Archives de catégorie : Allemagne

Covid-19 – Pourquoi 4 fois moins de morts en Allemagne qu’en France ?

Allemagne : 83 millions d'habitants ; France : 67 millions
Allemagne : 263.407 cas de Covid-19 ; France : 387.252
Allemagne : 9.437 morts du Covid-19 ; France : 30.950
Allemagne : 113 morts par million d'habitants ; France : 474

Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que 113 c’est 4 fois moins que 474.

J’ai vu d’innombrables explications de la différence en nombre de morts entre les deux pays, mais ceci sur les deux nations vis-à-vis de la pénurie de masques en début d’épidémie :

La presse, le 23 mars 2020 :

Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, l’a aussi répété : « Il est inutile de porter un masque si l’on n’est pas malade », notamment car celui-ci peut provoquer « un faux sentiment de sécurité ».

La presse, le 18 juin 2020 :

L’Allemagne a été très pragmatique. Elle a dit, si vous n’avez rien, mettez, un foulard, mettez une écharpe.

Et s’il ne fallait pas chercher plus loin (= « midi à quatorze heures ») ?
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Les Américains seraient-ils de grands naïfs ?

C’est un souvenir d’enfance, une chose que j’entendais répéter : « Les Américains sont de grands naïfs ! » Il y avait dans cette phrase tant de condescendance qu’il était difficile d’y prêter autre chose qu’une attention distraite.

Mais quand je lis la presse américaine ce soir : « M. Trump respecte-t-il encore les valeurs républicaines ? », « Le président se soucie-t-il encore véritablement du bien public ? », et ainsi de suite, une vision me vient, surgie de l’histoire, un quotidien allemand du début janvier 1933, affichant en titre : « Le respect de M. Adolf Hitler pour les institutions démocratiques est-il aussi ferme que ce qu’il nous assure ? »

La qualité de « grand naïf » est hélas universellement partagée : nous ferons pareil un jour ou l’autre, toujours béatement en retard d’une guerre.

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Wirecard : Les limitations [rires !] de l’autosurveillance

Quand je vous ai résumé avant-hier ce qui s’était passé chez Wirecard, expliquant la faillite de ce gestionnaire d’opérations de cartes de crédit et l’embarras du gouvernement allemand devant une escroquerie de près de 2 milliards d’euros, pas même subtile mais du type le plus élémentaire, je vous ai dit que la réputation de la BaFin, le régulateur des marchés financiers allemands, était compromise.

Eh bien, pas du tout ! Pourquoi ? Parce qu’en réalité la BaFin sous-traitait la surveillance comptable des entreprises à un organisme privé (Financial Reporting Enforcement Panel – FREP, créé en 2004) constitué des firmes d’audit elles-mêmes.

[Est-ce qu’on ne vit pas une époque formidable ?] J’ai écrit la phrase qui précède juste pour vous donner le temps de vous relever après être tombé.e de votre chaise. Continuer la lecture de Wirecard : Les limitations [rires !] de l’autosurveillance

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Allemagne – Le taux de reproduction du coronavirus calculé sur 4 jours remonte à 2,88 (!?), par Alexis Toulet

L’institut Robert Koch, équivalent allemand de ce qu’est l’institut Pasteur chez nous, publie chaque jour un rapport détaillé sur la situation épidémiologique outre-Rhin.

Leur livraison du 21 juin affiche un taux de reproduction R du virus calculé sur 4 jours qui serait remonté à 2,88 ! Voir page 5. Il y a là de quoi surprendre et inquiéter, sachant que c’est presque l’équivalent le taux de reproduction R0 en l’absence de toute mesure de lutte contre le virus, généralement évalué entre 3 et 4.

Plus précisément, la valeur R estimée sur les 4 derniers jours est à 2,88 (intervalle à 95% 2,16 – 3,73) et celle sur les 7 derniers jours est à 2,03 (intervalle à 95% 1,60 – 2,49). De toute façon très au-delà de la valeur charnière de 1 à laquelle le virus continue à circuler sans s’éteindre mais sans non plus réexploser.

Il faut sans doute tenir compte de l’avertissement de l’Institut comme quoi leur calcul de R est particulièrement sensible, notamment lorsque le nombre de cas est petit

Cette valeur réagit de manière sensible aux variations à court terme du nombre de cas, comme celles causées par des épidémies individuelles. Cela peut entraîner des fluctuations relativement importantes, surtout si le nombre total de nouveaux cas est faible

Il faut encore garder à l’esprit que ce calcul est basé sur une prévision immédiate (nowcasting) c’est-à-dire une projection de très court terme.

Mais même avec ces mises en garde, il reste que cette évaluation, qui comme l’explique l’Institut « reflète l’infection d’il y a environ une à deux semaines » est nettement inquiétante.

Ci-dessous, la courbe des contaminations en Allemagne en fonction du temps publiée le 21 juin
Abscisse = Date de début de maladie
Ordonnée = Nombre de nouveaux cas
Bleu foncé = Date de début de maladie indiqué
Gris = Date de début de maladie imputé
Bleu clair = Prévision immédiate
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Pourquoi si peu de morts en Allemagne ? Un nombre très élevé d’examens

Ouvert aux commentaires.

Selon Christian Drosten, virologiste

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Trends-Tendances : La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank, le 25 avril 2019

Le danger de publier des articles dans des magazines, quand le texte doit être déposé une semaine avant sa publication : que le projet soit abandonné le jour où l’hebdomadaire paraît. Un communiqué vient en effet de signaler que la fusion de Deutsche Bank et de Commerzbank, qui devait être annoncée demain, n’aura pas lieu. La question purement comptable que j’évoque dans mon article, reste bien entendu pertinente.

La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank

La fusion en Allemagne de Deutsche Bank et de Commerzbank va impliquer pour qu’elle apparaisse faisable sur le papier, une astuce comptable appelée en français « goodwill négatif », ou en anglais « badwill », ce qui traduit littéralement donne « mauvaise volonté ».

Le goodwill, la « bonne volonté », est une catégorie comptable qui entérine le fait que la vie économique de tous les jours n’a aucun respect pour un des principes fondamentaux de la « science » économique, à savoir l’objectivité du prix, et qu’il a bien fallu créer un poste pour des sommes qui ne devraient pas exister selon la théorie mais qui existent pourtant.

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Élections aujourd’hui en Bavière

Si l’on en croit le titre du Financial Times, « Les Bavarois rejettent massivement les alliés CSU de Merkel. Les voix du CSU s’effondrent à 35,5% alors que celles des Verts bondissent à 18,5% selon un sondage à la sortie des urnes ».

CSU SPD Verts AfD FW FDP
47,7% 20,6% 8,6% 9% 3,3%
35,5% 10% 18,5% 10,9% 11,5% 5%
-12,2% -10,6% 9,9% 10,9% 2,5% 1,7%

Une autre manière de voir les choses, c’est de dire à gros traits : un quart de l’électorat du CSU (-12,2%) rejoint l’extrême-droite xénophobe d’Alternative für Deutschland (+10,9%), la moitié des socialistes du SPD (-10,6%) vont grossir les rangs des Verts (+9,9%).

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Trump et Hitler : un parallèle saisissant, le 7 octobre 2018 – Retranscription

Retranscription de Trump et Hitler : un parallèle saisissant, le 7 octobre 2018. Merci à Eric Muller !

Bonjour, nous sommes le dimanche 7 octobre 2018, et un événement qu’on attendait aux États-Unis depuis plus d’une semaine vient d’avoir lieu : M. Brett Michael Kavanaugh, un juge américain, a été nommé juge à la Cour suprême des États-Unis.

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LES TROIS BOULETS QUE TRAÎNE L’EUROPE, par François Leclerc

Billet invité.

Les pays européens continuent de traîner trois boulets sans savoir comment s’en débarrasser. Le nœud Gordien entre les bilans des banques et la dette publique, la masse des prêts non performants (NPL), et leur endettement.

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ALLEMAGNE : LE CRÉPUSCULE DES DIEUX, par François Leclerc

Billet invité.

Où va la crise politique allemande ? Elle s’amplifie au sein du SPD et se creuse à la CDU. Les sondages d’opinion en rendent compte : le SPD continue à descendre à 16,5%, désormais à 1,5% de l’AfD, un écart à l’intérieur de la marge d’erreur. Le score de la CDU passe pour la première fois en dessous de la barre des 30%, à 29,5%.

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