus de propriété que la somme des propriétés de ses composants .Par opposition à l’atomistique qui pense pouvoir décrire entièrement un système depuis les propriétés des éléments décortiqués qui le composent.
          On l’appelle pensée complexe, car elle confère à la complexité la propriété de créer des émergences propres, indépendantes de ce que laisserait présager l’analyse de ses composants.
          C’est donc plutôt une méfiance vis-à-vis de la complexité en alertant ceux qui se penchent sur un phénomène pour l’élucider par « dissection » et déduction policière. Car la complexité génère en elle-même des choses qui échappent à ce type d’entendement . Il faut donc une méthode qui tienne compte du comportement du système en lui-même , car plus il est complexe , plus il échappera aux velléités d’enquête « policière »; l’analyste focalisé sur les éléments singuliers et se faisant aveugle aux choses induites, produira des inepties…
          Quant à son attitude avec Macron, il a 100 ans, et je suppose, a déjà vu partir la quasi-totalité de ses amis et une bonne partie de sa famille…J’ai vu cela chez mes parents et grands-parents, et je le constate pour moi-même, il arrive un moment où chaque fois que vous perdez quelqu’un , vous vous retirez inconsciemment un peu plus du monde et la rébellion n’est plus dans le sens de votre exitance. À la fin , on a surtout besoin d’explications…
          Et puis , il est peut-être tout simplement gentleman, et cela peut aussi s’apprécier…

          2
          1. Mais se montrer poli, aimable et distingué envers Macron, n’est ce pas se montrer l’inverse à l’égard de ses victimes, les eborgnes, les mutilés, les
            massacrés, les insultés, les trahis, ..?

            3
            1. Mais enfin Chantal, il n’est ni responsable des éborgnés ni prescripteur de ce qui leur est arrivé, et encore moins aurait-il pensé à élaborer une telle politique de terre brûlée inspirée d’un mépris de classe et d’une conception vulgaire de l’institution.
              On ne peut pas projeter sur tout et n’importe quoi ses propres envies de révolte, alors encore moins les projeter sur un être humain.
              L’amour ou l’admiration que l’on a pour une personne doit s’amender du respect de son libre arbitre et de son droit à exister en dehors de ce que l’on pense de lui, ou de ce que l’on projette sur lui, en dehors du personnage médiatique qu’on lui prête…
              Tenez, pour faire un parallèle: Paul Jorion est-il ce qu’on attend de lui? J’espère que non ! car c’est dans sa liberté de ton , dans la surprise de le voir là où l’on ne l’attend pas, dans le picotement qu’on ressent lorsqu’on n’est vraiment pas d’accord…que s’embusque un vrai dialogue de remue-méninges. Va-t-on , chaque fois qu’on est désappointé, dévaluer l’estime et la confiance qu’on lui porte ? … Toute la question est de savoir de quelle profondeur est-on capable nous même face à des gens « publics » qui ne sont pas des produits (à l’inverse de certains hommes politiques) et pour lesquels on doit s’efforcer de sortir de la « cancel culture » . Cette culture est induite par le monde économique, qui veut nous habituer à noter, à évaluer (moralement et sans compétence spécialement dédiée) tout et n’importe quoi pour pouvoir marchandiser même l’humain . Plus on « note », plus les moyens de fixer un prix se font jour et plus les forces économiques peuvent marchandiser contre leur gré les humains eux-mêmes.
              Regarder les hommes politiques obligés d’être sur twitter parce qu’étant notés sur leurs commentaires, ils accèdent (selon des médias pernicieux et corrompus) à des places dans le top50 des personnalités en vue qui les font plus ou moins inviter sur les plateaux de TV . Plus on cède à la bêtise plus on se rapproche des puissances de l’argent.
              Regardez les artistes, autrefois, un funambule qui choit suscite émotion et compassion même s’il ne s’est que tordu la cheville. Et il part sous les applaudissements. Aujourd’hui, c’est ce qu’on refuse aux artistes, la reconnaissance du mérite d’avoir essayé de produire quelque chose pour nous , dans une pureté désintéressée , qui dépasse le fric qu’on en attend. Alors si un artiste se plante, on ne dit rien et on applaudit quand même. Et s’il est vraiment trop mauvais, simplement on ne va plus le voir, il est inutile en plus de l’accabler…Il faut réapprendre à être « pour », là où les névroses ambiantes nous apprennent à être anti- quelque chose , et à ne pas savoir se définir en dehors de nos ennemis fantasmés pour le plus grand lucre de certains séditieux minoritaires qui divisent pour régner.

              1
              1.  » il n’est ni responsable etc… »

                S’il était allé voir micron pour l’engueuler au nom des estropiés, compréhensible.
                Mais rien de tout ça, il est allé faire des ronds de jambe. Il est donc solidaire des estropieurs et énucléeurs.

                Est-ce si donc difficile à comprendre: en étant solidaire, il prend à son compte la responsabilité de micron. Il l’endosse.
                D’ailleurs, il pouvait s’abstenir. Et expliquer avec panache, en profitant de sa célébrité, pourquoi il n’irait pas voir micron.

                N’accablons pas trop le beaudet. Chais pluqui a dit que la vieillesse est un naufrage… C’est la seule interprétation charitable.

                1
                1. C’est André Malraux qui a dit que la vieillesse était un naufrage, Daniel. Vu son état physique et son délabrement, ce n’était pas qu’une formule. L’état de ce cher Edgar, lui, n’a rien de commun avec celui de l’auteur de « La condition humaine ». Par ailleurs, il me semble que c’est le président de la République qui nomme les ministres, y compris celui de l’intérieur. Ainsi de cette brute de Castaner et de son
                  mentor, le sinistre Nunez, ami intime de Netanyaou, un grand humaniste devant l’éternel, surtout avec les palestiniens… plus particulièrement lors des derniers affrontements et de la Marche du retour de 2018; parlez en a Razan Al Najjar, la petite secouriste de 20 ans, abattue comme une bête. En 1968, alors que toute la France ouvrière et estudiantine, où presque, était dans la rue, qu’elle occupait usines et facs, et depavait les rues, brûlait et cassait, combien de mains arrachées? combien d’yeux crevés ? combien de personnes asphyxiées, massacrées, tuées, Luigi?

                  2
                  1. « C’est André Malraux qui a dit que la vieillesse était un naufrage », moa je dis depuis des décennies « la vieillesse est un naufrage sans rescapés » parfois pour emmerder les optimistes « la vie est un naufrage sans rescapés ». Pris en flagrant délit de cryptomnésie, j’ai vérifié , c’est du grand Charles qui parlait de Pétain. Pour le reste d’ac avec vous !

              2. Dalla Vecchia Luigi,

                Edgar Morin est une figure intellectuelle très en vue et respectée depuis fort longtemps, doit-on pour autant lui accorder un autre statut que celui du citoyen lorsqu’il répond à une invitation à se rendre à l’Elysée . Un statut d’exception en quelque sorte pour une raison x ou y ?

                Non, sa présence à l’Elysée, parce que c’est l’Elysée, parce que c’est Macron avec ses options idéologiques, ses actes déjà posés qui ont des conséquences, et tout aussi bien son absence d’action également hautement préjudiciable, a une signification politique.
                Et si lui Edgar Morin n’en accordait aucune de signification politique il ne peut avoir considéré le fait que les citoyens, eux, forcément, en verraient une. On ne va donc pas à l’Elysée par simple politesse ; quand on est un grand garçon, qu’on a roulé sa bosse comme Edgar, on sait on l’on met les pieds. IL ne vous aura pas échappé non plus qu’il était invité à l’Elysée en présence de l’ancien premier ministre de Hollande, ainsi qu’en la présence d’Anne Hidalgo, issus tous deux de la même mouvance gauche de droite qui fait tant de mal au progrès social et si complaisante avec le système mortifère.

                Edgar Morin outre ses occupations intellectuelles, s’est toujours présenté comme un homme engagé, il n’y a donc pas lieu de distinguer l’homme Edgard Morin l’homme récipiendaire d’un éloge et l’homme engagé politiquement, les deux ne font qu’un en réalité. Je ne parle pas de politique politicienne ici, j’évoque seulement le fait d’accepter de rencontrer le Prince pour un éloge. Un éloge plaisant qui fait plaisir au Prince, et surtout sert le Prince. Pas n’importe quel Prince.

                Bref, sa conception de l’action politique pour le moins n’est pas (ou n’est plus) à la hauteur de ses ambitions pour la planète et l’humanité. C’est surtout là que ça coince. Et c’est là que j’émets des doutes quant à la viabilité de sa pensée complexe. Une pensée qui se révèle incapable de faire la différence entre un pouvoir mortifère et un pouvoir qui émancipe n’est-elle pas une pensée qui a raté quelque chose ?

                3
                1. Pierre Yves Dambrine, je comprends ce que vous dites, mais vous parlez d’un type qui a 100 ans, et qui dans sa jeunesse a été résistant (et ce n’était pas une jeunesse dans le batifolement des jeux vidéo, des smartphones et des petits tracas de profils Facebook..)
                  De plus , il y a longtemps qu’il n’est plus nécessaire d’être un citoyen hors du commun pour être invité par macron (Mc Fly & Carlito), et ces invitations ne veulent plus rien dire.
                  Si 1/4 d’heure avant de partir , il a envie d’être entouré d’attention, grand bien lui fasse. Même si cela peut ressembler à une folie des grandeurs.
                  D’autant que vous sous-estimez la solitude émotionnelle d’un type qui a dû déjà perdre tous ses amis.
                  Vous ne pouvez pas raisonner avec une personne très âgée comme s’il était à l’apogée de sa vie et pas en mal d’affection (quelles que soient les attentions qu’on lui porte)…
                  Tout le monde y passe …

                  1
                  1. Votre réponse est humaniste, j’y souscris, pour autant je ne jetterai pas la pierre à PYD pour une fois qu’il se gauchise avec de bons arguments…😉
                    Comme le rappelait Chantal, la vieillesse est un naufrage… même dans le luxe.
                    Morin fait partie de cette génération où on sait ce que sont les chants Élysées : « Partie des Enfers, où, selon la religion grecque et la religion romaine, séjournaient les âmes vertueuses après la mort. C’était la quatrième division des Enfers, suivant les Grecs, et la septième, suivant les Romains ». Qu’est ce qu’on dit ? Merci Wiki !

                  2. @ Dalla vecchia Luigi

                    Fallait le dire avant: les nullards se sont réunis pour un pince-fesse sans importance.
                    Circulez y’a rien à voir…

                    je me demande qui du vieux ou du jeune sucre le plus les fraises? C’est une question fondamentale.

    2. Blanche Gardin avait su envoyer chier Macron et ses médailles à la con.
      C’était la moindre des choses, et c’est comme ça qu’il faut répondre à un type, qui depuis qu’il a les manettes du pouvoir, a mis en place une politique imbécile et une économie criminelle.

      5
  6. Hélas! Les gens , une centaine, sont « confinés » dans un hyper marché souterrain, faisant office d’abri anti atomique… Mais dans mon scénario il ne s’agit pas d’une pandémie… Une adaptation filmée est en court pour France TV…je crains le pire, mais j’ai surement tort.

  7. Et si on écrivait une lettre collective à Edgar? On signerait « les amis de Paul Jorion »… Et on en enverrait copie à quelques journaux et medias… L’Huma, le Monde, Mediapart..? Allez, on y va? Qui est ce qui centralise? Mon adresse mel est chantalmontellier@free.fr

  8. En attendant que monsieur Morin renvoie sa médaille à l’Élysée et que l’on se mette à lire sa « Méthode » en six tomes, l’on peut voir et revoir avec gourmandise cette vidéo qui semble renaître sur le net à bon escient tandis qu’elle date de 2009, il y a 12 ans !

    12 ans ! Et depuis ce temps là, rien n’a véritablement changé dans l’attitude de nos gouvernants ni de ceux qu’on appelait autrefois les «  possédants » ; ceux qui possèdent la richesse et envoûtent le monde et celles et ceux qui l’habitent. Oui, rien n’a fondamentalement changé dans la posture des uns ou des autres ni dans leur compréhension de la réalité contemporaine. Non seulement, rien n’a changé mais pire encore : leur volonté à s’enferrer dans leur pensée nihiliste et leur action morbide apparaît pour ce qu’elle est : une donnée effrayante qui signe au grand jour l’affirmation d’une présence nocive en haut lieu et criminellement assumée :

    Un peu d’oxygène :

    BFM Business (!) : «  La parole aux auteurs : Paul Jorion et Pierre Larrouturou »

    2
  9. Paul me rappelle à l’ordre quelques étages plus haut en me disant en substance : « je parle à celui là et pas à toi! » Mais où suis -je? Pour ma part dans cette agora là, je m’adresse à tout le monde, et me répond qui veut. Non? C’est pas ça la règle du jeu???

Les commentaires sont fermés.