Archives de catégorie : Finance

Macron est-il un banquier assimilable par la Gauche ?, par Jean-Baptiste Auxiètre

Le 6 mars 2020, M. Macron partage un repas dans un EHPAD de la région parisienne.

PJ : Il m’en est témoin : j’ai gardé sous le coude pendant 48 heures sa proposition de billet, hésitant à la publier. Mais un rapide calcul (corrigez-moi si je me trompe) m’ayant convaincu qu’étant mon neveu, nous partageons ± ⅓ de notre patrimoine génétique, et que la provocation fait partie de la tradition familiale…

Quand je dis « banquier », je ne parle pas ici d’un employé de banque, mais bien de quelqu’un qui arrive à financer une entreprise ou un État, voire plusieurs. 

Nous avons eu deux banquiers comme présidents de la République : Pompidou et Macron. Le premier a produit le tout-bagnole, le logement avec des barres pour se débarrasser des bidonvilles et la Défense… en trouvant les financements pour, en trouvant comme investisseurs les gros capitaux français de l’époque, de sources honnêtes et … malhonnêtes, mais pour obtenir le résultat… 
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1990 : Préhistoire parisienne du trading à haute fréquence

Ce qui deviendrait le trading à haute fréquence est né en parallèle au début des années 1990 en tant que trading algorithmique en divers hauts-lieux des marchés financiers, dont en particulier, Paris.

Trader (profil recherche) à la Banque de l’Union européenne (elle absorbera le groupe CIC), je mets au point mon logiciel à partir de février 1990. Je définis des stratégies de vente et d’achat automatique sur le marché à terme des obligations, des devises et des matières premières. Ces stratégies émergent d’une optimisation sur des « séries chronologiques » (de longues suites de prix de marché) à partir d’une philosophie. La présence d’un attracteur pour le prix [« ATTRAC » sur le formulaire ci-dessous] est l’une de ces philosophies ; une transposition aux vendeurs / acheteurs du modèle proies / prédateurs de Lotka-Volterra [« ITER »] en est une autre.
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Débat – Pandémie : Comment payer la dette ? Marie-Hélène Ska, Philippe Lamberts et Paul Jorion, le 25 novembre 2021

J’avais eu le sentiment durant le débat que la combinaison de la syndicaliste belge Marie-Hélène Ska, du député européen Vert Philippe Lamberts et du … Paul Jorion, avait produit un excellent résultat. Je viens de le réécouter, ce qui m’a conforté dans mon sentiment, et me conduit à le remettre « en tête de gondole ». Si vous disposez des 120 minutes nécessaires, je vous encourage à le regarder.

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Une crise mondiale de la dette est inévitable à terme. Que faire ?, par Alexis Toulet

P.J. Ne dites pas « phénix », dites « étalon-or », car plus sûrement encore que l’oiseau mythique, il ressuscite de ses cendres – même apparemment dissimulé dans une note sur le Blog de PJ (mais vous voyez, j’ai l’œil 😀 ).

Ce n’est pas seulement de dette publique qu’il faudrait parler, mais de l’ensemble des dettes y compris privées. Le total de l’endettement mondial était estimé en septembre dernier à 296 trillions de dollars, à comparer avec un PIB mondial 2020 de 84,5 trillions soit un rapport Dette / PIB de 350%. Même si l’économie mondiale devrait rebondir cette année, cela ne devrait pas beaucoup changer ce chiffre.

Mais à qui est due cette dette pourrait-on demander ? N’est-ce pas à nous-mêmes, puisqu’après tout aux dernières nouvelles nous ne nous sommes pas endettés auprès des Martiens ? Oui, c’est bien à nous-mêmes.
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Débat – Pandémie : Comment payer la dette ? Marie-Hélène Ska, Philippe Lamberts et Paul Jorion, le 25 novembre de 16h à 18h

Il nous est demandé à chacune et chacun trois définitions encadrant le point de vue que nous entendrons défendre. Voici les miennes.

PIB :
Le produit intérieur brut est la somme des valeurs ajoutées. Les valeurs ajoutées sont les profits : la différence entre le prix de vente et le prix de revient. Plus le rapport de force entre vendeur et acheteur est défavorable à l’acheteur, plus le vendeur peut imposer un prix de vente supérieur au prix de revient. Le second facteur déterminant du PIB, après le volume des transactions, est donc un rapport de force favorable aux vendeurs et défavorable aux acheteurs.

Concentration de la richesse :
La concentration de la richesse se mesure par le coefficient de Gini. Plus la richesse est concentrée, plus le ressentiment croît dans la population. Le coefficient de Gini d’une nation constitue ainsi une bonne mesure de son risque de guerre civile.

Niveau des taux d’intérêt :
Les taux grimpent quand l’économie est florissante, rappelant l’origine du taux dans la « part » : la part de richesse obtenue par le propriétaire dans l’ancien contrat de métayage ; les taux grimpent également quand l’économie est au fond du trou parce que les prêteurs, méfiants alors quant à la capacité des emprunteurs à rembourser, incluent dans le taux exigé une prime de risque « de crédit », de risque de non-remboursement.

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Association d’économie politique, « Comment lutter contre la financiarisation », le 3 juillet 2019

Le 3 juillet 2019, lors d’un congrès de l’Association d’économie politique, je présentais une communication intitulée « Comment lutter contre la financiarisation » dont vous retrouverez le texte ici.

Un volume d’actes du colloque vient de paraître en anglais chez Emerald Publishing sous le titre Rethinking Finance in the Face of New Challenges (excusez le globish).

Le texte en anglais (un peu étoffé par rapport au français) :

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Comment lutter contre la financiarisation ?, le 3 juillet 2019 – Retranscription

Retranscription de Comment lutter contre la financiarisation ?, le03 juillet 2019. Merci à Eric Muller !

Comment lutter contre la financiarisation ?

[…] Ce qui nous est proposé [ici], c’est des changements de comportement. Ce que je vais vous proposer moi, ce sont des changements dans la loi, des changements d’ordre juridique.

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Veille effondrement #105 – Votre finance, nos vies

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (Fayard 2016), pages 25-26 :

En 1933 déjà, Keynes dénonçait dans National Self-Sufficiency, une allocution prononcée à Dublin, notre incapacité à traiter les problèmes de société fondamentaux auxquels nous sommes confrontés autrement qu’en fonction du « combien cela rapporte » :

Le XIXe siècle a promu jusqu’à la caricature le critère que l’on appellera pour faire bref, « les résultats financiers », comme test permettant de déterminer si une politique doit être recommandée et entreprise dans le cadre d’une initiative d’ordre privé ou public. Le destin personnel s’est transformé en une parodie du cauchemar d’un comptable. Au lieu d’utiliser leurs ressources techniques et matérielles désormais beaucoup plus vastes pour construire une cité idéale, les hommes du XIXe siècle construisirent des taudis, et ils pensèrent que bâtir des taudis était la chose juste et recommandable, parce que les taudis, à l’aune de l’entreprise privée, « cela rapporte », alors que la cité idéale aurait été selon eux un acte fou d’extravagance, qui aurait, dans le vocabulaire imbécile du monde financier, « hypothéqué l’avenir ».

La peste de la marchandisation se manifeste dans tous les domaines : éducation, politique médicale, recherche scientifique, rien n’échappe désormais à la logique commerciale de maximisation du profit. Nos dirigeants, alignant leurs comportements sur ceux du monde marchand, n’envisagent d’assurer la survie de notre espèce que dans une perspective purement commerciale : en termes de « droit à polluer » ou de « droit à détruire », chacun de ceux-ci ayant un prix que le marché se fera un plaisir de déterminer. Un dirigeant d’entreprise quittant sa firme exigera lui des millions en compensation du fait qu’il ne cherchera pas à saboter l’activité de celle-ci en travaillant pour la concurrence, comme si la décence ordinaire dont parlait George Orwell ne suffisait pas à définir un cadre à son comportement futur. La malhonnêteté étant la voie du profit, elle est devenue la norme, et un dirigeant d’entreprise exige en conséquence d’être rémunéré pour se conduire honnêtement.

Nos systèmes de valeur ont été évacués et remplacés par une logique pure de profit. Mais celle-ci peut-elle garantir la survie de notre espèce, confrontée à des défis considérables en matière environnementale, ou comme conséquences de la fragilisation croissante de notre système financier en proie aux paris démesurés sur la variation des prix, ou de la disparition de l’emploi devant l’avancée des systèmes informatiques, robots et logiciels ?

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E-Lucid – FINANCE et autres FLÉAUX : face à l’EFFONDREMENT, quel avenir pour l’HUMANITÉ ? – Retranscription

Paul JORION, dissident de la finance et « prophète » de la crise de 2008, nous dresse son bilan à l’heure où des crises de toute nature s’enchainent et se multiplient dangereusement.
De la finance devenue folle, aux catastrophes climatiques à venir, l’humanité a-t-elle encore une chance de sortir du déni, pour créer un avenir meilleur ?

L’article, avec la documentation : c’est ici.

La retranscription par Romain Vitorge (merci à lui !) se trouve ici :
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Vidéo – C’est quoi la spéculation financière et pourquoi menace-t-elle notre économie ?

Je me trompe dans les dates : levée de l’interdiction de la spéculation

– en Suisse : 1860
– en Belgique : 1867
– en France : 1885

Vous trouvez tout ça dans Le capitalisme à l’agonie (Fayard 2011), pages de 194 à 217

FASB :  Financial Accounting Standards Board  = Conseil des normes comptables financières

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E-Lucid – FINANCE et autres FLÉAUX : face à l’EFFONDREMENT, quel avenir pour l’HUMANITÉ ?

Paul JORION, dissident de la finance et « prophète » de la crise de 2008, nous dresse son bilan à l’heure où des crises de toute nature s’enchainent et se multiplient dangereusement.
De la finance devenue folle, aux catastrophes climatiques à venir, l’humanité a-t-elle encore une chance de sortir du déni, pour créer un avenir meilleur ?

L’article, avec la documentation : c’est ici.

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