À propos de l’article du Wall Street Journal en date du 3 août 2017, par Bruno Iksil

Billet invité.

L’article du WSJ en date du 3 août, intitulé ‘London Whale’ Has a New Target: J.P. Morgan’s Top Brass, par Lucy McNulty, Gregory Zuckerman et Rebecca Davis O’Brien, fait une affirmation fausse et un choix de termes inapproprié. Il est dit que « Mais au cours de l’année dernière, M. Iksil a changé son histoire ».  La phrase suggère fortement que c’est le témoignage du témoin Iksil qui a changé alors que ce n’est pas du tout le cas. Continuer la lecture de À propos de l’article du Wall Street Journal en date du 3 août 2017, par Bruno Iksil

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Bruno Iksil : « Un régulateur, une banque, une VaR et une seule » (texte complet)

Billet invité.

Bruno Iksil est l’auteur de « Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé », déjà publié ici en feuilleton, et sur support papier dans le N° 15 de (P)ièces (J)ointes, le magazine du blog (toujours disponible – voir colonne de gauche).

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Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XVI) JP Morgan Chase opéra une réduction cruciale de sa VaR, par Bruno Iksil

Billet invité. Ouvert aux commentaires. Bruno Iksil est l’auteur ici de « Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé ». Il nous offre ici un nouveau feuilleton sur le contexte de ces événements.

La firme opéra une réduction cruciale de sa 10-Q VaR en dehors du CIO, en dehors du « crédit », en dehors du tout nouveau « modèle du CIO »….

La note de bas de page numéro 1630 du rapport du Sénat américain apporte un autre détail trop ignoré à ce jour : Continuer la lecture de Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XVI) JP Morgan Chase opéra une réduction cruciale de sa VaR, par Bruno Iksil

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Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XV) La motivation des hauts dirigeants du Chief Investment Office, par Bruno Iksil

Billet invité. Ouvert aux commentaires. Bruno Iksil est l’auteur ici de « Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé ». Il nous offre ici un nouveau feuilleton sur le contexte de ces événements.

La motivation des hauts dirigeants du CIO à pousser Iksil à faire des trades était multiple

Puisque tout était fait de New York, certains doivent se demander pourquoi le CIO avait à intervenir et développer son propre modèle dans ce cas. Continuer la lecture de Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XV) La motivation des hauts dirigeants du Chief Investment Office, par Bruno Iksil

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Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XII) JP Morgan : début 2011, la banque choisit les chemins de traverse, par Bruno Iksil

Billet invité. Ouvert aux commentaires. Bruno Iksil est l’auteur ici de « Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé ». Il nous offre ici un nouveau feuilleton sur le contexte de ces événements.

Début 2011, la banque choisit les chemins de traverse… Elle ne les quittera plus

La banque choisit donc les chemins de traverse, ce qui conduisit au scandale puis aux « aveux » avec un fil conducteur : maximiser les profits dans l’intervalle sans constituer de réserves avant l’heure H. Ainsi en Janvier 2011, Iksil vient d’être « promu ». Il accède au grade de cadre dirigeant de base mais il n’est dans aucune décision, dans aucune rencontre avec aucun des régulateurs déjà très impliqués. Il ne le sera pas plus par la suite… Continuer la lecture de Un régulateur, Une banque, Une VaR et une seule (XII) JP Morgan : début 2011, la banque choisit les chemins de traverse, par Bruno Iksil

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L’histoire de la finance contemporaine s’écrit ici (et j’en suis fier !)

Il y a un peu moins d’un mois, j’ai reçu un mail dont le sujet était « Votre parallèle entre mon cas et celui de Kerviel ». La personne qui me l’adressait était Bruno Iksil, le trader de JP Morgan Chase qui avait été surnommé en 2012 « La baleine de Londres » et à qui avait été attribué une perte de 6,2 milliards de dollars subie par la banque.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 30 JUIN 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 30 juin 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 30 juin 2017. Et pour commencer, vous devriez me voir beaucoup plus clairement et distinctement qu’auparavant parce que l’élagueur est passé ces jours derniers et il y a beaucoup de branches qui ont disparu. Ce qui est mieux parce qu’il y avait un arbre, là derrière, qui commençait à dépasser des hauteurs vertigineuses. Ce n’était pas de ma faute : moi je n’étais pas là, mais il fallait le ramener à des proportions telles qu’il ne s’écroulerait pas incessamment sous peu sur la maison ou sur celle des voisins. Alors, ça c’est fait.

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Le Monde / L’Écho – Le mystère de la « baleine de Londres », enfin élucidé, lundi 3 juillet 2017

Le Monde : Le mystère de la « baleine de Londres », enfin résolu

En 1996, les régulateurs exigèrent des banques qu’elles publient périodiquement leur Value at Risk (VaR), un chiffre évaluant en principe la perte minimale qu’un établissement pourrait subir au cours d’une journée sur un pourcentage de ses pertes les plus fortes (fixé en général à 5 %). Continuer la lecture de Le Monde / L’Écho – Le mystère de la « baleine de Londres », enfin élucidé, lundi 3 juillet 2017

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Sénat des États-Unis, Pièces à conviction, Audition sur les opérations « baleine » de JP Morgan Chase, le 15 mars 2013

Ouvert aux commentaires.

United States Senate

PERMANENT SUBCOMMITTEE ON INVESTIGATIONS
Committee on Homeland Security and Governmental Affairs

Carl Levin, Chairman
John McCain, Ranking Minority Member

E X H I B I TS

Hearing On JPMorgan Chase Whale Trades:
A Case History of Derivatives Risks & Abuses,

March 15, 2013

Téléchargez les pièces à conviction

Version complétée en novembre 2013

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Bruno Iksil : « Un régulateur, une banque, une VaR et une seule », nouveau feuilleton à paraître

Bruno Iksil qui nous a expliqué ici, sous la forme d’un feuilleton, les événements qui ont conduit en 2012, alors qu’il gérait un portefeuille à la banque JP Morgan Chase, à ce qu’il soit qualifié par la presse de « baleine de Londres » et que lui soit reprochée une perte de 6,2 milliards de dollars, nous proposera dans les jours qui viennent un nouveau feuilleton, consacré à la gestion du risque par les plus grandes banques mondiales.

Le point par moi P.J. sur cette affaire paraîtra simultanément demain mardi 4 juillet dans Le Monde en France et L’Écho en Belgique. L’exposé systématique d’Iksil, mes commentaires à chaud en 2012, ainsi que ma chronique de demain feront l’objet d’un numéro spécial de (P)ièces (J)ointes, la version papier du Blog de Paul Jorion (pour s’abonner : voir dans la colonne de gauche).

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Bruno Iksil, surnommé « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé (texte complet)

Billet invité. Voici, d’un seul tenant, le texte que Bruno Iksil m’a communiqué, et que j’ai publié ici en treize épisodes. Ma chronique à paraître la semaine prochaine dans Le Monde et dans L’Écho, et dont une traduction en anglais est en préparation, reviendra elle aussi sur l’affaire dite de « la baleine de Londres ». L’ensemble fera l’objet d’un numéro spécial de notre revue (P)ièces (J)ointes, qui paraîtra mercredi (voir colonne de gauche).

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XIII) Conclusion : $25 milliards de capital tangible pour la banque

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

Le véritable gain est une création historique de $25 milliards de capital tangible pour la banque

Le site web mentionne un gain de $25 milliards ou plus sur l’opération véritable qui sous-tendait la très médiatisée « Baleine de Londres ». Où donc sont ces gains ? Une petite clarification s’impose ici. Car le gain se produisit dans une partie un peu obscure du bilan de la banque. Il s’agit de ce qu’on appelle le capital tangible.

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XII) En guise de pertes, la banque retira un profit

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

En guise de pertes il ressort que la banque retira un profit à travers le scandale au second trimestre 2012

Les chiffres officiels méritent un coup d’œil. JP Morgan produisait trimestre après trimestre des bénéfices situés aux alentour de $4 à $5 milliards depuis 2010. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XII) En guise de pertes, la banque retira un profit

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XI) Tout le contraire d’une perte

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

3 – la banque a fait beaucoup d’argent. C’est tout le contraire d’une perte

The Economist – fin septembre 2013 : « Quand c’est l’amende qui est un crime »…

Quel est le bilan économique de l’opération pour JP Morgan ? Un rapport détaillé sera prochainement publié sur le site web car il semble que cette question soit clef. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XI) Tout le contraire d’une perte

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (X) La lumière n’est pas faite sur cette fraude comptable

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

Les leurres se sont empilés en 2012. La lumière n’est pas du tout faite sur cette fraude comptable

Que s’est il donc passé en 2012 de si nouveau ? Depuis mars 2011 le portefeuille était voué à l’annihilation ou l’extinction au choix. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (X) La lumière n’est pas faite sur cette fraude comptable

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IX) L’organisation des rôles était pourtant claire et rationnelle

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

L’organisation des rôles était claire et rationnelle pourtant, de Julien Grout à Jamie Dimon

Ainsi les ‘crude mids’ [prix approximativement à mi-chemin entre celui que demandent les vendeurs {ask} et celui que sont prêts à payer les acheteurs {bid}] au CIO [Chief Investment Office], que JP Morgan et certaines autorités ont voulu faire passer pour les fameux prix « mid » attendus pour le mark-to-market, ne sont pas liés en fait au ‘mark-to-market’. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IX) L’organisation des rôles était pourtant claire et rationnelle

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VIII) Le protocole du CIO différait sur deux règles de comptabilité fondamentales

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Le protocole du CIO différait clairement et à dessein sur deux règles de comptabilité fondamentales pour ce portefeuille de tranches synthétiques

Eh oui en bref l’ordre était de faire sciemment une valorisation qui de toute manière ne remplissait pas le cahier des charges des normes comptables. Ironiquement le but n’a rien de nébuleux : tout le monde peut le comprendre. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VIII) Le protocole du CIO différait sur deux règles de comptabilité fondamentales

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VII) Les différences de prix étaient voulues

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

Les différences de prix étaient voulues. Le protocole spécifique du CIO jouait un rôle stratégique pour la firme pourtant

Mais revenons donc à cet énorme portefeuille de protection de la banque logé au CIO [Chief Investment Office] qui consommait trop de VAR [Value at Risk] à cause de prix de traders de l’IB qui étaient mal accordés entre eux même s’ils étaient tous communiqué vers 17h00 heure de Londres. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VII) Les différences de prix étaient voulues

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VI) Le Chief Investment Office ne gérait pas son mark-to-market

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

Le CIO ne gérait pas son mark to market. La norme était là depuis 1993 très officiellement.

Ainsi nul besoin pour le CIO [Chief Investment Office] de fournir des prix afin de valoriser cet énorme portefeuille de tranches qui était là pour protéger la firme tout entière. Le travail de ce côté était déjà fait. Mais suivant la logique de diversification des risques et de protection effective il fallait quand même s’assurer de manière autonome au sein de JP Morgan de la fiabilité de ces prix là que la banque d’Investissement fournissait de façon si cruciale. Comment faire ?

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (V) La Value At Risk était la clef de voûte du protocole de valorisation du portefeuille du CIO

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

La VAR était la clef de voûte du protocole de valorisation du portefeuille du CIO

Prenons un exemple inventé mais très proche de la réalité (cf. le rapport du Senat américain). La VAR [Value at Risk] de l’IB était de disons $80 millions. La VAR du portefeuille du CIO était de disons $50 millions, celle du CIO au total de $60 millions. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (V) La Value At Risk était la clef de voûte du protocole de valorisation du portefeuille du CIO

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