Archives de catégorie : Bourse

La Bourse en (super-) berne

Les raisons ne sont pas à chercher très loin : guerres commerciales de M. Trump, fichant la pagaille, courbe des taux d’intérêt inversée (suggérant que s’il reste de l’argent à faire dans l’immédiat, ce ne sera bientôt plus le cas), démocratie à la dérive aux États-Unis et au Royaume-Uni…

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« La chute de la Bourse hier fait craindre une crise obligataire ! » C’est quoi ?

Tous vos journaux parlent à propos du plongeon hier des Bourses de « crise obligataire ». De quoi s’agit-il ?

Je vous l’ai déjà expliqué dans une vidéo l’année dernière : Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018, je vous recopie la partie qui répond à la question.

« On va avoir [on a] des obligations en quantité, ces obligations auront [ont] un prix, et ce prix baissera si les taux augmentent. Alors, en général, on vous dit, quand vous demandez une explication – « Pourquoi est-ce que, quand les taux augmentent, le prix des obligations baisse ? » – on dit : « Ben, c’est comme ça, voilà, et au contraire, si le prix des obligations augmente, eh bien, les taux d’intérêt baissent. » On ne vous explique pas pourquoi. Alors moi, je vous ai expliqué ça un million de fois, mais bon, je le répète encore aujourd’hui parce qu’il y a des gens qui verront ça pour la première fois.

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Pourquoi la Bourse plonge (en 2 mots)

En temps ordinaire, si vous prêtez de l’argent pour 2 ans, on vous versera disons 2% d’intérêts, et si vous prêtez pour 5 ans, disons 3% d’intérêts.

Ce sont des chiffres « comme ça », mais vraisemblables, en temps ordinaire.

Les économistes vous expliquent que si l’on paie davantage d’intérêts quand vous prêtez pour une plus longue période que pour une courte, c’est pour compenser votre souffrance : « vous vous privez » de la somme prêtée pour plus longtemps et votre douleur sera allégée à la pensée que vous recevrez davantage de sous.

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Bruno Colmant et moi

En deux mots, la relation entre l’économiste belge Bruno Colmant et moi avait démarré sur un très mauvais pied : la presse belge nous avait posés face à face à la sortie de la crise des subprimes, moi représentant une interprétation d’extrême-gauche de nos problèmes financiers et des techniques financières, lui une position de droite dure (il était à l’époque à la tête des marchés boursiers belges).

Au fil des dix années écoulées, nous avons été opposés, nous avons croisé le fer, nous avons débattu, un livre a même été produit sur ce qui nous oppose, à l’initiative de Marc Lambrechts du quotidien L’Écho. Colmant ne m’a jamais convaincu de changer de point de vue sur un quelconque sujet mais je l’ai écouté avec une attention toujours croissante car, comme je le lui assurais dans un mail ce matin, chez lui : « connaissance encyclopédique, et jamais une erreur, ni de fait, ni d’interprétation ».

Être loué par des amis, c’est très sympathique et cela me fait toujours énormément plaisir (comme tout à l’heure sur un parking au Bono, cette voiture qui ralentit à ma hauteur et ce monsieur avec son épouse, qui baisse sa vitre pour me dire : « Merci M. Jorion ! Je regarde toutes vos vidéos ! »), mais c’est encore un tout autre type de reconnaissance, celle que l’on peut recevoir de ce que l’on appelle (à juste titre) un « adversaire idéologique ».

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La Bourse, le 27 décembre 2018

Je ne m’étais pas précipité pour vous dire ce matin que la Bourse était remontée hier – la Bourse, c’est toujours en dents de scie – je ferai le point tout à l’heure, à la clôture de New York.

Voilà : Intervention en fin de séance du Plunge Protection Team (équipe de protection contre la dégringolade … des marchés boursiers) dont j’avais eu l’occasion de vous mentionner une réunion récente pas plus tard que dans ma vidéo du jour de Noël ? Ça y ressemble fort en tout cas !  
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Même à Tokyo Trump cause du souci !

L’indice Nikkei, le 25 décembre 2018.
© The Wall Street Journal

Et un récapitulatif de la Bourse américaine. La dernière colonne, c’est Year to Date : l’année écoulée jusqu’à aujourd’hui.

Une seule valeur en hausse (+227%) : la volatilité. Sacré Trump : le désamour, même de la Bourse !

© The Wall Street Journal

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La Bourse US, journée du 24 octobre 2018

Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018 :

 Ça ne va peut-être pas se passer aujourd’hui ou demain, mais le processus est en marche. Pourquoi je dis : « Pas aujourd’hui ou demain » ? C’est parce que, vous le savez bien, quand vous regardez les grandes crises, elles sont en dents de scie. Bon, ça remonte toujours un tout petit peu avant de s’écrouler davantage. C’est un processus qu’on appelle « fractal » du côté des mathématiciens et des physiciens.

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Courrier reçu : Le capitalisme à l’agonie

Ouvert aux commentaires.

Cher Monsieur,

Je partage totalement l’ensemble de votre analyse économique et votre approche sur le krach obligataire qui nous attend et sur le rôle des banques centrales concernant les obligations dites « flottantes ». Le retour de l’inflation conjugué au ralentissement de la croissance et au renchérissement des matières premières nous conduisent à la prochaine crise financière qui sera à mon sens cataclysmique avec le niveau de liquidités dans le monde. La multiplication des quantitative easing nous mène à la catastrophe.

Ancien banquier privé, je ne sais qu’enseigner dans mes différentes interventions et je pense comme vous que le capitalisme va s’écrouler dans une échéance assez courte.

Au plaisir de vous écouter ou de vous lire,

Thierry

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