Archives de catégorie : sociologie

Réforme ou révolution ?

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Pourquoi le Medef invite-t-il Marion Maréchal plutôt que Paul Jorion ?
Quelle influence peut-on avoir sur le cours des choses ?

Blog de Paul Jorion : Le nazisme était-il un anticapitalisme ? le 6 mai 2017
Blog de Paul Jorion : Grande tragédie et petit drame, le 10 octobre 2007
Blog de Paul Jorion : Sémiotique de la crise, par Jean Maxence Granier, le 18 février 2009

Le nom que j’oublie, l’élève de Keynes : Joan Robinson (1903 – 1983)

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Pourquoi les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? On a trouvé la réponse

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Un excellent article dans le Financial Times, Chore wars: why do women still do more housework ?, « La guerre des corvées », par Gavin Jackson, résout la question à mille francs : pourquoi – quelles que soient les cultures – et même en présence d’efforts louables de part et d’autre, les femmes consacrent-elles plus de temps aux tâches ménagères que les hommes ? Gavin et sa copine Gabi ont rempli des fiches quotidiennes de budget-temps qu’ils ont fait analyser ensuite par une équipe de sociologues.

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Macron et les Gilets Jaunes – I. L’Autre et le Tiers, par Dominique Temple

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I. L’Autre et le Tiers

Lors du “Grand débat” réservé aux intellectuels[1] qu’il avait invités, Emmanuel Macron, Président de la République, estimait que dans une société libérale la question du choix individuel est oblitérée du fait de la tension entre la liberté de chaque individu et la liberté de l’autre lorsqu’il n’y a pas de contrainte collective qui en limite l’arbitraire car dès lors on ne peut juger les choix d’autrui que comme attentatoires à l’idée du commun que l’on se fait de ce qui doit être partagé.  À moins que ces intérêts soient identiques, les définitions du commun sont l’enjeu de forces divergentes en fonction de la différence de ces intérêts. Il veut, assure-t-il, l’épanouissement de la liberté de chacun, normé par la vérité objective. Son projet est la coordination des efforts des uns et des autres, aussi différents soient-ils, pourvu qu’ils contribuent au destin commun en raison de leur complémentarité pour réaliser des objectifs identifiés collectivement. Le commun doit assurer le développement d’un destin individuel dans un destin collectif. Admettons ! Mais se pose la question de savoir qui peut s’approprier légitimement la définition du commun pour pouvoir lui imposer des limites collectives ?

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Le peuple roulé dans la farine : c’était déjà le cas en 1904

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Ce qui suit est un passage d’un livre de Thorstein Veblen (1857 – 1929), sociologue et économiste américain marginal, publié en 1904 sous le titre The Theory of Business Enterprise.

Le gouvernement représentatif veut dire, essentiellement, la représentation des intérêts commerciaux. Le gouvernement travaille généralement dans l’intérêt des hommes d’affaires avec une unicité d’objectif assez constante. Et, dans sa sollicitude pour les intérêts des hommes d’affaires, il est soutenu par l’opinion publique, car il y a une certaine conviction naïve, inconditionnelle, répandue dans le peuple, selon laquelle les intérêts matériels de la population coïncident, d’une manière occulte, avec les intérêts pécuniaires des hommes d’affaires qui vivent à l’intérieur du champ d’action des mêmes règles gouvernementales.

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Contributions express à deux débats : « intérêt à », « décroissance »

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1° Le comportement des gens est déterminé par leurs intérêts

La distinction entre « intérêt pour » (objet d’attention) et « intérêt à » (praxis) me semble sans … intérêt (pour) : il s’agit d’un cas banal de polysémie, un mot ayant plusieurs sens (Larousse : « Les mots les plus fréquemment utilisés sont le plus souvent polysémiques »).

L’intérêt à faire X pour Y, c’est l’inscription par Y de l’acte X dans sa stratégie de vie (survie individuelle + reproduction) telle que conçue (énoncée) par elle ou lui. 

P.S. Les gens peuvent se tromper : « Jules est un imbécile : il aurait intérêt à épouser Agathe ! » 

2° Prôner la décroissance

D’accord bien entendu sur tous vos objectifs, mais pas d’accord – tu t’en doutais je suppose – sur le cadre politique, ou plutôt l’absence de réflexion politique, typique d’ailleurs des approches écolo de la décroissance : on fait décroître et tout s’arrange, « Se mettre d’accord sur une baisse massive des émissions de CO2, c’est se mettre d’accord sur la manière d’organiser une récession mondiale ». Oui, et alors ? Quid du capitalisme qui ne peut fonctionner sans la croissance qui produit la rente ? Quid de la comptabilité qui ignore les externalités négatives ? Quid du droit de propriété qui sert de cadre à l’abusus des entreprises ? Quid de la spéculation qui détourne la moitié du financement possible de l’économie 

La concentration actuelle de la richesse rend pour moi toute tentative de solution illusoire si elle n’est pas réglée en premier. Il faut

1° redistribuer la richesse
2° réinjecter dans l’économie sous forme de salaires la moitié de la richesse mobilisée aujourd’hui par la spéculation
3° pour empêcher que l’inflation n’efface en tant que pouvoir d’achat l’augmentation des salaires, faire baisser les dividendes et les bonus extravagants dans la même mesure exactement

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Les grands ratés de l’histoire : la réponse de l’École historique à Carl Menger et sa « Querelle des méthodes »

Si vous avez quelques notions de « science » économique, vous connaissez la version officielle : « Dans les années 1870, grâce à l’approche marginaliste, le discours ambigu de l’économie politique trouva sa transposition en une véritable science : la science économique, et ceci simultanément avec Stanley Jevons en Grande-Bretagne, l’Autrichien Carl Menger dans le monde germanophone, et Léon Walras dans le monde francophone. Continuer la lecture de Les grands ratés de l’histoire : la réponse de l’École historique à Carl Menger et sa « Querelle des méthodes »

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Victoriens du smartphone : De la pruderie du discours ambiant et des codes qui la sous-tendent, par Timiota

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Peut-on tenir un discours sur le discours ambiant « prude et victorien » (cf. « Le temps qu’il fait » du 22/12 vers la minute 7’25 ») qui s’abstraie de son contenu désigné auquel on souscrit forcément : « Oui il faut limiter les violences et harcèlements faits aux mineurs, femmes, minorités » ? Je m’y essaye, car il existe sans doute des déterminants autres que « l’état imparfait de la société » qui président à la teinture de ce discours.

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« Homo regionalis » selon Todd, adorable cancre ou détestable crack, par Timiota

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Commentaire sur Où en sommes nous ? Une esquisse de l’histoire humaine, Emmanuel Todd édité au Seuil (2017).

C’est le personnage d’un Todd équilibriste, chat de gouttière et grand radiographe du paquet de sapiens en format familial XXL que son nouvel ouvrage Où en sommes-nous ? Une esquisse de l’histoire humaine fait ressortir. Continuer la lecture de « Homo regionalis » selon Todd, adorable cancre ou détestable crack, par Timiota

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La sociologie rurale et le tueur de Las Vegas

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On reproche souvent à mon ami Todd ce qui semble s’apparenter chez lui à des affirmations à l’emporte-pièce, comme d’interpréter la géopolitique présente à partir de structures dont nous avons perdu jusqu’au souvenir, comme les formes anciennes d’organisation familiale. Continuer la lecture de La sociologie rurale et le tueur de Las Vegas

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« Les prédateurs au pouvoir » des Pinçon-Charlot, par Bruno Lecœur

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Le dernier ouvrage du couple de sociologues Pinçon vient de paraître en ce mois de mai 2017. Une soixantaine de pages pour 8€. Chère la ligne me direz-vous, mais cet ouvrage est un résumé, un condensé, argumenté, chiffré, de ce qui est justement dénoncé sur le blog de PJ depuis des années.

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Max Weber et l’origine du capitalisme dans des représentations

Le juriste devenu économiste Max Weber (1864-1920) est considéré comme l’un des pères fondateurs de la sociologie. Il s’est intéressé en particulier à l’origine du capitalisme et à son fondement dans des formes culturelles de représentation véhiculées par les individus.

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Hegel et la Réciprocité, par Dominique Temple

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Hegel dit dans La raison dans l’histoire : « Tout ce qui existe dans le sentiment est entièrement subjectif et ne peut se manifester que d’une manière subjective. Si quelqu’un dit : c’est mon sentiment, un autre a un droit égal à lui répondre : ce n’est pas le mien ; l’on se met ainsi hors du terrain commun. Le sentiment ne conserve ses droits que dans les affaires strictement particulières. Mais vouloir défendre une cause en affirmant que c’est le sentiment commun des hommes est une entreprise qui contredit le point de vue du sentiment lui-même, car ce point de vue est celui de la subjectivité particulière ».

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Présidentielle il faut que ça change ! Un candidat antisystème pourrait-il sauver l’écosystème ? par Jean François Le Bitoux

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Un candidat antisystème pourrait-il sauver l’écosystème ? C’est loin d’être évident tant les mécanismes de la bureaucratie divisée en multiples strates au sein d’un millefeuille tout puissant sont incompatibles avec l’approche holiste et humble de toute analyse écologique qui révise continuellement la hiérarchisation des priorités pour entretenir une biodiversité en fonction de l’évolution des milles paramètres subis. Continuer la lecture de Présidentielle il faut que ça change ! Un candidat antisystème pourrait-il sauver l’écosystème ? par Jean François Le Bitoux

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John Stuart Mill et Jésus de Nazareth, par Dominique Temple

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« Dans la règle d’or de Jésus de Nazareth, nous retrouvons tout l’esprit de la morale de l’utilité. Faire ce que nous voudrions qu’on nous fît, aimer notre prochain comme nous-mêmes : voilà qui constitue la perfection idéale de la moralité utilitariste… » John Stuart Mill, Utilitarisme II ; 4è objection.

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