Archives de catégorie : Economie

Economie

Covid-19 : Est-ce que je « juge opportun d’épargner » ?

Un article dans Le Monde, par Mathilde Damgé : Confinement et économie : huit graphiques qui montrent l’onde de choc depuis mars, le 30 octobre 2020.

Les graphiques sont intéressants pour ce qu’on y voit. Les explications qui en sont données apparaissent plutôt elles comme de l’association libre : « Qu’est-ce que je pourrais bien dire à la vue de ce diagramme ? »

Exemple (graphique ci-dessus) :

La frilosité des différents acteurs économiques se ressent aussi chez les ménages qui préfèrent mettre de côté, en ces temps incertains : leur taux d’épargne a bondi depuis le début de l’année. Et le bas de laine ne devrait pas maigrir puisque ceux qui jugent opportun d’épargner sont plus nombreux de mois en mois, selon l’Insee.

« Les ménages préfèrent mettre de côté, en ces temps incertains… » ? Bon, réfléchissons un instant. Je donne cours à Lille. Mes frais de transport et d’hébergement me sont remboursés. Donc en principe, cela me coûte autant d’être à Vannes, mon lieu de résidence, ou d’être à Lille. Sauf que… quand je suis à Lille, je ne cuisine pas dans ma chambre d’hôtel : je vais au restau, que quand je bois une bière place Rihour après mon cours, je ne la sors pas de mon réfrigérateur après l’avoir achetée en promotion à Carrefour, que quand le train arrive en retard à Montparnasse (incroyable mais vrai !), je dois prendre un taxi pour ne pas rater ma correspondance en gare du Nord (le métro va plus vite que le taxi ? ah oui ? on marche combien de temps de la gare Montparnasse à la station Montparnasse-Bienvenüe de la ligne 4, tapis roulant même tenu en compte ?), de même quand j’arrive à Lille-Europe et qu’il pleut des cordes, etc.

En ce moment je donne mes cours, je fais mes conférences, je participe à des séminaires, aux réunions de l’équipe, le tout en distanciel. Est-ce que je « préfère mettre de côté, en ces temps incertains » ? Non ! je ne fais pas preuve de « frilosité », non je ne « juge pas opportun d’épargner », j’exerce la même activité qu’avant le confinement, mais dans un nouvel environnement où cela me revient bien meilleur marché. C’est tout.

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Illustrations de ma vidéoconférence L’Après-Covid 19 – 5. L’Europe et la France – Rétablir la vérité

Dans mon billet Illustrations de ma vidéoconférence L’Après-Covid 19 – 5. L’Europe et la France, j’ai reproduit un graphique de l’article dans Le Monde du 14 octobre 2020, Covid-19 : la France jugée en « position intermédiaire » dans sa gestion de la crise sanitaire.

Voici ce graphique :

L’un d’entre vous a voulu mettre les points sur les « i » pour ce qu’il en est de cette « position intermédiaire ». Voici ce que cela donne une fois la vérité rétablie :

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La Banque Centrale Européenne prend conscience de l’importance des enjeux !

Tout n’est pas perdu : la Banque Centrale Européenne prend conscience des enjeux.

Extrait d’un entretien dans le journal Le Monde : Christine Lagarde : « Les nouvelles restrictions pèsent sur la reprise », le 19 octobre 2020 :

La BCE doit-elle contribuer à la transition écologique ?

[…] C’est une question fondamentale, et je vais tenter d’entraîner le Conseil des gouverneurs à au moins accepter de s’interroger sur l’action légitime d’une banque centrale pour participer à la lutte contre le changement climatique. […] Nous devons prendre en compte les questions climatiques, car elles ont un impact sur la stabilité des prix, notre mandat premier.

Non, le Blog de PJ n’est pas Le Gorafi, je vous assure que c’est vrai. Les bras vous en tombent ? Rassurez-vous, c’est le cas pour moi aussi !

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Quelle différence entre le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et moi ?

Quelle est la différence entre les politiques économique, monétaire et fiscale que recommandent le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et moi ?

Aucune : nous préconisons exactement la même chose !

Y a-t-il toutefois une différence ? Oui : depuis 2007, le FMI et la Banque Mondiale n’ont pas cessé de changer d’avis sur tout et n’importe quoi, reconnaître les bourdes monumentales qu’ils ont commises, etc. alors que je n’ai fait depuis cette époque dans mes chroniques dans Le Monde, L’Écho et Trends-Tendances qu’étayer davantage, illustrer par de nouveaux exemples tirés de l’actualité, les politiques économique, monétaire et fiscale que je prône imperturbablement depuis bientôt quatorze ans.

Merci à ceux qui m’ont donné la parole et me la donnent toujours : je suis fier qu’ils n’aient jamais eu à rougir de me l’avoir donnée !

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Le Monde : Le FMI prévoit une reprise économique mondiale « longue et difficile », par Julien Bouissou, le 13 octobre 2020

The Financial Times : Global economy: the week that austerity was officially buried. The IMF and World Bank are urging richer countries to spend their way out of the pandemic, although some developing nations face cuts, par Chris Giles, le 16 octobre 2020

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Trends-Tendances – Le mécanisme délicat que révèle la pandémie, le 1er octobre 2020

Le mécanisme délicat que révèle la pandémie

Nous mesurons la richesse d’une nation par son Produit Intérieur Brut (PIB), à savoir la somme des « valeurs ajoutées » : la différence entre le prix auquel une chose a été vendue et ce qu’elle a coûté, ce que nous appelons d’habitude les bénéfices ou le profit. Tout cela, additionné, constitue le PIB. La condition pour que se constitue la « richesse nationale » est donc qu’existe à tout moment un nombre considérable de personnes prêtes à payer pour une chose davantage que ce qu’elle a coûté, et à alimenter ainsi la richesse nationale. On ne s’étonne pas suffisamment que dans les conditions ordinaires cette condition, à savoir la génération de profits considérables, soit si facilement remplie.

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Trends-Tendances – Davos 2021, une édition révolutionnaire ?, le 25 juin 2020

Davos 2021, une édition révolutionnaire ?

Klaus Schwab, ingénieur et économiste, est le patron du World Economic Forum, le « sommet de Davos », qu’il fonda en 1987. Il définit chaque année un nouveau thème pour ce rendez-vous de janvier des « gens qui comptent » dans le monde des affaires, dont on sait qu’il se conçoit comme la source légitime de la décision politique éclairée.

Le thème du sommet annuel n’est pas toujours très imaginatif. Ainsi, pour marquer le nouveau millénaire : « De nouveaux débuts. Faire la différence ». Ou « Un nouveau contexte global » en 2015. Le thème pour 2021 contient cependant un élément de radicalité : « Le temps de la Grande réinitialisation », en anglais « The Great Reset ».   Continuer la lecture de Trends-Tendances – Davos 2021, une édition révolutionnaire ?, le 25 juin 2020

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À propos de Ruffin hier chez Ruquié : « Les règles comptables ! », par Jean-Baptiste Auxiètre

Ouvert aux commentaires.

Pourquoi n’allons-nous pas vers une transition écologique ? Pourquoi n’avons-nous économiquement que des politiques de droite, toujours la même, quels que soient nos élus ? Pourquoi Mitterrand à t-il dû renoncer à une politique économique de gauche ? Certains médisants ou cyniques pensent que c’est juste parce qu’il a toujours été de droite. Mais alors pourquoi a-t-il pris ce cap de gauche jusqu’en 1983 ? Ça ne tient pas debout.

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« Plan de sortie de crise » de 20 associations : les méfaits de l’amateurisme de bonne volonté

J’ai complété par une vidéo. Ouvert aux commentaires.

20 associations publient un Plan de sortie de crise, un programme fait de 34 mesures.

Comment le gouvernement va-t-il accueillir cela ? Par un haussement d’épaules. Ce qui pourrait signaler bien entendu la méchanceté du gouvernement. L’ennui, c’est que tout gouvernement, de gauche, écolo, aussi bien que de droite l’accueillerait par un haussement d’épaules.

Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un « inventaire à la Prévert » auquel il ne manque que le raton-laveur à la fin : doubles-emplois, incohérence, rien qui remette en cause le cadre lui-même. Autrement dit : sparadraps, papier adhésif, punaises et autres bouts de ficelle. Continuer la lecture de « Plan de sortie de crise » de 20 associations : les méfaits de l’amateurisme de bonne volonté

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