LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 OCTOBRE 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 20 octobre 2017. Merci à Marianne Oppitz et Pascale Duclaud.

Bonjour, nous sommes le vendredi 20 octobre 2017 et j’avais commencé ma vidéo (rires) et c’était… comment dire ? c’était un tel gâchis que je la recommence ! Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Il m’est arrivé des choses qui m’arrivent parfois quand je commence ma vidéo : j’ai plein de choses à dire et elles interfèrent un peu trop dans ma pensée. Je pense à Lucien Tesnière, le linguiste, qui disait que nous avons beaucoup de mal déjà à faire des phrases parce qu’il y a plusieurs idées : il y a des petits ballons, il appelait ça des « stemma » qui se bousculent dans notre tête et nous essayons de passer ça sous le rouleau compresseur pour en tirer une phrase qui sorte à l’arrivée. Voilà ! Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 OCTOBRE 2017 – Retranscription

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Le temps qu’il fait le 20 octobre 2017

Lucien Tesnière (1893 – 1954)
La Ronde (1950) de Max Ophüls
Arthur Schnitzler (1862 – 1931)
Emmanuel Todd : Où en sommes-nous ?
Yuval Noah Harari : Sapiens / Homo Deus
Paul Jorion : À quoi bon encore penser à l’heure du grand collapse ?
Annie Le Brun
Richard Thaler, « prix Nobel » d’économie 2017
Anthropocène / capitalocène

Positive Economy Forum : Le monde en 2517, Attali, de Rosnay, Jorion

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La sociologie rurale et le tueur de Las Vegas

Ouvert aux commentaires.

On reproche souvent à mon ami Todd ce qui semble s’apparenter chez lui à des affirmations à l’emporte-pièce, comme d’interpréter la géopolitique présente à partir de structures dont nous avons perdu jusqu’au souvenir, comme les formes anciennes d’organisation familiale. Continuer la lecture de La sociologie rurale et le tueur de Las Vegas

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Le temps qu’il fait le 29 septembre 2017

Un tout autre regard

Paul Jorion, À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ? Fayard (à paraître le 3 novembre)

France Culture, Entendez-vous l’éco : La mort du capitalisme, le 28 septembre 2017, avec Pierre Dockès et Clara Gaymard (et non « Gayraud » comme je le dis malencontreusement dans la vidéo)

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Piqûre de rappel : « La transmission des savoirs », à Bécherel, le 19 avril 2014

N.B. Les problèmes de son s’arrangent assez rapidement.

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Comment donc appeler ces personnes ?

Ouvert aux commentaires.

Sont venues se télescoper dans ma tête deux questions : l’une, « Qui sont ces enfants dont parle Armelle Pélaprat dans son billet ? », l’autre, « Est-il vrai que le musical « Carmen Jones » d’Oscar Hammerstein pour le livret en anglais (et Georges Bizet bien entendu pour la musique de « Carmen »), porté au cinéma par Otto Preminger en 1954 – et que j’ai regardé hier soir – soit plus proche pour son récit, de la nouvelle de Mérimée (1847) que de l’opéra de Bizet (1875) ? ».

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La réciprocité ternaire généralisée et le marché de réciprocité. La leçon de Tamati Ranaipiri, par Dominique Temple

Billet invité.

Marcel Mauss (1872 – 1950) souligne à quel point dans les sociétés archaïques les faits dénoncent l’interprétation occidentale de leurs prestations économiques : exemple, Franz Boas (1858 – 1942) interprète le potlatch en termes de capital, d’intérêt, de prêt, de plus-value. Or, il suffit de remplacer l’idée « d’accumuler » par celle de « donner » pour créer une dialectique inverse de celle de l’économie capitaliste. Boas ne le voit pas et ne peut l’imaginer. Continuer la lecture de La réciprocité ternaire généralisée et le marché de réciprocité. La leçon de Tamati Ranaipiri, par Dominique Temple

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LIED, « L’anthropocène : quels enseignements pour quelle action », le 28 février de 14 à 17 heures

     « L’anthropocène : quels enseignements pour quelle action »

Le 28 février de 14 à 17 heures, salle 454 A du bâtiment Condorcet de Paris-Diderot, 10 rue Alice Domon & Léonie Duquet 75013 Paris

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Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (II) La réciprocité négative

Billet invité. Deuxième partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

La jeune et vieille âme de meurtre recherchées par les Jivaro

La jeune et vieille âme de meurtre représentent les deux consciences antagonistes de la vie-par-meurtre et de la mort-par-meurtre. Chacune est conjointe à un acte réel qui est son contraire : pour la conscience de vie, la souffrance de la mort, et pour la conscience de mort, l’acte du meurtre. Continuer la lecture de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (II) La réciprocité négative

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Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (I) Le tiers dans la réciprocité positive

Billet invité. Première partie d’un résumé par Madeleine Théodore du livre de Dominique Temple et Mireille Chabal, La réciprocité et la naissance des valeurs humaines, Paris : L’Harmattan, 1995.

L’hypothèse du livre est la suivante : partout où le sens apparaît, la réciprocité en est le siège. Les auteurs partent d’un constat : l’être social peut aussi bien naître de la réciprocité positive que de la réciprocité négative. Dans l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, celui-ci montre que la réciprocité parfaite, symétrique, est reconnue au sein de la Grèce antique comme la source des valeurs politiques les plus hautes : justice, amitié, grâce.

Plongée dans les affres du néolibéralisme, la société s’inquiète d’acquérir une connaissance objective des structures de réciprocité afin de maîtriser la genèse de la valeur.

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Auto-domestication et transhumanisme

Johann Friedrich Blumenbach (1752 – 1840) est un anatomiste allemand fameux. Il est aussi le premier à avoir tenté une classification scientifique des êtres humains à partir de leur squelette, il est à ce titre l’un des fondateurs de ce que l’on appelle aujourd’hui l’anthropologie physique. Auteur d’une classification des peuples selon cinq races, c’est lui qui inventa le terme d’ethnologie : la science des peuples. C’est également à lui que l’on doit le terme de « Caucasiens » pour désigner les humains à peau blanche, un terme que les Américains utilisent d’ailleurs toujours sans connaître son origine ; la raison anecdotique en était que le crâne dans sa collection qui lui semblait le plus représentatif des blancs était celui d’une femme caucasienne.

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Les bases biologiques de la morale ou de l’intérêt de l’altruisme chez les primates sociaux, par Roberto boulant

Billet invité

Une théorie scientifique se doit d’être explicative mais également prédictive. Et comme toute construction intellectuelle organisée en système, elle doit pouvoir se confronter à de nouvelles observations afin d’être confortée, précisée, ou même à l’occasion… invalidée ! Ainsi en va-t-il des cathédrales intellectuelles, comme le modèle standard en physique des particules par exemple, que théoriciens et expérimentateurs partout sur la planète s’acharnent à vouloir dynamiter (las, en vain jusqu’à présent). Continuer la lecture de Les bases biologiques de la morale ou de l’intérêt de l’altruisme chez les primates sociaux, par Roberto boulant

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Frédéric Lordon et l’Imperium. Chapitre 3, par Dominique Temple

Un essai invité en huit chapitres.

III – Ambivalence et Antagonisme

Résumons notre réserve : l’affect est Un, et s’il émergeait de la multitude par effet d’accumulation des affects individuels de peur, d’envie, de désir ou d’amour… pourquoi n’émergerait-il que de leur similitude et pourquoi pas de leur différenciation, plus précisément de la corrélation des différences (qui est une autre expression pour dire la divergence[1]) ou encore d’un juste milieu entre la divergence et la convergence, “Tiers” qui soit le produit de leur relativisation mutuelle au sein de la réciprocité ?

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Georges Balandier (1920 – 2016)

À l’époque où j’étais étudiant en anthropologie, j’ai lu Afrique ambigüe (1957) de Georges Balandier, paru quelques années auparavant. Je venais alors de lire Tristes tropiques (1955) de Claude Lévi-Strauss et le regard que je portais sur Afrique ambigüe était irrémédiablement teinté de l’expérience qu’avait été pour moi la lecture de Tristes tropiques.

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