Archives de catégorie : Economie

Economie

Lille, Association française d’économie politique, le 4 juillet 2019

Je pourrais vous parler de la qualité des communications présentées, je pourrais vous parler – dans le même esprit – d’un bon mot qui circule ici que « économiste hétérodoxe » est synonyme de « louseur », en vous rappelant que, n’étant pas économiste, je ne me sens nullement concerné *. Je préfère du coup – dans un esprit bon enfant cette fois – vous faire partager plutôt ma contribution à la dimension festive de l’événement.

La valse (air à 3 temps)
* Faisant un peu d’histoire hier, j’ai suggéré à la fin du premier exposé que les dissidents se fassent appeler « économiste politique orthodoxe », ce qui serait parfaitement cohérent au vu des faits. Soulignant involontairement l’étendue du malentendu entre les économistes et moi, l’intervenant a fait comprendre à la salle qu’il pensait que je me moquais de lui.
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Réforme ou révolution ?

Ouvert aux commentaires.

Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

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Renault – Fiat Chrysler – Comment interpréter l’éditorial du Monde ? par Jacques Seignan

L’éditorial du Monde daté du 29 mai 2019 attire avec force notre attention sur une nouvelle affaire industrielle : « Renault-Fiat Chrysler [Automobiles, FCA] : un mariage douteux ».

La démonstration de cet excellent édito est implacable et mérite d’être lue en entier. 

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L’ADN, Pour survivre, il va falloir repenser notre économie, le 20 mai 2019

Propos recueillis par Jeremy Lopes. Ouvert aux commentaires.

Pour survivre, il va falloir repenser notre économie

Paul Jorion est un anthropologue, sociologue et essayiste belge. Parmi ses sujets de prédilection : la finance et l’avenir de l’humanité. Un avenir qui, pour aboutir selon lui, doit revoir sérieusement ses priorités. Interview.

Nous souhaitions aujourd’hui aborder avec vous la notion de patrimoine, quel futur imaginez-vous pour la transmission de biens à l’heure où l’idée même de possession est remise en cause ?

Paul Jorion : En introduction, j’aimerais rappeler que la plus grande part de la transmission n’est pas matérielle. Elle est de l’ordre du savoir, ce qui signifie qu’elle s’est principalement effectuée dans une culture de l’oral, même si l’écriture a rendu cette transmission plus pérenne par la suite. Aujourd’hui, nous sommes tombés d’accord sur un langage commun pour pérenniser cette transmission : celui de la science. Au-delà des biens matériels, il est donc important de rappeler la place de l’immatériel dans ce questionnement.  

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ESSENTIEL – la possibilité du découplage absolu conditionne la possibilité de la croissance économique, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

J’ignore si le concept de découplage absolu est bien maîtrisé par les décideurs économiques et politiques. Si tel n’est pas le cas, nous avons un sérieux problème. Saviez-vous que le découplage absolu est la seule manière de « sauver » la croissance économique ? Alors que nous sommes en overshoot environnemental, et devons donc nécessairement diminuer notre empreinte environnementale (toujours en croissance), postuler qu’il est possible de découpler en termes absolu la croissance économique de l’empreinte environnementale est la seule manière de pouvoir encore vouloir désirer cette croissance économique. En termes économiques, sans découplage absolu, garder la croissance économique signifie qu’on admet qu’on va détruire à terme l’entièreté du capital naturel. Et nous avec…

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Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse

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Un excellent article dans le Financial Times, Chore wars: why do women still do more housework ?, « La guerre des corvées », par Gavin Jackson, résout la question à mille francs : pourquoi – quelles que soient les cultures – et même en présence d’efforts louables de part et d’autre, les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? Gavin et sa copine Gabi ont rempli des fiches quotidiennes de budget-temps qu’ils ont fait analyser ensuite par une équipe de sociologues.

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L’Écho – Comment légitimer la politique de l’offre et la théorie du ruissellement ? le 12 mars 2019

Le ruissellement suppose le pouvoir d’achat

La « politique de l’offre » – que l’offre créera automatiquement sa demande, puisque la production engendrera les salaires de ceux qui produiront – tout comme la « théorie du ruissellement » – qui veut que les plus riches, par leurs achats, subventionnent automatiquement les moins riches qui produiront – négligent cependant chacune un élément essentiel, la première, que les salaires générés devront être d’un niveau suffisamment élevé pour que les salariés achètent la totalité des biens et des services qui seront offerts, et la seconde, celle du ruissellement, qu’il faut pour qu’elle soit valide, que l’économie puisse absorber en tant qu’investissement rentable toute la richesse que les détenteurs de capitaux ont la capacité de mettre à sa disposition.

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Espace Éthique/Île-de-France, Prédire les crises financières, demain lundi 4 mars à 18h30

À partir de mon expérience d’avoir prédit la crise des subprimes (2004-05), et de chercheur en Intelligence Artificielle (1987-90), je tenterai de définir les principes d’une IA qui prédirait les crises financières qui ne soient pas de simples phénomènes de bulles (pour celles-là, voir les travaux de Didier Sornette).

Pour s’inscrire.

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Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes, par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

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Quel modèle économique pour une société écologique ?

L’avènement d’une société écologique est impossible sans un changement radical de modèle économique. La politique actuelle du gouvernement en est l’exemple a contrario : concilier, sur le plan politique, libéralisme économique et préservation de l’environnement débouche nécessairement sur l’inaction écologique. L’environnement est sacrifié sur l’autel de la sacro-sainte équation « business + croissance = emploi + élection ».

Ce qui nous conduit à notre perte : le modèle économique capitaliste et néolibéral

Le capitalisme : un rapport de force en faveur du détenteur de capital

Le capitalisme, c’est le système économique qui donne l’avantage sur le plan politique au capitaliste, le détenteur de capital. Or qu’est-ce que le capital ? Ce sont les ressources qui, manquant à la place où elles seraient nécessaires pour permettre la production, la distribution ou la consommation des biens et des services, doivent être empruntées. Si les ressources manquent à la place où elles sont nécessaires, c’est que la propriété privée y fait artificiellement obstacle. Continuer la lecture de Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes, par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XI) Sommes-nous trop nombreux ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Bonsoir. Une question à propos de Jean-Baptiste Say, un économiste lyonnais qui en 1803, à propos de la science économique vis-à-vis des ressources, de la « capacité de charge » comme vous l’avez dit, avait écrit que les richesses naturelles étaient infinies sinon on ne les aurait pas gratuitement (je crois que c’est ça) et je suis en train de m’écharper sur Youtube avec quelqu’un qui me répond qu’en fait, non, c’est pas ça la définition, c’est juste ce qui est vraiment infini, comme la lumière du soleil où l’air, et que ça ne définit que ça, donc c’est pas cette affirmation qui serait un problème – et pour élargir la question, est-ce que aujourd’hui ou pendant le XXe siècle – je crois savoir que Keynes ne prenait pas la question des ressources finies de la planète – est-ce qu’il y a eu un courant, un grand nombre d’économistes, qui prend vraiment dans les calculs la finitude des ressources, et aussi les impacts, c’est-à-dire la pollution, tout ça ?

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Les entrepreneurs et les entreprises sont-ils les ennemis de l’Humanité ? par Cédric Chevalier

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Je défends une conception large de l’entrepreneur : Vivaldi était un entrepreneur (composer et monter un opéra), Pablo Servigne est un entrepreneur (rédiger un livre et en faire la promotion), les parents qui font des enfants, construisent une maison, sont des entrepreneurs, un Bourgmestre est un entrepreneur (initier un projet de quartier), le capitaine Kirk dans Star Trek est un entrepreneur (explorer l’univers avec son vaisseau Enterprise), ainsi que Martin Luther King (développer un mouvement pour les droits civiques) et bien d’autres profils « entrepreneuriaux ».

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« Externalités négatives » ? Non : brutalisation ! par Vincent Burnand-Galpin

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« En sciences économiques, on n’a rien inventé depuis Marx » lancent les journalistes du Monde Diplomatique et coordinateurs du Manuel d’économie critique, Hélène Richard et Renaud Lambert lors d’une conférence à l’ENSAE ParisTech le 6 décembre 2018. Leur idée ? Les concepts de la science économique actuelle sont « pauvres », autrement dit, ce sont des rustines que l’on appose par-ci par-là pour que la théorie néoclassique reste valide : un remake du géocentrisme de Ptolémée faisant face à la théorie de Copernic ? La science économique actuelle manque d’un vrai travail sur les concepts, un concept devant être une notion qui tend, par sa simple définition, à coller au mieux à une réalité. Plus il rend compte et explique un spectre de phénomènes par lui-même, plus le concept est riche.

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