LES NÉBULEUSES ÉLECTORALES DE L’ANNÉE, par François Leclerc

Billet invité.

2017 s’annonce plus que jamais être une année électorale au cours de laquelle les cartes vont être bien battues, mais pour quel résultat ? Mariano Rajoy pourrait à son tour convoquer des élections anticipées. L’Espagne rejoindrait l’Allemagne, la France, et l’Italie, une fois passé le congrès du PD et le retour en première ligne de Matteo Renzi en avril prochain.

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ANGELA MERKEL, VRAIE PATRONNE DE LA DEUTSCHE BANK, par François Leclerc

Billet invité.

Pour sauver sa banque, le PDG de Deutsche Bank John Cryan actionne le levier de dernier recours des mauvais jours et recherche un soutien politique. Assis sur le baril de poudre des produits dérivés inscrits au bilan de la banque (*) et sous la mitraille des amendes et condamnations qui pleuvent, il réfute la nécessité de procéder à une augmentation de capital, n’ignorant pas que les investisseurs ne se précipiteront pas pour y souscrire. Faisant bonne figure, mais ne trompant personne, il prétend que la banque a les moyens de faire face « avec ses propres ressources ».

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LA DÉSAGRÉGATION DE L’EUROPE A COMMENCÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Un plan « B » reposant sur le cantonnement des réfugiés en Grèce existe-t-il ou non ? Angela Merkel en a hier soir dénié l’existence à la télévision pour réaffirmer sa politique, mais d’après le Wall Street Journal de ce matin la Commission en aurait secrètement élaboré un de cet ordre. Quoi qu’il en soit, cela en prend pratiquement le chemin et les commentaires vont bon train sur le thème que la quasi fermeture de la frontière macédonienne arrange en réalité tout le monde (sauf les Grecs)!

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Merkel, elle aussi touchée en plein cœur, par Zébu

Billet invité.

Lorsque les ordo-libéraux européens firent plier finalement le gouvernement Tsipras pour faire appliquer le mémorandum renouvelé à l’été 2015, le gouvernement de Mme Merkel pouvait sabler le champagne, pensant ainsi avoir imposé à l’Europe, définitivement, les orientations austéritaires tout en conservant l’intégrité européenne, en luttant en parallèle contre le danger intérieur d’une extrême-droite allemande xénophobe incarnée par l’AfD alors en crise et sans débouché politique face à la fermeté affichée et réitérée par le gouvernement allemand dans cette crise grecque.

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QU’EST-CE QU’ANGELA MERKEL VA POUVOIR SAUVER DE SA POLITIQUE ? par François Leclerc

Billet invité.

La fébrilité s’accroit avant la tenue du sommet européens des 18 et 19 février, qui sera précédé d’un mini-sommet sous les auspices d’Angela Merkel qui tente de sauver ce qu’elle peut de sa politique. Les négociations avec David Cameron mobiliseront l’attention, dans la perspective d’empêcher une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, mais la crise des réfugiés va également appeler des décisions, au moins sur le papier.

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LA CRISE DES RÉFUGIÉS N’EST PLUS À UN DÉSASTRE PRÈS, par François Leclerc

Billet invité.

Signant d’une main un accord visant à instaurer un cessez-le-feu en Syrie, et de l’autre écrasant sous des tapis de bombes le nord de la Syrie, les autorités russes jouent encore une fois à un jeu de dupes. Ils instrumentalisent une crise des réfugiés devenue partie prenante de leur stratégie.

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ILS N’Y ARRIVENT PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

« On va y arriver ! » est depuis quelques jours le leitmotiv d’Angela Merkel, repris par Jean-Claude Juncker, comme s’ils voulaient s’en convaincre. Mais ils n’y arrivent pas. Le sommet des 11 pays de la Route des Balkans a péniblement débouché dans la nuit de dimanche à lundi sur dix-sept modestes mesures présentées par Jean-Claude Juncker, ainsi que sur la création de « capacités d’accueil » de 100.000 personnes dans les Balkans, dont 50.000 en Grèce, puisqu’il fallait comme d’habitude annoncer des chiffres ronflants. C’est « une première étape pour une meilleure gestion des flux [des réfugiés]» a déclaré Angela Merkel, relativisant leur portée.

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UN COMPROMIS A STRICT MINIMA, par François Leclerc

Billet invité.

Signe de désaccords de fond sur la manière de répondre à l’exode des réfugiés qui se poursuit envers et contre tout, le Conseil européen informel et extraordinaire qui s’est terminé dans la nuit aura mis six heures pour décider de pratiquement pas grand chose.

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LES MOTS DEVIENNENT JUSTES, LES ACTES PAS ENCORE, par François Leclerc

Billet invité.

En reconnaissant être confrontés à un exode de réfugiés, les dirigeants européens ont fini par trouver les mots justes qu’ils évitaient de prononcer. En annonçant qu’il va se poursuivre des années, sa vraie dimension a été reconnue par l’ONU et Donald Tusk, le président du Conseil européen. Des pays se vident de leur population pour cause de guerre sans fin, de dictature dans le cas de l’Érythrée.

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L’Allemagne est incapable de jouer le rôle de puissance hégémonique bienveillante

L’Allemagne nous a offert deux désastres de dimension historique au XXe siècle. Elle est hélas en train de nous en concocter un troisième, qui sera le premier du XXIe siècle.

La raison d’une telle malédiction est son incapacité à jouer le rôle de puissance hégémonique bienveillante. Devenue hégémonique dans un domaine ou un autre, l’Allemagne ne peut s’empêcher d’abuser alors de son pouvoir. Son peuple malheureusement l’y encourage : si l’on en croit les sondages, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, faucon brutal, est désormais plus populaire en Allemagne que la Chancelière Angela Merkel.

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QUAND LA GRANDE POLITIQUE S’EN MÊLE… par François Leclerc

Billet invité.

Essayant de desserrer l’étau que le gouvernement allemand met en place, Francois Hollande propose de former une « avant-garde » de la zone euro pourvue d’un gouvernement et d’un parlement. Quels pays en feront partie et quelle en sera la politique ? Interrogé, François Hollande a répondu qu’il pensait avant tout à la France, à l’Allemagne et à l’Italie *.

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Wolfgang Schäuble : « Si quelqu’un exigeait ma démission, je demanderais l’arbitrage du Président allemand »

Il y a une semaine exactement, le 11 juillet, j’écrivais dans mon billet L’Occident uni contre Wolfgang Schäuble :

Il faut ajouter qu’Hollande et Valls n’ont pu se placer aux côtés des Grecs comme ils l’ont fait, sans l’aval d’Angela Merkel. Face à eux tous, c’est Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, qui fait maintenant figure d’isolé.

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Grèce – Poursuivant en sifflotant mon petit bonhomme de chemin…

Certains s’étonnent – dans les commentaires ici, et dans les mails que je reçois – de mon humeur égale depuis le 25 janvier, date de la victoire de Syriza aux législatives grecques. Ils me recommandent d’adopter leur propre point de vue qui, si j’en juge par la suite de leurs messages, est fait de montagnes russes, où les périodes de désespoir profond succèdent aux époques de folle exaltation.

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Grèce : Un détective pose quelques questions troublantes, par Roberto Boulant

Billet invité. Paul Jorion : comme vous pouvez le voir, le Columbo de Roberto Boulant fait un tabac sur les réseaux sociaux ! Félicitations Roberto !
Le 11 juillet à 20h30 : Columbo

… à ajouter aux chiffres que vous verrez ci-dessous !

Euh… une dernière p’tite question M’sieurs-Dames. Oh trois fois rien, un dernier p’tit détail et puis je vous laisse. Je sais que vous êtes très occupés ces temps-ci !
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L’Occident uni contre Wolfgang Schäuble

J’ai souvent posé la question ici : pourquoi l’Europe entière doit-elle être alignée en permanence sur la politique prônée par l’alliance CDU/CSU, la droite dure allemande ?

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Le garrot est serré, par François Leclerc

Billet invité.

Toute la journée aura été marquée par la large victoire du « non » au référendum. A Athènes, Alexis Tsipras avait convoqué ensemble tous les partis politiques sauf les nazis d’Aube Dorée, afin de faire une démonstration d’unité. Un texte commun a été finalement adopté, qui met l’accent sur le fait que le résultat du référendum ne doit pas être interprété comme un message de rupture. Il soutient les efforts « pour atteindre un accord socialement juste et économiquement viable », qui doit inclure des moyens de combattre le chômage de masse, de soutenir les entreprises et d’engager des discussions a propos de la viabilité de la dette publique. Dans toute l’Europe, les déclarations des responsables ont au contraire souligné une forte désunion.

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La balle est dans le camp d’Angela Merkel, par Mathieu Van Vyve

Billet invité.

Pour schématiser les négociations entre la Grèce et ses créanciers, considérons les trois possibilités suivantes :

a) la signature d’un plan d’aide similaire aux précédents, avec cure d’austérité pour la Grèce pour dégager des excédents primaires, sans restructuration fondamentale de la dette (l’objet du referendum de ce week-end en Grèce). D’après la quasi-totalité des économistes, ceci serait très probablement suivi de plans similaires dans les années à venir.

b) la signature d’un accord global de réduction de la dette, l’idée étant qu’à partir de là la Grèce puisse retrouver une économie suffisamment dynamique pour que cette aide soit la dernière (la position de Syriza depuis le début, concrétisée par la proposition mise sur la table la semaine passée).

c) La Grèce sort de l’euro. Ceci est la solution par défaut, tant qu’il n’y a pas de plan sur lequel et les créanciers et les représentants du peuple grec peuvent être d’accord.

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EuropeLE VER EST DANS LE FRUIT, par François Leclerc

Billet invité.

Les dés sont jetés, l’Eurogroupe a remis toute nouvelle négociation aux lendemains du référendum de dimanche prochain, et François Hollande en est pour une mise en demeure sans effet immédiat. Le « non » tient la corde dans les sondages, mais même un retour du « oui » ne changera pas la donne. Ce n’est plus le sort de la Grèce qui est en question, mais celui de l’Europe. Les gouvernements allemand et français ont divergé publiquement, François Hollande ne pouvant plus biaiser.

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Enseignements, par Michel Leis

Billet invité

Dans un futur dictionnaire de novlangue Eurocrate-Français (qui reste à écrire), l’expression « passer sous les fourches caudines » pourra se traduire indifféremment par « respecter un certain nombre d’exigences » ou « pas de mesure unilatérale ». En des termes moins policés, quelle que soit la volonté du pouvoir politique grec et des électeurs qui lui ont accordé leur confiance, il n’est d’autre plan d’action possible que celui qui est approuvé par les instances européennes. Autant dire que dans les quatre mois qui viennent, les marges de manœuvre vont être plus que réduites et le gouvernement d’Alexis Tsipras aura besoin de tout son talent pour faire passer quelques mesures sociales dans le chas d’une aiguille.

Cette négociation est en réalité une simple confirmation. Une petite technocratie s’est octroyée la conduite effective des affaires sans tenir compte de la démocratie, ce qui est la définition même d’une oligarchie de fait. Il est pourtant probable que les individus qui la composent se perçoivent comme les éléments avancés d’un combat de la démocratie libérale contre le « totalitarisme » d’une économie en partie administrée. Curieuse déformation de la pensée qui voit la loi du plus fort comme un aboutissement de la démocratie et qui assimile la nomination de hauts fonctionnaires par des gouvernements à une onction démocratique.

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LE BRAS DE FER SE POURSUIT, par François Leclerc

Billet invité.

Les jours passent. La réunion de l’Eurogroupe d’avant-hier s’est déroulée suivant « un scénario d’intimidation », comme déploré par Alexis Tsipras, et s’est terminée en queue de poisson sans même un communiqué. Le premier ministre grec a par contre retenu que le sommet des chefs d’État et de gouvernement d’hier auquel il a participé avait par contraste permis de franchir « des pas importants ». Mais ils sont difficiles à discerner devant l’intransigeance qu’Angela Merkel et Wolfgang Schäuble continuent de manifester.

Jean-Claude Juncker a recherché hier une ouverture en admettant que d’autres mesures pourraient être substituées à celles que la Troïka réclamait, à impact budgétaire équivalent. Le porte-parole du gouvernement grec lui a en quelque sorte répondu ce matin : « il y a des mesures sur lesquelles nous pouvons probablement nous entendre comme l’achèvement du cadastre, l’accélération des procédures judiciaires, l’efficacité de l’administration et la fiscalité du patrimoine ». Mais le fil est tenu.

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