Archives de catégorie : Finance

Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

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« La chute de la Bourse hier fait craindre une crise obligataire ! » C’est quoi ?

Tous vos journaux parlent à propos du plongeon hier des Bourses de « crise obligataire ». De quoi s’agit-il ?

Je vous l’ai déjà expliqué dans une vidéo l’année dernière : Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018, je vous recopie la partie qui répond à la question.

« On va avoir [on a] des obligations en quantité, ces obligations auront [ont] un prix, et ce prix baissera si les taux augmentent. Alors, en général, on vous dit, quand vous demandez une explication – « Pourquoi est-ce que, quand les taux augmentent, le prix des obligations baisse ? » – on dit : « Ben, c’est comme ça, voilà, et au contraire, si le prix des obligations augmente, eh bien, les taux d’intérêt baissent. » On ne vous explique pas pourquoi. Alors moi, je vous ai expliqué ça un million de fois, mais bon, je le répète encore aujourd’hui parce qu’il y a des gens qui verront ça pour la première fois.

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Pourquoi la Bourse plonge (en 2 mots)

En temps ordinaire, si vous prêtez de l’argent pour 2 ans, on vous versera disons 2% d’intérêts, et si vous prêtez pour 5 ans, disons 3% d’intérêts.

Ce sont des chiffres « comme ça », mais vraisemblables, en temps ordinaire.

Les économistes vous expliquent que si l’on paie davantage d’intérêts quand vous prêtez pour une plus longue période que pour une courte, c’est pour compenser votre souffrance : « vous vous privez » de la somme prêtée pour plus longtemps et votre douleur sera allégée à la pensée que vous recevrez davantage de sous.

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« Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) », le 9 août 2019 – Retranscription

Retranscription de « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) », le 9 août 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le vendredi 9 août 2019 et aujourd’hui, ma petite vidéo s’intitulera « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) ».

Qu’est-ce qui m’a fait penser à vous faire un petit exposé de ce type-là ? C’est un ensemble de choses. J’ai en particulier réfléchi hier. Il s’est fait que j’ai appris la mort, comme nous tous, de Jean-Pierre Mocky quelques minutes avant de devoir sortir. Et donc, j’ai mis deux lignes, je suis revenu un peu plus tard et j’ai complété avec les idées qui m’étaient venues par la suite. Et, Jean-Pierre Mocky, vous le savez, c’est quelqu’un qui a fait de l’excellent cinéma. On a dit souvent à propos de ses films que c’était fait par un fou et, à ce moment-là, tout le monde pouvait dire : « Non, regardez, c’est Jean-Pierre Mocky. Regardez ce qu’il a déjà fait. Ce n’est pas un fou ! C’est quelqu’un de très raisonnable mais qui choisit, à certains moments, de parler de certaines choses de telle et telle manière ». Parce que, vous le savez, il y a toujours un message. C’est un message toujours d’une grande humanité. Il emploie tous les moyens qui sont à la disposition des gens qui n’ont pas beaucoup de pouvoir, c’est-à-dire la dérision, l’ironie, se moquer des imbéciles comme ce monsieur, vous avez dû le voir, qui est devenu viral. C’est-à-dire qu’il y a 2 cinglés de partisans de Trump dans une réunion et ce monsieur habillé en vert ne peut pas s’empêcher d’éclater d’un fou-rire qu’il n’arrive pas à arrêter. On voit bien que c’est de bon cœur. Il se dit : « J’ai affaire à des cinglés », mais là, de vrais cinglés. Il suffit de les voir avec leur casquette « Make America Great Again ». Manifestement, des suprémacistes blancs qui n’osent pas s’appeler de cette manière-là, en particulier.

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Bruno Colmant et moi

En deux mots, la relation entre l’économiste belge Bruno Colmant et moi avait démarré sur un très mauvais pied : la presse belge nous avait posés face à face à la sortie de la crise des subprimes, moi représentant une interprétation d’extrême-gauche de nos problèmes financiers et des techniques financières, lui une position de droite dure (il était à l’époque à la tête des marchés boursiers belges).

Au fil des dix années écoulées, nous avons été opposés, nous avons croisé le fer, nous avons débattu, un livre a même été produit sur ce qui nous oppose, à l’initiative de Marc Lambrechts du quotidien L’Écho. Colmant ne m’a jamais convaincu de changer de point de vue sur un quelconque sujet mais je l’ai écouté avec une attention toujours croissante car, comme je le lui assurais dans un mail ce matin, chez lui : « connaissance encyclopédique, et jamais une erreur, ni de fait, ni d’interprétation ».

Être loué par des amis, c’est très sympathique et cela me fait toujours énormément plaisir (comme tout à l’heure sur un parking au Bono, cette voiture qui ralentit à ma hauteur et ce monsieur avec son épouse, qui baisse sa vitre pour me dire : « Merci M. Jorion ! Je regarde toutes vos vidéos ! »), mais c’est encore un tout autre type de reconnaissance, celle que l’on peut recevoir de ce que l’on appelle (à juste titre) un « adversaire idéologique ».

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Banque centrale européenne : êtes-vous futé.e ?

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Tiens ! puisque je parlais justement d’Aristote, vous n’ignorez certainement pas que, tirant parti de la théorie de la proportion que son poteau Eudoxe venait de mettre au point, le Stagirite comme on le surnommait, nous a offert les règles du raisonnement déductif (« Si X alors Y », etc.). Je vous propose du coup un petit quizz.

« Cher Nicolas, très brièvement et respectueusement,
« 1) Je suis à tes côtés pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J’ai fait de mon mieux et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
3) Je n’ai pas d’ambitions politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m’utilises, j’ai besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible. Avec mon immense admiration. Christine L. »

  • La première qualité exigée d’une banque centrale est son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique

  • Mme Christine Lagarde vient d’être nommée à la tête de la Banque centrale européenne

La question du quizz est celle-ci : « La Banque centrale européenne est-elle désormais en de bonnes mains ? »

Ce.ux.lles qui auront trouvé la bonne réponse auront droit au titre honorifique – rarement décerné – de « Petit.e futé.e du Blog de PJ ».

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Télérama, BFMTV financée par l’évasion fiscale ? “On a autorisé certaines combines, il est un peu tard pour s’en plaindre”, par Étienne Labrunie, le 12 juillet 2019

BFMTV financée par l’évasion fiscale ? “On a autorisé certaines combines, il est un peu tard pour s’en plaindre”

Après la diffusion de l’enquête du Média mettant en cause le financement de la chaîne d’information en continu, l’anthropologue Paul Jorion analyse les implications de ces montages financiers. Il estime que l’optimisation fiscale telle qu’elle est décrite est une pratique légale, devenue banale pour les entreprises européennes.

De grands médias français se seraient-ils développés avec des fonds d’investissement nichés dans des paradis fiscaux ? Question subsidiaire : auraient-ils évité de payer leurs impôts en remontant une partie de leurs bénéfices vers ces mêmes paradis fiscaux ? C’est en tout cas ce que prétend Le Média dans une enquête mise en ligne le 8 juillet. La webtélé affirme en effet que NextRadioTV et Altice, notamment propriétaires de BFMTV et RMC, ont eu recours à des fonds d’investissements basés à Jersey et au Luxembourg pour contourner le fisc. « Nous produisons des faits indéniables et vérifiés prouvant que BFMTV s’est construit en partie avec des capitaux en provenance de paradis fiscaux et les utilisent pour défiscaliser une partie de ces bénéfices. Pour une chaîne qui traite régulièrement d’évasion fiscale, cela devrait au moins poser des questions en interne », insiste Denis Robert, le patron de la webtélé.

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Réforme ou révolution ?

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Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

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Trends-Tendances, Amnésie ou bon calcul ? le 30 mai 2019

Amnésie ou bon calcul ?

« Des titres complexes jugés coupables lors de la crise sont de retour », « La popularité des prêts ‘intérêts-seuls’ alimente la crainte de défaillances en hausse », « Les banques prêteuses semblent condamnées à refaire les erreurs du passé ». Voilà les titres de trois articles récents du Wall Street Journal et du Financial Times.

Et tous de s’interroger : capacité stupéfiante des hommes à l’oubli ? Incapacité à tirer les leçons du passé ? Inébranlable stupidité de nos semblables ? 

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Compte-rendu du livre de Patrick Artus Discipliner la finance, par Vincent Burnand-Galpin

À propos de Patrick Artus, Discipliner la finance, Paris : Odile Jacob, 2019. Ouvert aux commentaires.

L’idée centrale de ce livre est que l’accroissement du poids de la finance par rapport à l’économie réelle accroît fortement le risque de crise. Alors que dans le passé, c’étaient les chocs de l’économie réelle qui influençaient la sphère financière, ce sont aujourd’hui les chocs financiers qui conduisent au dérèglement de l’économie réelle. 

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Trends-Tendances : La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank, le 25 avril 2019

Le danger de publier des articles dans des magazines, quand le texte doit être déposé une semaine avant sa publication : que le projet soit abandonné le jour où l’hebdomadaire paraît. Un communiqué vient en effet de signaler que la fusion de Deutsche Bank et de Commerzbank, qui devait être annoncée demain, n’aura pas lieu. La question purement comptable que j’évoque dans mon article, reste bien entendu pertinente.

La « bonne » et la « mauvaise » volonté de Deutsche Bank et de Commerzbank

La fusion en Allemagne de Deutsche Bank et de Commerzbank va impliquer pour qu’elle apparaisse faisable sur le papier, une astuce comptable appelée en français « goodwill négatif », ou en anglais « badwill », ce qui traduit littéralement donne « mauvaise volonté ».

Le goodwill, la « bonne volonté », est une catégorie comptable qui entérine le fait que la vie économique de tous les jours n’a aucun respect pour un des principes fondamentaux de la « science » économique, à savoir l’objectivité du prix, et qu’il a bien fallu créer un poste pour des sommes qui ne devraient pas exister selon la théorie mais qui existent pourtant.

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