Archives de catégorie : collapsologie

Faisons le point, le 17 mars 2019 – Retranscription

Retranscription de Faisons le point, le 17 mars 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 17 mars 2019 et mon exposé va s’intituler « Faisons le point ». 

Mais avant, si vous êtes à Lille, demain, le 18, à 18 h, venez écouter Bruno Colmant, le fameux économiste belge, et Paul Jorion. Nous débattrons à 18 h à La Catho sur le sujet – on nous avait demandé de le déterminer il y a longtemps, alors nous n’avons pris aucun risque. On avait appelé ça « 2019, l’année de tous les dangers ». Vous voyez, cela s’avère très très approprié. Alors, à 18 h. Il faut s’inscrire. Si vous n’êtes pas inscrit, au 60, Bd Vauban. Il y a quand même une entrée à droite qui s’appelle « Visiteurs » et on vous laissera quand même entrer si vous vous enregistrez. Voilà. 

Faisons le point. Il sera question d’effondrement, de collapsologie. Il sera question essentiellement des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de la Nouvelle-Zélande. Les thèmes sont légèrement différents. Etats-Unis : la paralysie. Royaume-Uni : l’ingouvernabilité. La France : la polarisation qui monte, qui monte, qui monte. Et enfin, le drame de la Nouvelle-Zélande, la guerre de religions entre ce qui reste de la chrétienté – j’aurai pas mal de choses à dire là-dessus – et le monde musulman. 

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« M. Macron va recevoir une soixantaine d’intellectuels lundi à l’Élysée », soyons sérieux !

Découvrant sur le programme de France Culture que ce n’est pas pour déjeuner mais pour souper que 67 intellectuels sont invités à l’Élysée, j’avance la parution de mon compte-rendu, initialement planifié pour 18h. Ouvert aux commentaires.

Quand l’un d’entre vous m’a signalé samedi l’invitation de 60 intellectuels aujourd’hui lundi à l’Élysée, me demandant si j’irais, il n’a pas fallu très longtemps pour que l’esprit Thijl Uilenspiegel qui m’inspire de par ma naissance, fasse germer en moi le projet d’une petite farce : je vous annoncerais en grande fanfare que j’avais répondu favorablement à l’invitation en raison de « l’urgence des tâches qui sont aujourd’hui négligées ou, pire encore, dont la solution est subordonnée à une logique obscène de profit », parce qu’« il y a là une occasion de taper du poing sur la table, quitte à faire scandale, en sachant que la presse n’aura d’autre choix que de rendre compte de vos propos. »

Soyons sérieux : pensez-vous que l’on envisage en haut lieu – même un seul instant – à inviter un trublion dont il est parfaitement plausible qu’il utilise effectivement l’opportunité qui lui est offerte pour faire exploser l’« esprit de cour » qui rend certains – même parmi les meilleurs – corruptibles ?

Non, nous vivons dans le vrai monde où rien ne bouge : je ne faisais pas partie des « un peu plus d’une centaine » d’intellectuels invités. Mais libre à vous – vous êtes nombreux et une force qui s’ignore – de taper maintenant du poing sur la table. 

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« Grand débat : Macron va recevoir une soixantaine d’intellectuels lundi à l’Élysée »

Le Figaro : « Grand débat : Macron va recevoir une soixantaine d’intellectuels lundi à l’Élysée ».

Vous êtes plusieurs à m’interroger à ce sujet, aussi je m’explique. Non seulement je n’adopte pas la position parfaitement justifiable de Frédéric Lordon, de ne pas me rendre à l’invitation, mais je n’ai pas hésité une seule seconde : un contexte tel celui-là constitue une caisse de résonance permettant de rappeler avec franchise, voire brutalité, l’urgence des tâches qui sont aujourd’hui négligées ou, pire encore, dont la solution est subordonnée à une logique obscène de profit. Il y a là une occasion de taper du poing sur la table, quitte à faire scandale, en sachant que la presse n’aura d’autre choix que de rendre compte de vos propos.

J’offrirai bien entendu, ici même, mon propre compte-rendu ensuite. J’ouvrirai aux commentaires.

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Royaume-Uni, États-Unis : l’ingouvernabilité

Espace Éthique/Île-de-France : Prédire les crises financières, le 4 mars 2019

Trends-Tendances : Peut-on prévoir les crises financières ? le 7 mars 2019

Blog de PJ : Brexit : c’est entre aujourd’hui et demain que ça passe ou ça casse, le 12 mars 2019

La question du Grand Débat à laquelle je fais allusion : « Que faudrait-il faire pour protéger la biodiversité et le climat tout en maintenant des activités agricoles et industrielles compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers, notamment européens ? »

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Université Catholique de Lille, Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? Les risques existentiels pour notre espèce, le 5 février 2019

Conférence tronquée à 26 minutes (fichues piles !) J’aurai cependant eu le temps de répertorier les cataclysmes naturels les plus décourageants, et l’incurie humaine la plus navrante.

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Réorienter notre énergie libidinale pour nous sauver, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

En observant le paysage lors d’un voyage en train en Europe, une déduction s’impose : les humains modifient leur environnement selon leur désir, ils marquent visiblement leur territoire, le contrôlent. Ils sont les géniteurs et les créateurs objectifs de leur environnement. Comme cette marque est de nature géologique, on parle désormais d’Anthropocène. N’est-il pas évident que les humains éprouvent une grande joie à modeler le monde ? Qu’ils aiment à devenir des dieux, à se soumettre eux-mêmes, leurs semblables, les autres vivants et l’espace inanimé autour d’eux à leur toute-puissance ? Ils apprécient visiblement observer les effets de leur force, en construction et en destruction, depuis leur plus jeune âge. 

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XIV) Qui nous sauvera ? Les marchés ou une rébellion contre l’extinction ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Dernier épisode. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Vous venez de vous employer à nous démontrer la toxicité du système capitaliste par rapport à nos sociétés, et y compris à la survie de l’homme qui est mis en grand danger, mais je serais tenté de vous poser la question de l’injonction à se débarrasser de ce capitalisme. Qu’en pensez-vous ? Quand on sait sa puissance, quand on sait qu’il contrôle absolument tout, et nos vies et le détail de nos fonctionnements, qu’il a entre les mains l’armée, les médias, ce qui fait que l’humanité est aujourd’hui sous contrôle, y compris dans la pensée unique.

PJ : Oui. Ce livre, vous l’avez compris, est un recueil qui s’appelle Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, un recueil essentiellement de dix ans de chroniques faites pour le journal Le Monde et pour une revue du monde des affaires en Belgique qui s’appelle Trends-Tendances, qui ont eu l’amabilité, de m’avoir nommé comme poil à gratter pour dire un peu le contraire de ce qu’on voit dans tous les autres articles de cette revue. Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XIV) Qui nous sauvera ? Les marchés ou une rébellion contre l’extinction ?

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XI) Sommes-nous trop nombreux ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Bonsoir. Une question à propos de Jean-Baptiste Say, un économiste lyonnais qui en 1803, à propos de la science économique vis-à-vis des ressources, de la « capacité de charge » comme vous l’avez dit, avait écrit que les richesses naturelles étaient infinies sinon on ne les aurait pas gratuitement (je crois que c’est ça) et je suis en train de m’écharper sur Youtube avec quelqu’un qui me répond qu’en fait, non, c’est pas ça la définition, c’est juste ce qui est vraiment infini, comme la lumière du soleil où l’air, et que ça ne définit que ça, donc c’est pas cette affirmation qui serait un problème – et pour élargir la question, est-ce que aujourd’hui ou pendant le XXe siècle – je crois savoir que Keynes ne prenait pas la question des ressources finies de la planète – est-ce qu’il y a eu un courant, un grand nombre d’économistes, qui prend vraiment dans les calculs la finitude des ressources, et aussi les impacts, c’est-à-dire la pollution, tout ça ?

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (III) Les Gilets jaunes

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

GD : Alors, pour en revenir à la question du capitalisme, la question que je voulais poser à Paul c’est que, dans son ouvrage, on voit effectivement tous les problèmes qu’il y a aujourd’hui, mais je voulais lui demander la méthode surtout, la méthode pour en sortir, et là, je suis resté un petit peu sur ma faim. C’est pour ça que je voulais lui demander ce qu’il préconisait pour sortir du capitalisme.

PJ : Mais dans un certaine mesure, de manière très provocante, je peux dire que la méthode pour en sortir, elle est relativement indifférente puisque la rue va la trouver. Eh bien oui ! En 1789, il n’y a pas de solution toute faite. Si vous regardez les grands théoriciens, les Encyclopédistes, Rousseau, Voltaire, tous les gens qui ont bien réfléchi, ils ne nous l’ont pas donnée … Oui, Rousseau a écrit une proposition de Constitution pour la Corse, il a réfléchi sur le contrat social etc. mais il n’y a pas de solution toute faite. La Révolution française, ce n’est pas la mise en application de la théorie de X ou Y, de Voltaire, de Rousseau, de D’Holbach, de Diderot, etc. non.

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« Externalités négatives » ? Non : brutalisation ! par Vincent Burnand-Galpin

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« En sciences économiques, on n’a rien inventé depuis Marx » lancent les journalistes du Monde Diplomatique et coordinateurs du Manuel d’économie critique, Hélène Richard et Renaud Lambert lors d’une conférence à l’ENSAE ParisTech le 6 décembre 2018. Leur idée ? Les concepts de la science économique actuelle sont « pauvres », autrement dit, ce sont des rustines que l’on appose par-ci par-là pour que la théorie néoclassique reste valide : un remake du géocentrisme de Ptolémée faisant face à la théorie de Copernic ? La science économique actuelle manque d’un vrai travail sur les concepts, un concept devant être une notion qui tend, par sa simple définition, à coller au mieux à une réalité. Plus il rend compte et explique un spectre de phénomènes par lui-même, plus le concept est riche.

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