Archives de catégorie : Economie

Economie

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?, Savoir / Agir N° 56 juin 2021

Grand entretien avec Paul Jorion

Propos recueillis par Pierre Pénet et Frédéric Lebaron

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?

Depuis des mois, les bourses battent des records mais la multiplication de faillites d’entreprises est aussi le signe que des problèmes plus profonds existent. Quelle évaluation faites-vous de l’état de l’économie et de la finance depuis le début de la pandémie ?

Certains secteurs de l’économie ont évidemment été très profondément touchés par la pandémie, comme le commerce de détail et le secteur de la restauration et de l’hôtellerie. Quand on examine les données économiques, on voit ces derniers mois des rebonds dans certaines activités qui remontent jusqu’à 60 % ou 75 % de leur niveau d’avant-crise, mais sans toutefois atteindre les 100 %. Certaines pertes pourraient donc être irréversibles, et ce malgré les fonds publics investis pour relancer l’activité. Continuer la lecture de Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?, Savoir / Agir N° 56 juin 2021

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Trends-Tendances – Tout sera comme avant… ou presque, le 15 juillet 2021

Tout sera comme avant… ou presque

Profitant de la fête nationale du 4 juillet, et de la baisse de la frayeur pandémique, les touristes américains se sont à nouveau bousculés dans les aéroports pour reprendre le chemin de la Floride, même si les hôtels avaient annoncé qu’ils ne pourraient plus prodiguer comme autrefois les « attentions délicates de la direction » (perks). 

C’est avec consternation que les voyageurs ont découvert ce qu’étaient exactement ces « avantages » dont ils bénéficiaient à leur insu : la chambre est faite à votre arrivée, mais ce sera la seule fois, le bar-buffet du déjeuner est vide, le mini-bar aussi. 
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Le socialisme, la collectivisation et la propriété privée, par JeNeSauraisVoir

Albert EinsteinCe texte de JeNeSauraisVoir a paru initialement ici en tant que commentaire. Un autre commentateur a alors suggéré qu’il accède au statut de billet à part entière. Voilà qui est fait.

Je remercie M. Yorgos Mitralias de m’avoir fait découvrir ce texte sur « Pourquoi le socialisme » par Albert Einstein. Il m’arrive de recourir à une analogie avec le principe de la relativité pour tenter d’expliquer une intuition qui me fait penser que les humains se comportent selon un continuum individu-collectivité. Je sais maintenant qu’Albert Einstein lui-même a déjà envisagé la chose « l’homme est en même temps un être solitaire et un être social ». Il est regrettable qu’il n’ait pas poursuivi plus en avant pour mettre son observation en équation. Un grand service eut-été rendu à notre ‘science’ économique qui est bien en peine d’élaborer un modèle permettant de relier le solitaire au social.

J’aimerais toutefois revenir sur cette idée apparemment installée au sein de l’appareil idéologique de la gauche, cette idée que les moyens de production devraient appartenir à la société elle-même. Avec ce que cela comporte de « centralisation extrême du pouvoir politique et économique » Albert Einstein redoutait l’hypertrophie de la bureaucratie et l’asservissement de l’individu. Une certaine circonspection étreint également nos contemporains dès lors que l’on évoque la mise en cause de la propriété privée et la collectivisation de la production et de la consommation. Je pense en particulier à nos contemporains qui ont une sensibilité de gauche. J’entends par là ceux qui considèrent sans tortiller du fondement que la collectivité (l’Etat) doit favoriser les citoyens qui disposent principalement de leur force de travail, qui espèrent en vivre, que la dite force de travail ait trouvé preneur ou pas, et vivre bien pendant qu’ils sont actifs – dans la force de l’âge – mais également à la fin de leur existence.
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Le combat féministe perdu de Simone de Beauvoir contre la Droite, par Jean-Baptiste Auxiètre

Simone de Beauvoir a écrit avec Le Deuxième sexe un manifeste du féminisme. Son combat est aujourd’hui perdu car la femme se retrouve non pas avec un salaire comme son mari mais avec la moitié du salaire qu’avait celui-ci, et son mari, de son côté, lui aussi. De plus, elle se retrouve avec à sa charge la plupart du temps la plus grande part des tâches ménagères. 

Cela n’a pas été le cas pour les premières femmes qui ont travaillé à des postes à responsabilité, mais l’« économie » (la Droite) s’est chargée de réajuster tout cela. La femme a cru accéder à une nouvelle liberté. Elle s’est fait avoir, et son mari aussi. 

La femme parvenant à la cinquantaine pouvait ne plus devoir s’occuper de ses enfants et acquérir une certaine liberté. Maintenant même celle-là elle ne l’a plus. Et elle ne la regagnera pas. L’homme et la femme ont perdu en liberté. 

Pour ce qui était de l’argent il était courant que les dépenses de la semaine soient gérées par la femme et que les dépenses plus importantes : vacances, achat voiture et achat d’immobilier, soient gérées par l’homme. Maintenant le partage des responsabilités est un peu plus équitable, mais avec au final des moyens qui se sont réduits. 

En forçant les gens à être en ménage, car l’individu seul n’a que la moitié des revenus nécessaires, l’« économie » (la Droite) s’est arrangée pour faire perdre aussi bien à l’homme qu’à la femme une part de leur liberté. Et là où il y a prétendument progrès ils y ont finalement tous les deux perdu en étant contraints pour constituer une entité économiquement viable, de se mettre en couple. Le femme qui cherchait à se libérer de son mari s’y retrouve contrainte économiquement car son salaire seul n’y suffit pas, tout particulièrement s’il y a des enfants. 

Certes les rôles sont aujourd’hui mieux distribués mais le pouvoir de chacun a été divisé par deux ! Le combat féministe aujourd’hui vise non plus à une libération mais à assurer une quasi égalité des contraintes pour des hommes et des femmes ayant justement perdu une part importante de liberté, ou ayant été forcés de la vendre.

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L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

L’intervention que je ferai demain au Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat : L’argent, la dette et la Gauche. Faut-il avoir peur de la dette publique ? Pour les personnes qui souhaitent suivre le colloque, voici le lien vers l’évènement facebook sur la page du groupe socialiste et un “live” sera diffusé à partir de 9h00.

Pour fonctionner, pour rendre les services attendus de lui, comme l’éducation, la police et la justice, la défense des frontières, pour pallier partiellement les inégalités dues au hasard, pour venir en aide aux plus démunis,  l’État a besoin d’un budget, d’un Trésor. Alimentent celui-ci les revenus des biens nationaux et l’impôt.

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Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain du Sénat

Monsieur Patrice JOLY, sénateur de la Nièvre, membre de la commission des Finances et Monsieur Patrick KANNER, sénateur du Nord, président du groupe organisent un colloque sur la dette publique : “L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?” en date du Jeudi 10 juin sous le patronage de Monsieur Thomas Piketty.

À 9h : L’argent, la dette et la Gauche par Paul Jorion

De 9h30 à 13h puis de 14h30 à 16h15 : 3 tables rondes thématiques (Dette publique : changer de paradigme ; Dette publique contre dette écologique et sociale ; Dette privée – Quand une dette peut en cacher une autre)

À 16h15 : Conclusion par Thomas Piketty.

L’objectif de ce colloque est de saisir les enjeux autour des dettes publiques au regard notamment de ce que l’histoire peut nous enseigner. À la suite à la crise de la Covid 19, l’accroissement de la dette publique semble faramineux. Comment y ferons-nous face ? Les risques d’un défaut de dette que certains agitent comme un épouvantail sont-ils réels ? Quels sont les déterminants de la soutenabilité des finances publiques, et en particulier de celle d’un État ?

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François Ruffin : « Vous venez avec vos questions, et moi je viens avec mes réponses », par Dalla Vecchia Luigi

Voilà qui est bien délicat, que dire de François Ruffin, dont j’ai une certaine méconnaissance… Il m’intéresse à cause de son positionnement qui remet sous les projecteurs les agissements des entreprises et de ceux qui les dirigent en n’étant plus des capitaines d’industrie, mais des comptables-évaluateurs de productivité en totale méconnaissance de la pertinence de ce qu’ils produisent. La pertinence du produit est laissée à l’appréciation des actionnaires, qui se comportent comme des acheteurs de production, misant sur une ligne d’assemblage comme on mise sur un numéro à la roulette, et l’abandonnant sans remords pour une autre dans un mépris total de ce qui pourrait être développé ou créé, dans un mépris total des bureaux d’études et des ingénieurs…

Ce mépris se caractérise dans les doctrines du haut management français par d’incompréhensibles volontés d’abandonner les noms historiques des entreprises pour en dévaluer le potentiel de sympathie, pour détruire les identités au travail en leur sein, pour désaffilier l’outil industriel de l’attachement suscité auprès de ses citoyens nationaux.
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Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

Un exercice intéressant aura lieu demain : je serai interrogé par la revue Savoir/Agir sur mon article intitulé La compréhension des crises financières et de leur répétition qui parut en juin 2008 dans le numéro 4 de la revue (pages 11–18). Je vous en avais proposé ici le texte complet, le 20 juin 2008.

“Juin 2008, pour la publication de l’article ?”, me direz-vous, “n’est-ce pas en septembre, trois mois plus tard, que la crise a eu lieu ?” Si ! Les prophètes, voyez-vous, c’est comme ça ! Et jugez vous-même si, avec trois mois d’avance, il y avait quoi que ce soit qui manquait.

Le pdf, c’est ici. Texte complet : Continuer la lecture de Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

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Trends-Tendances – Joe Biden : le nouveau visage du socialisme dans le monde ?, le 22 avril 2021

Joe Biden : le nouveau visage du socialisme dans le monde ?

L’ambitieux plan « infrastructure » de 3 mille milliards de dollars du nouveau président américain représente une injection de 8 points de PIB. Son objectif global est la neutralité carbone en 2050. Le département de l’éducation bénéficierait de l’augmentation de financement la plus forte : de près de 41 %. Une aide à la santé des familles vise à diviser par deux le nombre des enfants pauvres. Tandis que seraient levés les obstacles à la syndicalisation.

Au plan international, les États-Unis se réengageraient dans l’Organisation mondiale du commerce. 

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Création monétaire, salaires, prix et inflation

Petite discussion en commentaires. Mais mérite sans doute la une.

* Gérard

Bonjour. Une société sans impôts est-elle possible ? En seulement 10 mois en 2020, environ 35% de tous les dollars américains ont été créés par le gouvernement américain et, apparemment, cela n’a créé aucun type de surinflation.

* Paul Jorion

C’est parce que ces dollars ne se sont pas transformés en hausse de salaires. Hausses de salaires que les industriels et prestataires de services répercutent habituellement en augmentation du prix des produits et des services, provoquant une inflation. Vous voyez : le mécanisme est simple !

* Gérard

Merci.

Et si l’État créait de la monnaie pour faire fonctionner ce que les impôts font d’habitude : il en serait de même non ?
 
* Paul Jorion

Oui : dans le cadre des rapports de force existants, si l’on augmente les salaires SANS maintenir la stabilité des prix des produits et des services –laquelle stabilité exige alors que le surcoût dû aux salaires soit absorbé au prorata, par les patrons sous la forme d’une baisse de leur rémunération, et par les actionnaires sous la forme d’une baisse des dividendes – la création de monnaie provoque de l’inflation.

Pire encore, le raisonnement suivant des patrons et actionnaires : “Puisqu’il y a eu hausse des salaires, AUBAINE ! on va augmenter les prix AU-DELÀ de la simple répercussion des salaires plus élevés dans les prix”. Recette garantie pour lancer l’hyperinflation : un cycle de hausse des salaires entraînant une hausse des prix, entraînant une hausse des salaires…

P.S. Là aussi, ce que je viens de dire en 2 phrases, c’est quelque chose que les gens de la Théorie moderne de la monnaie ne voient pas clairement. Si vous en avez vu qui mentionnent le petit mécanisme que je décris là, signalez-le moi.

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La théorie moderne de la monnaie (TMM) ne tient pas debout – Feuilleton

M. Bernie Sanders a fait de la Théorie moderne de la monnaie, ou Théorie monétaire moderne (TMM), de l’anglais “Modern Money Theory” (MMT), l’armature de la politique économique de sa campagne aux primaires de la récente élection présidentielle aux États-Unis. Mme Alexandria Ocasio-Cortez dit de la TMM qu’elle “devrait être débattue”. Or cette théorie est viciée par une mécompréhension majeure du mécanisme de la formation des taux d’intérêt à moyen et long terme, cruciaux pour l’économie comme pour la dette publique.

La raison pour laquelle ce défaut passe inaperçu de certains économistes intelligents est qu’ils et elles raisonnent à l’intérieur du cadre d’une monnaie forte comme le dollar ou l’euro, monnaies qui bénéficieraient en effet d’une mise en œuvre de la TMM, mais aux dépens des monnaies faibles et des économies qui y sont attachées.

Mise en œuvre à l’échelle mondiale, la TMM entraînerait rapidement la ruine des petites économies. Un mécanisme de plus aurait été mis en place qui drainerait le peu d’argent des pauvres vers l’escarcelle des riches. C’est bien là la dernière chose dont nous aurions besoin aujourd’hui.

Comme la question est d’actualité et que ses enjeux sont majeurs, je vais y consacrer plusieurs billets et vidéos, en français et en anglais.

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Forum.eu – Un an après le début de la pandémie, où en sommes-nous ?, le 3 mars 2021

Sur Forum.eu, traduit du texte original en anglais. Existe également en allemand, espagnol, grec et polonais.

Dans leur réponse à la pandémie, l’Europe et les pays occidentaux n’ont jusqu’à présent pas été à la hauteur.

Paul Jorion

Lockdown im Februar 2021. Es gilt weiterhin eine Maskenpflicht.

picture alliance / Daniel Kubirski

La pandémie de Covid-19 a débuté il y a plus d’un an. Il est temps à présent d’évaluer la réaction de nos gouvernements occidentaux face à ce que nous avons qualifié de manière plus réaliste, dans un passé pas si lointain, de fléau plutôt que de crise.

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Vidéo – Bourse : Le petit gars a perdu

La Bourse n’est pas faite pour les pauvres
Robin des Bois a trahi les manants

P.S. Je n’arrête pas de dire “Gameshop” au lieu de “Gamestop”

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Trends-Tendances – Le terreau où Trump a poussé et fleuri, le 28 janvier 2021

Le terreau où Trump a poussé et fleuri Si les prochains jours devaient être sans histoire, la tentation apparaîtrait rapidement…

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