Archives de catégorie : transhumanisme

La nécessité étant la mère de l’invention – et de Skype en particulier…

La nécessité étant la mère de l’invention… j’ai donné ce matin une de mes leçons à l’Université catholique de Lille par Skype.

Trois heures sur le transhumanisme : ses sources, de la Bible à Nietzsche, en passant par les Scolastiques, les penseurs des Lumières, le scientisme du XIXe siècle, les cosmistes russes, posthumanistes vs transhumanistes, etc.

Si ça intéresse en nos temps troublés votre institution, votre club, etc., n’hésitez pas à me le signaler. J’ai découvert un avantage de cette formule, auquel je n’avais pas pensé : je peux trouver à l’instant l’information qui me manque dans ma bibliothèque autour de moi.

Ma prochaine leçon en avril pour les mêmes étudiants, sur l’Intelligence Artificielle, est déjà prête. Si nous avons de la chance je serai assis en face d’eux. Avec moins de chance, nous ferons comme aujourd’hui avec eux dans une salle à 685 km de moi. Et avec beaucoup moins de chance, nous serons chacun chez nous, à notre adresse Skype.

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Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020 – Retranscription

Retranscription de Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020. Bonjour, nous sommes le lundi 24 février 2020 et, aujourd’hui,…

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Les attitudes possibles devant la menace d’extinction (VI) La colonisation de l’espace

Ouvert aux commentaires. Rappel : acceptation ; frugalité ; eugénisme et exterminisme ; le progrès ; le survivalisme. VI. La…

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Les attitudes possibles devant la menace d’extinction (IV) Le progrès l’emportera

Ouvert aux commentaires. Rappel : acceptation ; frugalité ; eugénisme et exterminisme. IV. Le progrès l’emportera  Quatrième option : IV.…

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Les attitudes possibles devant la menace d’extinction (III.b. & III.c.) L’eugénisme et l’exterminisme

Ouvert aux commentaires. Rappel : options I et II ; option III.a. III.b. L’eugénisme, à la différence de l’exterminisme, vise…

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Les antihumanismes et la survie de l’espèce

Ouvert aux commentaires. On assiste depuis quelque 150 ans à la montée en puissance de différentes réflexions généralement appelées «…

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Le citoyennisme et ses limites, par Vincent Burnand-Galpin

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Le citoyennisme est très souvent une réaction spontanée à la désillusion devant la gestion effective de l’État. Autrement dit, si l’État ne peut rien, le citoyennisme affirme que c’est aux citoyens de s’organiser entre eux pour être directement acteurs du changement attendu. L’idée fondamentale du citoyennisme est d’atteindre la masse critique nécessaire pour engager un basculement des comportements de l’ensemble des individus d’une société.

Cette philosophie était assez présente jusqu’à peu au sein du militantisme écologique : c’était la position notamment du directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard. Dans son livre, Les Veilleurs du ciel, publié en 2015, il dessine sa philosophie d’action. Selon lui, il ne faut plus rien attendre des États sur les questions de l’environnement. Ayant observé de très près plusieurs COP, il note leur inefficacité la plus totale depuis trente ans.

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Louvain-la-Neuve, À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?, le 30 août 2019 – Retranscription

Retranscription de À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ?, le 30 août 2019.

Merci d’être là. !

La prise de conscience

Vous venez d’écouter, d’entendre, peut-être même d’apprendre un certain nombre de choses. En effet, les faits sont là. Si j’étais moi, Antoine, je dirais : « Non, ce n’est pas une crise. Non, ce n’est pas un effondrement. C’est seulement, mon général, une extinction ».

Ça me rappelle qu’effectivement – il y a été fait allusion tout à l’heure – quand j’ai écrit ce livre en 2015, qui est paru en 2016, qui s’appelait Le dernier qui s’en va éteint la lumière, l’éditeur, pour qu’on sache de quoi il s’agit, si le titre n’était pas suffisamment éloquent, a voulu mettre ce bandeau « Essai sur l’extinction ». La question s’est posée à ce moment-là. Est-ce que c’était une bonne idée ou non ? Parce que ça a fait rire un certain nombre de personnes et c’était seulement il y a 3 ans, seulement il y a 3 ans.

C’est pour ça que quand on me dit parfois : « Vous ne regrettez pas de prêcher dans le désert ? », je dis : « Non, les choses vont très très vite ! ».

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Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », Le transhumanisme – Retranscription

Retranscription de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », 2eme de six conférences, Le transhumanisme est-il la nouvelle religion d’une technologie triomphante ?, le 11 décembre 2018. Merci à Eric Muller ! Les premières minutes manquent. Le transhumanisme y est situé dans plusieurs traditions de la pensée occidentale, qui se chevauchent partiellement : l’individualisme, l’« esprit des Lumières ». Ouvert aux commentaires

[… ] Parfois, les auteurs renvoient à des penseurs, par exemple Jean-Jacques Rousseau, ou Nicolas de Condorcet sur la notion de perfectibilité, c’est-à-dire de la capacité de l’homme à se perfectionner lui-même – une réflexion qui est parfois fondée d’ailleurs sur un parallèle avec la domestication – nous avons domestiqué certains animaux pour en tirer parti ; les chiens pour le plaisir de les avoir avec nous à la chasse ou défendre nos maisons, les cochons pour les manger et les vaches pour les manger ou en tirer du lait. Ces espèces ont connu une évolution tout à fait particulière : la vache ne ressemble plus fort à l’auroch – sauf par quelques traits extérieurs – le cheval que nous avons aujourd’hui n’est plus le cheval sauvage que nous connaissions autrefois. La domestication est un processus qui conduit à une évolution des espèces, et certains penseurs ont attiré l’attention sur le fait que nous avons produit une sorte d’auto-domestication de notre propre espèce : nous avons créé des caractères chez nous qui ressemblent fort à ceux que nous avons produit chez les animaux domestiques, et on peut imaginer que la perfectibilité, le perfectionnement soit du même ordre chez nous, et que nous puissions continuer à nous développer par les moyens que la technologie nous offre, de la même manière que nous avons pu le faire pour d’autres choses autour de nous. Et là, bien entendu, ma réflexion aujourd’hui sera autour de certaines difficultés, de certains dangers, de certaines questions qui se posent à nous – parfois même dans l’urgence – autour de ces questions.
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Université catholique de Lille, « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? » (1 de 6), Quel scénario pour les années qui viennent ? – Retranscription

Retranscription de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », première de six conférences, le 6 novembre 2018. Merci à Eric Muller ! Ouvert aux commentaires.

Je précise que, de formation, je suis anthropologue et sociologue et que j’ai acquis ensuite, sur le côté – vous savez que ça prend un certain nombre d’années – une formation de psychanalyste. J’essaye de faire bénéficier mes analyses de l’ensemble de ces éclairages. Il y a un éclairage supplémentaire, c’est le fait que j’ai fait carrière pour la plus grande partie de ma vie dans le secteur privé, à l’intérieur de la vraie vie, tout d’abord en étant pêcheur en mer pendant une petite période – pendant une période de dix-huit mois – et ensuite en travaillant pendant dix-huit ans dans le secteur de la banque, dans de nombreux pays : j’ai commencé en France, ensuite en Angleterre puis aux Pays-Bas, et ensuite douze ans aux États-Unis. Une multitude d’éclairages qui, j’espère, permettent que j’aie une boîte à outils peut-être un peu plus vaste que la plupart des gens qui posent le regard sur des problèmes particuliers. J’espère que cet ensemble d’outils possibles, d’éclairages dans plusieurs directions, permette de donner à certains phénomènes toutes leurs dimensions, de les prendre par tous les bouts où ils se posent.

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« Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de « Que faire ? Que faire ? », le 5 mai 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 5 mai 2019 et mon exposé d’aujourd’hui s’intitulera « Que faire ? Que faire ? ».

Vous l’avez vu – je commence par là – les listes pour le Parlement européen ont été déposées et sur aucune de ces listes, vous ne trouverez mon nom. Alors, la tentation de la nature humaine, c’est de dire : « Eh bien finalement, je n’ai pas vraiment essayé ! » mais là, vous me diriez : « Non, non, M. Jorion, vous avez essayé et vous avez consacré beaucoup d’énergie au cours des mois derniers à essayer de vous trouver sur une de ces listes et vous  n’avez pas réussi ! » et je vous dirai : « Monsieur ou Madame, vous avez parfaitement raison : je me suis donné beaucoup de mal ! ». J’ai essayé d’avoir un débat public avec M. Hamon dont vous vous souvenez peut-être, qui a été décommandé à la dernière minute – pas par moi. J’ai eu l’occasion de passer une soirée à discuter avec M. Hamon. J’ai eu l’occasion de plusieurs conversations assez longues avec M. Olivier Faure. J’ai eu M. Paul Magnette au téléphone, M. Di Rupo aussi et vous m’avez vu me joindre au mouvement Place Publique qui s’est créé en France. J’ai participé à l’échelon local, dans le Morbihan où j’habite. J’ai participé même à une réunion – je suis revenu spécialement un jour où j’étais à Bruxelles – pour participer à une réunion à Lille aux côtés de Claire Nouvian. Des amis à moi ont lancé une pétition que vous avez été nombreux, dans le cadre en question, à signer, appelant le Parti socialiste et Place Publique à me mettre en position utile sur leur liste.

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