Archives de catégorie : Finance

La presse : « Axel Miller, ancien PdG de Dexia devient chef de cabinet du MR »

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La nouvelle m’a envahi de nostalgie. J’ai voulu me replonger dans l’atmosphère de cette époque où la population (toujours mal avisée) exprimait une amertume (très déplacée) envers certains banquiers prétendument « responsables » de la crise financière.

Voici ce que j’écrivais par exemple ici, le 26 février 2012, à propos de Dexia  :

À part quelques errements dus à l’hubris personnelle, ces dirigeants ont mené Dexia à sa perte retentissante avec l’aval de tous ceux autour d’eux dont l’avis pouvait compter. Disons-le autrement : le Titanic a sombré dans l’enthousiasme général, non seulement de la classe financière mais aussi de la classe politique dans son ensemble ! Ce qui s’est passé, c’est en effet exactement ce qu’ils voulaient : privatisation à tout crin, dérégulation à toute pompe, pour faire place à une autorégulation dont on a découvert au grand regret de tout le monde qu’elle était morte à un moment difficile à préciser entre l’époque d’Adam Smith et la nôtre, sans qu’on s’en soit malheureusement aperçu en temps utile.

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L’Écho – Keynes et les taux d’intérêt aujourd’hui, le 7 janvier 2020

Keynes et les taux d’intérêt aujourd’hui

John Maynard Keynes est sans conteste le plus grand économiste du XXe siècle. Son livre le plus connu est sa Théorie générale de l’emploi, des intérêts et de l’argent, parue en 1936.

Curieusement, et comme j’ai eu l’occasion de le signaler et de l’analyser *, une véritable explication du taux d’intérêt est absente de son livre : il l’explique de multiples manières, souvent contradictoires. Quelques-uns des facteurs qu’il mentionne peuvent être additionnés mais certains s’excluent l’un l’autre.

Ainsi, qu’est-ce qui détermine le taux d’intérêt pour Keynes, selon qu’on cherche ici ou là dans son œuvre ?

  1. La prime de risque de crédit
  2. La dépréciation de la somme prêtée
  3. Le « prix de la liquidité »
  4. La rareté ou non des capitaux
  5. Le taux que le prêteur « exige »

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La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 – Retranscription

Retranscription de La critique marxiste n’est pas assez radicale, le 26 novembre 2019 Bonjour, le mardi 26 novembre 2019 et,…

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Vidéo – La critique marxiste n’est pas assez radicale !

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Films-culte et milieu bancaire

La première des 6 leçons que j’ai données à l’Université catholique de Lille durant l’année académique passée, sur le thème « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain », était consacrée à 4 films dystopiques : On the Beach (Le dernier rivage), Terminator, Elysium et Interstellar.

J’ai retravaillé ces jours-ci cette leçon pour l’intégrer dans le livre que Vincent Burnand-Galpin et moi rédigeons en ce moment : État d’urgence. Comment sauver le genre humain.

Et cela m’a conduit à m’intéresser à la notion de « film culte ». Du coup je viens de revoir ces jours-ci V for Vendetta, Fight Club, et ce soir The Usual Suspects. Et si rien ne m’arrive d’ici-là, ce sera le tour demain du Rocky Horror Picture Show.

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Trends-Tendances, Éloge de Mario Draghi, le 31 octobre 2019

Éloge de Mario Draghi

Mario Draghi a quitté la semaine dernière son poste de président de la Banque centrale européenne.

Le 21 octobre, le Financial Times proposait un bilan de l’action du président par Valentina Romei et Martin Arnold, intitulé « Le mandat BCE de Draghi : Sauvant l’euro, défaillant sur l’inflation ».

Pourquoi défaillant sur l’inflation ? Deux personnes interrogées s’expliquent.

« Le plus grand paradoxe de Mario Draghi est qu’il a été l’un des plus actifs et des plus crédibles des banquiers centraux de l’histoire moderne, et pourtant il quittera la BCE avec l’un des pires palmarès en termes de ciblage de l’inflation », déclare M. Frederik Ducrozet, stratège chez Pictet Wealth Management.

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Lille, Comment lutter contre la financiarisation ?, le 3 juillet 2019 -Retranscription

Retranscription de Comment lutter contre la financiarisation ?, le 3 juillet 2019. Merci à Eric Muller !

Comment lutter contre la financiarisation ?

Je le sais des deux exposés qui ont précédé le mien, et je le subodore de ce que sais de ce que Roland [Perez] va dire, ce qui nous est proposé [ici], c’est des changements de comportement. Ce que je vais vous proposer moi, ce sont des changements dans la loi, des changements d’ordre juridique.

Quel avenir pour la société financiarisée ? Nous ne le disons pas explicitement mais nous le sous-entendons : un avenir très limité. Il a été question, bien entendu, de la transition nécessaire devant les vrais dangers qui se présentent. Ceci dit, je ne considère pas, moi personnellement, que la financiarisation soit la cause des difficultés dans lesquelles nous sommes. Il me semble que c’est un des symptômes d’un processus qui est d’une autre nature, que c’est un aboutissement, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de mesures qui puissent être prises, précisément, comme vous allez voir, pour faire que cette financiarisation diminue, peut-être dans un premier temps, et disparaisse, parce qu’il faut que nous revenions à cette conception ancienne, classique, de la finance comme le système sanguin de l’économie, et pas comme source de prédation extérieure sur les processus économiques.

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Le capitalisme financier fera-t-il un jour du social pour sauver sa peau ?, par Jean-Paul Vignal

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Ce n’est plus un secret pour personne que les quantitative easing à répétition des banques centrales n’ont pas donné les résultats escomptés sur la vigueur des économies occidentales, qu’ils s’avèrent incapables de restaurer malgré les sommes considérables déversées sur les marchés. Les raisons de cet échec sont multiples, mais elles sont pour l’essentiel liées au courtermisme obstiné des décideurs, qui préfèrent spéculer sur les actifs existants et même les rachats d’actions, que de prendre le risque d’investir dans la création de richesses nouvelles ou la transition écologique.

Les banques centrales savent qu’elles doivent donc trouver autre chose pour combattre l’inévitable prochaine crise, qui sera sans doute au moins aussi redoutable que celle de 2008, car les marges de manœuvre des Etats comme des banques centrales ont beaucoup diminué depuis. Les délocalisations et l’irruption des logiciels et des robots ont certes maintenu ou augmenté les marges bénéficiaires, mais ils ont aussi comprimé le revenu disponible des consommateurs à un niveau tel que la croissance n’est plus guère possible qu’à crédit, que ce crédit soit privé quand les consommateurs s’endettent personnellement, ou qu’il soit public quand les Etats s’endettent pour financer leur système de protection sociale.

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Lille, La financiarisation, le 3 juillet 2019

Commenter lutter contre la financiarisation ?

– Réintroduire la loi abrogée en 1885 qui interdisait les paris sur les fluctuations de prix des produits financiers (« spéculation » au sens de la loi)

– Faire du prêt à la consommation un service public (prêts à taux zéro)

P.S. Merci à Éric Muller d’avoir reconstitué mon intervention à partir de vidéos montées « à la tronçonneuse ».

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Trois choses qu’on ne sait pas : ce que Trump a promis en secret à Poutine, si Boris Johnson a menti à la reine et ce qui se passe vraiment sur les Money markets américains

Une première pour moi : un billet dont le titre est plus long que le billet lui-même.

Je vous en parle dès que j’y comprends quelque chose (Trump/Poutine ; money markets) ou qu’on connaît la réponse (verdict de la Cour suprême UK la semaine prochaine).

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20 septembre 12h38 – J’avance : ce n’est peut-être pas Poutine ; les secousses sur les money markets ont peut-être à voir avec des appels de marge sur d’autres marchés.

20 septembre 14h07 – Rappel : Le premier tome de mon ouvrage La chute de la météorite Trump (à paraître le mois prochain), s’intitule « Un objet populiste mal identifié (septembre 2015 – avril 2018) » ; en septembre 2018, lorsque j’ai clos le second tome , je l’avais intitulé « Haute trahison (mai 2018 – septembre 2018) ».

20 septembre 15h54 – D’après ce que l’on apprend ce matin, dans une conversation téléphonique avec le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, Trump aurait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à l’obtention d’informations compromettantes sur les affaires en Ukraine de Hunter Biden, fils de Joe Biden, candidat Démocrate aux présidentielles de 2020 – et ex-Vice-Président américain. Dans un entretien sur CNN tôt ce matin, Rudy Giuliani, avocat du Président, avait dit dans ce qui apparaît maintenant comme une défense anticipée, que si Trump avait conditionné l’aide américaine à l’Ukraine à une enquête sur Clinton et Biden, « ç’aurait été parfaitement approprié ». Il apparaît rétrospectivement que Trump préparait lui aussi l’opinion à la révélation, puisqu’il écrivait dans un tweet jeudi matin : « J’ai maintenant compris que pratiquement chaque fois que je suis au téléphone avec un dirigeant étranger, il y a beaucoup de gens qui écoutent appartenant à diverses agences U.S., sans compter celles de l’autre pays. Sachant tout ça, quelqu’un serait-il assez stupide pour croire que je dirais quelque chose d’inapproprié à un chef d’état alors que je serais sur un appel aussi potentiellement ‘densément peuplé’ ? » On saura sans aucun doute bientôt si Trump était au courant de ce ‘densément peuplé’ avant le 25 juillet ou simplement après.

(… à suivre).

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Trans-Mutation – Paul Jorion : A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?

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« La chute de la Bourse hier fait craindre une crise obligataire ! » C’est quoi ?

Tous vos journaux parlent à propos du plongeon hier des Bourses de « crise obligataire ». De quoi s’agit-il ?

Je vous l’ai déjà expliqué dans une vidéo l’année dernière : Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018, je vous recopie la partie qui répond à la question.

« On va avoir [on a] des obligations en quantité, ces obligations auront [ont] un prix, et ce prix baissera si les taux augmentent. Alors, en général, on vous dit, quand vous demandez une explication – « Pourquoi est-ce que, quand les taux augmentent, le prix des obligations baisse ? » – on dit : « Ben, c’est comme ça, voilà, et au contraire, si le prix des obligations augmente, eh bien, les taux d’intérêt baissent. » On ne vous explique pas pourquoi. Alors moi, je vous ai expliqué ça un million de fois, mais bon, je le répète encore aujourd’hui parce qu’il y a des gens qui verront ça pour la première fois.

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Pourquoi la Bourse plonge (en 2 mots)

En temps ordinaire, si vous prêtez de l’argent pour 2 ans, on vous versera disons 2% d’intérêts, et si vous prêtez pour 5 ans, disons 3% d’intérêts.

Ce sont des chiffres « comme ça », mais vraisemblables, en temps ordinaire.

Les économistes vous expliquent que si l’on paie davantage d’intérêts quand vous prêtez pour une plus longue période que pour une courte, c’est pour compenser votre souffrance : « vous vous privez » de la somme prêtée pour plus longtemps et votre douleur sera allégée à la pensée que vous recevrez davantage de sous.

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