Archives de catégorie : Economie

Economie

L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?

L’intervention que je ferai demain au Colloque organisé par le groupe socialiste, écologiste et républicain du Sénat : L’argent, la dette et la Gauche. Faut-il avoir peur de la dette publique ? Pour les personnes qui souhaitent suivre le colloque, voici le lien vers l’évènement facebook sur la page du groupe socialiste et un “live” sera diffusé à partir de 9h00.

Pour fonctionner, pour rendre les services attendus de lui, comme l’éducation, la police et la justice, la défense des frontières, pour pallier partiellement les inégalités dues au hasard, pour venir en aide aux plus démunis,  l’État a besoin d’un budget, d’un Trésor. Alimentent celui-ci les revenus des biens nationaux et l’impôt.

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Sénat : « L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ? », le jeudi 10 juin sous le patronage de Thomas Piketty

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain du Sénat

Monsieur Patrice JOLY, sénateur de la Nièvre, membre de la commission des Finances et Monsieur Patrick KANNER, sénateur du Nord, président du groupe organisent un colloque sur la dette publique : “L’argent, la dette et la Gauche : Faut-il avoir peur de la dette publique ?” en date du Jeudi 10 juin sous le patronage de Monsieur Thomas Piketty.

À 9h : L’argent, la dette et la Gauche par Paul Jorion

De 9h30 à 13h puis de 14h30 à 16h15 : 3 tables rondes thématiques (Dette publique : changer de paradigme ; Dette publique contre dette écologique et sociale ; Dette privée – Quand une dette peut en cacher une autre)

À 16h15 : Conclusion par Thomas Piketty.

L’objectif de ce colloque est de saisir les enjeux autour des dettes publiques au regard notamment de ce que l’histoire peut nous enseigner. À la suite à la crise de la Covid 19, l’accroissement de la dette publique semble faramineux. Comment y ferons-nous face ? Les risques d’un défaut de dette que certains agitent comme un épouvantail sont-ils réels ? Quels sont les déterminants de la soutenabilité des finances publiques, et en particulier de celle d’un État ?

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François Ruffin : « Vous venez avec vos questions, et moi je viens avec mes réponses », par Dalla Vecchia Luigi

Voilà qui est bien délicat, que dire de François Ruffin, dont j’ai une certaine méconnaissance… Il m’intéresse à cause de son positionnement qui remet sous les projecteurs les agissements des entreprises et de ceux qui les dirigent en n’étant plus des capitaines d’industrie, mais des comptables-évaluateurs de productivité en totale méconnaissance de la pertinence de ce qu’ils produisent. La pertinence du produit est laissée à l’appréciation des actionnaires, qui se comportent comme des acheteurs de production, misant sur une ligne d’assemblage comme on mise sur un numéro à la roulette, et l’abandonnant sans remords pour une autre dans un mépris total de ce qui pourrait être développé ou créé, dans un mépris total des bureaux d’études et des ingénieurs…

Ce mépris se caractérise dans les doctrines du haut management français par d’incompréhensibles volontés d’abandonner les noms historiques des entreprises pour en dévaluer le potentiel de sympathie, pour détruire les identités au travail en leur sein, pour désaffilier l’outil industriel de l’attachement suscité auprès de ses citoyens nationaux.
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Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

Un exercice intéressant aura lieu demain : je serai interrogé par la revue Savoir/Agir sur mon article intitulé La compréhension des crises financières et de leur répétition qui parut en juin 2008 dans le numéro 4 de la revue (pages 11–18). Je vous en avais proposé ici le texte complet, le 20 juin 2008.

“Juin 2008, pour la publication de l’article ?”, me direz-vous, “n’est-ce pas en septembre, trois mois plus tard, que la crise a eu lieu ?” Si ! Les prophètes, voyez-vous, c’est comme ça ! Et jugez vous-même si, avec trois mois d’avance, il y avait quoi que ce soit qui manquait.

Le pdf, c’est ici. Texte complet : Continuer la lecture de Crises financières : pourquoi l’inéluctable retour du même ?

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Trends-Tendances – Joe Biden : le nouveau visage du socialisme dans le monde ?, le 22 avril 2021

Joe Biden : le nouveau visage du socialisme dans le monde ?

L’ambitieux plan « infrastructure » de 3 mille milliards de dollars du nouveau président américain représente une injection de 8 points de PIB. Son objectif global est la neutralité carbone en 2050. Le département de l’éducation bénéficierait de l’augmentation de financement la plus forte : de près de 41 %. Une aide à la santé des familles vise à diviser par deux le nombre des enfants pauvres. Tandis que seraient levés les obstacles à la syndicalisation.

Au plan international, les États-Unis se réengageraient dans l’Organisation mondiale du commerce. 

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Création monétaire, salaires, prix et inflation

Petite discussion en commentaires. Mais mérite sans doute la une.

* Gérard

Bonjour. Une société sans impôts est-elle possible ? En seulement 10 mois en 2020, environ 35% de tous les dollars américains ont été créés par le gouvernement américain et, apparemment, cela n’a créé aucun type de surinflation.

* Paul Jorion

C’est parce que ces dollars ne se sont pas transformés en hausse de salaires. Hausses de salaires que les industriels et prestataires de services répercutent habituellement en augmentation du prix des produits et des services, provoquant une inflation. Vous voyez : le mécanisme est simple !

* Gérard

Merci.

Et si l’État créait de la monnaie pour faire fonctionner ce que les impôts font d’habitude : il en serait de même non ?
 
* Paul Jorion

Oui : dans le cadre des rapports de force existants, si l’on augmente les salaires SANS maintenir la stabilité des prix des produits et des services –laquelle stabilité exige alors que le surcoût dû aux salaires soit absorbé au prorata, par les patrons sous la forme d’une baisse de leur rémunération, et par les actionnaires sous la forme d’une baisse des dividendes – la création de monnaie provoque de l’inflation.

Pire encore, le raisonnement suivant des patrons et actionnaires : “Puisqu’il y a eu hausse des salaires, AUBAINE ! on va augmenter les prix AU-DELÀ de la simple répercussion des salaires plus élevés dans les prix”. Recette garantie pour lancer l’hyperinflation : un cycle de hausse des salaires entraînant une hausse des prix, entraînant une hausse des salaires…

P.S. Là aussi, ce que je viens de dire en 2 phrases, c’est quelque chose que les gens de la Théorie moderne de la monnaie ne voient pas clairement. Si vous en avez vu qui mentionnent le petit mécanisme que je décris là, signalez-le moi.

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La théorie moderne de la monnaie (TMM) ne tient pas debout – Feuilleton

M. Bernie Sanders a fait de la Théorie moderne de la monnaie, ou Théorie monétaire moderne (TMM), de l’anglais “Modern Money Theory” (MMT), l’armature de la politique économique de sa campagne aux primaires de la récente élection présidentielle aux États-Unis. Mme Alexandria Ocasio-Cortez dit de la TMM qu’elle “devrait être débattue”. Or cette théorie est viciée par une mécompréhension majeure du mécanisme de la formation des taux d’intérêt à moyen et long terme, cruciaux pour l’économie comme pour la dette publique.

La raison pour laquelle ce défaut passe inaperçu de certains économistes intelligents est qu’ils et elles raisonnent à l’intérieur du cadre d’une monnaie forte comme le dollar ou l’euro, monnaies qui bénéficieraient en effet d’une mise en œuvre de la TMM, mais aux dépens des monnaies faibles et des économies qui y sont attachées.

Mise en œuvre à l’échelle mondiale, la TMM entraînerait rapidement la ruine des petites économies. Un mécanisme de plus aurait été mis en place qui drainerait le peu d’argent des pauvres vers l’escarcelle des riches. C’est bien là la dernière chose dont nous aurions besoin aujourd’hui.

Comme la question est d’actualité et que ses enjeux sont majeurs, je vais y consacrer plusieurs billets et vidéos, en français et en anglais.

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Forum.eu – Un an après le début de la pandémie, où en sommes-nous ?, le 3 mars 2021

Sur Forum.eu, traduit du texte original en anglais. Existe également en allemand, espagnol, grec et polonais.

Dans leur réponse à la pandémie, l’Europe et les pays occidentaux n’ont jusqu’à présent pas été à la hauteur.

Paul Jorion

Lockdown im Februar 2021. Es gilt weiterhin eine Maskenpflicht.

picture alliance / Daniel Kubirski

La pandémie de Covid-19 a débuté il y a plus d’un an. Il est temps à présent d’évaluer la réaction de nos gouvernements occidentaux face à ce que nous avons qualifié de manière plus réaliste, dans un passé pas si lointain, de fléau plutôt que de crise.

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Vidéo – Bourse : Le petit gars a perdu

La Bourse n’est pas faite pour les pauvres
Robin des Bois a trahi les manants

P.S. Je n’arrête pas de dire “Gameshop” au lieu de “Gamestop”

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Trends-Tendances – Le terreau où Trump a poussé et fleuri, le 28 janvier 2021

Le terreau où Trump a poussé et fleuri Si les prochains jours devaient être sans histoire, la tentation apparaîtrait rapidement…

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rfi – Paul Jorion : « Nos gouvernants ne règlent pas les problèmes de la population », le 26 janvier 2021

rfi – Paul Jorion: « Nos gouvernants ne règlent pas les problèmes de la population »

Paul Jorion, analyste des systèmes financiers, anthropologue, et professeur associé au département d’éthique de l’université catholique de Lille, livre son analyse sur la relance possible de l’économie mondiale en pleine pandémie mondiale.

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Vidéo – Liège, Solidarités renforcées : mon intervention, le 11 octobre 2019

50 ans de Laïcité à Liège. Personne n’a regardé ça ! Pourtant, tout y est dit !

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Victoire des multinationales par K.O. sur l’establishment ?, par Thomas Saupique


Arnold Schwarzenegger fut d’abord un banal migrant autrichien. A force d’efforts il deviendra d’abord Mister Universe puis acteur hollywoodien. Mais comme Reagan en son temps, ce ne fut pas tout. Il surprendra par son désir de devenir politicien. Lorsque l’on connait l’ingratitude de la fonction, il fut désigné sans surprise facilement par ses pairs et ses fans, gouverneur de la Californie deux mandats durant. Considéré comme un républicain modéré, affirmant être conservateur sur les questions fiscales mais progressiste concernant les question sociales, Schwarzenegger est toujours actif sur les réseau sociaux, lui qui, s’il était né sur le sol américain, aurait certainement convolé vers une présidence des Etats-Unis, parfaisant cette image de “l’American Dream”. Arnold donc, a publié une video récemment sur Twitter qui a accumulé déjà plus de 38M de vues. Evoquant l’histoire de la Nuit de cristal (1938), il rapproche ce tragique évènement de l’insurrection menée le 6 janvier contre les représentants siégeants alors au Capitole, en rappelant qu’une identique abondante propagande mensongère fut le carburant de ces 2 expressions historiques différentes de violences populaires. Au delà de son indignation face à l’attitude des certains élus de son parti Républicain, Schwarzenegger reprend dans sa video une métaphore qui a le mérite de parler d’elle même. Il compare la démocratie à une épée que le ferronnier plongerait dans l’âtre brulante, martèlerait coup à coup puis tremperait dans l’eau glacée pour la rendre toujours plus robuste, tranchante, indestructible. Cet épisode marquant de l’histoire du début du XXI ème siècle des Etats-Unis auquel nous venons d’assister donnera-t-il raison à ce fervent défenseur de l’idéal américain ? En somme, la démocratie va-elle ressortir plus forte d’un tel épisode ? Je pense personnellement que oui, sur le moyen terme. Mais je pense aussi que cette violence est symptomatique de la transition difficile a opérer entre une phase néo-libérale finissante du capitalisme où la règle d’or était le recherche à tout prix du profit. Et une phase montante dite “responsabilisante” ou “consciente” encouragée par un duo inédit Biden / Harris.     

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