Mourir à 27 ans en mode destroy

Brian Jones des Rolling Stones en 1969, Jimi Hendrix en 1970, Janis Joplin de Big Brother and the Holding Company et d’elle-même toute seule, la même année, Jim Morrison des Doors en 1971, Kurt Cobain de Nirvana en 1994, Jean-Michel Basquiat, dans un autre registre : celui de la peinture, en 1988, ainsi qu’Amy Winehouse en 2011, tous sont morts – nul ne l’ignore – à l’âge de 27 ans.

27, c’est trois au cube, trois à la troisième puissance. Au temps pour la numérologie qui n’a pas grand-chose de plus à nous apprendre sur la question. Pourquoi meurt-on à 27 ans ? parce que quelques années auparavant on s’est convaincu que de la vie, on avait compris tout ce qu’il y avait à comprendre et qu’on allait s’éclater jusqu’à ce que le corps jette l’éponge.

Et un corps entièrement à l’abandon craque à 27 ans. Ce n’est hélas pas beaucoup plus compliqué que cela.

Tout ça : se mettre en mode destroy, et voir ce qui se passe ensuite, c’est une affaire privée. Nous savons ce que cela donne que « Summertime » chanté par Janis Joplin, et merci de nous l’avoir offert. « Saint-James Infirmary », nous le savons à peine. Et nous pouvons déplorer, jusqu’aux larmes, que nous n’entendrons jamais « Saint-Louis Blues » chanté par elle.

Mais voilà.

Mais quand le Président de la plus grande puissance militaire du monde décide qu’il en a assez vu et se met en mode destroy, cela cesse d’être une affaire privée car la question nous concerne désormais tous.

Mme Theresa May, Mme Angela Merkel, M. Emmanuel Macron, votre vision politique du monde n’est pas ma tasse de thé, mais dites-nous, que faut-il faire maintenant ? Dites-nous vite : c’est une question de vie ou de mort !

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