Archives de catégorie : collapsologie

Aurons-nous l’opportunité d’un « moment Pearl Harbor écologique » pour déclencher un Etat d’Urgence écologique et la transition ?, par Cédric Chevalier

L’actualité nous montre des images d’apocalypse par le feu en Californie, rappelant celles que nous avons vu au Brésil récemment et précédemment, en Australie. Pendant que des rapports nous annoncent que l’Humanité est en train d’exploiter et détruire la nature à une échelle jamais vue.  L’année 2020 pourrait devenir la plus chaude jamais mesurée. Bref, il semble que le concept « d’effondrement » sorte de la catégorie des concepts théoriques pour devenir un questionnement pratique sur notre réel, le où et le quand nous vivons tous.

Comme pour la catastrophe de Fukushima, nous évaluons déjà très mal les risques et l’incertitude liés aux événements rares de grande ampleur, mais nous évaluons encore plus mal l’interaction des risques (conjonction-amplification-rétroaction), et en particulier la conjonction des risques de grande ampleur (perfect storm en anglais, soliton pour Paul Jorion).

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Vidéo – 4 doom scenarios

4 sénarios collapsologiques. Pourquoi en anglais ? Parce que demain, en compagnie de Vincent Burnand-Galpin, nous nous adressons à la nouvelle promotion de l’ESSEC. J’improvise pour découvrir de quoi j’aurais envie de parler 😉 .

P.S. À l’appui de ce que je dis là : ceci.

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La panique de la surpopulation libère les riches de la crise climatique qu’ils alimentent, par George Monbiot

The Guardian – Population panic lets rich people off the hook for the climate crisis they are fuelling, par George Monbiot, mercredi 26 août 2020 (Traduit avec DeepL)

L’augmentation de la consommation par les riches a un impact environnemental bien plus important que le taux de natalité dans les pays pauvres

Lorsqu’a été publiée le mois dernier dans le Lancet une étude importante montrant que la population mondiale va probablement atteindre son maximum puis s’effondrer largement plus tôt que ne l’avaient supposé la plupart des scientifiques, j’ai naïvement imaginé que les habitants des pays riches cesseraient enfin de mettre tous les problèmes environnementaux du monde sur le compte de la croissance démographique. J’avais tort. Au contraire, la situation semble avoir empiré.

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Courrier reçu : Le pôle Nord libre de glaces… avec 15 ans d’avance

Bonjour, en avant-première, une photo historique prise par un drone embarqué sur le navire océanographique Polarstern (Allemagne): le Pôle Nord très exactement avant-hier 19 août 2020. La grande couverture de glace a disparu !

Donc les prévisions que le « Pôle Nord serait libre de glaces vers 2035 » sont hélas largement dépassées (car la fonte en ce lieu va durer jusqu’à fin-septembre au minimum …).

Heureux weekend quand même !

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Comment éviter une « guerre civile » entre les jeunes et les vieux durant le XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

La trajectoire de l’économie mondialisée détruit les conditions de vie sur Terre pour les jeunes vivants aujourd’hui, et ceux qui naîtront durant ce siècle. Le confinement pandémique a imposé aux jeunes, aux enfants (qui sont légalement soumis à l’autorité de leurs parents et n’ont aucun droit de vote) des sacrifices pour sauver la vie des vieux. On a impacté la santé mentale et physique des jeunes sans suffisamment de soucis pour eux. Continuer la lecture de Comment éviter une « guerre civile » entre les jeunes et les vieux durant le XXIe siècle ?, par Cédric Chevalier

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Recension de Comment sauver le genre humain, par Cédric Chevalier

Pour Joseph Tainter, théoricien de l’effondrement, la théorie du conflit problématise l’Etat comme institution coercitive de la domination et de l’exploitation. La théorie de l’intégration en fait une solution : l’institution consensuelle des intérêts sociaux partagés.  Dépassant ces visions limitées, le philosophe Michel Foucault rejette l’idée d’Etat comme trop abstraite et se concentre sur les modes d’exercice pratiques du pouvoir, la gouvernementalité. Partageant le constat des risques existentiels, nos auteurs proposent ainsi une nouvelle gouvernementalité de l’urgence : un effort de guerre écologique via un Etat planificateur repensé. L’ouvrage bousculera les certitudes des « collapsonautes » institutionnellement résignés. L’Etat étant l’organisation humaine la plus puissante de l’histoire, les dégoûtés doivent expliquer pourquoi ils l’abandonneraient aux dégoûtants. Malgré une histoire étatique écodestructrice, Jorion et Burnand-Galpin écrivent qu’un Etat anti-collapse est encore possible, nécessaire et souhaitable. Nous n’avons pas mille ans mais dix. Avec un réalisme enraciné dans notre sol –les gens, idées et institutions tels qu’ils sont–, l’essai referme systématiquement des portes : déni, résignation, citoyennisme, survivalisme, révolution, abandon de la technologie et des marchés financiers, écologisme graduel, utopies ou eschatologies. Exit bien sûr capitalisme, économisme et profit, vive une politique des fins et non des moyens. Une seule porte reste ouverte : nous vivrons ou nous périrons tous ensemble. Le citoyen a besoin de l’Etat, l’Etat a besoin du citoyen. Comme le dit Bruno Latour, le citoyen est la clef pour recharger l’Etat de nouvelles pratiques. A lire d’urgence pour nous retrousser les manches et ne pas nous complaire dans le fatalisme. L’Etat c’est nous.

Cédric Chevalier, coauteur de Déclarons l’Etat d’Urgence écologique (avec Thibault de La Motte, Editions Luc Pire 2020)

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Ce que je pense de Comment sauver le genre humain, par Cédric Chevalier

Paul, Vincent, je suis invité par Pablo Servigne à rédiger une recension de votre essai « Comment sauver le genre humain » dans le magazine Yggdrasil (« Yggdrasil, effondrement & renouveau« ).

Servigne n’a jamais caché ses sources d’inspiration anarchistes, même s’il a toujours l’intelligence d’être assez indirect dans ses interventions et de se distancier face à des théories extrêmes : Ici il fait parler Kropotkine… L’Etat, ça a tout détruit dans la violence, les gildes, etc. Kropotkine : si on détruit l’Etat, l’entraide va revenir spontanément. (ça ce sont les courants anarchistes)

Mais dans Comment tout peut s’effondrer, Servigne & Stevens évoquent déjà le rôle que pourrait jouer l’Etat, à partir des expériences des économies de guerre UK et US (p. 235 et suivantes) : « lorsqu’on s’organise dans un but commun, il est possible de faire vite et de voir grand ». Continuer la lecture de Ce que je pense de Comment sauver le genre humain, par Cédric Chevalier

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Lectures essentielles – la « croissance verte » ne repose sur aucun fondement scientifique, par Cédric Chevalier

Le caractère écologiquement insoutenable de la trajectoire sociétale belge, européenne et mondiale, est largement documenté scientifiquement depuis plusieurs décennies. La possibilité de la poursuite de la croissance, impliquée notamment par les politiques régionales, nationales et européennes officielles (qui continuent à en faire l’objectif politique principal dans leurs textes stratégiques), repose sur un mécanisme postulé, le découplage absolu. Avec le découplage absolu hypothétique, on peut rebaptiser la croissance, « croissance verte« , c’est-à-dire une forme hypothétique de « croissance soutenable ». Il est donc essentiel de comprendre les tenants et les aboutissants de ce mécanisme si on veut inscrire la politique dans le réel, et dans l’intérêt général. L’enjeu n’est ni plus ni moins la possibilité de maintenir des sociétés humaines prospères sur la Terre (et dans notre pays). Le découplage absolu est une hypothèse qui exprime la possibilité que le PIB (tel que calculé actuellement) d’une zone géographique puisse continuer à croître tout en réduisant simultanément son empreinte écologique (ou pression environnementale globale), sur une période donnée.
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L’Écho – Qui veut (vraiment) la survie du genre humain ?, le 30 juin 2020

Qui veut (vraiment) la survie du genre humain ?

Klaus Schwab, patron du sommet de Davos depuis qu’il l’a inventé en 1987, a donné pour mot d’ordre à l’édition 2021 : « The Great Reset », soit ré-initialiser, ou remettre les compteurs à zéro. Bien qu’un peu vague dans ses termes, son annonce rappelle cependant son attachement personnel à l’économie des parties prenantes. Toutes : direction, personnel, clients, fournisseurs et sous-traitants, voire la communauté tout entière, en sus bien sûr des actionnaires que Milton Friedman avait couronnés rois.  Continuer la lecture de L’Écho – Qui veut (vraiment) la survie du genre humain ?, le 30 juin 2020

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Covid-19 : Mané, Thécel, Pharès ?, par Nikademus

Ouvert aux commentaires.

C’est pourquoi Dieu a envoyé les doigts de cette main qui a écrit ce
qui est marqué sur la muraille. Or voici ce qui est écrit : MANÉ,
THECEL, PHARÈS. Et en voici l’interprétation : MANÉ, Dieu a compté les
jours de votre règne, et il en a marqué l’accomplissement. THECEL, vous
avez été pesé dans la balance, et on vous a trouvé trop léger. PHARÈS,
votre royaume a été divisé, et il a été donné aux Mèdes et aux Perses.

(Livre de Daniel, V : 24-28)

Un graphique de The Economistsemble suggérer a posteriori que les débuts d’année 2017, 2018, 2019 ont connu des pics de mortalité déjà très inhabituels (bien que très en-dessous de l’année 2020). En effet, ces 3 années apparaissent très au-dessus, de décembre à mars, de la courbe moyenne (2009-2019) à laquelle elles contribuent pourtant. Continuer la lecture de Covid-19 : Mané, Thécel, Pharès ?, par Nikademus

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L’Après-Covid et le Monde d’Après, le 27 avril 2020 – Retranscription

Retranscription de L’Après-Covid et le Monde d’Après, le 27 avril 2020. Ouvert aux commentaires. Bonjour, nous sommes lundi 27 avril…

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