Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XIII) Conclusion : $25 milliards de capital tangible pour la banque

Billet invité. Ouvert aux commentaires. P.J. : j’ouvrirai bien entendu volontiers les colonnes du blog à d’autres acteurs de cette affaire s’ils le souhaitent.

Le véritable gain est une création historique de $25 milliards de capital tangible pour la banque

Le site web mentionne un gain de $25 milliards ou plus sur l’opération véritable qui sous-tendait la très médiatisée « Baleine de Londres ». Où donc sont ces gains ? Une petite clarification s’impose ici. Car le gain se produisit dans une partie un peu obscure du bilan de la banque. Il s’agit de ce qu’on appelle le capital tangible.

Faisons le parallèle avec un salarié, un dirigeant ou un artisan. Ils ont une compétence professionnelle. Ils travaillent et reçoivent un salaire. Ils cherchent à épargner et éventuellement disposer de suffisamment de capital pour entreprendre et devenir plus riches qu’ils ne le sont. Ils cherchent aussi à se constituer un bas de laine, un coussin de sécurité pour leurs vieux jours ou pour parer à l’adversité. Dans tous ces cas, leur salaire ne fait qu’une modeste contribution mois après mois. Ils ont des frais et des taxes à payer. Et ils réfléchissent à la meilleure manière de faire fructifier leurs économies. Ils pourraient acheter une Ferrari, des bijoux de luxe, mener grand train et se donner une image qui leur ouvrirait peut-être les portes du grand monde. Mais tout ceci, sans être complètement fictif car ça marche parfois, c’est de l’intangible. Voilà un modèle de capital intangible : les relations, l’image, le glamour…. Le carnet d’adresse peut être parfois une vraie mine d’or. Mais à quoi cela tient-il ? Un jour tout peut disparaître. La Ferrari (ou la Porsche ou la Maserati au choix) devient un abject tas de ferraille qui coûte une fortune à entretenir. Les bijoux se font voler. Les autres biens de valeur se démodent ou s’usent trop vite.

L’employé, le dirigeant ou l’artisan peuvent à l’inverse investir dans du solide, du tangible, comme la pierre ou bien un commerce bien implanté. Là rien de glamour mais du sûr, du béton armé… Voilà le capital tangible. C’est pareil pour les banques. Ces dernières manquent structurellement de capital tangible. C’est leur business modèle qui veut cela : elles accordent des crédits à tour de bras, engagent des spéculations, développent des réseaux de confiance du matin au soir. Au final elles gèrent des risques construits sur des biens intangibles (confiance, spéculation, crédit à autrui) et bien sûr ne sont freinées que par leur capital tangible. C’est en effet leur dernier recours en cas de crise. Aussi la génération de capital tangible pour une banque est presqu’un miracle authentique, une exception à coup sûr. Et c’est ce que Jamie Dimon avait projeté de réaliser pourtant dès 2010. Il avait un plan qu’il exposa en Septembre 2010 dans les locaux de la banque Barclays apparemment si on en croit la référence sur Google.

La présentation fut adressée à la SEC à l’époque. Iksil témoigne que toute sa direction fut mobilisée pour l’occasion : c’était la priorité N° 1 pour Jamie. Comment y parvenir ? En collapsant les positions de tranches du CIO avec les positions qui étaient protégées depuis tant d’années par ce portefeuille. Les autorités ne pouvaient qu’approuver ce projet qui de plus réduisait le risque intrinsèque au bilan de JP Morgan depuis 1999 au moins. Mais le succès de l’opération dépendait crucialement du niveau dit de « skew » sur l’indice IG9. Le point optimal pour la génération de ce capital tangible correspondait à un skew IG9 à 0. C’est très exactement là où le marché va aller entre janvier et juin 2012. C’est précisément là que la banque en Juin 2012 va signaler à tous les hedge funds impliqués que tout est bouclé. Dimon va réussir à créer ainsi $25 milliards de capital tangible pour la banque en surplus de profits discutés au-dessus. C’est un fait unique dans les comptes de la banque sur la période 1999-2016. Ces $25 milliards représentent environ 15% de plus en capital tangible. Le phénomène est facile à repérer dans les comptes de la banque : il suffit de noter le capital des actionnaires et en soustraire ensuite les intangibles que la banque détaille par ailleurs. Cette opération aura d’autres retombées bénéfiques qui justifieront une forte sur-performance du cours de l’action relativement à sa valeur purement comptable. La banque a bel et bien enrichi ses actionnaires, assaini son bilan, et sécurisé ses déposants pile au moment où cette soi-disant calamité de la « baleine de Londres » envahissait la scène médiatique.

 

Voilà en substance ce qui distingue la thèse développée par Iksil sur son site web et celle qui est connue du grand public aujourd’hui.

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19 réflexions sur « Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XIII) Conclusion : $25 milliards de capital tangible pour la banque »

  1. Je n suis pas assez pro ( et n’ai pas trop envie de l’être) pour bien avoir saisi le tour de passe asse qui fait passer l’intangible en tangible .

    Je ne suis pas sur d’ailleurs que mes sens ( dont le toucher) ne m’abusent pas au point de ne pas être un outil infaillible , mais , en gros , votre récit donne de la banque l’image d’une hydre de Lerne dont la tête principale , pensante », était d’or et « immortelle » , et l’on peut aussi se souvenir que la pieuvre est le signe de la maffia .

    Si vous n’êtes pas Héraclès revêtu de sa peau de lion , quel rôle vous donnez vous dans ce cauchemar mythologique bien tangible ?

    PS pour PSDJ : relation monnaie -tangibilité – convertibilité ?

    1. Ah oui. Là c’est moi qui ne sait pas répondre à votre question. Je n’ai pas assez de culture sur le mythes. je vois l’analogie avec l’Hydre à plusieurs têtes. Mais cela ne colle pas. Pour moi le mythe clef est celui de Jonas et du Leviathan. Mais d’abord « intangible » et « tangible ». Le ‘tangibl’ est ce que l’intuition donne pour palpable, matériel, appréhendable. en matière comptable une image de marque par exemple c’est de l’intangible. Mais prenez Hermes, Dior, ou toute autre marque de luxe, elle a de la valeur indépendamment de ce que l’entreprise du même nom fabrique. En contraste, le boulanger a un fond de commerce dans un bail qui s’il possède le bâtiment où il fait les pains est du bien tangible. En matière de capital, la rénommée est de l’intangible, l’argent liquide est du tangible.
      Quel rapport avec cette histoire? C’est je pense l’histoire de Jonas, un prophète qui un jour se détourna de la voie qui lui était tracée et qui s’enfuit. Il finit nez à nez avec le léviathan. J’aime croire que ce Léviathan, gigantesque monstre impénétrable, n’est que le reflet de son ambition refoulée qu’il tente de rendre « tangible » à tout prix. et c’est monstrueux en effet, et cela finit par l’engloutir lui-même avant de le revomir mais différent d’un certain point de vue.
      Plus simplement je dis que cette opération avait un objectif de pro de la finance qui n’était pas spéculatif malgré tous les leurres que je décris.

      1. Et le Leviathan vomit Iksil, nu comme un ver, un nouveau-né, puis poursuivit son chemin de placide et roué mastodonte…

      2. Le fonds de commerce me semble posséder une part ( minoritaire) d’intangible en ce qu’il détermine en partie son prix ( les notaires le savent , à la vente ) sur la présentation des chiffres d’affaires sur les années antérieures , et avec une marge d’appréciation de coefficient d’environnement géographique ( que les inspecteurs déterminant les valeurs servant de base aux taxes foncières , immobilières , d’habitation .. pratiquent aussi ) qui est déjà une transgression de la pureté du tangible et une porte vers la spéculation .

        Mais je vais attendre et voir ce que PSDJ arrive à faire de : « le tangibl » est ce que l’INTUITION donne pour palpable, matériel , appréhendable ….

  2. Du grand art.
    Ce qui est plus surprenant est que l’acteur central Iksil ait pu être laissé dans l’ignorance du but ultime de la manœuvre avec toutes ses ramifications et scénarios alternatifs, anticipés ou pas.

    1. oui. J’ai passé beaucoup de stades de stupéfaction en 5 ans. Il y aura beaucoup plus de détails à venir sur le site au sujet de ces ramifications et maneuvres en coulisse, parce beaucoup de choses sont présentes dans les annexes du rapport du sénat. Je me suis mis à analyser tout ça dès le 10 Avril 2012, pensant que vraiment un truc clochait avec ce bruit médiatique… Pourquoi faire un tel vacarme au sujet d’un portefeuille qui était en ‘post mortem’ depuis le 26 Mars 2012 très officiellement?….Ce fut mon point de départ le 10 Avril 2012….Vous avez pointé du doigt (« la moindre des choses ») je pense un élément clef dans toute cette dissimulation: ce sont les « clawback », (il n’est pas le seul je précise) c’est à dire la clause qui nous était imposée de laisser la banque retirer jusqu’à 2 années pleines pour peu que la firme considère que la performance était décevante et que la déception soit associée à tel ou tel employé. Que cette déception soit vraie ou non, peu importait car la clause stipulait que l’employé renonçait à tout recours en justice. Il fallait quand même que la mauvaise performance soit palpable…Cela était laissé à la discrétion équitable de l’employeur. ces rémunérations avaient un côté très virtuel et parfaitement compris comme tel dès 2010. Dès qu’un employé admettait ne pas pouvoir atteindre les objectifs assignés pour lui-même ou pour son groupe, cela mettait la spectre du clawback dans tous les esprits. Chronique d’un désastre annoncé: voilà du palpable du point de vue du clawback….J’ai quand même alerté dès Juin 2010 sur l’impossibilité de déboucler les positions sans faire face à des pertes importantes. Rien d’héroïque à cela: Achilles Macis avait dit en janvier 2010, « il faut tuer ce portefeuille!’. je faisais mon travail d’alerte. Mais cela a peut-être été mal perçu en fait….J’ai été promu 4 mois plus tard pour me charger des jours de congés et des toners de mes collègues proches. Je passais sur les écrans radars officiels de toutes les autorités, dont aucune ne cherchera à me voir malgré le battage médiatiquee, avant Juillet 2012. Médaille en chocolat me dit Artajo alors….Et les décisions se faisant en mon absence de toute façon sur ce portefeuille qui était en liquidation lente, je comprenais de moins en moins la logique et je faisais de plus en plus d’alertes… tout en étant tenu de plus en plus à l’écart….mais tout semblait coïncider avec ce que j’entendais, avec cette mort annoncée et le plan de réduction des risques pour la banque.

      Il n’y eut qu’un scénario central jusqu’au 15 Mai 2012 pour moi, date de mon départ physique: mort rapide du portefeuille. Seule la mise en oeuvre m’était inconnue dans ces détails concrets….

  3. Bonjour,

    Je capte rien du tout à ce qui est écrit par Bruno alias T.E Jedusor, et cela n’est pas très grave (la vie c’est court, surtout vers la fin, plus de temps à perdre en inepties financières), simplement ce qui m’intéresse moi c’est la mise en perspective des données du blog.

    Et regarder cela :

    http://www.pauljorion.com/blog/2017/06/27/concentration-de-la-richesse-mortelle-pour-lespece/

    Puis lire l’histoire de Bruno, je dois dire que cela me laisse perplexe quant à ce que vous appelez du tangible en fait…

    Oh Jorion, pourquoi que tu nous fait du grand huit yoyo en permanence ? Tu testes la capacité de nos estomacs ? 😛

    Bien le bonjour chez vous N° 6.

  4. Ce qui m’étonne, c’est l’aspect unique de la manoeuvre. Si il existait une possibilité de monter un fond qui réduise la VaR par le biais de contreparties judicieuses et de prix borderlines, pourquoi seule JP et son génial boss aurait eu cette idée ?
    Est-ce parce que, quasi-créateur de la VaR si j’ai bien suivi, Jamie Dimon a entrevu qu’on pouvait s’amuser avec ? (Au détriment de lampistes et moins lampistes). Le grand jeu pour un banquier, est en effet, comme il est dit ici, de faire un réseau de confiance. La banque « Kâ » serait-elle l’autre nom de JP Morgain ?

    1. oui, le fait que seul Jp morgan ait fait ce montage laissa la sous-commission du sénat dans la perplexité. Ils en déduisaient plus ou moins que c’est parce que JP Morgan seule osa contourner la loi Volcker par un subterfuge que vous suggérez ici. Mon vécu est différent. en 2006, en février, Ina Drew me donna un contexte différent: Jamie Dimon cherchait vraiment à protéger la banque et les régulateurs approuvaient l’initiative. Je crois qu’en fait les régulateurs avaient été les initiateurs car les régulateurs savaient trop bien combien la VAR pouvait un indicateur de risques trompeur, en particulier pour le tout nouveau groupe JpMorgan-Chase-BankOne en 2004. ce serait trop long a décrire ici mais ce n’était pas fun du tout. Au contraire les régulateurs surveillaient cela de très, très près dès 2006 en fait.
      Tout alla bien jusqu’au jour où fin 2008, tout ce beau monde réalisa que la protection contre une crise de liquidité était elle même illiquide….Une crise de liquidité est un événement du genre de la crise de 2008, celle de 1929, celle de 1987, de 1998 avec LTCM par exemple….

      1. Merci de toutes vos réponses, Bruno. Je ne connais pas votre position actuelle (et si des tribunaux veulent encore vous voir), mais vous pourriez vous faire financer par les parlementaires en consultance pour votre expertise sur les aspect systémiques (« la confiance ») rattaché aux lobbys financiers et autres (pas les lobbys eux-mêmes). Des députés se groupant pour faire de vous un attaché parlementaire, ça vous dirait, non ?
        La jeune député de ma circo, Amélie de Mantchalin, publie sur les bienfaits de l’assurance comme « marché ouvert etc etc » avec Denis Kessler, vice prez du Medef, mais dans Marianne suggère que pour les conflits d’intérêts tout ira bien. Qui sinon quelqu’un qui a vu de l’intérieur comment les logiques s’alignent sans complot explicites pourrait le mieux faire le job ? !

        Merci en tout cas pour ce moment (pour vous ça a fait beaucoup de moments difficiles, et pas de ceux qu’on apprend en SH à Centrale).

  5. Oui c’est un des espoirs que j’ai.
    J’ai non seulement vécu l’échec en direct de ce que tout le monde croit faisable, à savoir une protection systèmique dans une banque. Je suis bien placé pour témoigner comment les conflits d’intérêts sont inévitables mais en plus très révélateurs d’un problème plus profond. Ce problème au final c’est le rôle ambigu joué par les banques centrales: elles sont gendarmes de marchés et banques elles-mêmes….Que font elles quand une banque plus grosse qu’elles visiblement défaille? Hmmm?
    Mais j’ai aussi conçu dès 2010, bien avant que la machine ne parte en vrille, l’idée d’une sorte de banque centrale off-shore dédiée aux dérivés. elle comble un vide critique selon moi. Le problème de fond sur un titre quel qu’il soit c’est qu’il doit avoir une domiciliation et donc un cadre juridique. Les dérivés fatalement se trouvent hors cadre puisque comme on le dit, ils sont « non réels » ou bien « virtuels ». c’est cette caractéristique qui leur donne leur attrait au départ vis à vis d’un titre. Alors c’est certain on peut toujours adopter la politique de la prohibition, et interdire les dérivés à cause des aléas qu’ils entrainent. Cela fera mal. OU alors on se demande comment une chambre de compensation dotée d’un capital adéquat et mutualisé peut enfin et efficacement absorber le risque de contrepartie. Une fois qu’on a cela, le problème de la liquidité n’est pas résolu dans l’absolu et il vaut mieux en fait. ON voit mieux alors ce qui tient aux limite volumétriques. en général on ne voit que l’ensemble ‘liquidité pure + risque de contrepartie’. On devrait faire un distingo et c’est ainsi que les bulles pourraient être stoppées je pense. Comment? Si cette chambre déploie des stratégie de protection systémiques et mutuelles, ses propres encours demanderont plus de capital auprès des participants qui devront donc réduire la vapeur de leur côté. Pour ceux qui ne cotiseront pas, bon courage!
    Les régulateurs devraient approcher cette affaire très différemment de ce qu’ils ont fait jusqu’à présent.

    1. J’ai non seulement vécu l’échec en direct de ce que tout le monde croit faisable, à savoir une protection systèmique dans une banque

      Sauf que la morale de l’histoire, si j’ai bien suivi, serait plutôt un triomphe sonnant et trébuchant d’une pseudo protection systèmique bien managée dans le chaos par un banquier tout-puissant et suffisamment éclairé sur les limites du système et de son propre pouvoir pour les forcer à leurs limites réglementaires et managériales en vue de protéger du pire sa firme, ses clients, ses salariés, ses actionnaires, sa réputation et en prime son K perso ; bref un bon banquier.

      1. Ce que vous dites là Vigneron est un aspect des choses seulement. Il est important. Le système a ses failles. Cette anecdote de la Baleine de Londres révèle les coulisses bien mieux qu’une grande crise. parce que là on peut se concentrer sur les mécanismes sans état d’âme: le monde ne va pas crouler. Le banquier a en effet fait son job mais pas correctement tout de même. Il en a admis une infime partie de mon point de vue mais il a admis et c’est une première. Cela ouvre sur l’autre aspect, qui est beaucoup plus important pour l’avenir. Le banquier a dit lui-même qu’il n’avait pas été un « bon banquier » en fait. Le problème que je cherche à montrer c’est que le travail n’est pas fini sur les admissions loin de là.
        Et là les enjeux sont plus grands encore… En effet, s’il suffirait à un « bon banquier » de faire des « aveux » minimes, payer des amendes finalement faibles et continuer ensuite. Cela veut dire que la Loi s’avoue vaincue. C’est la porte ouverte à tous les abus vis à vis des employés. Je n’ai pas à me plaindre en fait comme je le dis sur mon site web. j’ai eu beaucoup de chance. Ce qui m’a sauvé entre autre c’est qu’il n’y avait pas de jurisprudence. Là par contre, si on s’en tient là dans cette affaire, cela fera jurisprudence ou au moins référence. le scénario du futur est alors écrit: oubliez ce qui est écrit dans votre contrat de travail, dans vos emails… Uu jour vous pourriez devenir le « responsable » à votre insu mais trop tard, surtout si vous alertez sur les problèmes et que cela dérange la direction. Le script est simple: une grande entreprise, trop grande pour couler de toute manière, fait des manipulations de tous ordres pour faire un maximum de profits. Elle se trouve coincée, déforme les roles des employés à sacrifier, les balance dans les médias pour qu’il deviennent les cibles vivants des médias puis de tous ceux qui sont déjà furieux, utilise sa puissance financière pour marteler le mythe tout en laissant les informations clefs confidentielles, et attend que l’employé se suicide ou soit assassiné ou bien capitule sous la pression et vive comme un paria. car ici le stigmate médiatique restera en préambule à tout futur entretien d’embauche…L’employé se taira car les choses auront été bien faites: il sera ruiné, sans espoir de travailler à nouveau dans des conditions simplement décente. Les choses seront bien synchronisées cette fois. Le « clawback » devrait en toute logique être généralisé dans tous les secteurs de l’économie pour les grandes entreprises non? Car les hauts salaires sont bien partout non? SI le clawback porte sur deux ans, eh bien, la firme aura dexu ans pour organiser son plan. Il faudra bien éviter cette fois d’avoir du retard car alors l’employé visé pourrait bien s’en sortir en laissant trop de traces et en récupérant pas mal d’argent. Du coup il pourrait parler… Pas bon ça…Mais la leçon aura été bien apprise. Il sera acquis qu’aucune cour ne remontera au-delà d’un certain degré de responsabilité à condition que l’entreprise fasse son mea-culpa au nom de toute la haute direction et fasse un chèque qui semblera énorme. ce n’est qu’une fiction bien sûr, j’insiste…..mais elle n’est pas si loin du cas de la ‘Baleine de Londres’ où il y eut de l’improvisation de part et d’autres
        Le dernier aspect est qu’il existe une solution pour éviter cette déviance possible et résorber le danger des dérivés en très grande partie.

      2. Le fond de ma pensée ? Que le général en chef Dimon sacrifiât sciemment quelques officiers d’état major et quelques sous-fifres ou mercenaires utiles pour préserver ses galons et son armée, franchement ça m’en touche à peine une.
        La seule différence entre celui qui se sera fait enrôler pour le sale boulot et sacrifier par Mattis et celui qui le sera par Dimon étant que le premier a droit à l’hommage de la Nation et autres pensions à sa veuve de guerre qui sont bizarrement refusés au second.
        Et aujourd’hui j’ose croire qu’un Iksil dans le même mauvais cas aurait assez de temps et assez sous la manche pour demander au moment opportun le statut de lanceur d’alerte pour se sortir du guêpier à moindre coût.

    2. The Stream

      Deftly the water spills
      down through the deep-cleft hills
      and in its smooth release
      moves, yet is at peace.

      Image of calm desire,
      I’ll try not to admire
      perversity that calls
      men to the roaring falls,

      where earth seems to give way
      and the stream speeds in spray,
      broken, and below knocks
      its heart out on the rocks.

      Richard Moore

  6. Je n’ai rien compris à cette histoire d’augmentation de capital tangible. Il faut dire que l’article est écrit en novlangue.
    Quand vous dites que le portefeuille a fait 25 milliards de bénéfices et qu’ils sont passés dans le bilan. Pouvez-vous être plus explicite ?
    C’est pourtant ce que fait une société avec une part de ses bénéfices.
    Alors de quoi est constituée cette augmentation de capital ?
    C’est ça que je ne comprends pas. Et pourquoi toute cette histoire si la conclusion est que la JP Morgan est la meilleure ?
    Merci

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