Archives de catégorie : Economie

Economie

États-Unis : Un an de présidence de Joe Biden, par Éric Toussaint

Peut également être trouvé ici.

« Joe Biden » par Gage Skidmore

Certain·es commentateurs/trices ont pensé que la présidence de Joe Biden allait être l’occasion d’un tournant keynésien aux États-Unis. Les mêmes illusions et espoirs avaient surgi au début de la présidence de Barack Obama en 2009.

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Débat – Pandémie : Comment payer la dette ? Marie-Hélène Ska, Philippe Lamberts et Paul Jorion, le 25 novembre 2021

J’avais eu le sentiment durant le débat que la combinaison de la syndicaliste belge Marie-Hélène Ska, du député européen Vert Philippe Lamberts et du … Paul Jorion, avait produit un excellent résultat. Je viens de le réécouter, ce qui m’a conforté dans mon sentiment, et me conduit à le remettre « en tête de gondole ». Si vous disposez des 120 minutes nécessaires, je vous encourage à le regarder.

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Une crise mondiale de la dette est inévitable à terme. Que faire ?, par Alexis Toulet

P.J. Ne dites pas « phénix », dites « étalon-or », car plus sûrement encore que l’oiseau mythique, il ressuscite de ses cendres – même apparemment dissimulé dans une note sur le Blog de PJ (mais vous voyez, j’ai l’œil 😀 ).

Ce n’est pas seulement de dette publique qu’il faudrait parler, mais de l’ensemble des dettes y compris privées. Le total de l’endettement mondial était estimé en septembre dernier à 296 trillions de dollars, à comparer avec un PIB mondial 2020 de 84,5 trillions soit un rapport Dette / PIB de 350%. Même si l’économie mondiale devrait rebondir cette année, cela ne devrait pas beaucoup changer ce chiffre.

Mais à qui est due cette dette pourrait-on demander ? N’est-ce pas à nous-mêmes, puisqu’après tout aux dernières nouvelles nous ne nous sommes pas endettés auprès des Martiens ? Oui, c’est bien à nous-mêmes.
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Débat – Pandémie : Comment payer la dette ? Marie-Hélène Ska, Philippe Lamberts et Paul Jorion, le 25 novembre de 16h à 18h

Il nous est demandé à chacune et chacun trois définitions encadrant le point de vue que nous entendrons défendre. Voici les miennes.

PIB :
Le produit intérieur brut est la somme des valeurs ajoutées. Les valeurs ajoutées sont les profits : la différence entre le prix de vente et le prix de revient. Plus le rapport de force entre vendeur et acheteur est défavorable à l’acheteur, plus le vendeur peut imposer un prix de vente supérieur au prix de revient. Le second facteur déterminant du PIB, après le volume des transactions, est donc un rapport de force favorable aux vendeurs et défavorable aux acheteurs.

Concentration de la richesse :
La concentration de la richesse se mesure par le coefficient de Gini. Plus la richesse est concentrée, plus le ressentiment croît dans la population. Le coefficient de Gini d’une nation constitue ainsi une bonne mesure de son risque de guerre civile.

Niveau des taux d’intérêt :
Les taux grimpent quand l’économie est florissante, rappelant l’origine du taux dans la « part » : la part de richesse obtenue par le propriétaire dans l’ancien contrat de métayage ; les taux grimpent également quand l’économie est au fond du trou parce que les prêteurs, méfiants alors quant à la capacité des emprunteurs à rembourser, incluent dans le taux exigé une prime de risque « de crédit », de risque de non-remboursement.

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Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?, Savoir / Agir N° 56 juin 2021

Grand entretien avec Paul Jorion

Propos recueillis par Pierre Pénet et Frédéric Lebaron

Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?

Depuis des mois, les bourses battent des records mais la multiplication de faillites d’entreprises est aussi le signe que des problèmes plus profonds existent. Quelle évaluation faites-vous de l’état de l’économie et de la finance depuis le début de la pandémie ?

Certains secteurs de l’économie ont évidemment été très profondément touchés par la pandémie, comme le commerce de détail et le secteur de la restauration et de l’hôtellerie. Quand on examine les données économiques, on voit ces derniers mois des rebonds dans certaines activités qui remontent jusqu’à 60 % ou 75 % de leur niveau d’avant-crise, mais sans toutefois atteindre les 100 %. Certaines pertes pourraient donc être irréversibles, et ce malgré les fonds publics investis pour relancer l’activité. Continuer la lecture de Vers un changement de paradigme économique dans le contexte post-pandémie ?, Savoir / Agir N° 56 juin 2021

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Trends-Tendances – Tout sera comme avant… ou presque, le 15 juillet 2021

Tout sera comme avant… ou presque

Profitant de la fête nationale du 4 juillet, et de la baisse de la frayeur pandémique, les touristes américains se sont à nouveau bousculés dans les aéroports pour reprendre le chemin de la Floride, même si les hôtels avaient annoncé qu’ils ne pourraient plus prodiguer comme autrefois les « attentions délicates de la direction » (perks). 

C’est avec consternation que les voyageurs ont découvert ce qu’étaient exactement ces « avantages » dont ils bénéficiaient à leur insu : la chambre est faite à votre arrivée, mais ce sera la seule fois, le bar-buffet du déjeuner est vide, le mini-bar aussi. 
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Le socialisme, la collectivisation et la propriété privée, par JeNeSauraisVoir

Albert EinsteinCe texte de JeNeSauraisVoir a paru initialement ici en tant que commentaire. Un autre commentateur a alors suggéré qu’il accède au statut de billet à part entière. Voilà qui est fait.

Je remercie M. Yorgos Mitralias de m’avoir fait découvrir ce texte sur « Pourquoi le socialisme » par Albert Einstein. Il m’arrive de recourir à une analogie avec le principe de la relativité pour tenter d’expliquer une intuition qui me fait penser que les humains se comportent selon un continuum individu-collectivité. Je sais maintenant qu’Albert Einstein lui-même a déjà envisagé la chose « l’homme est en même temps un être solitaire et un être social ». Il est regrettable qu’il n’ait pas poursuivi plus en avant pour mettre son observation en équation. Un grand service eut-été rendu à notre ‘science’ économique qui est bien en peine d’élaborer un modèle permettant de relier le solitaire au social.

J’aimerais toutefois revenir sur cette idée apparemment installée au sein de l’appareil idéologique de la gauche, cette idée que les moyens de production devraient appartenir à la société elle-même. Avec ce que cela comporte de « centralisation extrême du pouvoir politique et économique » Albert Einstein redoutait l’hypertrophie de la bureaucratie et l’asservissement de l’individu. Une certaine circonspection étreint également nos contemporains dès lors que l’on évoque la mise en cause de la propriété privée et la collectivisation de la production et de la consommation. Je pense en particulier à nos contemporains qui ont une sensibilité de gauche. J’entends par là ceux qui considèrent sans tortiller du fondement que la collectivité (l’Etat) doit favoriser les citoyens qui disposent principalement de leur force de travail, qui espèrent en vivre, que la dite force de travail ait trouvé preneur ou pas, et vivre bien pendant qu’ils sont actifs – dans la force de l’âge – mais également à la fin de leur existence.
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Le combat féministe perdu de Simone de Beauvoir contre la Droite, par Jean-Baptiste Auxiètre

Simone de Beauvoir a écrit avec Le Deuxième sexe un manifeste du féminisme. Son combat est aujourd’hui perdu car la femme se retrouve non pas avec un salaire comme son mari mais avec la moitié du salaire qu’avait celui-ci, et son mari, de son côté, lui aussi. De plus, elle se retrouve avec à sa charge la plupart du temps la plus grande part des tâches ménagères. 

Cela n’a pas été le cas pour les premières femmes qui ont travaillé à des postes à responsabilité, mais l’« économie » (la Droite) s’est chargée de réajuster tout cela. La femme a cru accéder à une nouvelle liberté. Elle s’est fait avoir, et son mari aussi. 

La femme parvenant à la cinquantaine pouvait ne plus devoir s’occuper de ses enfants et acquérir une certaine liberté. Maintenant même celle-là elle ne l’a plus. Et elle ne la regagnera pas. L’homme et la femme ont perdu en liberté. 

Pour ce qui était de l’argent il était courant que les dépenses de la semaine soient gérées par la femme et que les dépenses plus importantes : vacances, achat voiture et achat d’immobilier, soient gérées par l’homme. Maintenant le partage des responsabilités est un peu plus équitable, mais avec au final des moyens qui se sont réduits. 

En forçant les gens à être en ménage, car l’individu seul n’a que la moitié des revenus nécessaires, l’« économie » (la Droite) s’est arrangée pour faire perdre aussi bien à l’homme qu’à la femme une part de leur liberté. Et là où il y a prétendument progrès ils y ont finalement tous les deux perdu en étant contraints pour constituer une entité économiquement viable, de se mettre en couple. Le femme qui cherchait à se libérer de son mari s’y retrouve contrainte économiquement car son salaire seul n’y suffit pas, tout particulièrement s’il y a des enfants. 

Certes les rôles sont aujourd’hui mieux distribués mais le pouvoir de chacun a été divisé par deux ! Le combat féministe aujourd’hui vise non plus à une libération mais à assurer une quasi égalité des contraintes pour des hommes et des femmes ayant justement perdu une part importante de liberté, ou ayant été forcés de la vendre.

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L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

L’intervention que je ferai demain au Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat : L’argent, la dette et la Gauche. Faut-il avoir peur de la dette publique ? Pour les personnes qui souhaitent suivre le colloque, voici le lien vers l’évènement facebook sur la page du groupe socialiste et un « live » sera diffusé à partir de 9h00.

Pour fonctionner, pour rendre les services attendus de lui, comme l’éducation, la police et la justice, la défense des frontières, pour pallier partiellement les inégalités dues au hasard, pour venir en aide aux plus démunis,  l’État a besoin d’un budget, d’un Trésor. Alimentent celui-ci les revenus des biens nationaux et l’impôt.

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Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain du Sénat

Monsieur Patrice JOLY, sénateur de la Nièvre, membre de la commission des Finances et Monsieur Patrick KANNER, sénateur du Nord, président du groupe organisent un colloque sur la dette publique : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? » en date du Jeudi 10 juin sous le patronage de Monsieur Thomas Piketty.

À 9h : L’argent, la dette et la Gauche par Paul Jorion

De 9h30 à 13h puis de 14h30 à 16h15 : 3 tables rondes thématiques (Dette publique : changer de paradigme ; Dette publique contre dette écologique et sociale ; Dette privée – Quand une dette peut en cacher une autre)

À 16h15 : Conclusion par Thomas Piketty.

L’objectif de ce colloque est de saisir les enjeux autour des dettes publiques au regard notamment de ce que l’histoire peut nous enseigner. À la suite à la crise de la Covid 19, l’accroissement de la dette publique semble faramineux. Comment y ferons-nous face ? Les risques d’un défaut de dette que certains agitent comme un épouvantail sont-ils réels ? Quels sont les déterminants de la soutenabilité des finances publiques, et en particulier de celle d’un État ?

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François Ruffin : « Vous venez avec vos questions, et moi je viens avec mes réponses », par Dalla Vecchia Luigi

Voilà qui est bien délicat, que dire de François Ruffin, dont j’ai une certaine méconnaissance… Il m’intéresse à cause de son positionnement qui remet sous les projecteurs les agissements des entreprises et de ceux qui les dirigent en n’étant plus des capitaines d’industrie, mais des comptables-évaluateurs de productivité en totale méconnaissance de la pertinence de ce qu’ils produisent. La pertinence du produit est laissée à l’appréciation des actionnaires, qui se comportent comme des acheteurs de production, misant sur une ligne d’assemblage comme on mise sur un numéro à la roulette, et l’abandonnant sans remords pour une autre dans un mépris total de ce qui pourrait être développé ou créé, dans un mépris total des bureaux d’études et des ingénieurs…

Ce mépris se caractérise dans les doctrines du haut management français par d’incompréhensibles volontés d’abandonner les noms historiques des entreprises pour en dévaluer le potentiel de sympathie, pour détruire les identités au travail en leur sein, pour désaffilier l’outil industriel de l’attachement suscité auprès de ses citoyens nationaux.
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Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

Un exercice intéressant aura lieu demain : je serai interrogé par la revue Savoir/Agir sur mon article intitulé La compréhension des crises financières et de leur répétition qui parut en juin 2008 dans le numéro 4 de la revue (pages 11–18). Je vous en avais proposé ici le texte complet, le 20 juin 2008.

« Juin 2008, pour la publication de l’article ? », me direz-vous, « n’est-ce pas en septembre, trois mois plus tard, que la crise a eu lieu ? » Si ! Les prophètes, voyez-vous, c’est comme ça ! Et jugez vous-même si, avec trois mois d’avance, il y avait quoi que ce soit qui manquait.

Le pdf, c’est ici. Texte complet : Continuer la lecture de Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

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