Archives de catégorie : Finance

L’Écho – Comment légitimer la politique de l’offre et la théorie du ruissellement ? le 12 mars 2019

Le ruissellement suppose le pouvoir d’achat

La « politique de l’offre » – que l’offre créera automatiquement sa demande, puisque la production engendrera les salaires de ceux qui produiront – tout comme la « théorie du ruissellement » – qui veut que les plus riches, par leurs achats, subventionnent automatiquement les moins riches qui produiront – négligent cependant chacune un élément essentiel, la première, que les salaires générés devront être d’un niveau suffisamment élevé pour que les salariés achètent la totalité des biens et des services qui seront offerts, et la seconde, celle du ruissellement, qu’il faut pour qu’elle soit valide, que l’économie puisse absorber en tant qu’investissement rentable toute la richesse que les détenteurs de capitaux ont la capacité de mettre à sa disposition.

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Trends-Tendances : Peut-on prévoir les crises financières ? le 7 mars 2019

Peut-on prévoir les crises financières ?

Didier Sornette, physicien français dirigeant un département à l’Institut polytechnique de Zürich, s’est fait une spécialité de prévoir quand les bulles financières éclatent.

Une bulle se développe quand une majorité d’intervenants sur un marché se convainquent à juste titre que le prochain prix sera supérieur au prix actuel. Alors un ask, un prix réclamé par un vendeur, plus élevé que le prix actuel, trouvera un bid, un prix offert par un acheteur, prêt à le suivre à la hausse. Et la bulle enflera aussi longtemps qu’il restera des acheteurs prêts à embrayer pour des prix plus élevés.

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Espace Éthique/Île-de-France, Prédire les crises financières, demain lundi 4 mars à 18h30

À partir de mon expérience d’avoir prédit la crise des subprimes (2004-05), et de chercheur en Intelligence Artificielle (1987-90), je tenterai de définir les principes d’une IA qui prédirait les crises financières qui ne soient pas de simples phénomènes de bulles (pour celles-là, voir les travaux de Didier Sornette).

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L’esprit d’équipe dans les milieux d’affaires

Ouvert aux commentaires.

Dans un article du Washington Post en date du 19 février, consacré à Dan Coats, Directeur du Renseignement national américain : Trump grows frustrated with Coats, leading some to fear he might be fired, de la plume de Shane Harris, Josh Dawsey et Ellen Nakashima, on pouvait lire ceci :

Un conseiller qui s’est entretenu avec le président durant le week-end a fait savoir que Trump est toujours « enragé » par le témoignage de M. Coats au Congrès le mois dernier sur les menaces à la sécurité nationale, estimant que le directeur du département avait sapé l’autorité du président lorsqu’il avait fait part des évaluations de la communauté du renseignement quant à l’Iran, la Corée du Nord et l’État islamique, évaluations qui sont en contradiction avec un grand nombre de déclarations publiques de M. Trump. […]
… en privé, le président ne décolérait pas, il a confié ce week-end à ce conseiller que Coats, un ancien sénateur républicain de l’Indiana, n’est « pas loyal », « il ne fait pas partie intégrante de l’équipe ».

J’écrivais en septembre 2010 dans un article de la revue Le Débat (aux pages 136 et 137 du N° 161) :

… de quel terme désigne-t-on, parmi les décideurs, cet esprit de tolérance à la fraude que je viens d’évoquer ? « Esprit d’équipe ». « L’individu en question ne fait pas preuve d’esprit d’équipe » est le langage codé utilisé dans ce monde des établissements financiers pour désigner celui qui fait preuve de probité et désapprouve les tentatives de fraude.

Repris dans À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ? Fayard 2017 (à la page 84).

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (XII) La culture orale des milieux financiers

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Bonsoir, merci pour votre exposé. Dans le monde d’aujourd’hui, il y a des pouvoirs qui sont évidents, militaire, politique, médiatique, et financier naturellement. Alors sur le plan militaire, politique et médiatique, ça me paraît assez transparent – quoique ça dépende des régimes politiques, ça dépende les médias – mais sur le plan financier, ça me paraît très obscur. Je voulais savoir quelle était la place des banques centrales, quelle est la place de la Fed, du FMI, et surtout la place des richesses privées vis-à-vis de toutes ces institutions qui ont le pouvoir financier.

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (VIII) Comment se déterminent les taux d’intérêt ?

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Question de la salle : Je ne suis pas une économiste mais, tout de même, sauf erreur, la rente avant 1914 rapportait entre deux et trois du cent. Est-ce que le marasme économique actuel ne vient pas, justement, des taux exorbitants que prélève le capital, et est-ce que ça n’est pas accentué par le fait qu’on a autorisé les banques à créer, en quelque sorte, de la monnaie virtuelle chaque fois qu’elles accordent un prêt ?

PJ : C’est vrai que les banques centrales ont pu fonctionner de manière correcte au fil des siècles parce qu’elles produisaient de l’argent supplémentaire à mettre dans le système au prorata de la richesse véritablement créée. Pourquoi est-ce qu’elles l’ont fait ? Et bien, c’est parce que leur rôle principal était un rôle de stabilité de la monnaie : il fallait, dans le monde du travail, le monde de la production, il fallait qu’il ne faille pas à tout moment augmenter les salaires ou les baisser pour que les choses fonctionnent. La stabilité des prix était très importante, et les banques sont arrivées à le faire, en faisant que les masses monétaires reflètent effectivement la richesse créée. 

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (I) La crise des subprimes

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Bonsoir à tous.

Vous êtes nombreux ce soir à vouloir savoir comment se débarrasser du capitalisme. Nous remercions M. Paul Jorion d’avoir accepté l’invitation de l’association Aussitôt Dit, et M. Gérard Dubouchet de bien vouloir animer cette rencontre. Nous vous rappelons que ces conférences de l’hôtel de ville sont organisées par l’association de philosophie Aussitôt Dit, en partenariat avec le Centre Max Weber ainsi que La Rotonde École des mines, avec le soutien de la ville de Saint-Étienne et du département de la Loire.

GD : Bonjour à tous. Nous avons le plaisir d’accueillir Paul Jorion. Je serai donc relativement court pour ne pas empiéter sur le temps de Paul Jorion, sa présence qui est, quand même, relativement rare. Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (I) La crise des subprimes

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Le Média, Comment les « Élites » nous mènent au désastre – Paul Jorion, le 8 janvier 2019 – Retranscription

INTERVIEW Paul JORION

Théophile KOUAMOUO

« La nature humaine est ainsi faite : nous voulons sonder l’avenir en début de l’année surtout. C’est le temps de la prospective, des prévisions et des prédictions. Au Média nous avons voulu donner la parole à Paul Jorion qui est entré dans l’histoire pour avoir prévu plusieurs années à l’avance la crise des subprimes de 2008 et la grosse crise financière qui a suivi. Nous n’allons pas solliciter de sa part des prophéties en exclusivité mais plutôt demander à cet ancien trader qui est aussi anthropologue, bon connaisseur de l’informatique et de l’Intelligence Artificielle, enseignant à l’Université Catholique de Lille, de nous dire quelles sont les thématiques ou plutôt les signaux faibles qu’il scrutera le plus attentivement dans les mois qui viennent.

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Le Média, COMMENT LES « ÉLITES » NOUS MÈNENT AU DÉSASTRE – PAUL JORION, le 8 janvier 2018

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« Eviter l’effondrement : mettre la finance au service de la transition écologique », par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

« Eviter l’effondrement : mettre la finance au service de la transition écologique »

Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Pour l’ouvrage collectif des 10 ans de Trans-Mutation

Le think tank I4CE (Institute for Climate Economics) chiffre à 6 000 milliards d’euros au niveau mondial les investissements annuels nécessaires ces quinze prochaines années pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré et financer la transition écologique. Mais nous sommes aujourd’hui très loin du compte. Et ces chiffres ne prennent pas en compte la deuxième exigence écologique majeure avec la réduction des gaz à effet de serre : la préservation de la biodiversité. Aucun chiffrage sérieux n’existe, mais le défi exige certainement des investissements tout aussi importants.

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Le Monde / L’Écho – Les modèles mathématiques comme alibis ? le 5 novembre 2018

Les modèles mathématiques comme alibis ?

Le Monde : La notation du risque, faux nez de l’industrie bancaire

Le FICO score, du nom de la Fair, Isaac & Co. de San Francisco, a joué dans la crise des subprimes de 2008 un rôle souvent ignoré. Attribué à chaque ménage aux États-Unis, et fruit des réflexions de deux mathématiciens appliqués du Stanford Research Institute : William Fair et Earl Isaac, le FICO a contribué depuis ses débuts en 1989 à donner une aura de scientificité à l’évaluation du risque de crédit dans le prêt à la consommation aux États-Unis.

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Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018 – Retranscription

Retranscription de Grandes prophéties : Fin du capitalisme (2009), le 11 octobre 2018. Merci à Eric Muller !

Bonjour, nous sommes le jeudi 11 octobre 2018, et aujourd’hui, ma petite causerie aura un titre assez long : dans la série Les Grandes Prophéties de l’Oncle Paul, « 2009 – fin du capitalisme ».

Alors, vous le savez, je suis en effet connu comme prophète : c’est ça qui a fait ma réputation. J’ai annoncé dans les années 2005-2006 une grande crise du capitalisme américain qui serait liée au marché de l’immobilier, et tout particulièrement le secteur que j’ai appelé « sous-prime » et qu’on a appelé subprime depuis, parce qu’on n’a pas traduit. Et voilà.

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