Archives de catégorie : Grand Tournant

Le double effet Kiss Cool de la novlangue néolibérale, par Roberto Boulant

Billet invité

Comme l’a démontré Stéphane-Samuel Pourtalès dans son billet à propos de la dernière « saillie drolatique » de l’inénarrable M. Macron, « La vie d’un entrepreneur est bien souvent plus dure que celle d’un salarié », le néolibéralisme glorifie le nouveau chevalier des temps modernes : l’Entrepreneur ! Celui qui se bat avec courage contre l’adversité, qui n’a pas peur de retrousser ses manches pour innover, et qui non seulement crée de nouveaux produits et services, mais tel Dieu le père, est capable de faire apparaitre de nouveaux écosystèmes ! Continuer la lecture de Le double effet Kiss Cool de la novlangue néolibérale, par Roberto Boulant

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Revenu de base : LA BRISE INDÉCISE DES TEMPS NOUVEAUX, par François Leclerc

Billet invité.

Le revenu de base pour chaque citoyen sans condition de ressources est une idée qui trotte dans l’air sous différentes formes et avec différentes intentions, les bonnes et les moins bonnes. Dernier pays en date à l’étudier, la Finlande qui envisage de la tester en 2017.

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L’irréaliste utopie, ou bien la très réaliste extinction de l’espèce ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

Sans doute est-il maintenant évident pour (presque) tout le monde, que la démocratie représentative est arrivée au terme de son évolution, qu’elle en est au stade de l’autodestruction à grands coups de Trump et de vagues marines.

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LE MARCHÉ DE L’ESPACE EST OUVERT ! par François Leclerc

Billet invité.

Barack Obama a signé fin novembre le « Space Act », et une nouvelle ruée vers l’or peut commencer. Désormais, toute ressource trouvée par une entreprise américaine sur une autre planète que la Terre ou un astéroïde lui appartient. La conquête de l’espace n’est plus réservée à la coopération scientifique – à connotation de compétition politique – mais devient un business de plein exercice.

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J’ai reproduit tout à l’heure sur le blog un commentaire de Joan Robinson relatif à son mentor :

Le principal problème de Keynes était qu’il était un idéaliste. Il pensait qu’aussitôt que les gens auraient compris sa théorie, auraient compris comment le système capitaliste fonctionne véritablement, ils se comporteraient de manière raisonnable et géreraient le système de telle sorte que des effets positifs en résultent, et en particulier un niveau d’emploi élevé et stable. […] Keynes était un innocent qui croyait qu’une théorie intelligente prévaut sur une autre qui est stupide. Mais il va de soi que dans le monde réel l’impact d’une politique ne découle pas d’une compréhension intelligente de l’économie mais du jeu des intérêts particuliers et du désir de défendre le capitalisme contre les courants de pensée radicale de chaque époque.

J’ai fait de cette citation le centre de l’épilogue de mon Penser tout haut l’économie avec Keynes (2015), dont la question qui l’ouvre est : « Quel pourrait être l’impact d’un livre comme celui-ci ? »

Ce sont bien entendu un « idéalisme » et une « innocence » comparables à ceux de Keynes qui m’ont conduits à lancer mon blog le 28 février 2007. J’imaginais qu’expliquer « comment cela marche vraiment » aurait un impact sur la manière dont les choses se dérouleraient par la suite. Je souscrivais au credo de Keynes : « obtenir des résultats en disant la vérité violemment et brutalement, cela finira par marcher, même si c’est avec lenteur ».

Le blog aura neuf ans en février prochain et ces neuf années m’ont convaincu de la vanité du projet. Je conclus ma chronique à paraître la semaine prochaine dans Le Monde et dans L’Écho par ces mots : « Hegel a attiré notre attention sur le fait que nous, peuples et gouvernements, n’apprenons rien de l’histoire. La raison en est désormais connue : c’est que cela contreviendrait aux intérêts de la Banque. »

Le pire que l’on pût imaginer en septembre 2008 si aucun enseignement n’était tiré, c’était la guerre, or elle est à nos portes, si ce n’est déjà dans nos demeures. Et la démocratie, mise au rancart à une vitesse qui même moi me surprend.

J’ai écrit sur ce qu’il faudrait réformer dans la finance et dans l’économie et comme rien ne se passait j’ai entrepris la rédaction d’un ouvrage sur l’effondrement devenu du coup inéluctable, intitulé Le dernier qui s’en va éteint la lumière, à paraître en 2016. J’y écris :

Bien sûr, le risque existe que ce soient seulement les robots qui sachent un jour que ce sont nos « z’élites » qui auront empêché que l’on sauve l’espèce en amorçant le Grand Tournant tant qu’il en était encore temps. Il sera évidemment rapporté dans les livres que les robots écriront et qu’ils liront eux-mêmes, qu’il y avait bien quelques Cassandre isolé(e)s, rencontrant un succès d’estime, pour gueuler jusqu’au bout parce qu’ils s’opposaient à ce que cela se termine de cette manière minable, et pour une raison qu’ils peinaient à justifier à l’aide d’arguments robustes et rationnels, mais qui était une sorte d’attachement sentimental au genre humain : parce que les gens qu’ils aimaient bien en faisaient partie tout comme eux-mêmes. C’est tout.

J’y écris aussi :

Si j’échoue ici : si je convainc seulement ma lectrice ou mon lecteur que l’aventure est terminée, j’espère lui avoir au moins apporté au passage la consolation : avoir rassemblé des éléments qui lui auront permis, à titre personnel, de faire le deuil de l’espèce humaine, une aventure qui, quoi qu’on en pense au bilan, aura marqué l’histoire de l’univers. Il y a tant de planètes en effet où il ne se passe rien de fort intéressant.

J’estime avoir fait ce que j’ai pu, même si cela devait s’avérer rétrospectivement, insignifiant. La fonction du blog à mes yeux était d’amorcer et de faciliter un Grand Tournant. Dans cette fonction, il a échoué : l’effondrement a lieu sous nos yeux et l’intérêt qu’il pourrait y avoir à continuer d’en faire la chronique quotidienne, me semble loin d’être évident.

L’extinction est probable mais comme le rappelle la sagesse populaire : « le pire n’est jamais sûr », et comme notre espèce a toujours été au mieux de sa forme quand il s’agissait de rebâtir sur des décombres, je vais consacrer le temps qu’il me reste à penser l’après-effondrement. Je vous tiendrai au courant, par un moyen ou un autre.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 9 OCTOBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 9 octobre 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 9 octobre 2015. Et hier, dans la journée, j’ai eu l’occasion de repenser à Monsieur Jérôme Kerviel. Pourquoi ? Eh bien, je lisais l’audition du patron de Volkswagen aux Etats-Unis. Pas celui qui a démissionné ni celui qui l’a remplacé, mais celui qui est patron de la compagnie automobile aux Etats-Unis.

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Le temps qu’il fait le 9 octobre 2015

Pourquoi l’affaire Volkswagen rappelle l’affaire Kerviel
L’ultralibéralisme est-il un mécanisme biologique de mortalité dépendant de la densité ?
Si oui, Nicolas Hulot doit en tenir compte

Blog de PJ : NICOLAS HULOT : Osons !, par Philippe Soubeyrand, le 8 octobre 2015

Et si vous doutiez du fait que l’ultralibéralisme tue, pas seulement à l’étranger mais chez nous …

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 1er OCTOBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 1er octobre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le jeudi 1er octobre 2015, et quelqu’un me posait la question récemment en disant : « Comment ça avance cette histoire de votre licenciement à la VUB ? », je lui répondais, je disais : « Ce sont les ancêtres qui s’en occupent. ». Et comme il ne comprenait pas ce que je voulais dire précisément, je lui dis : « Ce sont les morts, ce sont les gens qui sont morts qui s’occupent de cette affaire !». Ça reste encore un petit peu mystérieux, mais ce que je veux dire c’est que : c’est l’histoire qui s’occupe maintenant de cela. Et l’histoire, c’est quoi ? Eh bien c’est mon grand-père qui est mort, il y a très longtemps, dans les années 60, c’est mon père qui est mort en 2002, c’est moi, il y a très très très longtemps, voilà, qui s’occupent de cette affaire.

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