Piqûre de rappel : « La transmission des savoirs », à Bécherel, le 19 avril 2014

N.B. Les problèmes de son s’arrangent assez rapidement.

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Écrans, santé des enfants et résultats scolaires, par Pascal

Billet invité.

Malheureusement, si l’on connaît déjà certains impacts des écrans sur la santé des enfants et les résultats scolaires, personne n’en parle vraiment dans le grand public. Seuls les initiés : ceux qui fabriquent les produits, savent s’en protéger et protéger leurs enfants à titre préventif.

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« La mort frappe » de Woody Allen, une critique par Paul Jorion

Death Knocks, « La mort frappe », est une courte bouffonnerie de Woody Allen, parodie du Septième Sceau » (1957) d’Ingmar Bergman. Elle fut publiée dans le New Yorker, le 27 juillet 1968 (reprise ensuite en 1972 dans le recueil intitulé Getting Even).

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D’un lycée de Seine-Saint-Denis, juste un petit mot, par Lucie Jovier

Billet invité.

Bonjour Monsieur Jorion,

J’ai monté un dispositif à l’éducation nationale un peu particulier mais je ne peux pas aller au-delà de six années et j’arriverai au terme en juin. Je suis contente des retours des élèves, je regrette de partir et les élèves sont très reconnaissants. Ils vous connaissent bien sûr.

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La réaction et la peur, par Aurèle

Billet invité.

Il faut se garder bien sûr d’essayer d’analyser et d’expliquer des phénomènes sociaux à la seule lumière du fait individuel et d’une « psychologie spontanée ». Celle-ci m’a cependant semblé expliquer parfaitement une réaction dont j’ai été témoin la semaine passée. Comment expliquer autrement en effet le discours de ce professeur d’université au cours duquel j’assistais, après les attentats de Paris du vendredi 13 novembre ?

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ILS SONT INDÉCROTTABLES ! par François Leclerc

Billet invité.

Dès son arrivée au pouvoir en 2010, David Cameron avait triplé les droits universitaires, qui sont alors passés de 3.000 à 9.000 livres. L’étape suivante, qu’il s’apprête à franchir, consistera à supprimer les bourses devenues selon lui trop onéreuses pour les remplacer par des prêts. Sur le modèle américain, les étudiants dont les parents ne peuvent payer leurs études seront conduits à s’endetter lourdement. Devant les manifestants qui réclamaient aujourd’hui la gratuité des études et l’annulation du projet de prêt étudiant dans les rues de Londres, John McDonnell du parti travailliste venu les soutenir a proclamé que « l’éducation est un don d’une génération à une autre, non pas une marchandise qu’on achète et qu’on vend ».

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LA VALEUR ESPRIT SACRIFIÉE À L’UTILE ?, par Vincent Teixeira

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Face à certains outrages, aussi loin des illusions de l’angélisme que des poses du pessimisme, sans être ni pessimiste ni optimiste, sauf à se voiler la face, ou être dans l’auto-aveuglement, il est temps de sonner le tocsin, et comme disait Walter Benjamin , « il faut organiser le pessimisme 1 ».

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Université : le diable serait-il dans la « gouvernance ?, par Denis Dupré

Billet invité. A paru originellement ici.

Sartre avait dit, dans la revue Les Temps Modernes, il y a un demi-siècle : « Tout anti communiste est un chien ». Il ne faisait pas bon être libéral chez les économistes universitaires.

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L’Écho, L’éviction de Paul Jorion de la VUB suscite l’étonnement, le 12 septembre 2015

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L'Écho 12-9-15
* L’Écho : « L’éviction suscite l’étonnement »…
* Geert Noels : « Une annonce de licenciement étrange… »
* Paul de Knop, recteur de la VUB, « C’est la première fois que la VUB prend une mesure aussi drastique… »

La mesure la plus drastique de l’histoire de l’université ? parce que le détenteur d’une chaire prestigieuse, autrefois enseignant à Cambridge, ne parlerait pas bien l’anglais ? n’offrirait pas un soutien logistique suffisant aux étudiants qui travaillent dans la journée ? …

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Appel à une réflexion sur l’économie qui ne soit pas de pure propagande – [Le temps qu’il fait le 11 septembre 2015 – (retranscription)]

Retranscription de Le temps qu’il fait le 11 septembre 2015 – Merci à Olivier Brouwer !

La discussion se poursuit à la suite de la vidéo : ici.

Bonjour, nous sommes le vendredi 11 septembre 2015. Et hier, l’un d’entre vous me fait parvenir un article que je n’avais pas eu l’occasion de lire. C’est dans le Monde diplomatique du mois de juillet et c’est par Laura Raim, la journaliste, et ça s’appelle : « Police de la pensée économique à l’Université ». Et ça fait le bilan de l’enseignement de l’économie, dans une perspective scientifique, à l’université. Et ça parle de la France, et ça explique – vous en avez entendu parler, certainement – le fait qu’il y a de moins en moins de personnes qui parlent aux étudiants, dans le cadre universitaire, de la pensée économique, de l’économie telle qu’elle est et non pas telle qu’elle a été travestie au fil des années par quelque chose qu’on a inventé à la fin du 19ème siècle et qu’on a appelé : « La science économique », pour remplacer ce qui était un véritable savoir sur l’économie, qu’on appelait : « l’économie politique », et qui vous parlait véritablement de l’économie. Et on nous a produit, à partir de là, un discours qui… Oui, d’accord, les Léon Walras, les Carl Menger, les Stanley Jevons, c’était des gens de bonne volonté qui se sont laissés un petit peu prendre par la tentation de mathématiser tout ça, et qui, devant la possibilité d’utiliser le calcul différentiel pour expliquer l’économie, n’ont pas pu résister, et voilà. Et les milieux financiers s’en sont frotté les mains, et on a produit un autre type de discours.

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La formation professionnelle, faudrait voir de quoi on parle…, par rienderien

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Bonjour Paul,

Mon petit-fils veut rentrer en lycée professionnel pour apprendre un métier. Bien qu’il ait une bonne moyenne, il s’ennuie profondément au collège et se prend d’écœurement à imaginer son entrée en seconde. Ses parents y sont fermement opposés.

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UN MANIFESTE POUR UNE ÉCONOMIE PLURALISTE, par François Leclerc

Billet invité.

« À quoi servent les économistes s’ils disent tous la même chose ? » s’interrogent à haute voix ceux qui s’alarment de la domination à prétention exclusive des représentants de l’orthodoxie au sein de l’université française ? Le constat n’est pas propre à la France, pas plus que les réactions s’y opposant, mais le courant mainstream ne cesse de progresser. Selon le pointage des auteurs du livre, dont c’est le titre (1), les professeurs d’université pouvant être qualifiés d’hétérodoxes ne représenteraient plus que 5 % de l’ensemble du corps professoral, et leur nombre continuerait de diminuer. Or ceux-ci pilotent le renouvellement du corps, dirigent les masters, encadrent les thèses, président les comités scientifiques des revues et des colloques et sélectionnent leurs pairs.

Un « Manifeste pour une économie pluraliste » (2) est proposé à la signature, qui aurait déjà recueilli plus de 5.000 signatures, en France et à l’étranger, auprès non seulement d’économistes, mais aussi de sociologues, de philosophes, de juristes et de « simples citoyens », dans la volonté affirmée de non seulement sauvegarder le pluralisme mais aussi de décloisonner la discipline. Une association qui regroupe 600 docteurs en sciences sociales (3), dont 90 % d’économistes, a été créée sous le nom de l’Association française d’économie politique (AFEP), qui renoue avec l’ancienne appellation de la discipline, refusant de sacrifier au mythe entretenu d’une prétendue science dure des tenants du courant néoclassique, qui cherchent « à élaborer une théorie mathématique du marché pour faire de l’économie une science exacte ». Alors qu’ils n’ont rien venu venir de la crise en cours.

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Du latin et du grec à Jamel Debbouze, par Marianne Oppitz

Billet invité.

En 1880, Jules Ferry annonçait : La République a fait l’Ecole, l’Ecole fera la République. Déjà le contexte religieux battait son plein. Il faut se rappeler, bien que certains pensent tout haut que le passé ne fait pas partie de la modernité et qu’il vaut mieux ne pas se référer à des choses du passé qui sonnent immanquablement pour eux avec « dépassé ». Il faut donc se rappeler quand même que c’est l’Eglise qui a créé les premières écoles et que la loi de 1905 sur la laïcité n’a fait que mettre un frein à un pouvoir religieux trop dominant. N’oublions pas non plus qu’à travers l’histoire, Pascal, Descartes, Voltaire, Rimbaud et bien d’autres ont été les modernes de leurs prédécesseurs.

Pour en revenir à notre sujet, la réflexion de Pascal Bruckner basée sur celle de Régis Debray mérite qu’on s’y attarde.

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Le paludier : L’inconscient ingénieur du sel, par Arnaud Castex

Billet invité. À propos de « La transmission des savoirs », à Bécherel, le 19 avril 2014

Lors de son exposé à Bécherel, Paul Jorion nous fait découvrir la complexité du métier de paludier et plus particulièrement, son apprentissage.

J’avoue que la proposition du pèse-sel m’a interpellé car elle sous-estime tout de même grossièrement la complexité du problème. Elle ne concerne que la réaction de cristallisation elle-même et le gradient moteur de celle-ci (à savoir la concentration d’une saumure). Cette « solution » fait l’impasse sur la dynamique de l’installation concernée et les moyens à disposition des exploitants.

En fait le paludier réalise un véritable travail d’ingénierie, caché par l’apparente simplicité des choses et bien entendu l’absence de conceptualisation. Simplicité du produit tout d’abord, aujourd’hui qui peut s’étonner d’avoir du sel sur sa table alors qu’il fut une monnaie du fait de sa rareté. Simplicité de la matière première (de l’eau de mer, dont la composition n’est pas si « simple »), simplicité du principe d’obtention (la concentration et la cristallisation par évaporation de l’eau à l’air libre), simplicité des installations (des étendues d’eau inertes).

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