Archives de catégorie : Economie

Economie

Namur, Conférences du Samedi, Vers un nouveau monde – Questions de la salle, le 23 mars 2019

Ouvert aux commentaires.

Sylvain Laurens, Les courtiers du capitalisme. Milieux d’affaires et bureaucrates à Bruxelles, Agone, 2015

François Quesnay, Tableau économique de la France, 1759

La vidéo de mon exposé – avant les questions de la salle – se trouve ici.

Partager :

Le coût économique du Brexit

Ouvert aux commentaires.

Depuis juin 2016, date du réferendum britannique, je donne comme explication de l’impossibilité pratique du Brexit :

  • son coût économique faramineux
  • le retour probable de la guerre civile en Irlande du Nord

Une étude de la KUL (Katholieke Universiteit te Leuven), Sector-Level Analysis of the Impact of Brexit on the EU-28, chiffre ces coûts :

Un Brexit négocié implique pour l’UE-27, une perte de 0,38 % de son PIB, de l’ordre de 2,5 milliards d’euros et 280.000 emplois perdus. Pour le Royaume-Uni, une perte de 1,2 % du PIB et d’environ 140.000 emplois.

Un Brexit sans accord implique pour l’UE-27, une perte de 1,54% de son PIB et de 1.200.000 emplois. Et pour le Royaume-Uni, une perte de 4,4 % de son PIB et d’environ 525.000 emplois.

La menace s’éloigne heureusement 😀 .

Mise à jour, le 6/9 à 18h : Les Lords approuvent la proposition de loi prohibant un Brexit sans accord. 

Partager :

En lecteur consciencieux de Keynes …

… je ne manque jamais de m’irriter devant le folklore fantaisiste qui entoure la pensée de l’économiste britannique.

En réponse donc à un propos ce soir dans Le Monde, dans un article intitulé Les socialistes se divisent sur le virage opéré par leur parti sur l’écologie, j’ai commenté de la manière suivante :

John Keynes (1805 – 1878), le grand-père de Maynard, fit fortune dans le commerce des dahlias. L’exposition qu’il organisa seul à Stonehenge en 1841 attira des milliers de visiteurs.

[Le jeune frère de Maynard Keynes s’appelait en réalité Geoffrey. Il fut un chirurgien réputé. Il écrivit aussi plusieurs ouvrages sur la littérature et l’histoire de la médecine.]

Partager :

Pourquoi la Bourse plonge (en 2 mots)

En temps ordinaire, si vous prêtez de l’argent pour 2 ans, on vous versera disons 2% d’intérêts, et si vous prêtez pour 5 ans, disons 3% d’intérêts.

Ce sont des chiffres « comme ça », mais vraisemblables, en temps ordinaire.

Les économistes vous expliquent que si l’on paie davantage d’intérêts quand vous prêtez pour une plus longue période que pour une courte, c’est pour compenser votre souffrance : « vous vous privez » de la somme prêtée pour plus longtemps et votre douleur sera allégée à la pensée que vous recevrez davantage de sous.

Continuer la lecture de Pourquoi la Bourse plonge (en 2 mots)

Partager :

Ne nous voilons pas la face, les lecteurs du Blog de PJ sont des matheux…

Ouvert aux commentaires.

Si vous êtes chercheuse ou chercheur, vous êtes sans doute régulièrement abordée ou abordé par des officines comme Academia ou ResearchGate cherchant à faire grimper votre taux d’adrénaline en vous signalant en temps réel que vous avez été citée ou cité ici ou là.

J’ai ainsi été notifié tout à l’heure que je suis cité dans THE TRUTH GAME (Silvan Mühlemann, Geneva 2019), un texte où des propositions que j’avance sont interpellées de diverses manières.

Je n’ai pas encore lu ce texte avec l’attention qu’il mérite. Je vous le propose cependant tout de suite car je n’ignore pas qu’il s’agit du genre d’interrogations qui passionne nombre d’entre vous (maths, logique, philo des sciences, épistémologie, confier les choses sérieuses à l’IA qui ne pourra pas faire pire que nous [just kidding ! 😀 ], etc.).

Je participerai à la discussion, n’en doutez pas.

THE TRUTH GAME (Silvan Mühlemann, Geneva 2019)

I. DEFENDING AXIOMATIC-DEDUCTIVE SCIENCE

II. INSTINCT – CONSCIOUSNESS – LANGUAGE

III. NON-WELL-FOUNDED SETS AND THE ONTOLOGY OF COLLECTIVE INDIVIDUALS

IV. DIGRESSIONS ON GEORGE SPENCER-BROWN

V. MATHEMATICS, ECONOMICS, INDETERMINACY AND CREATIVITY

VI. THE FUNCTIONING OF THE HUMAN BRAIN AND SOCIAL CLASSES

EPILOGUE

Partager :

Lille, Association française d’économie politique, le 4 juillet 2019

Je pourrais vous parler de la qualité des communications présentées, je pourrais vous parler – dans le même esprit – d’un bon mot qui circule ici que « économiste hétérodoxe » est synonyme de « louseur », en vous rappelant que, n’étant pas économiste, je ne me sens nullement concerné *. Je préfère du coup – dans un esprit bon enfant cette fois – vous faire partager plutôt ma contribution à la dimension festive de l’événement.

La valse (air à 3 temps)
* Faisant un peu d’histoire hier, j’ai suggéré à la fin du premier exposé que les dissidents se fassent appeler « économiste politique orthodoxe », ce qui serait parfaitement cohérent au vu des faits. Soulignant involontairement l’étendue du malentendu entre les économistes et moi, l’intervenant a fait comprendre à la salle qu’il pensait que je me moquais de lui.
Partager :

Réforme ou révolution ?

Ouvert aux commentaires.

Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

Partager :

Renault – Fiat Chrysler – Comment interpréter l’éditorial du Monde ? par Jacques Seignan

L’éditorial du Monde daté du 29 mai 2019 attire avec force notre attention sur une nouvelle affaire industrielle : « Renault-Fiat Chrysler [Automobiles, FCA] : un mariage douteux ».

La démonstration de cet excellent édito est implacable et mérite d’être lue en entier. 

Continuer la lecture de Renault – Fiat Chrysler – Comment interpréter l’éditorial du Monde ? par Jacques Seignan

Partager :

L’ADN, Pour survivre, il va falloir repenser notre économie, le 20 mai 2019

Propos recueillis par Jeremy Lopes. Ouvert aux commentaires.

Pour survivre, il va falloir repenser notre économie

Paul Jorion est un anthropologue, sociologue et essayiste belge. Parmi ses sujets de prédilection : la finance et l’avenir de l’humanité. Un avenir qui, pour aboutir selon lui, doit revoir sérieusement ses priorités. Interview.

Nous souhaitions aujourd’hui aborder avec vous la notion de patrimoine, quel futur imaginez-vous pour la transmission de biens à l’heure où l’idée même de possession est remise en cause ?

Paul Jorion : En introduction, j’aimerais rappeler que la plus grande part de la transmission n’est pas matérielle. Elle est de l’ordre du savoir, ce qui signifie qu’elle s’est principalement effectuée dans une culture de l’oral, même si l’écriture a rendu cette transmission plus pérenne par la suite. Aujourd’hui, nous sommes tombés d’accord sur un langage commun pour pérenniser cette transmission : celui de la science. Au-delà des biens matériels, il est donc important de rappeler la place de l’immatériel dans ce questionnement.  

Continuer la lecture de L’ADN, Pour survivre, il va falloir repenser notre économie, le 20 mai 2019

Partager :

ESSENTIEL – la possibilité du découplage absolu conditionne la possibilité de la croissance économique, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

J’ignore si le concept de découplage absolu est bien maîtrisé par les décideurs économiques et politiques. Si tel n’est pas le cas, nous avons un sérieux problème. Saviez-vous que le découplage absolu est la seule manière de « sauver » la croissance économique ? Alors que nous sommes en overshoot environnemental, et devons donc nécessairement diminuer notre empreinte environnementale (toujours en croissance), postuler qu’il est possible de découpler en termes absolu la croissance économique de l’empreinte environnementale est la seule manière de pouvoir encore vouloir désirer cette croissance économique. En termes économiques, sans découplage absolu, garder la croissance économique signifie qu’on admet qu’on va détruire à terme l’entièreté du capital naturel. Et nous avec…

Continuer la lecture de ESSENTIEL – la possibilité du découplage absolu conditionne la possibilité de la croissance économique, par Cédric Chevalier

Partager :

Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse

Ouvert aux commentaires.

Un excellent article dans le Financial Times, Chore wars: why do women still do more housework ?, « La guerre des corvées », par Gavin Jackson, résout la question à mille francs : pourquoi – quelles que soient les cultures – et même en présence d’efforts louables de part et d’autre, les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? Gavin et sa copine Gabi ont rempli des fiches quotidiennes de budget-temps qu’ils ont fait analyser ensuite par une équipe de sociologues.

Continuer la lecture de Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse
Partager :